"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 30 janvier 2026

SILLY SYMPHONIE DU CANARD IMPERIALISTE TRUMP RAPETOU

 


« Tout le contenu du coran est le même que Mein Kampf ».

Mahyar Monshipour (champion de boxe franco-iranien) (gêne des journalistes sur le plateau TV)

« Le journaliste n’avait pas vraiment le choix : au début de l’interview, Donald Trump avait été plutôt clair. « Si vous écrivez un mauvais article à propos de ma santé, je poursuivrai votre magazine en justice. » Guignol's band


Il était prédestiné Rapetou. Donald, ce prénom populaire en Ecosse et en Irlande, signifie « chef du monde ». Donald Fauntleroy Duck, ou simplement Donald Duck, comme fauntleroy vient d'un vieux mot français qui signifie « l'enfant-roi ». Le personnage de Donald Duck a été créé en 1934, pour devenir un symbole des USA au niveau mondial ; c'est le brave type rigolo qui se relève toujours de ses échecs, qui parodie en vérité l'ouvrier américain moyen (le wokisme aujourd'hui en ferait un canard noir) : il est impatient, peu réfléchi et se vexe rapidement ; il est un populiste limité politiquement car ses principaux ennemis sont les riches pas le capitalisme. Ces riches sont les « Rapetou », famille de voleurs pas malins, or Donald Trup est surtout un Rapetou (beach boy) !

Ce brave ouvrier boiteux, bête mais avec du bon sens, qui s'agite frénétiquement mais se laisse facilement apprivoiser, est annobli sous son nom complet« Donald Fauntleroy Duck », figurant sur l'avis de mobilisation de 1941 (en même temps dessin animé, ce moyen de propagende simple pour illettrés) lorsque les États-Unis entrent en guerre. Telle fut la destinée nationaliste de ces  Silly Symphonies  « Symphonies folles » ou « idiotes »), série de courts métrages produits entre 1929 et 1939 par le magnat Disney. Les histoires mettant en scène principalement des contes populaires européens et américains, très moralistes et manichéens, basés sur un rire convenu.


TOUTE HONTE BUE



Ce jeudi 29 janvier au soir, la terre entière était focalisée dans l'attente de la décision de Donald Rapetou, allait-il continuer à négocier en sous-main ou appuyer sur le bouton pour un bomardement massif des salauds d'assassins de leur peuple, que nous attendions par millions de spectateurs. Sur LCI, le majordome Darius Rochebin, payé pour orchester tous les soirs jusqu'à milieu le suspense trumpien, et donc trompeur, fît parler à tour de rôle ses troncs de plateau quiressassent toujours la même chose - « mais quel est l'objectif de Trump ? » - avec de creuses considérations (excepté l'ex-ambassadeur Gérard Arau). La prétendue demande de bloquer l'arsenal nucléaire iranien est une plaisanterie, comme demander à d'Artagnan de jeter son épée.

On nous annonce qu'une déclaration de Donald est attendue pour 22H30 ; chacun peut donc supposer que le cuistre va déclencher la guerre de représailles ou faire durer l'attenteangoissée. L'attente sera vaine mais servira de suspense pour maintenir le spectateur accroché aux intermèdes publicitaires jusqu'à ce qu'il soit lassé d'une discussion de salon de figurants s'autocongratulant.


En arrière-fond, le plus sidérant avait de quoi scandaliser la terre entière. Alorsqu'on n'avait cessé de nous passer les images de l'imposante armada américaine, décrit ses possibilités de frappe, peser plus ou moins les capacités de défense des gardiens de la réaction, dramatiser l'angoisse des dictateurs arabes, minimiser la venue de bateaux russes et chinois, déplorer les risques du blocage du détroit d'Ormuz...le fond d'écran montrait un Trump à son bureau plaisantant avec des invités comme dans un repas de famille, passant d'un sujet à l'autre sans du tout sembler se soucier de ce que le monde entier attendait : guerre ou pas guerre ? Sans oublier qu'il sortait d'un conseil de guerre dont logiquement on attendit une déclaration officielle mais bernique. Avec de toute manière une forte dose de scepticisme, le commun des portels sachant que la guerre se déclare toujours par souci sans prévenir le peuple ou le prolétariat. Donald, ce canard sinistre était dans son rôle préféré : je me fous de la terre entière ! Il faut attendre ce vendredi matin pour rnous balancer une petite phrase qui assure que « si les Etats-Unis sont attaqués, ils répondront », ou encore « il est dangereux pour l'Angleterre de commercer avec la Chine ». Outre l'humiliation permanente des anciens alliés européens, ayant affaire à un pouvoir iranien habile et retors, il a du mal à trouver le biais ou l'incident d'en face, pour justifier une agression offensive de l'impérialisme US, finalement ridiculisé au Venezuela et au Groenland.

Autre suspense de la soirée : l'observation du vol d'un gros avion depuis Téhéran jusqu'à Moscou, et spéculations journalisqtiques...

Avec cette autre soirée rigolarde, derrière son bureau, Trump cherche à gagner du temps dans ce jeu de poker international, tour à tour menaçant et badin, il fait croire qu'il qu'il navigue à vue, confirmant l'affolement du capital américain obligée de peaufiner les détails de l'attaque inévitable (probablement samedi et dimanche, moment où les marchés financiers sont fermés) ; tout cela confirmant surtout qu'il n'est ni tout puissant ni seul à décider, comme le prouvent les nombreuses réunions à rallonge avec ses sous-fifres. C'est le Pentagone qui décide comme le révèlent les derniers échos (la théorie de la pizza). Il en rajoute par petites touches pour corserle scénario et ridiculiser tous ceux qui crient à l'arrivée de la guerre mondiale. Il annonce ce matin avoir obtenu un arrêt de l'avancée des troupes russes ; en effet son « ami » Poutine reste en retrait.

Prolongation de la plaisanterie indigne – à la veille d'une guerre les dirigeants capitalistes faisaient preuve de sérieux naguère – mais on apprend encore ce matin qu'il part dans sa résidence secondaire en Floride pour...jouer au golf !


Dans la durée, manque de pot, ces hésitations le desservent au niveau social au niveau mondial pour les millions de spectateurs effarés que nous sommes. Ce canard devenu boiteux a révélé sa vraie troche de Rapetou impérialiste ou pire que jamais, il a inconsciemment  finalement favorisé le massacre de milliers d'iraniens, avec cette honteuse injonction à la population d' entrer en guerre civile sans arme avec la promesse d'une descente US, alors que son arsenal était à des milliers de kilomètres.

Ce n'est pas la première fois que l'impérialisme US enclenche des massacres par d'autres criminels mais cette lâcheté restera portée au discrédit du canard Trump. Une parenthèse, il est à la mode de convenir que Trump est fou (il est quand même un grand délirant PN) que jamais l'ancien « Département d'Etat » ne se serait permis de tenir des propos aussi méprisants et infantiles, or c'est faux, la seule différence est que l'Etat américain affichait de gentils baratineurs comme Clinton ou Obama, sans renier le même mépris dominateur dans les coulisses. Le langage cru et nudiste du canard Donald ne sert qu'à abuser son électorat populiste afin que celui-ci croit que, enfin, on lui révèle ce qui se passe en coulisses, tout en se foutant de sa gueule. Lutte Ouvrière décrit bienla supercherie :

« Durant ces journées sanglantes, le chef de la diplomatie iranienne s’est vanté qu’un « canal de communication » a été maintenu avec Steve Witkoff, envoyé spécial de Trump. Ce dernier a encouragé les manifestants en les appelant « à prendre le contrôle de leurs institutions » et en prétendant leur apporter un soutien par une intervention militaire « si les dirigeants iraniens tirent sur les manifestants ». Puis, après être resté silencieux durant trois jours, il a lâché, faussement naïf : « on me dit que les massacres ont cessé... que les condamnés à mort ne seront pas exécutés. »

Etonnant article de LO, pourtant traité comme un vulgaire parti bourgeois, qui apparaît pourtant plus lucide que nos sectes maximalistes, c'est le seul groupe à souligner que le canard Trump a d'autres soucis :

« Trump partage avec les dirigeants iraniens la même crainte : une révolution populaire en Iran serait pour lui un saut dans l’inconnu. La fin de la République islamique pourrait entraîner des bouleversements dans tout le Moyen-Orient. Les dirigeants de l’impérialisme et leurs alliés régionaux, Israël, la Turquie, l’Arabie saoudite, qui ont combattu l’Iran ces dernières années, n’ont rien à redire quand les Pasdarans tirent sur leur peuple. Ce n’est pas cela que Trump reproche à Khamenei et ses sbires, mais bien de vendre leur pétrole à la Chine, de maintenir des relations étroites avec la Russie de Poutine et de ne pas être assez soumis aux intérêts des capitalistes américains. Quant à faire intervenir l’armée des États-Unis pour occuper vraiment le terrain, mieux vaudrait pour Trump de ne le faire qu’après que le régime aura pris sur lui de mater toute rébellion ».

C'est ce que je pense aussi. Sauf que l'impérialisme US ne veut pas et ne peut pas occuper le terrain.Le peuple iranien, et pas seulment le prolétariat, est seul. Je ne suis pas sûr que le régime criminel ait tué toutes les énergies qui envoient chier curés islamistes et islam. On pense à la Commune de 1871 où les gardiens de la contre-révolution de l'époque avaient tant tués d'ouvriers à Paris qu'il fallut par la suite en faire venir d'autres pays. Là c'est un immense pays qui a été martyrisé,et de 90 millions d'habitants. Ils n'ont pas pu avoir massacré toutes les énergies dynamiques ni paralysé complètement la révolte.

Enfin dernier élément que je vous invite à réfléchir. La politique de zéro mort de Trump. Cette nécessité de ne pas engager la guerre au sol, c'est un bien meilleur argument que la statistique des grèves par le CCI. Le prolétariat américain ne veut pas plus la guerre que le prolétariat européen.









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