"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

samedi 18 décembre 2010

MARCEAU COLEMAN LE PIC VERT DE LA GAUCHE CAVIAR


L’antifâchisme démocrate à l’œuvre : Comment l’anarcho-trotskien Marceau Coleman bataille avec les moulins à vent des élites intellectuelles bourgeoises

"Tout à la sécurité et à la course avec le Front national, on en oublie de voir ce qui intéresse vraiment les Français." Rama Yade

« Ce n’est pas la tolérance qui fait cheminer le monde. Elle soumet et attache les classes opprimées et soumises au conformisme des privilégiés. L’histoire s’ébranle quand le troupeau humain s’écarte des illusions de la tolérance. Peu d’hommes sont des loups pour l’homme, trop sont des moutons. Les dominations de classe vacillent lorsque, dans le processus des formes organisées de la production, de violentes incompatibilités avec les engrenages traditionnels poussent l’avant-garde d’une classe jusqu’alors à genoux à se débarrasser de l’hypocrisie de la tolérance, pour emprunter la grande et intolérante voie de la Révolution“.
Bordiga (Anticléricalisme et socialisme, 1949, texte intégrable lisible sur mon 2e blog Archives maximalistes)


Sans conteste, Coleman n’a ni patrie ni frontières… de classe. Marqué depuis sa jeunesse par le breuvage stalino-démocratique de la secte de Laguiller, il poursuit un chemin chaotique qui repose sur le fondamentalisme multiculturel US. Ses productions anarcho-trotskiennes, par voie de tract ou de revue, sont si orientées grossièrement en faveur de la démocratie multiculturaliste et antiraciste de l’oncle Samuel qu’il faillit se faire démonter le portrait il y a quelques années au milieu d’une manif fréquentée par de braves « jeunes de banlieue » au front bas musulmaniaque ; ce que j’avais réprouvé à l’époque (les menaces physiques contre lui comme sa morale politique pro-occidentale). Je connais l’individu depuis 40 ans. Il fût mon chef de rayon de LO pour la prospection dans les HLM de Cachan de signatures par les « prolos » pour de meilleurs transports en commun. Le petit chef trotskien était déjà hautain, ergoteur et falsificateur. Le voici, quarante ans plus tard, de son propre chef sans le comité central de LO, chevalier de la croisade contre le danger de l’extrême droite. Il dispose des colonnes de « la bataille socialiste », site œcuménique ouvert à tous les petits chefs sans troupes du caravansérail des marginaux du gauchisme officiel, du tiers-mondiste N.Dessaux à Coleman pour que ces intellectuels marginaux nous fassent la leçon de choses et les cours de morale dont nous avons besoin pour nous agenouiller devant l’idée dominante antifâchiste démocratique et antiraciste conviviale. Chercheur expérimenté en complot « fâchiste », Coleman nous instruit donc grâce à son ami Lucien de la Bataille pivertiste, et comme le Pic vert, il martelle du bec (Sa célèbre illustration Woody Woodpecker a été créée aux States en 1940 pour distraire les enfants de la guerre, pour leur inculquer… l’obstination de la victoire…).Ce drôle d’oiseau possède en effet toutes les couleurs de la gauche caviar à l’extrême gauche verdâtre. Le Pic vert, qu'il soit mâle ou femelle, a une face supérieure verte (DCB ou Duflot) et la tête de piaf noire (CNT & cie), le croupion jaune (Besancenot), la face inférieure gris-vert (Manuel Walls) et le dessus de la tête rouge (PCF). La femelle (féministe en diable) se distingue par sa moustache noire, tandis que celle du mâle est rouge (LO), entourée de noir (CNT). Les jeunes (lycéens anars) sont plus clairs et tachetés. Enquête et révélations dans l’enfer de l’extrême droite :
« Depuis 2007, la collaboration entre Riposte laïque, la droite et l’extrême droite n’a fait que s’approfondir et ce ne sont pas les dernières déclarations de Marine Le Pen, le ven¬dredi 10 décembre 2010, qui nous contrediront. En effet, la dernière comparaison de l’avocate frontiste entre la période de l’Occupation nazie et le fait que quelques rues en France soient "occupées" une fois par semaine quelques minutes (sic) par des musulmans qui ne trouvent pas de salle assez grande pour prier, cette comparaison avait d’abord été rodée sur le site de Riposte laïque pendant des mois. Riposte laïque agit donc bien en poisson pilote, en passerelle entre l’extrême droite et la gauche comme nous l’expliquions dans le premier de nos deux articles sur les bases poli¬ti¬ques des prochaines Assises contre l’islamisation du 18 décembre reproduits sur ce même site http://www.mondia¬lisme.org/spip.php... , le second portant sur la gauche réacti¬onn¬aire du XIXe siècle, dont Riposte laïque perpétue la tradition xénophobe. Ce groupe teste en direc¬tion d’un public de gauche des formules xénophobes pour qu’ensuite le FN les balance dans les médias avec un effet dém¬ul¬tiplié par son poids élec¬toral, évid¬emment sans com¬mune mesure avec le petit lectorat de Riposte laïque. Le samedi 11 décembre 2010, à Lyon, a eu lieu un débat sur le thème des convergences politiques entre l’extrême droite et la gauche laïco-xénophobe. Nous reproduirons dans un second article les questions très intér¬ess¬antes qui ont été posées par les par¬ti¬ci¬pants à ce débat. Pour le moment, nous présentons ci-dessous le canevas de la présentation ». Selon deux journalistes du Monde (http://droi¬tes-extre-mes.blog.lemond...[NL_Titresdujour]-20101214-[zoneb]), cette comparaison est beaucoup plus vieille que je ne le pensais (Le Monde est une source indubitablement prolétarienne pour Marceau Coleman, ndt): « Le 15 mai 1993. Le FN, sous l’égide de son conseil scientifique, organisait un “colloque” intitulé “d’une résistance à l’autre, l’Histoire en question de 1940 à 1993″. Le délégué général, Bruno Mégret, y avait alors fait une intervention “remarquée”, racontée par Renaud Dely dans son Histoire secrète du Front natio¬nal (Grasset, 1999), traçant un parallèle abject entre l’occupant nazi de 1940 et les immi¬grés. “Le combat de la résistance visait à s’opposer à la fois à l’invasion allemande et à l’oppres¬sion nazie. Or, aujourd’hui il y a inva¬sion et il y a oppression.Certes, il s’agit de formes molles, non militaires de ces deux fléaux, mais les deux mots peuvent être valablement uti¬lisés.” “L’invasion, c’est naturellement l’invasion liée à l’immigration” poursuivait Bruno Mégret, la France étant, à ses yeux, “victime, depuis de nombreuses années, d’une authenti¬que invasion silencieuse et pour le moment pacifique. Il ajoutait que si “l’établissement adopte une atti¬tude de collaboration avec l’envahisseur”, “le Front natio¬nal adopte, lui, une attitude de résistance” ». Comme quoi, plus on creuse la question, plus les positions de la gauche laïco-xénophobe ne sont qu’un copier-collier de la "pensée" d’extrême droite ». Y.C. (pcc Yves Coleman autre nom de Marceau Coleman).
Pour comprendre la démarche idéaliste et néo-élitaire moraliste de Coleman il ne faut jamais oublier qu’il reste quelque part fidèle sur le fond baptismal à la secte trotskienne qui l’a engendré. LO itself a été formé pour l’essentiel non par Barta ou Pierre Bois mais par un cartel d’anciens staliniens qui ont ensuite déformés de façon sectaire à ce dérivé de stalinisme des générations d’étudiants petits bourgeois. La secte, qui s’était incrustée dans le paysage électoral français avec une « travailleuse du rang », a fini par se moyenniser, et ce n’est pas un hasard si c’est une prof, une arsouille de l’aristocratie enseignante (qui adore donner des leçons aux illettrés), qui la symbolise avec une posture « morale » accentuée et avec pour tout programme « une gauche propre » alors qu’au fond l’idéologie reste stalinienne totalitaire. LO ne part jamais des besoins de la classe ouvrière mais des besoins idéologiques de la secte pour affermir ses propres soldats et les « gens de peu » qui vont possiblement sponsoriser des élus qui ramèneront à la maison mère de précieuses prébendes concédées par « l’Etat bourgeois » pour préparer le coup de main de demain.
Hors de la secte, Coleman reste toujours dans ses miasmes mais manifeste une volonté peu commune, dans sa démarche solitaire… de les approfondir dans des domaines accessoires à la vie politique : la naphtaline homosexuelle, le détergent féministe, la complaisance avec les religions « évoluées », etc.
Plus sobrement que son éducatrice en politique quand Coleman commence à poser des questions, il évite de les poser du point de vue du prolétariat. Il les pose du point de vue de la bourgeoisie « éclairée » (cf. référence au titre « éclairé » et « voltairien » de sa réunion de café à Lyon le 14 décembre). La manière dont il pose les questions pour fournir non un cadre mais un « canevas à la discussion » mène à tout à condition d’en sortir, mais surtout pas à une clarification de la nature des campagnes idéologiques de l’Etat bourgeois ; le « canevas » ne sera plus comme on le verra au bout qu’une grosse toile humanoïde pour masquer les vraies questions de fond. Le « canevas », ce sont 6 points qu’on ne va pas suivre un par un car brouillons et surtout critères virtuels pour une « bonne pensée de gauche démocratique et multiculturelle ». Il en ressort que Coleman, chevalier solitaire d’un trotskysme humanisé, voudrait qu’on tienne compte des « évolutions » des religions ( !?), que « l’argumentaire anti-fasciste soit renouvelé » (sic !) face aux mutations de « l’idéologie de l’extrême-droite » ; tout cela fleure bon l’influence de l’historien juif Sernhell, vieil affidé de l’idéologie amerloque, qui, bien que menacé de mort en Israël, a inspiré nombre de bons communautaristes d’Etat de BHL (contrôle des médias) à Bourseiller (sciences Po) et à fifils Klarsfeld promu conseiller de l’Elysée (tous en bonne place dans le dispositif étatique dominant), dont la thèse nationaliste juive peut être résumée ainsi : la France a été la mère du fascisme et surtout la gauche politicienne du XIXème siècle « socialiste » ; avec ce complément colemanien : l’immigré en général et le juif en particulier sont des figures intouchables, pures de toute souillure.
Le racisme et l’antisémitisme sont des idéologies encore très actuelles malgré leur arriération, et les intellectuels bien pensants peuvent bien les combattre sur le plan littéraire cela ne diminue en rien leur prégnance, dans la mesure même où ces idéologies sont incluses dans le double langage des intellectuels de gouvernement … on encourage d’un côté l’expression publique de toutes les arriérations religieuses et de l’autre on donne des leçons de morale au bon prolétariat « raciste » en se moquant du fait qu’il se sente étranger à des coutumes importées qu’on lui impose sous le nez au quotidien. La révolution est aussi architecturale comme aurait dit Henri Lefebvre : dans un univers peuplé d’Eglises, de mosquées, de bazars tiermondistes, de déguisements du Sahara, etc. comment penser la liberté des individus dans ce monde où règnent les objets fabriqués par des enfants chinois et des colifichets, marchandises religieuses produites à bas prix par ces mêmes enfants, et un monde débarrassé des superstitions comme des gadgets en plastique?
Coleman dans tous les cas évacue l’équation prolétariat/bourgeoisie, comme tous ces guides moraux des classes inférieures que sont les intellectuels syndicalistes anarchistes et les grands écrivains sarkoziens. Il aborde les questions « en l’air » comme on souhaite attraper une mouche au vol. Les discussions sur la laïcité et l’Islam : « … des divergences sur la nature de la nation »( !?). Et le sexe des anges c’est une discussion « sur la pertinence de la défense de l’Etat-nation » ?
L’actuelle campagne électoralo-gouvernementale à la suite de la protestation de Marine Le Pen sur l’occupation de la rue Myrha à Paris par des musulmans en prières va nous permettre de déshabiller le collabobo Coleman. Il est criant de vérité qu’à l’occasion de cette campagne idéologique la bourgeoisie essaie de recrédibiliser ses deux fractions élitaires – droite caviar et gauche caviar – en ciblant sur le « danger Marine », « plus light donc plus dangereuse que le père ». Le principal journal bourgeois en faillite et le plus méprisant du prolétariat – Le Monde – croit avoir trouvé la faille : « Le musulman a remplacé l’immigré dans le discours de Marine Le Pen ». De Joffrin de Libé aux plumes les plus serviles du Figaro, de la Licra au NPA, tout ce beau monde veut nous relooker l’antifâchisme selon les bons vœux de Coleman. On tente de nous faire respirer ce bon air national républicain et tolérant. Chacun se rejette la balle du prétendu dérapage de Marine. Selon le PS, Sarkozy a œuvré depuis la veille de son accession au pouvoir à exhumer les eaux glauques du FN quand l’UMP accuse le PS de laxisme angélique pour avoir autorisé depuis des années la prière de rue à Paris.
L’hypocrisie en une formule du « Le Monde » résume bien le double langage bourgeois. L’immigré avait fini par être accepté, n’est-ce pas, puisque Marine « est obligée » de le remplacer par le « musulman ». Mais, en laissant de côté que la déclaration de la fille Le Pen est outrageusement instrumentalisée – pour un fait divers largement dénoncé depuis belle lurette par les simples riverains parisiens, et même des ultra-cathos (qui ont aussi le droit de se plaindre, non ? Tolérant Coleman ? (*) – c’est pourtant le discours de toute la bourgeoisie occidentale depuis la guerre mondiale ratée de septembre 2001 : le terrorisme « musulman » a remplacé le terrorisme russe !
Le danger est devenu autant extérieur qu’intérieur selon la même dialectique d’Hitler : le danger intérieur juif qui avait remplacé le danger intérieur prolétarien, au service de l’élimination historique du prolétariat universel durant la Seconde boucherie mondiale. L’immigré, de préférence maghrébin a remplacé le juif, il est à la fois « travailleur » à l’intérieur mais possible graine de terrorisme de l’entité Al Qaida. Il n’a plus d’identité de classe comme le juif de 39-45, soit c’est un bon prieur démocratique dans les enceintes (garages, moquées, etc.) prévues à cet effet par le bon Etat démocratique et multiculturel, soit, devenu largué des banlieues, il est parti s’entraîner en Afghanistan ou en Tchétchénie pour revenir au pays poser des bombes contre les « civils innocents » mais électeurs et chairs à canon lorsqu’ils sont encore vivants.
Pour éviter toute jonction de classe entre prolétaires, mais en même temps (favoriser division et incompréhension) la bourgeoisie intellectuelle et ses sous-fifres à la Coleman, somment les prolétaires de souche de se défier du… racisme et de l’extrême droite et des multiples « passerelles » qui y conduisent. L’axe du mal ainsi clairement identifié il ne reste plus qu’à voter dans le trou entre le candidat qui sera le plus anti-xénophobe ou celui qui est clairement représentatif de l’antiracisme. Coleman, comme tout gauchiste moyen, n’imagine pas un seul instant que cette entité « immigrée » soit composée de gens (arrivistes intégrés et Rachida Dati à tous les étages des administrations publiques) qui vote FN, PCF ou Sarkozy. Drôle de passerelles électorales autrement plus troublantes que les quelques gogos de « Riposte laïque ». Au passage, comme tous les traditionnels caméléons (à la LO), Coleman oublie de nous dire où il emprunte sa radicalité de façade ; c’est Bordiga qui lui a appris à dénoncer la comédie de la laïcité, mais par contre le communiste napolitain n’a jamais fait de concession aux superstitions religieuses ni décrété qu’elles avaient évolué). Coleman ne fait que picorer à droite et à gauche dans une vision confusionniste de l’histoire qui mêle XIXe et XXe siècle, à la suite des idéologues nationalistes juifs et de leurs clients américanophiles un peu partout qui alimentent la bonne conscience de l’anarchiste moyen.
UN PASTEUR DE LA THEORIE DE LA PASSERELLE
Les transfuges en politique sont très nombreux depuis même avant le XIXème siècle et on y perdrait notre latin ou notre hébreu à les lister et à être consternés par leurs lâchages, leurs opportunismes et enfin leur servilité. En France comme partout dans le monde le spectacle de la politique bourgeoise offre quotidiennement des échantillons de « vendus » et de « pourris » de divers partis, syndicats ou sectes gauchistes qui passent à l’ennemi. Ce sont souvent des allers et retours. Mais pour Marceau Coleman rien de plus horrible que de monter sur une passerelle ou un pont qui conduit vers l’enfer de l’extrême droite. Oubliées les accointances Mitterrand-Pétain, De Gaulle-Pétain, Chirac-Le Pen, Mitterrand-Le Pen, Sarkozy-Le Pen, etc. Les coulisses n’intéressent point le pasteur Coleman qui pose pour catéchiser le bon peuple, ces salauds d’électeurs «petits blancs » du FN. Peu importe qu’à droite le personnel politique vogue aux extrêmes, peu importe que l’extrême gauche instrumentalise de façon apolitique (F.haineuse…) l’extrême droite, pasteur Coleman va plus loin, il est le sergent recruteur bénévole au coin de la rue pour vous culpabiliser si vous doutez un seul instant de la gauche « propre » (barrière idéologique infranchissable pour un électeur normal) et que vous accordez un soupçon de raison à un argument d’un fâcho. La famille Le Pen a renouvelé son fond de commerce, nul ne peut le nier, le musulman remplace l’immigré, sans que le fond (du commerce électoral) ne change : la crise c’est la faute aux immigrés pas aux patrons ni aux banquiers ni aux Etats nationaux. Et si Le Pen avait eu raison en parlant il y a 30 ans de risques d’envahissement ? Quoi ? Qu’avez-vous dit là ? Mais vous êtes un horrible xénophobe, soutier inconscient de l’Hitler français ! Je vais vous dénoncer à Martine Aubry, à Dominique SK et à Besancenot !
Le vrai problème n’est pas de donner raison à Le Pen, quoique même un taré quelconque puisse avoir raison sur un point secondaire, le problème est que la bourgeoisie « tolérante », « œcuménique », « communautariste » sait ce qu’elle fait en généralisant les autorisations d’exhibition aux diverses « autorités religieuses », elle fout la merde non simplement dans la population franchouillarde (dont je n’ai que foutre) mais parmi le prolétariat sans patrie ni frontières d’intérêt ou de religiosité…
De l’extrême gauche au gouvernement d’un côté, c’est la même chanson anti-xénophobe hypocrite avec chapeau bas devant les tapis de prière des malheureux alors que, comme le dit excellemment un blogueur anonyme : « Pourquoi tant de gens prient, parce qu’ils ne croient pas aux bobards d’ici bas de nos politicards corrompus ». Les laïques en peau de lapin intégriste catho et le FN jouent les innocents les mains pleines de leur côté. ; et Libé qui est pour les « vraies valeurs de l’Islam » dénonce des pique-niques saucissons-pinards « cocktail rouge-brun contre l’Islam » le 18 déc.). Mais comme on rejette les deux tas de menteurs, pasteur Coleman vient pour épauler les premiers : « Il faut dénoncer ces rapprochements idéologiques entre droite et gauche qui sont mortifères pour tout changement social, mais il faut souligner aussi que la critique des religions doit tenir compte de leur évolution… ».
Pas du tout, on ne peut que se féliciter du rapprochement idéologique des gauche et droite bourgeoises, mais les accordailles sont déjà bien anciennes, et Coleman nous fait rire comme ce pic vert qui s’obstine à piqueter avec son bec contre l’arbre mort de la gauche caviar en croyant rallumer un peu de la croyance en un « changement social »… électoral !
Les prolétaires n’ont aucune leçon de morale à recevoir des partis élitaires comme du FN nationaliste, ni des mendiants anarchistes au coin de la rue comme le défroqué Coleman. Ils peuvent faire deux constats par eux-mêmes :
- La gauche caviar a toléré (l'apparatchik Vaillant à Paris, entre autres) l’envahissement des symboles religieux pour favoriser le profit des industriels français désireux de fixer une main d’œuvre taillable et corvéable à merci pourvu qu’on lui colle des mosquées, et la religion musulmane, comme toutes les autres, reste totalement complice du Capital,
- Comme au moment de l’affaire Dreyfus, et contrairement à Mesdemoiselles Yade et Royal, les prolétaires ne sont pas concernés que par les questions économiques mais aussi par les questions de société, de mode de vie, de cadre de vie, et surtout ont besoin de discuter « où va la société actuelle » plutôt que de s’égarer dans les questionnements et soupçons antifascistes de cet oiseau et oiseux de Coleman.


(*) En vérité (cf. cit de Bordiga en exergue) la tolérance de Coleman est très intolérante, comme celle du gouvernement et de ses médias. A chaque page il menace de « concession » au fâchisme, de glissement par des passerelles vers les méchants du FN, parce que le MONDE EXISTANT est beau, il est gentil, il est multiculturaliste, il est communautaire. Le gauchisme et l’anarchisme réunis entonnent un même chant en faveur de la préservation de l’idéologie dominante. Les particularismes excluant, les provocations intégristes, la soumission des femmes aux règles religieuses… il faut les tolérer, respecter les traditions des « peuples ». Tous les gauchistes tiers-mondistes étaient sur la même longueur d’onde dans les années 1960 et 1970, il fallait laisser les peuples se massacrer entre eux, ou les bourgeoisies nationales s’émanciper sur le dos de leurs peuples, c’était la « libération nationale », révolutionnaire… De même aujourd’hui, il faudrait intégrer selon pasteur Coleman les « évolutions des religions », contre la montée des « national-populismes ». Il contribue ainsi lui aussi à cette montée jusqu’à Hollande…
PS: pour les néophytes, Yves Coleman étant un des petits chéris du site social-démocratoc La Bataille socialiste, ce dernier admirateur des gauchistes gouvernementaux du Front Popu comme Marceau Pivert, vous comprendrez la raison de mon jeu de mots.

1 commentaire:

  1. Salut Jean Louis,
    Je ne sais pas s'il faut le prendre comme une vraie méchanceté ta nouvelle formule pur qualifier la BS: « site œcuménique ouvert à tous les petits chefs sans troupes du caravansérail des marginaux du gauchisme officiel »...

    A +
    Lucien

    RépondreSupprimer