"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 22 novembre 2011

LA BRANLETTE ESPAGNOLE

(article à nouveau censuré par le trust Le Post à 9h ce matin)

Après la Grèce fraudeuse et la Tunisie ré-islamisée « démocratiquement », après l’Italie déberlusconisée, voici l’Espagne masochiste avec une droite triomphaliste au gouvernement de Mariano Rajoy (rabat joie ?). J’en ai rien à foutre des érections espagnoles virtuelles mais je vais en déshabiller les mensonges, mieux que l’image pornographique qui symbolise cette notion égrillarde. La bourgeoise, dans son affolement devant ses béances économiques, ment et ment résolument. Partout règne la censure et le bourrage de crâne. L’affolement des capitalistes ne diminue pas leurs capacités à frauder et à raconter des sornettes. Vous ne connaitrez jamais les véritables chiffres de la « victoire électorale » de la droite espagnole, même en lisant la presse d’outre Pyrénées. En fait, le PP gagne parce qu’il y a beaucoup d’abstentionnistes (ce doit être le premier parti… ), du fait de l’effondrement attendu du PSOE, jusque là si prisé par le roi et la classe privilégiée européenne, et grâce à une loi électorale qui avantage le gagnant par les astuces institutionnelles « démocratiques ». Avec ça, les problèmes sont à venir et il risque d’y avoir du monde dans les rues à l’annonce des mesures d’austérité… en continuité avec celles de la gauche caviar et royaliste.

De plus, ne croyez pas que vous êtes libres de vous exprimer sur le web car tout est confusion et les bons mots des dominants et les sondages truqués règnent en maîtres sur l’avis picrocholin de chaque internaute devant son minable clavier. La liberté de s’exprimer et de décider nous les prolétaires on le la retrouvera que dans la rue et la paralysie de la production de ce qui fait vivre et jouir les dominants.

J’accuse la bourgeoisie d’un mensonge permanent et sans vergogne. J’accuse la démocratie occidentale de maquiller la réalité des faits. Systématiquement. Je suis meurtri de ces milliers de jeunes hommes arabes, massacrés dans la fleur de l’âge en Libye, en Syrie, en Tunisie, en Egypte, au Yémen. J’ai honte de ce prolétariat international impuissant et incapable de se lever contre le génocide de ses frères de classe. Je méprise ces indignés bobos pacifistes avec ces allures de marginaux qui réclament un capitalisme honnête et qui croient que c’est la faute aux banques seulement. Je méprise ces assistés de merde qui votent Le Pen ou Sarkozy, comme ils votaient hier encore pour le parti national stalinien. Les masses qui votent sont des masses de crétins pour choisir entre profiteurs en lice. Tous les « élus » sont des putes institutionnelles qui méritent moins de respect que les putes professionnelles, parole d’ancien député.

L’Espagne est la nouvelle pute parlementaire malade de l’Europe. Elle a un passé. Confondant. C’est le pays où le fascisme a le plus longtemps perduré à l’ombre de la démocratie américaine et européenne en reconstruction. C’est le pays de la dope institutionnalisée où l’huile frelatée en 1981 a entrainé plus de 600 morts et plus de 2000 victimes. Yannick Noah est un mec bien pour avoir dénoncé la « potion magique » des sportifs espagnols. Lui il n’a jamais triché, il a reconnu avoir gagné ses compétitions au début de sa carrière en étant toujours « bourré ». La réussite sportive, pour « parvenir » et s’enrichir a toujours été une dope internationale, de Moscou la gâteuse à Madrid la gonflette pour faire croire que des surhommes pouvaient s’échapper de la misère d’en bas des prolétaires et exhiber haut l’oriflamme chauvin. Des jeux et du cirque, depuis l’antiquité on a toujours fourvoyé les espérances de l’espèce humaine dans la gloire et l’admiration des « musclés » et des saltimbanques des rois, princes et présidents de l’ignominieuse domination des oligarchies dominantes qui se croient éternelles.

L’Espagne est présentée à son tour comme un cas particulier. Elle n’est que le cas ordinaire de toute démocratie capitaliste en décadence accélérée, comme de toute dictature du tiers-monde immergée ou de la Chine de papier copier-coller capitaliste. Les gouvernements espagnols se suivent et se ressembleront. La droite avait perdu le pouvoir bêtement il y a sept ans parce qu’elle avait été incapable d’empêcher l’atroce attentat de Madrid. La gauche perd le pouvoir aujourd’hui en Espagne parce qu’elle est apparue incapable de juguler la crise mortelle du capitalisme, malgré les sous de l’entité européenne. En France en 1981, la fraction bourgeoise de droite avait perdu le manche de l’Etat au profit d’une gauche surprise d’être gagnante, alors que la cause réelle du désarroi des vagues et confus « électeurs » - ces bêtes à sondages - était déjà la crise capitaliste.

On va jaser un moment sur le « cas » électoral de l’Espagne comme on a « jasé » sur la victoire d’Ennahda en Tunisie. L’islamisme est comme l’huile toxique espagnole de 1981, une excuse à l’impéritie du capitalisme. Les victimes resteront victimes tant qu’elles ne se soulèveront pas violemment et avec le but indécent de renverser la loi capitaliste.

Etrange année 1981, victoire inattendue des bonimenteurs de la gauche caviar en France et empoisonnement industriel en Espagne. Début juin 1981, le Dr Juan Tabuenca Oliver, directeur de l'hôpital pour enfants Niño Jesus, annonce qu'il a identifié la cause de l'épidémie : les 210 enfants traités dans son service ont tous consommé de l’huile de colza. Dans la soirée du 10 juin, la télévision espagnole informe le public que l'épidémie est due à une « huile frelatée », plutôt à usage industriel qu'alimentaire. Cette huile peu coûteuse aurait été importée de France par la SA RAP (Refinería de Aceite de Pescado) de San Sebastián, pour le compte du groupe milanais RAELCA, et raffinée par ITH à Séville. Elle était vendue sur les marchés hebdomadaires comme « huile d'olive », et c'est ainsi qu'elle se retrouvait consommée en salade ou dans les cuisines. Selon l'hypothèse généralement reçue depuis, l'empoisonnement était dû aux composés toxiques introduits dans le processus d'affinage pour extraire l'aniline et dénaturer les huiles en vue de leur utilisation par l'industrie. Vingt ans après le début de l'épidémie, 60 % des victimes du syndrome de l'huile toxique n'ont toujours pas été indemnisées", constatait le quotidien espagnol El País. En 1997, la Cour suprême avait condamné l'Etat espagnol à payer 500 milliards de pesetas (3 milliards d'euros) aux personnes atteintes. A ce jour, seules 7 000 des 18 236 victimes ayant droit à être indemnisées ont touché de l'argent. Que pourrait-on dire des conséquences catastrophiques de « l’épidémie démocratique » aujourd’hui avec les mises à la rue de milliers de chômeurs et d’expulsés de leur logement en Espagne ?

Le capitalisme se moque de vous avec sa comédie électorale truquée comme il vous fait crever par sa loi du profit industriel dans ce qu’il jette dans votre assiette.

D’ouest en Orient, la pollution capitaliste avait déjà COMMIS des ravages :

Avant les espagnols de toute condition (et oui même les classes aisées peuvent être victimes de leur système !), les marocains avaient été aussi victimes de l’huile frelatée, comme en témoignait Mohamed El Hamraoui en 2008 dans la Gazette du Maroc : « L'affaire des huiles empoisonnées remonte à 1959. Dans une petite fabrique artisanale de Meknès, un groupe de commerçants crapuleux pour ne pas dire criminels, avaient mélangé de l'huile de table à de l'huile pour moteur d'avion, récupérée dans les bases américaines qui venaient d'être libérées : Sidi Kacem, Nouacer et Sidi Yahya, en accord avec le gouvernement Marocain. Ces barils avaient été acheminés et stockés dans un local qui se trouvait à Bab Serrak en face du mausolée de Moulay Smail à Meknès ». On pense au sida inoculé par des infirmières hongroises selon le sinistre cocaïnoman Kadhafi « L'imaginaire populaire avait donné un nom à cette drôle de maladie qui n'épargnait personne???: «Bourekabe». C'était le nom que les Marocains avaient donné à cette maladie qui paralysait tout le corps, qui commençait par les pieds et les articulations. Selon le témoignage des victimes, les personnes empoisonnées étaient considérées comme victimes de la poliomyélite ». «Même si les Américains ne sont pas responsables du mélange de l'huile empoisonnée, ils sont responsables de la vente de grandes quantités d'huiles de moteurs d'avions au négociant de Meknès qui a perpétré le crime ». Le crime du profit concerne encore toute la société des pays dits développés. En résumé : Ceux qui ne mangent pas bio (et encore) et qui vivent en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, à Malte, en Grèce et en Espagne, ont probablement consommé, et consomment peut-être encore, de l'huile de moteur ukrainienne ! Ce, en toute connaissance de cause des industriels... des autorités de ces pays... et de l'Union Européenne.
Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d'huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n'ont pas du tous disparu des rayons français. Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l'huile, etc… préparées avec de l'huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n'a pas été informé…Officiellement, le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l'huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d'huile achetée en Ukraine est farcie à l'"huile de moteur", huile minérale dérivée d'hydrocarbure. Et pas qu'un peu : d'après nos informations, sur 2800 tonnes d'huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d'aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d'un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c'est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d'huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d'après les confidences d'un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d'huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d'Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars.

Le scandale alimentaire n’a pas servi de leçon aux électeurs espagnols pour comprendre qu’il est urgent de renverser le capitalisme. On ne peut leur jeter la pierre parce qu’ils sont engoncés comme les électeurs tunisiens dans le « cadre national », de prétendues solutions nationales à la crise mondiale. Et puis les électeurs, C’EST RIEN qu’une somme d’individus paumés et manipulés. Seule une classe sociale, même désindustrialisée, éparpillée, et paupérisée peut se lever contre l’ignominie capitaliste. La classe ouvrière, même cloisonnée, même sectorisée en nations « endettées », même confondue en « couches moyennes » et « couches assistées » peut se lever en tant que telle et affirmer sa volonté de renverser le capitalisme de la minorité des exploiteurs terroristes et armés. Les meurtres des assassins Assad et de l’armée égyptienne, couverts par la « démocratie américaine » sont du même ordre que ceux, psychologiques et opaques des fauteurs de chômage en Europe, aux Etats Unis ou en Chine ; et partout ailleurs.

La faim en Afrique a les mêmes causes que la pollution alimentaire en Europe. Les guerres de « libération démocratique » en Afghanistan, en Irak, en Libye et, demain, en Iran, n’ont pour but que d’affirmer l’hégémonie impérialiste des grandes puissances terroristes et de maintenir les populations dans l’arriération d’esclaves.

La crise systémique pose les conditions pour que le prolétariat relève la tête comme en 1917, par delà les comiques gesticulations parlementaires, et l’impuissance de tous les politiciens pervers. Il ne s’agit pas pour les prolétaires de s’indigner, ni de se disperser dans des émeutes contre productives mais de s’organiser dans les quartiers et les régions sur la base du vieux et bon programme de classe flambant neuf : tout le pouvoir aux assemblées de travailleurs et de chômeurs, contre les syndicats d’Etat et pour paralyser les forces mercenaires de l’Etat bourgeois. Pour sauver enfin l’humanité de l’empoisonnement capitaliste et honorer nos morts d’un combat jusqu’ici inégal et cynique.

Guerre à la misère généralisée et levée en masse internationaliste ! Voilà ce que je peux dire de mieux pour la révolution internationale qui vient.

Sources :

Et pour les esthètes il faut rappeler ceci, si éclairant sur le « moteur » du capitalisme (je ne dirai rien sur les boites de conserve de viande chinoise… raviolis et « plats cuisinés »):

Communiqué de Presse de 2008, année marquante de la crise catastrophique du capital financier et ses pratiques commerciales sordides qui aboutissent à l’empoisonnement généralisé de la population mondiale:

ROME, 04 juil 2008 (AFP) - Onze mille tonnes de fromage avarié ou périmé dont se débarrassaient des sociétés laitières italiennes mais aussi européennes, ont été "recyclées" pour ensuite être intégrées à des nouveaux produits fromagers, selon une enquête publiée par La Repubblica vendredi. Au lieu de détruire leurs produits périmés ou avariés, une quarantaine de grandes entreprises - italiennes mais aussi britanniques, allemandes et autrichiennes - s'en débarrassaient auprès de quatre sociétés, trois basées en Italie et une en Allemagne, gérées par un homme d'affaires sicilien. Les fromages pourris - certains contenant des vers, des crottes de souris ou même des résidus du plastique les ayant emballés et l'encre des étiquettes - étaient "recyclés" en étant mélangés à des produits fromagers "frais", une base ensuite utilisée dans la fabrication de mozzarellas, gorgonzola et d'autres fromages fondus vendus dans toute l'Europe. Certaines des entreprises qui cédaient leurs produits non consommables rachetaient également la pâte recyclée, La Repubblica indiquant que le rapport des enquêteurs cite notamment la marque Galbani, principal exportateur italien de fromage dans le monde: "ils étaient les principaux fournisseurs. Et aussi des clients". Un total de 11.000 tonnes de fromages ont ainsi été "retravaillées" au cours de ces deux dernières années et les quatre entreprises de recyclage auraient réalisé un chiffre d'affaires de quelque 10 millions d'euros.La vente des nouveaux produits confectionnés à partir des anciens auraient au total rapporté des centaines de millions d'euros, selon La Repubblica. L'enquête des policiers spécialisés a duré deux années et trois personnes ont été arrêtées, tandis qu'une dizaine de personnes sont au total visées par les enquêtes."L'altération et la contrefaçon de substances alimentaires laitières et fromagères les ont rendues dangereuses pour la santé publique", écrit Francesco Messina, le juge en charge de l'affaire.

Vive la société de consumation ! Et qui croira que cela a changé fin 2011 ?

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