"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mercredi 5 janvier 2011

POURQUOI SE GENER APRES L’HUMILIATION INFLIGEE SUR LES RETRAITES ?


Jean-François Copé explique : «On a ouvert une brèche importante avec les retraites, il faut en ouvrir une deuxième avec le temps de travail.» Il assure avoir obtenu un feu vert de Nicolas Sarkozy pour «foncer» quand il l'a vu, dimanche, et être en phase avec le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, avec lequel il «parle beaucoup».
Le but de la manœuvre ne serait pas d'en finir avec les 35 heures dans les mois qui viennent, mais d'alimenter le projet du candidat à la présidentielle de 2012. Dans un premier temps, il «faut que le débat imprègne l'atmosphère», estime Copé. Novelli tient un argumentaire prêt à l'emploi à sa disposition. Petit a, «les 22 milliards d'allégements de charges censées compenser le coût des 35 heures pour les entreprises ne compensent plus rien, parce que les gains de productivité ont permis d'absorber le choc de la réduction du temps de travail. C'est 22 milliards de cadeau ! On comprend que les entreprises ne soient pas enthousiastes à l'idée d'y renoncer.» Petit b, «les salariés ont déjà subi une perte de pouvoir d'achat avec les 35 heures, ils se demandent maintenant à quelle sauce ils vont être mangés». La solution ? Une sortie des 35 heures «en sifflet». «L'État réduirait progressivement les allégements fiscaux - par exemple sur cinq ans - et en contrepartie, les entreprises auraient davantage de flexibilité en matière de fixation de la durée du travail, explique l'ex-ministre des PME. Les heures supplémentaires seraient supprimées, l'employeur s'engageant de son côté à verser une prime à l'employé pour éviter que l'opération se traduise par une perte de revenu pour l'employé, pendant une période donnée qui pourrait être de deux ans». Il n’y aura donc plus qu’à négocier avec les « partenaires sociaux » de nouvelles promenades inutiles. Comment cela se fesse-t-il ? Simple comme pour les retraites : toute la classe ouvrière n’est pas au même régime horaire. Donc le gouvernement peut la rouler dans la farine comme pour « les » retraites diversifiées et privilégiées, mouiller la poudre dès le départ d’une nouvelle « protestation » ficelée par les aristocrates syndicaux ! C’est le moment pour « foncer » a dit le cheval piaffant en réserve de plus hautes fonctions, qu’est-ce à dire au vrai ?
1. Supprimer les 35 heures non seulement ne se traduira pas par une hausse des salaires mais par leur… baisse évidemment !
2. Double gain pour les patrons, contrairement au bla-bla sur l’allègement des charges de Copé-collé, les heures supplémentaires ne seront plus payées et plus de RTT pour les « salariés » (expression syndicale).
3. Le gouvernement dispose déjà d’un allié de charme avec le Manuel Walls qui postule à être transfuge ministériel, c'est-à-dire à une place dans le futur gang gouvernemental sarkozien de 2012.
La campagne pour la suppression des 35 heures pour « sauver le pays de la crise » (et maintenir les profits capitalistes) est lancée. Bonne promenade !

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