"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

lundi 20 juin 2016

Un nouveau livre de Robin Goodfellow

Vous ne connaissez pas Robin Goodfellow, auteur collectif, eh bien allez sur leur site du même nom. Ils publient des ouvrages marxistes, plutôt orthodoxes et soignés. Cette fois-ci ils ont atterri chez L'Harmattan: LE CYCLE DES CRISES AUX ETATS-UNIS DEPUIS 1929 (essai de systématisation de la conjoncture). Le thème ne vous enthousiasmera sans doute pas, ni non plus chercheurs bourgeois en économie ni étudiants gnangnan qui trouveront dès l'introduction ces termes horribles de révolution, et de dictature du prolétariat. Dommage parce que des spécialistes ou amoureux de l'économie aride pourraient y trouver un intéressant travail de réflexion sur les crises cycliques du Capital, quelques projections sur sa destinée certainement funeste, avec ce constat cruel:

"Les crises de surproduction témoignent à la fois d'une abondance relative et de l'incapacité de la bourgeoisie et de ses théoriciens à maîtriser le développement des forces productives".

Malheureusement, vu l'épaisseur d'un ouvrage de 360 pages, où défilent plus de graphiques et de tableaux que de texte, il restera peu accessible aux prolétaires qui n'y pigent que pouic comme moi. Naguère je m'efforçais de sécher les réunions publiques du CCI où ça traitait de cette merde d'économie et où la discussion était réduite à une conversation de salon entre les camarades fondateurs et monsieur Galar, ou un éventuel économiste en perdition. Robin Goodfellow n'est venu qu'une fois en trente ans à une réunion sur la décadence, mais comme nos grands chefs Peter et Raoul n'était pas là, personne n'avait été du niveau pour répondre.

Remarquons que cela ne sert pas à grand chose de s'y connaître en économie, surtout si vous êtes chômeur ou salarié ordinaire, depuis votre situation de merde vous avez les bases de compréhension de l'économie capitaliste, et tous les prix Nobel d'économie comme Jorion se plantent régulièrement en termes de prévision. Enfin nos amis de Robin Goodfellow ne se touchent pas le pipi: 37,50 euros c'est rédhibitoire pour un prolétaire de base! J'ai payé à la librairie, après avoir longtemps marché sous la pluie, mais plus par solidarité politique communiste.

VIVEMENT LE BREXIT NOUVEAU "JEUDI NOIR"!
Au lieu de nous balader dans des graphiques abscons et stériles, comment se fait-il que nos prévisionnistes Robin Goodfellow n'aient pas milité pour, et Jorion prévu la cata? En tout cas le représentant français de Goldman and Sachs et des autres banques pourries, le petit rigolo Macron, et toutes les banques mondiales n'en mènent pas large!

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/en-cas-de-brexit-les-banques-americaines-redoutent-un-grand-chambardement_1804413.html

Situé à quelques encablures de la cathédrale Saint-Paul, le siège de Goldman Sachs International est aisément reconnaissable. La filiale londonienne de la célèbre banque d'investissement new-yorkaise est le seul bâtiment de la City sur lequel flotte le drapeau aux couleurs de l'Union européenne. Dans la campagne du référendum du 23 juin sur une sortie du Royaume-Uni du dispositif communautaire, Goldman affiche sans complexe son soutien à la continuité. L'institution de Fleet Street est ainsi le plus gros donateur au camp du « remain » (restons)". Marc Roche
La City, ce cheval de Troie US en Europe, est en outre très friande des fonds islamistes. Pour une fois qu'un peuple pourrait ébranler le capitalisme... mais faut pas rêver, en cas de Brexit, l'Etat bourgeois briton est obligé de garder encore 5 ans un pied en Europe (obligation du Traité de Lisbonne), ce qui signifie que l'élite bourgeoise peut baiser ses électeurs dans la durée, comme pour le Traité de Lisbonne... et rassurer les banques américaines pourries qui mènent le monde.

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