"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 19 mars 2026

EN IRAN LA VERITABLE ESCALADE IMPOSSIBLE


« Le seul obstacle à la guerre est la peur que les classes possédantes ont de la révolution ».

Trotsky 1938

« Mais toute la question est de savoir qui désarmera et qui sera désarmé. Le seul désarmement qui puisse prévenir ou arrêter la guerre, c’est le désarmement de la bourgeoisie par les ouvriers. Mais, pour désarmer la bourgeoisie, il faut que les ouvriers eux-mêmes soient armés ». le même



Si exagérément comparées à 2026, les années 1930 sont véritablement une marche irrésistible à la guerre mondiale.En effet, en 1938 les classes possédantes étaient fondées de ne plus avoir peur de la révolution. Trotsky, devenu opportuniste, était complètement à côté de la plaque1 ; avec ses divagations sur un invraisemblable « Etat ouvrier », sur des « guerres émancipatrices », dites de libération nationale des colonies, dont on a vu qu'elles n'avaient rien émancipé du tout ; sans oublier son soutien critique au stalinisme nommé Etat ouvrier. L'autre pseudo de Trotsky à l'époque était Gourov, ce qui permettait aux ultra-gauches de dire : « Gourov s'est gourré ». Il se gourait d'autant plus qu'il imaginait qu'on allait vers un nouvel Octobre 1917.

Trotksy n'était plus le grand théoricien qu'il avait été, mais il avait de beaux restes. Ainsi lorsqu'il écrivait ceci : « La guerre de 1914-1918 fut, tout le monde le sait, une guerre pour la démocratie ». L'alliance conclue entre la France, la Grande Bretagne, l'Italie et les États-Unis a permis aux sociaux patriotes de l'Entente de fermer timidement les yeux sur le cinquième allié, le Tsar ». 

Comparaison n'est pas raison, mais l'argutie pour justifier l'intervention américaine en Iran fût du même tonneau « démocratique », en laissant supposer que la capture de 400 kilos d'uranium signifierait libérer en même temps le peuple iranien des nazislamistes. Quand en réalité v la géopolitique impérialiste reste la première préoccupation et le contrôle de l'or noir une garantie de puissance et d'enrichissement, sur le dos de milliers de cadavres. Pas plus que 1918 n'a ouvert la voie à une démocratie prolétariennen après le massacre de millions de prolétaires, pas plus Trump et Netanyahou ne se soucient d'un avenir émancipé du peuple et du prolétariat iranien.

Les objectifs de ces deux criminels de guerre sont légèrement différents. L'armada US vise, en préférant le maintien d'une quelconque bureaucratie terroriste, à réaffirmer l'impérialisme américain comme principale puissance mondiale. L'Etat juif, tentant à l'heure actuelle par l'appel de son premier criminel de guerre Netanyahou à envoyer la population iranienne au casse-pipe, vise lui à prendre la place de puissance régionale à l'Etat nazislamiste. Tous deux ont un mérite incontestable, certes pas de favoriser les livraisons habituelles de pétrole, mais de rendre florissantes les industries de l'armement, surtout les petits producteurs du dernier du gadget magique : le drone.

Cette guerre locale, prévue de courte durée, qui dure depuis quinze jours mais pas destinée à s'éterniser vu la gravité de ses répercussions mondiales, est une catastrophe à tous points de vue. Comme le constate fort bien le tract du CCI : « Avec le déploiement de l’opération Epic Fury, Trump démontre que les États-Unis, qui étaient les « gendarmes du monde », sont devenus le premier vecteur de déstabilisation à travers le monde. On peut être sûrs que la pax americana va continuer à enfoncer le Moyen-Orient dans un chaos de plus en plus sanglant. Avec l’implication d’autres États et d’autres cliques bourgeoises (Arabie Saoudite, Hezbollah, milices pro-iraniennes en Irak)2.

Une entrée en guerre initialement populaire

Et oui il faut le reconnaître, pour des millions, d'iraniens en premier lieu, et moi-même, cet engagement militariste, - qui s'était tant fait attendre - même d'un pitre au comportement irrationnel et voyou, souleva cet espoir paradoxal qu'il aboutirait d'une façon ou d'une autre au renversement de la camarilla des assassins nazislamistes de janvier. La situation confuse actuelle ne peut pas trouver sa réponse factuelle dans le simplisme guerre ou révolution, parce que la classe ouvrière n'est pas le facteur principal, ni porteuse d'une perspective communiste rénovée. La putréfaction du capitalisme n'est ni simple ni simple chaos. Comme en Russie en 1917, les couches petites bourgeoises eurent un rôle à jouer, souvent même en agissant préventivement comme les révoltes paysannes. La révote des couches moyennes paupérisées dans le monde entier ne peut être ignorée au nom d'une pureté prolétarienne.Ridiculisant le bobo gauchiste antifa et l'ultra-gauche puriste, Trotsky saisissait finement les différentes perceptions de la réalité de la guerre3.

L'idéologie bourgeoise peut se muer en théorie anarchiste : il fallait y penser ! Il suffit de tuer les chefs ! Jamais nos généraux démocrates, mués en présentateurs de télévision, ne s'étaient aussi complaisamment livrés à l'apologie du meurtre des « méchants ».

De plus, innovation ébouriffante d'un Mossad hors la loi (il est indépendant du gouvernement et a droit de vie ou de mort), le fait de zigouiller les caïds criminels du régime l'un après l'autre, fait passer le tribunal de Nuremberg pour une aimable jurisprudence théâtrale. Bien qu'on nous assure en ce moment que le spadassin terroriste de base soit aussi visé par les drones de l'habile Mossad, ces « neutralisations » d'individus répugnants ne bouleversent pas vraiment un régime présenté comme résilient parce que soi-disant, être passé à un sommet devenu horizontal après avoir été vertical (stupidité de journalistes, car tout Etat bourgeois combine les deux) ; là aussi on pourrait nous faire croire qu'un pays en guerre, débarassé de ses généraux tueurs pourrait fonctionner en anarchie. Il serai erroné de croire cependant que ces éliminations ne déorganisent pas du tout l'Etat nazislamiste.Ce régime de mort est destiné à tomber, même si Trump veut le sauver. D'ailleurs, pris au piège de ses propres désirs de puissance incntestable, Trump est désormais obligé d'aller jusqu »au bout pour limiter la casse. Mais le mal (sic) est fait : America n'est plus first ! Trump est parti pour se décridibiliser, hypothèse que j'avais évoquée à la dernière RP du CCI à Paris.

Le plaisir de constater cette capacité de frappe des salauds en chef, inédite en effet en histoire (on eût rêvé que les Hitler, Staline et Pol Pot subissent le même sort), est immédiatement refroidi par le fait q'elle est organisée par cet autre criminel de guerre à Gaza et à l'heure actuelle au Liban, le triste sire Netanyahou.

Ce plaisir est aussi de courte durée face aux arguties de charognards des médias qui dissertent pour savoir si le fils Khamenei est défiguré, a perdu une jambe ou a le foie défoncé, voire se fait rapiécer à Moscou. Que les spadassins terroristes soient des tortionnaires et de violeurs, soit, que les milliers de familles des jeunes massacrés les 8 et 9 janvier aient envie de se faire justice, et ne craignent pas une guerre civile (même pas révolutionnaire) soit. Mais l'exaltation de la vengeance haineuse pour des corps déchirés par les bombardements ou l'état des cadavres, c'est bien la « morale » en putréfaction de la bourgeoisie.

Le régime nazislamique, malgré les dégâts considérables qu'il va commetttre, est condamné à mort, mais pas ses alternativzq capitalstes. Il se vérifie chaque jour que les bourreaux ont de plus en plus peur. Avec le bombardement des casernes des gardiens de la réacion nazislamiste, ils fuient dormir dans des tunnels ou dans leurs bagnoles, ne s'exhibent plus en uniforme...Mais la répression reste toujours aussi féroce.

Au bout du compte, les bombardements à l'aveugle toujours, des populations civiles, malgré le mensonge du ciblage électronique « moderne » plus humanoïde, le peuple iranien, pas du tout gagnées au nationalisme cette fois-ci, se pose des questions sur ces présumés libérateurs américains et israéliens. Tout porte à croire que les deux cyniques chefs d'Etats impérialistes ne cherchent rien d'autre qu'à réveiller à nouveau un sentiment nationaliste, nécessaire pour reconduire une autre faction nazislamiste plus conciliatrice, et ainsi tuer dans l'oeuf le projet de libération sociétale et politique, même démocratique bourgeoise, voulu par la majorité du peuple iranien et de la classe ouvrière. Surtout cette question centrale, ignorée systématiquement depuis le début par l'ensemble des médias : l'élimination du pouvoir de la religion ; perspective, si réalisée, qui déchirerait les voiles médiévaux du monde entier... Si une possible révolution démocratique bourgeoise comprend ce but, vive la révolution démocratique bourgeoise !

Trump enlisé ?

Deux semaines après le début de l'incursion américaine, la réalité du terrain semble avoir pris de court la planification américaine. Les pétroliers se retrouvent bloqués, quoique partiellement avec dérogations pour les amis chinois ou tout autre Etat client. L’Iran a confirmé sa stratégie : poursuivre les attaques contre les infrastructures énergétiques et utiliser le blocage effectif du détroit comme un puissant levier de négociation face aux États-Unis et à Israël.Cette situation correspond précisément aux prédictions des analystes et de nos généraux pr-russes ou pro-chinois. Ils ricanent sur le degré d’anticipation et de préparation de l’Etat américain face à des conséquences pourtant largement annoncées par eux-mêmes. On s'achemine vers la guerre des détroits où les bombes pachydermiques américaines sont impuissantes. Les islamistes Houtis attendent Trump au deuxième détroit du golfe.

Le« zéro mort » de la campagne présidentielle est devenu une dizaine de morts et des centaines de blessés parmi les boys de Maga, mais surtout des centaines et des centaines de victimes civiles iraniennes, libanaises, etc.

Cependant, cette fuite en avant dune guerre, prétenduement non désirée, révèle bien sûr que, comme tout chef d'Etat capitaliste, Trump se fiche de ses promesses au peuople électoral, et envoie déjà des troupes au sol.

Des événements, rapidement décriés comme mineurs, viennent affaiblir le mec « le plus puissant sur terre », après dieu. Ainsi la démission de son fervent suporter Joe Kent...et, comme on le notera le bizarre incendie du porte-avions l'USS Gerad Ford.

ESCALADE ?

Cette guerre locale qui bouleverse les financiers, implique des effets mondiaux loin d'une marche vers une guerre mondiale. Les effets négartifs et dangereux amplifient la crise économique et la paupérisation, maiis pas seulement. Ce qui est touché est le plus gravissime : la consommation de pétrole et de gaz qui sont non de simples carburants du capitalisme moderne décadent, instruments fondamentaux de déplacement et de chauffage, garants d'un mode de vie et de déplacement individuel, génréralement d'esprit petit-bourgeois massif. L'interruption prologée ou le blocage complet de cette « consommation » pourrait entraîner un véritable effondrement du capitalisme ; je rappelle que le régime de Hitler s'est effondré non grâce à Roosevelt et Staline, mais par la carence en pétrole.

Autre dimension révélatrice de l'autosuicide en cours du capitalisme, quasiment évitée lors de la deuxième boucherie mondiale « démocratique », et d'Ukraine en Iran : on n'assiste plus seulement à la destruction de bâtiments ou de blockhaus, accessoirement de passants dans la vue tués à partir de hauteurs satellitairesles, MIEUX Etats en guerre bombardent désormais systématiquement raffineries, centrales électriques et même nucléaires. C'est assez dément du point de vue de la classique reconstruction capitaliste des après-guerres. On détruit ainsi le bijoux de famille, voire est supprimée toute possibilité de reconstruction ad eternam, comme à Gaza d'ailleurs.

L'escalade reste locale et met à nu, parfois comiquement, l'impuissance et la lâcheté des monarchies pétrolières. Leur armement, limité, n'est que produit d'exportation made in USA. Leurs aviateurs sont des princes qui passent plus de temps à la chasse au faucon qu'à s'entraîner, et surtout, bourgeois friqués, n'ont aucune envie de perdre leur vie de luxe pour des patries en toc et en diamants.

Locale reste encore cette escalade et pour une raison majeure sur laquelle la bourgeoisie mondiale veut qu'on garde les yeux fermés, comme j'en parlerai dans mon dernier paragraphe.

Trump voulant traiter les Etats européens comme minables supplétifs a subi leur rebuffade en continuant à faire le malin, sans se rendre compte qu'il est devenu une bombe à retrardement pour le monde capitaliste et fun_bre pour son proche avenir.

Il est inconscent des finalités de la lutte des classes. C'est une grave imbécillité. Pourtant il n'a dû sa réélection qu'à la flatterie des idéologies populistes et surtout la promesse de « zéro-morts ». Le souvenir lancinant qui hante le prolétariat américain n'est pas l'humiliation (pour l'Etat impérialiste) de 1979 mais les 15.000 boys morts pour la guerre en Irak en 2003. Autre preuve que le populisme ne peut pas effacer les crimes de la bourgeoisie ni leurrer indéfiniment le prolétariat.

La rebuffade européenne n'est pourtant pas définitive. L'inaugurateur de porte-avions mythique Macron a dit engager le seul machin flottant français dans une optique défensive, ce qui est un gros mensonge : le défensif et l'offensif c'est la même chose en période de guerre. La bourgeoisie française est directement impliquée avec sa base à Djibouti, sise à côté de l'imposante et seule base chinoise hors de Chine ! Ridiculisant une nouvelle fois Trump, Poutine fait de grosses affaires en ce moment.

Or une véritable escalade, autrement dit mondialisation de la guerre, est impossible à l'heure actuelle et je vais dire pourquoi. 

UNE OPPOSITION UNIVERSELLE A LA GUERRE MAIS COMPLIQUEE

Je n'ai jamais été trotskien mais j reste toujours étonné par Trotsky, comme penseur marxiste épatant avec des ambiguïtés sous-jacente sur le tard. Ce qu'il disait en 1940 sur le fascisme peut être constaté sur l'utilisation du nazislamisme, étant entendu qu'il avait basculé dans le soutien à la démocratie américaine, mais révélant en même temps la fourberie de l'antifascisme d'après guerre (remplacez fascisme par nazislamisme):

«  La guerre a besoin de la « paix civile ». Dans les conditions actuelles, la bourgeoisie ne peut l’obtenir qu’au moyen du fascisme. De sorte que le fascisme est devenu le facteur politique le plus important de la guerre. La lutte contre la guerre suppose la lutte contre le fascisme. Tout programme révolutionnaire de lutte contre la guerre (« défaitisme », « transformation de la guerre impérialiste en guerre civile », etc.) devient une phrase creuse si l’avant-garde prolétarienne se montre incapable de repousser victorieusement le fascisme ».

Malgré le soutien indirect et crapuleux des gauchistes et de la clique à Mélenchon, l'ensemble de la classe ouvrière en France et de millions d'individus qui ne se pensent pas en tant que membres d'une classe sociale, tout le monde souhaite l'écrasement des mollahs terroristes. Et c'est là l 'erreur, pourquoi cette action devrait-elle être prioritaire à l'élimination des Trump, Poutine et surtout du système capitaliste ? Pourtant il ne faut pas tomber dans les amalgames simplistes de type stalinien. Trotsky dénonçait l'équivalence entre démocratie et fascisme par Staline. On ne peut pas non plus faire équivaloir nazislamisme et démocratie capitaliste en guerre. Pour autant sans soutenir cette démocratie sanglante dèjà pour sa propre chair à canon...exercice difficile et pas sans arrière pensée...plutôt anti-islamique. Trotsky est encore le plus génial à s'être avancé sur cette difficile prise de position4. Mais il aurait conseillé de combattre d'abord le nazislamisme...et par après confronter à son tour la démocratie bourgeoise, ce qui ne marcha jamais !5

Partout des luttes sociales dans le monde ont lieu pour diverses raisons et pas toutes en lien avec l'assaut contre l'Iran nazislamiste, comme l'imagine le CCI, qui en exaltant la seule alternative guerre ou révolution s('enferre dans des gén éralités qui laissent de côté les linéaments d'un nrefus généralisé de la guerre d'une guerre qui ne peut pas se généraliser .

Le fond de la rebuffage européenne est pourtant simple : les chefs d'Etat ne sont pas des guignols à la Trump mais des politiques cionscients qu'il est impossible de mobiliser le prolétariat européen pour aller mourir pour qui et pour quoi ?

Ce refus ne venant que du prolétariat ne serait pas tout à fait grave, voire spécifiquement traitable par des augmentations salariales (comme les mollahs en Iran sy sont engagés...sans véritable succès). Maic ce sont des populations entières indépendamment de leurs places de classe dans les pays anciens les plus développés, et sans perte cde mémoire, qui conchient toute soumission à mourir pour le capital ; pas besoin du CCI pour le rappeler mais lui ne voit maheureusement qu'une seule classe héroïque. Les fortes réticences de lapopulation américaine et de plus en plus des fans de Trump, sont rassurantes.

Plus intéressant est le bizarre incendie du Gerald Ford, présumé causé par un court circuit électrique. Il faut savoir d'abord que les équipages de milliers d'hommes, entassés dans des cabines sans lit personnel (24 H sur 24, ton lit est occupé à son tour par un autre oldat...) sont enfermés sur le navire usine depuis 9 mois dans la longue attente d'une guerre hésitante puis la venue de cadences infernales. Qui a bouché lesWC de ce nouveau navire géant et performant ? Où il faut attendre 45 minutes pour aller pisser ? Qui a bloqué les machines à laver le lnge ? Qui a mis le feu à des cabines malodorantes ? Qui a décidé le retour rapide vers une base de réparation paarce que des centaines de mains ne dorment plus et n'ont plus d'endroits où dormir ? Certainement pas l'inconscient Trump.

Le substitut au « zéro-mort » au sol devait rester le bombardement en haute altitude, or la guerre capitaliste a toujours soif de chair fraîche sur le terrain de la confrontation létale , au sol. La guerre capitaliste reste « classiquement » criminelle, pas besoin du discours révolutionnaire pour le savoir.

La décrédibilisation des prétextes d'entrée en guerre impérialiste ne cesse pas. Après Joe Kent, Tulsi Gabbard, une alliée du président américain qui est Directrice du renseignement national, a déclaré que le pouvoir iranien n’avait pas cherché à relancer ses capacités d’enrichissement nucléaire depuis les frappes menées en juin 2025 par les États-Unis et Israël. La fissuration de « l'opinion publique » américaine exige un fin rapide de la guerre bien avant le mois de novembre... Trump peut se sentir gêné que la majeure partie de la population iranienne ne soit pas contre l'intervention américaine car une déstabilisation chaotique ou révolutionnaire de la région viendrait (viendra?) démolir toutes ses visées géopolitiques et pétrolières. Les pieds dans l'eau il est pourtant contraintb de plus en plus d'aller jusqu'au bout, le renversement du pouvoir nazislamiste, malgré ses désrirs réitérés de néégocier avec une de ses fractions souples ou la plus pénétrée par le Mossad.

Enfin, poison dans la soupe, le détroit d’Ormuz est un goulot d’étranglement géopolitique majeur. Vingt pour cent du pétrole mondial échangé transite par ce passage maritime étroit et vulnérable. De longue date, l’Iran a menacé de le fermer en cas de conflit armé, un scénario inclus dans toutes les simulations de guerre menées par des stratèges militaires plus malins que Trump et ses galonnés. L'arrogant Trump en a pris pour son grade en se rendant compte qu'il ne peut plus compter sur l'aide automatique des pays où le prolétariat est le plus dangereux.

LES ABSTRACTIONS POLITIQUES ET MORALES DU CCI

D'une façon générale on ne peut qu'être d'accord sur le fond avec les prospectus du CCI, et même de LO, dans leurs dénon,ciations classiques de la guerre capitaliste.

« Ne nous berçons pas d’illusions ! Ni les États-Unis, ni aucun autre État bourgeois ne peut apporter à l’humanité la paix, la prospérité, ni un quelconque nouvel « ordre mondial ». Bien au contraire. La « paix » dans le capitalisme a toujours été la paix des tombes ! L’Ukraine, Gaza, le Liban, l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, le Soudan, le Congo… toutes ces zones de conflits guerriers montrent ce qui attend toute l’humanité, sur toute la planète, si le capitalisme n’est pas renversé ».Mais cela se complique par après avec un esprit munichois, il n'y a rien à faire :

« Même si le régime des mollahs s’effondre, aucun nouveau régime ne pourra apporter à la population iranienne une quelconque accalmie ni stabilité. Tant que le capitalisme dominera la planète, les guerres et le chaos ne pourront que continuer à s’intensifier. Dans cette nième guerre impérialiste, comme dans toutes les autres auparavant, le prolétariat ne doit pas se laisser prendre en otage pour des intérêts qui ne sont pas les siens. Il n’a rien à y gagner ! Car cette guerre n’est pas la leur ! Se laisser embrigader derrière telle ou telle clique bourgeoise, se ranger derrière un camp contre un autre, c’est défendre les intérêts de nos exploiteurs ».

Et de décrire une classe ouvrière impuissante, noyée dans l'interclassisme, misérable « révolte du désespoir ». En fait les ouvriers iraniens ne peuvent mener un combat contre une guerre de deux gangsters entre eux , pas contre les terroristes au pouvoir, mais au niveau de la lutte démocratique syndicale : « pas d'autre choix que de se battre contre la hausse des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité » ! C'est à dire reconnaître ce pouvoir sadique religieux comme interlocuteur pour négocier les salaires (et celui-ci aa d'ailleursrépondu : ok!).

Alors que cette putain de guerre est d'abord politique et en second lieu économique, nos maximalistes de salon réduisent le prolétariat à engager une simple lutte économique, et en tant que pacifistes munichois n'évoquent jamais la question de la lutte armée (comme l'ensemble des médias) ; j'ai publiquement appelé à l'armement du prolétariat iranien. Et puis cette belle généralité creuse :

« ... « trop, c’est trop ! » (…) Les prolétaires de tous les pays peuvent et doivent exprimer leur solidarité envers la classe exploitée et massacrée en Iran. Comment ? La seule solidarité que les prolétaires de tous les pays doivent témoigner à leurs frères et sœurs de classe en Iran (et dans tous les États du Moyen-Orient), c’est la lutte massive contre « leur » propre bourgeoisie nationale, contre leurs exploiteurs et massacreurs, contre tous les États et leurs gouvernements de droite comme de gauche. C’est la même classe dominante qui sème la terreur et la mort en Iran et qui nous impose ici les vagues de licenciements, la précarité et le chômage croissant ».

A part imaginer que les centaines de grèves corporatives dans le monde contre chaque Etat national, pas tellement autonomes, vont transcroître en luttes contre la guerre, l'argument du méchant capitalisme agissant pareillement partout, n'est pas très convaincant. Etats-Unis, Europe et plein de pays un peyu partout ne sont pas directement touchés par la guerre, et comme je l'ai démontré au paragraphe précédent il existe d'autres luttes contre la guerre qui n'attendent pas les grèves du preux prolétariat.

Après nous avoir expliqué qu'aller à la racine du chaos sanglant, c'est à dire uniquement par la lutte économique (car le prolétariat n'est pas un intellectuel conscient) on indique enfin ce qui apparaît primordial dans mes exemples cités plus haut : « Pour parvenir à développer la perspective révolutionnaire, la classe ouvrière doit d’abord refuser de se laisser embrigader derrière les drapeaux nationaux, refuser de servir de chair à canon, refuser tous les sacrifices imposés par la classe dominante pour la défense de l’État et de l’économie nationale ». Donc acte ! Pourtant sans attendre la leçon de morale du CCI, le prolétariar européen refuse déjà de se laisser embrigader, et c'est clair.

EXEMPLES DES PASSAGES A LA DEMOCRATIE BOURGEOISE

La transition vers de nouveaux régimes dépend des situations historiques dans le rapport des classes. Suivant la puissance ou la maturit » du prolétariat concerné la bourgeisie peut avoir recours à une dictature où à sa forme parlementaire démocratique. Je ne prendrai ici que quelques exemples.

Avec une nuance pour l'Iran, comme des milliers de prolétaires iraniens je ne crois pas à la fatalité du chaos. Ce n'est pas un petit pays arabe bouffiu d'islamisme. Ses minorités peuvent, après presque 50 ans de dictature nazislamique, s'entendre sur une transition même bourgeoise qui sera les plus à même de remettre en selle un prolétariat terrorisé. Où le fils du Shah pourra être un nouveau Juan Carlos.

ESPAGNE : à la mort de Franco en 1975, le roi Juan Carlos (futur corrompu) est mis en place. Dans ce pays avec une importante classe ouvrière, la «transition démocratique » est le seul barrage envisageable, comme au Portugal au même moment pour éteindre la puissance montante de la lutte de classe. Période où le prolétariat reste dangereux Jusqu'à la fin des années 1970 même en Iran où ce sont de grandes grèves qui font déchoir le shah ; là aussi, depuis Nauphle le cchâteau, Khomeni propose une république « démocratique » qui en réalité deviendra très vite une république islamique terroriste dont la tâche première fût de briser les grèves.

CHILI : cela a pris des dizaines d'annnées avant que ne soit remise en cause la constiyution de Pinochet. La nouvelle consitution n'est mise en place que récemment mais suite à un mouvement de protestation sociale et une grève générale en 2019 . Cette modification « démocratique » n'apporte au prolétariat que lacharlatannerie de la gauche bourgeoise new wave : une bizarre « listedu peuple » (hors des partis) comprenant féministes bourgeoiseset bobos écolos, des indigènes et des étudiants.

EFFONDREMENT DU BLOC DE L'EST. C'est la grève massive des ouvriers polonais qui est la cause décisive de l'effondrement et de la nécessité urgente d'instaurer la démocratie libérale. Des élections partiellement libres auront lieu sous le régime de Pinochet et cette dite « révolution démocratique » réintroduira l'économie de marché, allant même, à la surprise générale jusqu'à la chute du mur de Berlin.

Peut-on penser qu'un tel schéma pourrait se produire en Iran avec l'écrasement du nazislamisme des mollahs terroristes ? Tout porte à croire que nom. Les éditorialistes du monde entier nous assurent que seul le chaos suivra.Sauf, à mon avis, si le CCI a raison de souligner une reprise de la lutte de classe au niveau mondial. Et sauf si on tient compte que les protestations sociales, économiques et politiques sont issues d'un mouvement interclassiste dits du bazar. Bazar en effet car on peut y retrouver toutes sortes de revendications, qui mêlent des questions politiques plus importantes que de simples grèves, l'émancipation des femmes et la séparation de l'Eglise nazislamique et de l'Etat6. De ce point de vue il apparaît qu'une révolution démocratique bourgeoise peut être l'issue inévitable du fait d'un prolétariat faible, et surtout dans un contexte international de déchaînements des impérialismes, petits et grands.



NOTES

1« Certains pays coloniaux ou semi-coloniaux tenteront, sans aucun doute, d’utiliser la guerre pour rejeter le joug de l’esclavage. De leur part, la guerre ne sera pas impérialiste, mais émancipatrice. Le devoir du prolétariat international sera d’aider les pays opprimés en guerre contre les oppresseurs. Ce même devoir s’étend aussi à l’URSS ou à tout autre État ouvrier qui peut surgir avant la guerre ou durant la guerre. La défaite de tout gouvernement impérialiste dans la lutte contre un État ouvrier ou un pays colonial est le moindre mal » (la nature sociale de l’Union soviétique en tant que premier Etat ouvrier) . A peu près la même bouillie que la clique à Mélenchon. Ou comme le note justement le tract du CCI : « Les partis de gauche et d’extrême gauche du capital qui dénoncent uniquement les bombardements massifs de l’impérialisme yankee en apportant leur soutien à l’État iranien.

3« Quand le petit paysan ou l’ouvrier parlent de la défense de la patrie, ils se représentent la défense de leur maison, de leur famille et de la famille d’autrui contre l’invasion, contre les bombes, contre les gaz asphyxiants. Le capitaliste et son journaliste entendent par défense de la patrie la conquête de colonies et de marchés, l’extension par le pillage de la part "nationale" dans le revenu mondial. Le pacifisme et le patriotisme bourgeois sont des mensonges complets. Dans le pacifisme et même dans le patriotisme des opprimés, il y a un noyau progressiste qu’il faut savoir saisir pour en tirer les conclusions révolutionnaires nécessaires. Il faut savoir dresser l’une contre l’autre ces deux formes de pacifisme et de patriotisme ».

4« Mussolini et son associé le plus proche sont, autant qu'on puisse le savoir, des athées, c'est-à-dire qu'ils ne croient ni à Dieu, ni à Diable. Le roi d'Angleterre et ses ministres croupissent dans leur superstitions médiévales et croient non seulement au Diable, mais aussi à la Grand-Mère du Diable. Mais cela ne veut pas dire qu'une guerre entre l'Italie et l'Angleterre représenterait le combat de la science contre la religion. Mussolini, l'athée, fera tout son possible pour ranimer les passions religieuses des musulmans. Le dévôt protestant Chamberlain, de son côté, cherchera de l'aide auprès du Pape, et ainsi de suite. Dans le calendrier du progrès humain, la république est placée au-dessus de la monarchie. Cela veut-il dire qu'une guerre faite, par exemple, par la France républicaine à la Hollande monarchiste pour la domination d'un territoire colonial serait la lutte d'une république contre une monarchie ? Et nous ne parlerons même pas du fait que dans le cas d'une guerre nationale engagée par le Bey de Tunis contre la France, le progrès serait du côté de la monarchie barbare et non du côté de la république impérialiste. L'hygiène occupe une place importante dans la culture humaine ; mais en cas de meurtres, il importe peu de savoir si le meurtrier s'est ou non lavé les mains avant son acte. Substituer des abstractions politiques ou morales aux objectifs réels des camps impérialistes opposés, ce n'est pas lutter pour la démocratie, mais aider les brigands à déguiser leurs vols, leurs pillages, leurs violences. C'est actuellement la fonction principale des Seconde et Troisième Internationales ». (cf. Après Munich une solution toue fraîche, sur le caractère de la guerre prochaine)

5 Dans tous les cas où les forces contre-révolutionnaires essayent de s'éloigner de l'État "démocratique" en décomposition pour revenir en arrière vers les particularismes nationaux, la monarchie, la dictature militaire, le fascisme - le prolétariat révolutionnaire, sans assumer le moins du monde la responsabilité de la "défense de la démocratie" (elle est indéfendable) résistera les armes à la main à ces forces contre-révolutionnaires pour ensuite, en cas de victoire, diriger l'offensive contre la "démocratie" impérialiste ».

6Qui est aussi nécessaire pour l'Etat « hébreu », ce que personne ne mentionne, ni l'appui louche et nationaliste des lobbies juifs amaricains, de peur de passer pour antisémite. Le démissionnaire Kent sert aussi à masquer cette question, en raisonnant à partir de l'idéologie complotiste. Il a touefois raison sur la présumée menace nucléaire iranienne, qui ressemble à la petite fiole de feu Colin Powell : « « La République islamique «ne représentait aucune menace imminente pour notre nation» et les États-Unis ont «déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain», a-t-il écrit expliquant, «en conscience», ne pouvoir rester en fonction.



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