"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mercredi 14 janvier 2026

LE BRUYANT SILENCE DE LA GAUCHE bourgeoise et gauchiste SUR L'IRAN

 


Et pourquoi cette lenteur de Trump ?


UNE SIMPLE FORME DE CONTESTATION COLLECTIVE (communiqué des ordures syndicales réunies)


Dans mon article précédent, je m'interrogeais surle silence du camp maximaliste qui se prétend le plus révolutionnaire de tous les prétendus révolutionnaires, style marxiste1. Je ne m'interrogeais pas sur le silence des gauchistes débiles du NPA ni sur les autres débiles de LFI. J'oubliais les syndicats eux aussi motus bouche cousue. Leur réaction , à retardement, plus de deux semaines après, est aussi sidérante que le silence de leurs compères politiques. Ils appellent à un sit-in limité à Paris samedi prochain. Leur communiqué « solidaire des iraniens » est non seulement affligeant mais honteusement mensonger : « ...(elles) expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté»,  «Les revendications sociales et syndicales sont systématiquement criminalisées, l’appareil judiciaire et sécuritaire instaure un climat de peur pour étouffer toute forme de contestation collective».

Les termes sont misérables et un pastiche répugnant des cérémonies syndicales françaises pacifistes, des « mobilisations en cours » alors qu'il s'agit d'émeutes impuissantes sous la mitraille ! Un « contexte d'effondrement économique et d'explosion de la pauvreté » mais ne surtout pas dénoncer les dictateurs islamo-criminels ! Les cerveaux syndicalistes étroits en sont à imaginer « des revendications sociales criminalisées »!? Mais ce tas d'imbéciles ils se foutent du monde et du prolétariat ! Les saloparts de mollahs tirent à la mitrailleuse dans le tas de foules sans armes, crèvent les yeux avec leurs snipers et nos pauvres syndicrates nous parlent de revendications sociales criminalisées!Plus ignoble il leur faut écarter toute critique du despotisme religieux (pour ménager les travailleurs musulmans syndiqués dans leurs corporations?) et surtout comment osent-ils qualifier la terreur sanglante comme une simple « forme de contestation collective » !!!!

Du jus intellectuel syndical apolitique le plus minable on passe ensuite à ctte prétention (politique?) de rejeter « les tentatives d'ingérence extérieure, notamment des Etats-Unis et d'Israël ». Mais motus sur la seule ingérence que nous, les ouvriers, souhaitions : celle sociale (et digne) de la classe ouvrière d'un maximum de pays par grèves générales ou manifestations massives contre la pricipale tuerie de ce début de siècle ! Outre le fait que cette classe ouvrière reste spectatrice et nous fait honte, nous sommes des millions à souhaiter et désespérer d'une ingérence nécessaire de Trump, car le désigné méchant Trump n'est pas seul à pouvoir être accusé d'ingérence. Nos syndicrates et leurs suiveurs gauchistes et ultra-gauches passent sous silence les discrètes ingérences russes et chinoises et l'envoi de centaines de tueurs irakiens (lire par après).

L'ingérence militaire américaine, n'est pas dictée par un souci humanitaire (l'impérialisme US ne fait rien non plus pour stopper le massacre massif depuis 15 jours) mais par sa compétition avec ses deux principaux rivaux, qu'il s'agit aussi de ménager. Poutine reste silencieux pour ménager son ami Trump et la Chine « est emmerdée ». Mais, même en sachant cela nous souhaitons (moi et des millions)vivement son « ingérence » comme nous avons été heureux que l'armée US ouvre les portes des camps de la mort nazis. Merci en passant à Glücksmann qui sauve en partie la gauche bourgeoise si silencieuse pour protéger son électorat musulman.

 « L’UE doit sortir «du commentaire» sur l’Iran, et devrait notamment classer les gardiens de la révolution, bras armé du régime, sur sa liste des organisations terroristes. «Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent “nous surveillons la situation”. Nous ne sommes pas des commentateurs de l’histoire. (…) » ,«il faut que le régime des mollahs tombe», Pour autant, l’eurodéputé ne fait «aucune confiance aux actions unilatérales de Donald Trump» pour aider au renversement du régime iranien. «Au Venezuela, il a fait une frappe, il a laissé en place le régime. Tout ça pour servir les intérêts américains», a-t-il déploré. «Entre des frappes unilatérales américaines et simplement des communiqués de presse, il y a des actions qu’on appelle la politique».

Remarques très justes, sans véritable proposition alternative sérieuse par cet arriviste, mais il met le doigt, sans l'expliquer, sur une nouvelle façon américaine de ne plus recourir à l'invasion militaire pure et simple. J'en parle plus loin.

Le peuple iranien est seul. Je l'ai établi avec mon article précédent, désolé ! Mais la comparaison s'impose avec la Commune de 1871 même avec un prolétariat iranien considéré comme portion congrue, et une situation qui ne correspond pas au bon vieux schéma marxiste binaire  :« En résumé on assiste à un statu quo de tous les requins impérialistes qui, comme les fois précédentes se croisent les bras, laissant massacrer la population iranienne, tout en voulant faire croire que les iraniens pourraient obtenir une démocratie impossible dans un pays multiethnique (sous despotisme religieux) , sans armature politique solide ni crédible, avec cette seule alternative dérisoire de faire avaler que le bâtard du Shah, depuis son bureau à New York, aurait l'aura nécessaire pour calmer le jeu dans un intermède qui ne pourrait que virer au chaos comme en Syrie ou en Irak. Or pour qu'il y ait une vraie révolution, pas simplement l'émeute, ce n'est pas l'argent qui est le moteur et le chemin de la réussite2. Deux facteurs sont fondamentaux, souvent conditionnés par une période de guerres : la destruction de la religion et la liquidation des faux amis du peuple et du prolétariat. Il ne faut pas voir dans le chaos que le chaos »

Le capitalisme a plus que jamais besoin des religions, parce que le monde entier se passe des conseils du CCI sachant qu'il est en faillite et criminel, et se réfugie provisoirement dans les vieilles croyances à des conneries. Mais voilà qu'on remet  en cause dans la rue particulièrement l'islam garant de n'importe calme social gouvernemental et plus efficace en milieu ouvrier que la CGT. L'absence de critique de fond du despotisme religieux par la gauche bourgeoise et ses syndicats, même chez Trump le fier à bras3, ne trompe pas leur Etat capitaliste de préférence... Or, ce que veulent les iraniens, ce que craint le Qatar, et qui destabiliserait la région, pas que les prix baissent au milieu d'un bain de sang, c'est que la religion (pas seulement chiite) soit combattue comme alliée du capitalisme en déclin, lequel prie, mitraillete et bombe atomique en mains, pour survivre quitte à massacrer une grande partie de l'humanité. L'incendie de mosquées n'est donc pas un simple acte de voyous. Brûler un voile religieux non plus.

Ajoutons au passage la critique généraliste du clone du CCI qui indique qu'il n'y a rien à faire, ni même protester car ce serait soutenir Trump, critère fondamental justifiant en effet leur silence sur l'Iran comme toute la gauche bourgeoise et ses syndicats

L'impérialisme US se sert de la barbarie contre le peuple iranien

En laissant massacrer depuis aussi longtemps la population révoltée en Iran, Trump se la joue « sauveur des peuples ». Sa flagornerie déclamatoire n'en est que plus ignoble. On dirait vraiment un fou, mais c'est un fou plus habile qu'on ne croit et très toxique.

    «Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS!!!» a écrit le président américain, précisant qu’il avait «annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas

Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis prendraient des «mesures très fermes» si le gouvernement iranien commençait à pendre des manifestants, sans toutefois préciser quelles seraient ces mesures.«Je n’ai pas entendu parler de pendaisons. S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses...Nous prendrons des mesures très fermes s’ils font une telle chose», a déclaré Trump à CBS News lors d’une interview ».

Le langage est aussi réducteur et pervers que celui de nos putains de syndicalistes français. «  Patriotes » ? Ce ne sont pas de simples manifestations mais des combats de rue, pas pour la patrie, mais pour le droit de vivre ! « Prenez le contrôle de vos institutions » mais avec qiuoi, des casserolles et des fourchettes ?

Entre parenthèse, les médias semblent oublier une autre déclaration perverse de Trump le jour du défilé organisé des souteneurs enrichis du régime. J'avais remarqué que certains manifestaient avec des lunettes de soleil et des bonnes femmes plus voilées que d'habitude ; Trump a eu la même réaction que moi devant sa télé. J 'ai pensé : super si le régime tombe films et photos vont servir aux représailles populaires, sans oublier les nombreux filmages des massacres qui nous parviendront une fois internet rétabli. Or ce clin d'oeil cynique vers les manifestants, plein d'une haine légitime, ne peut que signifier un appel au chaos qui ne gênera aucunement l'Etat américain, tant l'intéresse plus l'éclatement de l'Iran que sauver des millions de martyrs. Je l'ai déjà dit le chaos a du bon et ça dépend pour qui.

Le court intermède des négociations envisagées avec les tueurs islamistes (qualifiés de responsables iraniens!) nous a tous, millions de spectateurs impuissants, flanqué en profonde dépression. C'est le nouveau jeu impérialiste américain pour focaliser l'attention sur sa « responsabilité », afin de pouvoir dire s'il se casse la gueule : « nous avions tout tenté ».

L'ignominie du défenseur des peuples qui arrête les guerres en 24 heures, ne cesse jamais. Il y a quinze jours, il assurait que si le régime religieux tuait des manifestants, il serait très en colère. Après des milliers d'assassinats à la mitrailleuse, il prendrait « des mesures fermes ». Maintenant il va vraiment se fâcher si on pend les manifestants. Au bout de combien de pendaisons va-t-il se fâcher vraiment ?

On attend toute la nuit de mardi à mercredi et rien de rien dans la presse mondiale que les ressassements et supputations sur le nombre réel d'assassinés. Un vague site sur google mentionne que des avions furtifs B2 auraient été envoyés sur les sites nucléaires iraniens !?

Les communiqués de presse ajoutent à la confusion de l'incertitude :

« Le Qatar a estimé mardi 13 janvier qu’une confrontation entre les États-Unis et l’Iran serait «catastrophique» pour la région, après que le président américain a menacé d’intervenir militairement dans ce pays, en proie à la contestation ».

Qu'est-ce qu'on peut bien avoir à foutre d'un petit Etat de merde aussi enturbanné ? Est-il si bien placé pour alerter sur une catastrophe « dans la région » ? Et quelle catastrophe ? A l'unisson de la réduction misérable des syndicats, on nous ressert un « pays en proie à la contestation ». « Contestation » la ruée de milliers et de milliers dans une haine sans limite contre les mollazhs et leur religion ? Et si la « catastrophe » ne risquait pas plutôt de devenir politico-sociale dans une région, où les pouvoirs religieux pendent joyeusement et impunément ? 

Cette nouvelle ingérence US passée inaperçue

Trump n'a pas envahi le Venezuela mais, à l'unisson de leurs compétiteurs gauchistes nos maximalistes intransigeants ont ressorti la vieille quincaillerie « anti-impérialiste ».

Le communiqué du CCI s'indigna : « « Trump et sa clique n’ont donc que faire de la démocratie ; ils n’avaient qu’un objectif en tête : renverser un régime peu accommodant, placer le Venezuela sous tutelle et administrer une énorme gifle à ses rivaux »4. Le contrôle du Venezuela était secondaire et je suis, je crois, le seul à l'avoir signalé 5!

Quoique eux aussi n'aient que faire de la démocratie, il faut leur rendre justice pour leur honnêteté et capacité à dénoncer depuis toujours les fables de la gauche bourgeoise et de ses gauchistes en soutien à la « révolution bolivarienne » . Mais justice aussi pour leur radotages et simplismes.


« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme.À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos.Tout cela risque d’ailleurs de déstabiliser le continent entier et d’imposer aux États-Unis une fuite en avant dans les interventions et aventures militaires ».

« L'ingérence » américaine est plus subtile et n'est pas spécialement la plus responsable du chaos. Sa force est de se présenter systématiquement sur la « position défensive » et pas d'attaque. Personne ne croie, comme pour le martyre iranien, qu'il s'agit d'une guerre contre les narcotraficants, dont les élites bourgeoises sont clientes. Il y a toujours un argument pour prétenduement « rendre justice », argument numéro un du populisme. Ils n'ont pas envahi le Venezuela, cette action habile a été appréciée par le monde entier d'en bas, pas par toutes les cliques et sectes qui prétendent parler en leur nom, professeurs d'indignation anti-impériali ste. Cette ingérence ciblée est pourtant bien plus criminelle à terme car, non seulement elle ne change rien à l'oppression des peuples, ais elle laisse durer les monstrueux massacres comme en Iran à l'heure actuelle, sans trouble le sommeil du fou insensible Trump. Il n'est pas question au fond de prendre parti et on en reste à l'Etat de spectateurs pas engagés. Heureusement le CCI nous ressort la même antienne : « Comme lors de chaque conflit, la bourgeoisie cherche à nous faire choisir un camp bourgeois contre un autre, à nous enfermer dans une fausse alternative entre nations en guerre ».

Bof, quel camp ? Le vénézuelien ou l'américain, l'un parce qu'il est petit et l'autre parce qu'il a un gros bide ? On s'en fout tant qu'on n'est pas directement concerné par la guerre, et on change de chaîne (télé). Mais attention :

« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme. À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos »6.

Ce n'est pas une nouvelle étape, une autre manière certainement à la fois d'enrayer le déclin américain et surtout « de se défendre ». Il ne faut pas rester le nez sur janvier 2026. Le 17 janvier 2025, un nouveau partenariat stratégique entre l’Iran et la Russie :

« Le 17 janvier 2025, les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Masoud Pezechkian, ont signé un traité de partenariat stratégique global. Ce dernier est entré en vigueur le 2 octobre 2025 et marque un tournant dans la relations russo-iranienne, exprimant une volonté de coopération commune. Toutefois, les rapports de forces restent déséquilibrés entre les deux puissances. Toutes deux subissent un isolement de la part de l’Occident, origine même de leur souhait de renverser ce rapport et de développer leur hégémonie.  A contrario de l’accord d’alliance militaire signé en juin 2024 par la Russie et la Corée du Nord qui s’illustre notamment par l’envoi de troupes nord-coréennes en Ukraine, traité de partenariat stratégique global .

Cette stratégie iranienne converge avec la politique initiée par Moscou de « Virage vers l’Est » à la suite de l’invasion de l’Ukraine. En juillet 2022, le président Poutine reçoit notamment un soutien marqué du guide suprême iranien, Ali Khamenei, concernant le conflit ukrainien. Ainsi, la guerre en Ukraine représente un accélérateur de coopération dans le cadre militaire  entre les deux puissances. Téhéran profite ainsi de la levée de l’embargo de l’ONU sur les armes en octobre 2020 en fournissant des obus, des munitions, des roquettes, des pièces détachées, des missiles balistiques ainsi que des drones Shahed 136 produits sur le sol russe et rebaptisés Gueran-2 ».

On en est arrivé à un point où la guerre économique entre puissances devient inopérante, il faut donc recourir de plus en plus à des menaces militaires sans pousser à la destruction totale. Donc cibler, sans passer par une guerre directe ou une invasion. Ce que fait à merveille pour L'instant l'Etat américain et qui ravit les peuples, pas les castes bbourgeoises et leurs journalistes et les ultra-gauches. Avec les conséquences que déplorent pour l'instant ses rivaux. La Chine dépend autant du pétrole vénézuelien qu'iranien.

En attendant la fin du massacre. Je relève la seule analyse digne du malheur iranien, d'un groupe trotskien pourtant néo-stalinien par son programme, Lutte Ouvrière. L'édito de Nathalie Arthaud est le seul digne et proche de la réalité, même s'il évite de parler de la révolte contre la religion la plus totalitaire.

« Les racines de cette révolte sont à la fois politiques et sociales. Aujourd'hui, des centaines de milliers de femmes et d’hommes estiment ne rien avoir à perdre et veulent renverser le régime. Mais la question qui se pose, c’est par quoi le remplacer.  Pendant que les Iraniens risquent leur vie, une multitude de vautours sont prêts à fondre sur l’Iran. Les États-Unis et Israël parlent d’intervenir militairement pour faire arrêter le massacre. Les hypocrites : avec le sang des Palestiniens qu’ils ont sur les mains, ils font partie des pires massacreurs ! En réalité, Trump et Netanyahou manœuvrent pour trouver un remplaçant au régime qui leur soit tout dévoué. Après tout, même parmi les Gardiens de la révolution, il peut exister des candidats au remplacement de Khamenei. 

Une chose est certaine : les révoltés doivent se méfier des solutions de rechange imposées d’en haut. Celui qu’on leur présentera comme un « leader » sera choisi pour sa capacité à faire rentrer la population dans le rang et pour sa docilité vis-à-vis des États-Unis. La démocratie et la liberté des femmes ne seront pas plus son problème que celui de Trump ! 

Si les travailleurs iraniens ne veulent pas verser leur sang pour ceux qui les piétineront demain, ils doivent prendre la tête de la révolte, en se donnant leur propre organisation et leurs propres objectifs politiques. Lors des évènements révolutionnaires de 1979, les travailleurs iraniens avaient construit des conseils ouvriers mais s’étaient finalement laissé diriger par les ayatollahs. Les leçons de cette histoire et des dernières révoltes doivent être tirées. 

Les travailleurs n’ont eu besoin de personne pour se révolter, ils n’ont besoin de personne pour se diriger et se gouverner ! C’est conscients de cela qu’ils peuvent transformer cette révolte en révolution et faire naître un régime d’une tout autre nature : un régime dirigé par les travailleuses et les travailleurs, le seul capable de s’attaquer à toutes les oppressions ». Nathalie ARTHAUD

Enfin, car ce groupement, qui est résolument simpliste dans ses analyses, évite de préciser le rôle des autres vautours et fait tout retomber sur USA et Israël. Ils ne comprennent pas eux non plus, comme leur petit concurrent le CCI, qu'avec l'ingérence désormais il y a l'art et la manière.Un gros bœuf du mossad a pourtant révélé comment ils comptaient se servir de la révolte iranienne en ayant infiltré le système étatique pour y corrompre quelques pourris à maintenir en place lorsde l'insurrection finale, que nous attendons tous sans illusion. Trump n'est pas le tsar et sait le risque (révolutionnaire) qu'il y a à tirer sur la foule.

Enfin en tous les cas, pourvu que le méchant impérialisme US fasse cesser au plus tôt ce massacre autrement que par les commentaires apitoyables de tous les autres gangsters capitalistes qui se font passer pour pacifistes.



NOTES


1« Depuis quinze jours aucune prise de position de nos minorités maximalistes (en particulier le CCI et son clone concurrent), mais gros ramdan contre l'impérialiste Trump, ils restent tous assis devant leur poste de télévision pour les deux sujets dominant la météo et un triste enterrement en Suisse ; ce n'est pas la première fois qu'ils sous-estiment ce qui se passe en Iran. Ils sont aveugles sur un tournant historique politique, économique et religieux où la guerre mondiale larvée peut devenir la principale bougie incendiaire. Et la mondiale qui s'avère impossible malgré les appels implorants et minables à se mobiliser, allez savoir pour quoi et pour qui ? »

3Qui a félicité le nouveau maire, musulman, de New York.

4Même type d'indignation chez leur clone (GIGC) muet aussi sur le drame iranien : « « L’intervention américaine en dehors de tout cadre juridique international (sicou même national signifie que le moment est à la force militaire pure et simple, sans prétention de légalité, et que cette tendance est désormais définitive. (...). Le droit du plus fort et de la canonnière ne se masque plus, ne se cache plus derrière un quelconque droit international ».

5« Trump a été approuvé par la majorité des peuples d'en bas. La capture de cet autre criminel le Maduro a même été, au fond, la principale opération pour déstabiliser le régime des mollahs terroristes, car la bourgeoisie vénézuelienne est une grande amie de la bourgeoisie et du clergé iranien , qui dépend comme la Chine et la Russie du pétrole sud-américain ». Bon qui partagent leur pétrole...entre amis.

6Et je ne vous laisse pas deviner la seule solution raaaaadicale, en chaque fin d'article, que le CCI donne du haut de sa tour Eiffel aux martyrs iraniens : « Le capitalisme n’a plus rien à offrir à l’humanité que toujours plus de guerres et de barbarie. La seule force qui peut mettre fin à la guerre capitaliste, c’est la classe ouvrière, parce qu’elle porte en elle une perspective révolutionnaire, celle du renversement du capitalisme ». Ce qui vous fait une belle jambe quand vous éteignez votre écran plat.

temps de réalisation cette nuit: 4 heures

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