"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

lundi 18 janvier 2010

Tout va pour le mieux à Haïti

La propaganda se démène pour nous assurer que face aux cent mille morts présumés dix huit personnes ont été sauvées des décombres funestes. TF1 et France 2, service public, nous ont montré des affamés heureux, chantant, entassés dans des bus pour fuir la capitale vers la campagne nullement épargnée. Une journaliste en tee-shirt décolleté a été montrée enquêtant auprès des pauvres errants à la recherche de leurs proches. Un homme se penchait sur un amas de béton effondré persuadé que sa sœur venait de crier. Les « spécialistes » accoururent avec le chien découvreur de cadavres. Les chiens pour intempéries « naturelles » sont dressés pour signifier si le cri provient d’un vivant ou si ce n’est que phantasme. Le chien expédié sur le lieu présumé du cri d’une personne vivante enfouie sous les décombres s’exécute. Il s’améne et chie sur le béton précontraint. La journaliste nous apprend que le chien a été dressé pour déféquer lorsqu’il sent l’odeur de méthane de la mort. Le chien défèque effectivement.

Policiers et pillards se sont affrontés dans un marché de Port-au-Prince, où des renforts de police sont arrivés armés de fusils à pompe et de fusils d'assaut.

Alors que le chaos règne à Haïti depuis le séisme, des policiers haïtiens ont ouvert le feu, dimanche 17 janvier, sur des pillards dans un marché de Port-au-Prince, tuant au moins l'un d'entre eux, a constaté un photographe de l'AFP.
Les pillards étaient en train de s'emparer de marchandises au marché Hyppolite lorsque l'un d'entre eux, un homme d'une trentaine d'années touché par balles à la tête, a été tué.
Un autre pillard s'est immédiatement emparé du sac à dos de la victime.
L'affrontement entre policiers et pillards s'est poursuivi, et des renforts de police sont arrivés sur place armés de fusils à pompe et de fusils d'assaut.
La capitale haïtienne Port-au-Prince est, depuis le séisme, le théâtre de scènes de pillage et d'exode, alors que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, tente d'organiser les secours après le séisme qui a fait, selon un dernier bilan de l'OMS publié dimanche, entre 40.000 et 50.000 morts. Samedi, le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a indiqué à l'AFP que plus de 25.000 corps avaient été enlevés et ensevelis.

"La distribution est totalement désorganisée"


De son côté, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est alarmé, dimanche, de la situation à Haïti, juste avant de partir pour Port-au-Prince, estimant que l'île était en proie à "la plus grave crise humanitaire depuis des décennies".
Mais bien que l'aide internationale continue d'arriver à Port-au-Prince, son acheminement jusqu'à ceux qui en ont besoin demeure un problème.
"La distribution est totalement désorganisée. Ils ne parviennent pas à identifier les personnes qui ont besoin d'eau. Les malades et les personnes âgées n'ont aucune chance", estime un habitant de Port-au-Prince.
Des personnes gagnées par le désespoir ont confectionné des banderoles sur lesquelles sont inscrits à la peinture les mots, "nous avons besoin d'aide pour les victimes, nous avons besoin d'aide et de nourriture".
Malgré l'afflux de l'aide, la situation sur place crée un phénomène d'entonnoir qui rend difficile l'acheminement des secours.
En milieu de journée samedi, des affrontements violents ont opposé dans une rue commerçante du centre-ville de Port-au-Prince un millier de personnes qui se disputaient des marchandises volées dans des magasins et des maisons.
Malgré l'arrivée progressive des secours, certains ont décide de fuir la ville, emportant seulement un sac ou une valise et espérant trouver refuge chez un parent à la campagne, moins touchée par la catastrophe.

Libé avait promis de fermer les commentaires aux cons

qui ne sont pas dans le besoin, qui ne se rendent pas compte que l'aide humanitaire c'est du pipau, qui ne savent pas que la bourgoisie se moque des "sinistrés", qui seraient les premiers à tuer pour bouffer, qui sont les dindons de la farce des méchants pauvres qui se rebellent injustement contre les forces de police bien nourries et les tontons macoutes armés. La libre expression des partisans de l'ordre de famine est un tressaillement de cette idéologie débile qui conforte la misère absolue et la lâcheté des supporters des dominants dans leur impéritie. Les dégueulis des commentateurs anonymes valent bien ceux de Maxime du Camp contre la Commune de Paris en 1871 et sont somme toute rassurant. La bourgeoisie a toutes les raisons d'être inquiète face à la misère absolue qu'elle perpétue dans les drames "naturels". Elle révèle sa vraie nature criminelle contre l'humanité souffrante en laissant la parole à ses esclaves les plus minables.

Lundi 18 janvier à 01h31 (mon commentaire sur Libération ce soir)

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