"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

dimanche 30 novembre 2008

JOURNALISTE ! VOS PAPIERS !

MANIFESTANT ! VOTRE TROU DU CUL SVP !


« Louis XVI était un homme bon qui aimait son peuple. Il enfermait ses opposants à la Bastille. Il était soucieux de justice. Il embastillait toujours plus de prisonniers. Puis il les oubliait ».

Michelet (La révolution française, de mémoire)

Il faut que vous sachiez, vous qui nous lisez à l’étranger grâce à cette merveilleuse toile universelle, que la France est un pays à vocation jacobine terroriste grâce à son Pinocchio Blaireau Ier et à sa poupée vaudou Rachida Dati. Cet homme, formé à la dure école de premier flic de France, a entrepris de révolutionner les méthodes primaires de fichage de la population qui ne sauraient désormais plus se restreindre aux banales traces d’ADN et au fichage anthropométrique. La préservation de l’ordre en France lors des manifestations de rue criminalise, depuis l’accession au trône de notre monarque Pinochetien et de sa Pompadour, le moindre manifestant syndical ou délinquant de 12 ans, et fait peser sur leur tête la hache de l’accusation virtuelle de terrorisme ou de proxénétisme. On le sait désormais, tout porteur de badge CGT, terroriste potentiel, est prié d’enlever, en fin de manif, ce badge idiot de syndicat complice du gouvernement, puis de défiler entre les camions de CRS pour être pris en photo et filmé jusqu’au trou du cul, ce qui est certainement une innovation pour enrichir le dictionnaire Maîtron de tant d’anonymes et pacifiques manifestants. La police aime être reconnue comme source fiable pour les historiens.

Après avoir visité les musées d’Abou Ghraib et de Guantanamo, notre Paillasse nationale a également bouleversé les règles en matière de criminalité supposée. Dans le domaine de la contrainte judiciaire, la contrainte médiévale par corps est rétablie du fait du droit ninja, nouvel uniforme de la magistrature avec cagoule découpée dans les anciennes robes (pour réduire la crise du textile) et pataugas rachetés aux surplus US. Notre nouveau Pétain, présent à Douaumont - feu le maréchal a été restauré comme « héros » de 14-18 dans les écoles par le collabo Darcos - peut, selon son bon plaisir, vous envoyer ces ploucs chez vous à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.


Il est recommandé de ne pas dramatiser à l’excès les exactions et humiliations dont vient d’être victime un journaliste français par ce nouveau droit ninja. Les policiers exécutants anonymes encagoulés comme de vulgaires terroristes sont fidèles à la tradition japonaise qui leur sert de prête-nom : ils font partie de la classe des non-humains et par leur activité criminelle de terreur contre les personnes, leurs méthodes peu orthodoxes et hors l’ancienne loi, ils sont à placer au même rang que les criminels et les vagabonds. Ce sont les meilleurs soutiers du blaireau chef de la canaille étatique. Nouveaux corps francs néo-nazis ils impressionnent jusqu’au moindre brave gardien de la paix, considéré comme un vulgaire chien écrasé lorsque les 4X4 ninjas passent en trombe, mitraillettes à la fenêtre et tête de con au volant.

Tollé général de l’ensemble de la presse française bien pensante et des partis politiques bien pansus donc. Un journaliste a été humilié devant ses enfants, embarqué manu militari en pleine nuit, et obligé de baisser à deux reprises sa culotte. On n’a pas précisé si Rachida Dati était présente ou pas. Auquel cas il faudra classifier l’exaction policière comme délit anal et perversion libidinale. Pensez ! Ce n’était point un vulgaire écolo de Corrèze, un « irlandais » de Tarnac, un pue la sueur de Renault mais un monsieur bien, ancien directeur à Libération, un bourgeois propre sur lui. Bavure donc, avis au gouvernement de s’excuser !

Magnifique presse démocratique qui s’émeut pour un bourgeois humilié, que n’a-t-elle pas roulé dans la boue les petits jeunes de Tarnac ? Combien sa prestation fût servile pour trouver mille autres preuves à l’absence de preuves policières et gouvernementales.

SI LES JEUNES ETUDIANTS DE TARNAC SONT EN TAULE C’EST BIEN GRACE A VOUS JOURNALISTES VEULES ! VOUS N’AVEZ PAS ECRIT UNE SEULE LIGNE POUR DENONCER LES MEMES METHODES D’HUMILIATION DONT JULIEN COUPAT ET SES AMIS ONT ETE VICTIMES. SI VOUS AVIEZ EU DES COUILLES, CES JEUNES SERAIENT DEJA EN LIBERTE AVEC LES EXCUSES DE LA POLICE ET DES LACHES MAGISTRATS. VOUS AURIEZ ETE AVEC LES ACCUSATEURS DE DREYFUS. VOUS AURIEZ ETE DE LA MËME FACON AVEC LES MAGISTRATS PETAINISTES ! NE VENEZ PAS VOUS PLAINDRE !

La campagne de presse orchestrée par le gouvernement sarkosuiviste a fait un mal considérable à de jeunes innocents. Comme la population française est un concert de veaux, comme disait le camarade De Gaulle à la Libération, la plupart vont croire longtemps encore à la culpabilité des jeunes de Tarnac, grâce à vos lâches écrits de collabos.

CONSEILS AUX NINJAS LORS DES PROCHAINES ARRESTATIONS :

Lorsque vous vous livrez aux empreintes anales vérifiez bien l’état du trou :

- si le trou est bien fermé, petit, délicat comme un trèfle à quatre feuilles, du type des trous du cul de Tarnac, n’hésitez pas à présenter le non-prévenu nu à la magistrate perverse : il contient un fer à cheval anti-caténaire ;

- si le trou est sale et malodorant, relâchez-le immédiatement, c’est un collègue en civil ;

- si le trou est à demi ouvert, c’est un cadre supérieur ou un contremaître, relâchez-le aussi immédiatement car il admire la police qui protège sa résidence secondaire ;

- si le trou est large et profond, malheur à vous, c’est un journaliste, relâchez-le sur le champ (pas dans les champs) avec les excuses du ministre de bretelle.

CONSEILS AUX MANIFESTANTS EN GARDE A VUE :

- ne chiez pas 48 heures avant la manif,

- lorsqu’on visite pour la première fois votre trou du cul : pétez. Vous ne risquez pas l’offense aux forces de l’ordre puisque ce n’est pas une parole vulgaire ;

- lors de la deuxième visite, dans le bureau de la magistrate (il y a de plus en plus de femmes pour cette sale besogne) ne prononçez aucune phrase : chiez debout. C’est bien connu, les femmes ont un sens olfactif développé, la magistrate va quitter la pièce en vomissant. Elle ne pourra pas vous condamner à deux ans de prison pour offense à magistrat, puisque chier debout caractérise un malaise physique indépendant de la volonté.

- Achetez un pyjama à rayures car Blaireau Ier va bientôt rouvrir le camp des Mille pour y interner tous les opposants politiques sérieux et les caricaturistes qui se moquent de lui.

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