Bizarres négociations et diplomatie bizarre
(article d'humeur)
Allons il faut bien se poser des questions voire en imaginer ou même oser l'impensable face au déroulé quotidien du bla-bla journalistique, de la folie de Trump. Comme je n'ai nulle réputation à défendre ni ne suis dirigé par un quelconque comité de rédaction d'orga, je vais donc oser. Au risque de me trumper ou de me ridiculiser . Baste ! Que le dernier qui ne s'est jamais trompé me jette la première pierre.
Ce cessez-le-feu est venu choquer d'abord la population iranienne martyrisée, moi aussi, attendant cette prétendue aide extérieure du grand Satan capitaliste. Ou au moins faire tomber le nazislamisme. Les journalistes ne cessaient bien sûr de déclarer doctement que toute guerre ne peut se terminer que par des négociations « diplomatiques » ; ces dernières, pantalonnades invraisemblables, leur permettent pour l'heure de broder, de supposer, et à leurs généraux de plateau de se pavaner en costumes civils. Avec leur anti-trumpisme générique ils croient que ce simplisme personnalisé peut les faire passer pour (radicaux de salon) radicalement hostiles à la guerre ; leur correspondant en Iran fait pitié tant il n'est en fait que le porte-parole autorisé de l'arrogant Etat nazislamique, l'air hébété, pissant dans sa culotte au risque de déraper sur une phrase.
Dans ce faux cessez-le-feu, qu'on pourrait traduire plutôt par « laissez couver le feu », l'horreur antisémite est presque justifiée par les massacres des centaines de civils hier au Liban par « l'Etat juif » ! (l'Etat colon s'obstine à vouloir remplacer l'Iran comme puissance régionale). De plus, on atteint les sommets du négationisme social par ces abstraites et froides discussions géopoltiques sempiternelles où on compte les points comme sur un jeu d'échecs (inventé par les perses). Oubliés les grévistes emprisonnés ou tués, les femmes violées et pendues. On suppute la paix des tombes sur des mausolée de cadavres contestés ou niés. L'aveuglement du discours spécialisé tient lieu de bonne conscience.
Trump se serait fait piéger en ignorant la possible prise en otage du détroit d'Ormuz et baiser par Netanyahou qui lui aurait assuré que les iraniens ne bougeraient pas. Bof Trump est un Jupiter comme Macron refusant de prendre l'avis de leurs inférieurs (dissolution et entrée en guerre inopinée) et plutôt celui du premier venu. Et les journalistes nationalistes français de ridiculiser Trump pour son imprévoyance du détroit d'Ormuz. Balivernes de faux-culs, nous et eux étions des millions à souhaiter cette guerre au plus vite pour éradiquer le nazislamisme. Gros bêtes que nous étions, mal formés au marxisme intransigeant et à cet internationalisme qui ne soutient ni Satan le petit ni Satan le grand et qui au fond ne s'attend à rien. Sauf au rachat du genre humain par le christ prolétariat.
Ce début de négociations entre tueurs a un effet « collatéral » choquant à mon avis, celui de minimiser le massacre des civils en janvier dernier. Ce qui avait été déjà énoncé par le sinistre pitre Kahmenei avant d'être zigouillé ; « les milliers de morts chez nous on été causés par les américains ». Pour les activistes échevelés de la mélenchonie idem, même si je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter avec eux, sans oublier les fanatiques musulmans1. Par contre je suis tombé de haut lorsqu'un très vieil ami, pourtant pas novice en politique m'a sorti : « moi en tout cas je ne les ai pas vu les 30.000 morts » !
Interloqué tout d'abord, je lui ai répondu : « tu déconnes, il y en a eu des milliers, peu importe le nombre exact, et on a vu des tas de cadavres même si personne pas pu vraiment les dénombrer ». Tout à coup cela m 'a rappelé l'empirisme stalinien. Par exemple au tout début, l'empirisme stalinien était encore dominant : « je ne crois que ce que je vois. Dans mon entreprise je me confrontai un jour avec un collègue de la CGT se présentant pour le PCF à Ivry. Alors que je lui avais objrecté qu'il existait en Russie de grands camps de concentration avec des milliers de prisonniers, on ne les nommait pas encore goulags, il me répondit avec un geste de mépris : « tu les a vu où toi ces camps ? », puis il avait tourné les talons. J'étais saisi par le doute : ne suis-pas aussi une victime lambda de la propagande occidentale ? Sur quoi se base Je ? Je il peut invoquer les chiffres des ONG, qui sont plutôt imprécises ? Des journalistes partiaux qui invoquent ces mêmes ONG ? En soi en effet je n'ai rien vu car je n'habite pas en Iran. De retour à la maison j'ai poussé un soupir de soulagement grâce à Lia, ma bien-aimée, qui m'informa que le sinistre Khamenei avait au moins reconnu des milliers de morts, certes en déniant toute responsabilté car Allah est grand.
En plus d'être antisémite – « c'est la banque juive Golmann Sachs et l'Etat juif qui gouvernent le monde », « les juifssont des rats » - cet ami me décevait totalement en reprenant la casquette de la bêtise stalinienne. Je cessai de discuter avec lui.
Cet aveuglement, il faut le reconnaître est aussi celui de la plupart de nos compatriotes (cons-patriotes, y compris ouvriers) : moi ce que je vois c'est que mon plein d'essence me coûte de plus en plus cher...
LE DETROIT D'ORMUZ M'AMUSE donc
Trump aurait ignoré la possible paralysie de ce détroit (ce que je ne crois pas) désormais plus célèbre que James Bond. Il est devenu l'objet central des négociations emmenées par JD Vance, cette sorte de Judas qui aurait élé le seul adulte de la pièce, seul à contester le choix trumpien de la guerre. Nos anti-trumopistes télévisuels en ont conclu que Vance avait fait pencher la balance. Stupide mon cher Watson ! L'arrogant second a été envoyé au casse-pipe car les échanges diplomatiques vont foirer et ainsi l'adulte de la bande sera remis à sa place.
Ensuite, je me suis posé trois questions :
La première : pourquoi l'île de Kharg - d'où partent 9 barils sur 10 à l'étranger pour enrichir la mafia dominante des mollahs - n'a-t-elle pas été tout simplement rasé ? Il eût suffi de deux ou trois bombardiers. D'abord parce que pour récupéer le bon pétrole iranien il faut en conserver les moyens d'extraction, grand désir de la bourgeoisie américaine (pour le mélanger à celui plus épais du Venezuela). Le débarquement, malgré les histoires de terrain rugueux, est impossible parce que les militaires iraniens pouvaient canarder sévérement ou même détruire des installations, ce qui aurait été préjudiciable aux désidératas US ; c'est un constat expliquant pourquoi Trump et Cie sont obligés de traiter avec les nazislamistes.
La deuxième : pourquoi arrêter subitement la guerre quelques heures avoir menacé de disparition la « civilisation iranienne », connerie monumentale pour le monde entier (et sans doute Poutine) qui justifie l'appel affolé desdémocrates et de nombre de républicains à un psychiatre. On lui fait d'ailleurs fermer sa bouche pendant les diplomatiques discussions peu diplomatiques. Tout simplement parce les réserves d'engins tueurs sont épuisées des deux côtés et surtout que la finance internationale a crié : bon dieu de merde ou pas, arrêtez les frais !
La troisième : risque d'explosions sociales généralisées. La guerre coûte très cher et les populations du monde entier en ressentent les conséquences, voire les subissent déjà, pas principalement pour le réservoir de la bagnole. Au pays du gaga Trump la paupérisation est si ga lourdementlopante que maga n'est plus que caca. Un peu partout les taxes gouvernementales tombent dru. Gare à la classe ouvrière mondiale ! Un bond gigantesque du coût de l'essence dans les pays européens pourra impliquer des réactions sociales autrement plus graves que celles de nos gilets jaunes. Avec il faut le souligner sans cesse, cet autre drame pour la bourgeoisie mondiale, l'impossibilité de mobiliser le prolétariat européen. Macron l'aurait bien voulu et il s'est ingénié à l'expliquer à ce con de Trump ; lequel va échouer encore et encore et en accuser les européens en étant obligé de reprendre la guerre sanglante, avec l'espoir de la généraliser avec des européens qui voudront bien mourir pour continuer à rouker en voiture. Mourir pur le pétrole mais de mort lente.
1De toute manière pour moi, extrême gauche et extrême droite sont aussi débile, populismes souvent proches ou confondant. Lire : Comprendre et combattre le fascisme : "Que Faire ?" ou "Comment faire ?" - Matière et Révolution , et la reprise du sigle trois flèches antifa de la SFIO avant guerre. R .Paris démontre en quoi l'antifascisme de ces années a permis aussi le développement du fascisme.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire