"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

dimanche 4 juin 2017

Hé kamikaze-bestiau ! C'EST POUR ALLAH... OU POUR LA PROCHAINE GUERRE MONDIALE OU POUR LA PAIX SOCIALE ?


Traité de LA TERREUR « AMBIANTE »1

« L'enfer est vide, tous les démons sont sur terre." Shakespeare
« Taisez-vous ! Méfiez-vous ! Les oreilles ennemies vous écoutent. ». d'Affiches Alexandre Millerand, ministre « socialiste » de la Guerre (1914)


« Effroi » mais « solidarité », « affection et soutien aux familles », compassion réitérée entre chefs d'Etats, concerts de musique, dépôts de bougies, lamentations : « on continuera de s'amuser », « ils ne nous auront pas », « l'amour est plus fort que la terreur ». La pleurnicherie pacifiste est de mise face au firmanent, d'où n'est pourtant redescendu qu'un astronaute français. Les oriflammes nationaux seront en berne et la Tour Eiffel encore disjonctée. Les caïds d'Etat se substituent immédiatement aux journalistes et, en Angleterre comme en France, bien que baignant dans leurs scandales à répétition, en profitent pour faire pattes blanches et réclamer la communion des cimetières. On est aussitôt assujetti dans la putride ambiance « la patrie en danger », « tous au front », « paix aux âmes de bonne volonté ».
Il faudra s'y habituer avait dit un ancien premier ministre français. Et, en effet, les somnambules qui gouvernent les empotés que nous sommes, semblent vouloir nous y habituer : Nice paraît loin, on a oublié l'attentat qui avait précédé celui de Manchester en passe2 d'être effacé par celui de Londres... Après Manchester voici le London Bridge objet d'un massacre-commando de kamikazes ni glorieux ni héroïques : le véhicule fonce sur la foule et trois tarés en surgissent pour poignarder au hasard les passants. Maryse Emel écrivait en 2016 : « La situation actuelle est telle que nos assistons à des actes de pure violence dirigés contre des individus, sans finalité rationnelle évidente. Et que si nos Etats sont habitués à penser la guerre entre « puissances » au point d’y voir le modèle de toute guerre, les violences présentes échappent manifestement aussi bien aux catégories de la « guerre extérieure » qu’à celle de la « guerre civile »3.

COMBATTRE «L'ennemi intérieur » ?

Oublions toujours Kaboul, après Paris, Stockholm, Berlin, Londres, Manchester, Londres encore une fois, une violence sans nom, sauf celui d'Allah, mais pas de pot pour les lâches tueurs, pendant le ramadan le meurtre est interdit4. L'attentat kamikaze a encore réussi plusieurs meurtres sans qu'une police bourgeoise si armée et si vigilante ne puisse l'empêcher, comme le prétend la doxa officielle franco-anglaise pour justifier son quadrillage des populations depuis des mois et des années. Effet garanti immédiatement sur toute la planète occidentale : « effroi » et climat d'insécurité renouvelé. On remarque à chaque fois que les congratulations ont lieu surtout entre chefs de guerre occidentaux. Les flics anglais seraient tout de même arrivés huit minutes après, donc plus rapides que les flics français au Bataclan.

UNE GUERRE PAR MORCEAUX ...HUMAINS ?

« Il y a un mot que l'on répète beaucoup en ce moment c'est “insécurité” mais le véritable mot est “guerre”. » Répondant aux questions des journalistes dans l'avion pour la Pologne, au lendemain de l'assassinat du père Jacques Hamel en France, le pape avait une nouvelle fois martelé sa conception de la « guerre » dans laquelle le monde est aujourd'hui engagée.

« Nous n'avons pas peur de dire cette vérité : le monde est en guerre ! Pourquoi ? Parce qu'il a perdu la paix. (…) Quand je parle de guerre, je parle sérieusement : il y a une guerre des intérêts, pour l'argent, pour les ressources de la nature, il y a des guerres pour la domination des peuples, voilà la guerre ! Certains pourraient penser que je suis en train de parler de guerre de religions, mais non : toutes les religions veulent la paix»5. Au lendemain des attentats du 13 novembre, le pape, répondant répondait à un journaliste de la télévision des évêques italiens TG2000 qui l'interroge à propos de la justification religieuse des attentats, emploie déjà cette expression : « C'est un morceau [de troisième guerre mondiale]. Il n'y a pas de justification pour ces choses, ni religieuse, ni humaine. Cela n'est pas humain. C'est pourquoi je suis proche de tous ceux qui souffrent, de toute la France, que j'aime tant. »


Gérard Chaliand explique dans son Histoire du terrorisme (Fayard), que l’humanité a vécu l’essentiel de son histoire dans un monde de terreur, c’est-à-dire la crainte inspirée. Toutes les sociétés despotiques ont été inspirées par la peur, comme le furent les régimes totalitaires. C’est pourtant le règne de la soumission à l’ordre établi et de la force qui serait, pour l’essentiel, des dictatures modernes à la démocratie généraliste, le seul espace de sécurité et de liberté ...d'opprimer consensuellement. L’usage de la terreur s’impose comme méthode de gouvernement dès le début des sociétés organisées comme facteur de dissuasion et de châtiment, mais l'ex-mao n'est capable que de généralités inoffensives et conservatrices. L'ennemi intérieur a varié au cours des siècles, mais sa fonction n'a pas changé.

CYCLES D'UTILISATION DE LA TERREUR « AMBIANTE » PAR LES ETATS BOURGEOIS
(Terrere en latin signifie « faire trembler »)

La terreur de l'Etat bourgeois s'exprime de multiples façons que nous ne listerons pas toutes ici. La nécessité du règne sans partage du pouvoir d'Etat est nécessaire d'abord évidemment à la paix sociale entre les classes, une terreur officielle, disons soft et dosée, qui est exercée par la magistrature et la subordination policière aux ordres « d'en haut ». Orwell disait : « le premier ennemi que confronte l'ouvrier est le policier », ce n'est plus vrai, c'est le flic syndicaliste avec son déguisement corporatif et son emprise localiste. Le syndicaliste patenté utilise l'argument terroriste lui aussi : « si vous agissez hors du syndicat, nous ne vous couvrons plus, vous aurez en face de vous le juge et le policier »6. Les élections cycliques terminées sont le principal instrument légitimant la terreur d'Etat « élu par le peuple », ses mercenaires en uniforme peuvent tirer avec une loi « légitime » pour eux. La terreur de la faim par le chantage au licenciement est à la base de toute transaction dans l'hypocrite « droit au travail » et ses « contrats de travail » subséquents.

Il y a les grands cycles qui se succèdent. Le temps des guerres mondiales condense la terreur à son plus haut niveau, et lorsque leur succède après 1918 la menace de révolution on fabrique le fascisme, et après 1948 on dispose du passé de la terreur nazie, agitée comme épouvantail, et de la terreur stalinienne, concrète et pérenne.

Avec la fin de la guerre froide, la terreur nazie restant la référence incontournable, même si elle n'existe plus, et le stalinisme complètement dégonflé avec son allié trotskien en état critique, l'ère du terrorisme obscur, jamais réellement identifié, est venu renouveler la terreur diffuse dont la société bourgeoise a besoin pour se perpétuer, pas seulement pour aller vers une nouvelle guerre mondiale. Contrairement aux simplismes et naïvetés du blog « Guerre ou Révolution ? », la bourgeoisie ne cherche pas volontairement à aller à nouveau à la guerre mondiale, comme l'ont montré l'affaire des missiles de Cuba en 1962, la victoire de Eltsine en 1991, et la guerre limitée après l'attentat contre les twins en 2001. La bourgeoisie est une classe de somnambules qui peut se laisser entraîner à la catastrophe mondiale si elle « perd les pédales » du fait de la marche chaotique de son système de compétition sans frein, ni militaires, ni écologiques7.

En temps de paix, en pays riches, la guerre reste une violence lointaine et la corrélation des attentats avec cette guerre lointaine reste une cogitation perverse de la part des pacifistes soutiens au militarisme financier. Les islamo-gauchistes, en justifiant plus ou moins les tueries de civils innocents comme une vengeance d'éternels colonisés du tiers-monde, jouent le même jeu que les anarchistes pacifistes en 1914 : ils servent de contrefort au militarisme, celui-ci est plus efficace que celui-là, l'un est plutôt un « agent de l'étranger » quand l'autre « défend la patrie »8. Quant aux motivations des tueurs, tous plus ou moins kamikazes, chacun à son interprétation mais il suffit de les zigouiller pour mettre fin aux débats ; nos gens en uniforme le font très bien longtemps après s'être fait prier9.
Plus singulier, et personne ne semble le remarquer, lors de chaque attentat la principale terreur est exercée par l'armada policière qui débarque mitraillettes au poing et sirènes hurlantes pour "sécuriser", mais pas vraiment. Alors que les tueurs fous et drogués ont été "neutralisés", c'est au tour de la population environnante d'être terrorisée, enfermée dans tel restaurant, telle Eglise, mains sur la tête, fouille au corps, aboiement de chiens policiers... Histoire de faire croire que d'autres terroristes sont parmi nous. Et de montrer quel est le vrai terrorisme.

BICHON IL FAUT QUE TU VOTES CONTRE LE TERRORISME !

En temps de paix européenne et occidentale, quoique la Libye et la Syrie ne soient qu'à une heure d'avion de l'Italie, le théâtre lointain de la guerre au « Sud » ne recevrait que des éclairs de terreur terroriste contre les Etats démocratiques. Or, le masque tombe, avec le moment présent des deux campagnes de mystification électorales des deux côtés de la Manche et le bichonnage de l'électeur, si chaque Etat feint la surprise et l'indignation, l'attentat criminel et honteux sert de justification à toute la pourriture politique démocratique. Si les vœux vont aux victimes (qui s'en fichent) et aux familles (qui n'ont que leurs yeux pour pleurer), c'est l'Etat bourgeois qui caracole comme principale victime : « C'est l'Europe, berceau de la civilisation (sic) qui est attaquée », « une attaque contre la démocratie », « nous sommes en guerre et il faut gagner cette guerre10. Abstentionnistes vous êtes donc complices des tueurs ! Rejoignez les rangs aux queues des bureaux de vote, la patrie vous sera reconnaissante !
Sus à la nouvelle « cinquième colonne » : « l'ennemi islamiste s'infiltre partout sur les réseaux sociaux ». La guerre est là sous le clavier de ton ordi et l'Etat pense à toi pour te protéger, collabore et rejoint nos meilleurs délateurs !

Les marxistes bègues et les nombreux perroquets du Trotsky déchu devraient être rangés au musée des vieilleries politiques face à un idéologie bourgeoise capable de se renouveler et d'abuser sans vergogne, et avec encore plus de force que ses dénonciateurs sont naïfs et dépassés. Excepté le CCI, même décadent et les diverses versions du bordiguisme et du damenisme, il n'y a aucun groupe politique qui soit capable d'approcher et de saisir le machiavélisme de la bourgeoisie. L'utilisation du terrorisme est probablement depuis plus de cent ans une de ses plus grandes capacités pour continuer à abuser et à gouverner. Il y a beaucoup de références, certes plus ou moins claires ou confuses sur les menées de l'ombre depuis des décennies11. Mais depuis sa confrontation aux attaques du « terrorisme » (téléguidé par Moscou ou Pékin) des fausses libérations nationales, et en particulier des échanges fructueux entre services secrets français et américains, puis à l'époque du « terrorisme d'Etat voyou » (Pétromonarchies, Kadhafi et Cie), la bourgeoisie a curieusement su anticiper le « terrorisme islamiste », au point qu'on peut se demander légitimement si elle n'en a pas organisé elle-même comme Poutine en Russie, voire inventer et fournir les scénarios (lire: http://www.nonfiction.fr/article-8688-le__cinema__de_daech.htm), ou plus vraisemblablement « laissé faire » :

« Il y a quelques années, à Washington, au cours d’une conférence sur le contre-terrorisme organisée par le renseignement du Pentagone, The Defense Intelligence Agency (DIA), s’étaient rassemblés des travailleurs de l’ombre reconvertis après la guerre froide dans un secteur nouveau appartenant à la catégorie plus large des « nouvelles menaces » (prolifération nucléaire, armes de destruction massive, crime organisé. Une véritable congrégation qui écoutait sagement les propos à la tribune. Le dernier intervenant arrive en fin de journée, fatigué mais avançant à grandes enjambées vers l’estrade, valise à la main, cheveux longs coiffés d’un chapeau noir, barbe fournie, lunettes foncées, pantalon déchiré, veste de cuir, rien de commun avec les clergymen du renseignement. Il ouvre, d’un geste sec, sa valise et balance deux grenades sur la foule, pointe un fusil M 16 sur l’audience tétanisée.
Pas d’explosion ni de coup de feu. L’homme s’installe tranquillement au micro et commence son discours. Et une part de l’assistance reconnaît cette voix familière : il s’agissait du directeur de la DIA, un général donc, qui s’était déguisé en « terroriste », et avait voulu montrer à ses ouailles combien il était facile de s’introduire dans un bâtiment (dans les universités américaines, il n’y a pas de contrôle à cette époque) et éliminer la fine fleur du contre-terrorisme américain. En récupérant son uniforme, le général eut ces mots prophétiques : « un jour des terroristes s’attaqueront à un bâtiment comme celui-ci à Washington ou à New York. Ils provoqueront la mort de centaines de victimes et un choc psychologique sans précédent. La question n’est pas de savoir si un tel acte aura lieu sur le territoire américain, mais quand et où. C’est à vous, Messieurs, de vous préparer. C’est entre vos mains que repose la sécurité de notre territoire ».
C’était en 1998. Trois ans plus tard, 19 hommes terroristes décidés provoquent la mort de 3000 personnes dans l’attentat terroriste le plus « spectaculaire » de ce début de XXIe siècle à New York, frappant même la DIA à Washington.
Dire que la bourgeoisie laisserait faire les attentats terroristes tombe aussitôt sous le coup de l'auto-censure de tout sergent de base gauchiste ; cette bonnasse morale anti-politique des gauchistes pacifistes et anti-racistes de tout poil - « hé, tu sacrifies à la théorie du complot ! » - dénégation et solide paravent qui fait partie intégrante de la structure mentale de tout aficionado de la novlangue officielle, des divers « je suis Charlie », « je suis Bataclan » et autres versions de « je suis con ». Peu importe, et il est évident que prédominent deux interprétations journalistiques curieuses qui justifient en cascade le système de pérennisation de la terreur « ambiante » :
  • daech étant défait, sur son terrain local, organiserait le retour et l'action de ses tueurs avec des moyens réduits : camion de location contre la foule et finition au couteau ;
  • les nouveaux tueurs seraient une génération spontanément musulmaniaque surgie du sol occidental pervers et mécréant.
L'utilisation de moyens réduits, voire d'ustensiles de cuisine, prouverait l'affaiblissement de daech mais surtout l'efficacité de la protection policière occidentale, dont on apprend épisodiquement qu'elle a déjoué un certain nombre d'attentats, sans preuve aucune certes. Cet argument sert surtout de justificatif à l'impuissance du blindage policier à protéger la population ; le meilleur renforcement policier n'empêchera jamais de se produire l'acte puant de drogués au captagon.
La société capitaliste actuelle éjecte suffisamment d'individus en les paupérisant et en les humiliant qu'il serait benêt de croire qu'elle veuille faire disparaître les relents de jalousie et de vengeance. Une société qui exalte partout la mort, mort de toute relation humaine, mort de tout dialogue, mort de tout respect pour les exclus, ne peut pas s'attendre à enfanter des enfants de... cœur, quelles que soient les invocations religieuses d'hommes rendus à l'état de bestiaux sauvages. Il y a en effet un rejet de « cette » civilisation moderne, une volonté de détruire tout ce qu'elle recèle d'hypocrites conventions, mais un rejet plus nihiliste que musulman ; et c'est là la force des deux menteurs du système : celui qui crie contre le terrorisme « islamiste » qui veut annihiler « notre civilisation » et celui qui plaide en faveur d'une « civilisation islamique » 12; l'alternative était jusqu'à une date très récente dans le parcours des siècles, le communisme, faut-il en changer le nom pour qu'il redevienne le seul crédible pour l'avenir et sortir les désespérés de l'ornière où le système machiavélique les piège ? L'histoire de l'humanité regorge de période de recrutement de tueurs sans foi ni lois, ce qui n'est pas propre au seul capitalisme, mais une preuve de plus qu'il joue les prolongations.
Seul ou télécommandé le tueur dit islamiste se vit comme un soldat, ce qui est une promotion comme je l'ai déjà souligné face à la catégorie d'ouvriers ; il se vit comme héros, plus ou moins chanceux, d'une guerre contre l'ennemi dominant mais sans jamais l'atteindre au cœur, il s'en prend aux sans-défense pas aux rois ni aux palais. C'est pourquoi le concept de kamikaze convient à peu près pour le caractériser, sauf que le kamikaze japonais s'en prenait aux militaires et pas aux civils. C'est le progrès dans sa continuité ! Mais à peu près, car nous ne sommes pas en guerre mondiale, en dépit des approximations du pape et de certains plumitifs, c'est la population civile en Occident comme en Orient qui est visée mais en même temps les divers symboles et institutions de la société capitaliste occidentale, certes décadente mais pas pour les raisons délirantes des embrigadés de dieu.
Seul (avec mister dieu) ou télécommandé (par réseau d'internet dans sa solitude de branleur) le semi-kamikaze – kamikaze-bestiau - rend complètement service au système bourgeois, ce monstre inhumain qui pose alors à la victime sur le corps encore chaud des humains massacrés pour une guerre sans cause apparente, pleine de bruit et de fureur. La menace de l'attentat, aux causes toujours opaques, sert l'ordre dominant et à paralyser les populations, surtout le prolétariat, pas encore à aller à la guerre mondiale. Mais un bon conditionnement pour le long terme.


PETIT RAPPEL DE LA MODE KAMIKAZE DE JADIS

KAMIKAZE : À l'été 1944, le quartier général impérial, afin de freiner la poussée ennemie, décide de constituer une unité spéciale d'attaque (Tokkōtai) chargée par son sacrifice d'invoquer les Kami pour réitérer le miracle de 1274 (voir la section Étymologie).
Cette unité était composée en majorité d'étudiants volontaires fraîchement appelés sous les drapeaux (ils avaient été épargnés jusque là, devant constituer l'élite du futur empire). Ces cadets décollaient sans parachute et ne revenaient à leur base qu'en l'absence de navires ennemis. L'appel dans cette unité était à la fois un honneur important et une sentence de mort. Vers la fin de la guerre, l'entraînement était réduit à sept jours (deux jours pour apprendre le décollage, deux pour le pilotage et trois pour les tactiques d'attaque)13.
Au cérémonial de départ d'une attaque, les militaires vouaient allégeance à Hirohito, l'Empereur du Japon, récitaient un tanka comme poème d'adieu en référence au devoir de sacrifice puis buvaient l'ultime saké en se tournant dans la direction de leur région de naissance. Ils nouaient autour de leur front, par-dessus le casque de vol, un bandeau Hachimaki aux couleurs du drapeau du Japon (Hinomaru) (drapeau au disque solaire), blanc orné d'un disque rouge. La variante Kyokujitsuki, drapeau de la marine impériale japonaise avec seize rayons entourant le disque rouge, existait aussi.
Cet acte de sacrifice s'accompagnait souvent d'un cri de guerre (comme au temps des samouraïs) pour se donner du courage - le fameux « Tennō heika banzai » (天皇陛下万歳!?, signifiant littéralement « Longue vie à Sa Majesté impériale ! ») ou plus communément banzai, terme emprunté à la culture chinoise, tant utilisé ensuite au cinéma.
Si certains kamikazes étaient volontaires pour se sacrifier pour leur empereur, d'autres étaient contraints à cet acte par l'état-major militaire et la pression sociale15
ACTION SUICIDE A COURT TERME...
Quel que soit le pays auquel appartient le pilote qui se jette sur sa victime, les attaques-suicides sont le plus souvent menées dans une atmosphère de catastrophe et d'action de la dernière chance devant un ennemi toujours plus nombreux et en apparence invincible.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon ne fut pas le seul pays à prendre ce genre d'initiatives. En octobre 1944, sous le régime nazi, Goering fit appel en dernier recours à des unités aériennes qui devaient s'écraser sur des objectifs alliés lors de l'invasion du Reich. Toutefois, cette action ne fut mise en pratique que de manière très minoritaire par rapport aux frappes massives de l'armée japonaise. De plus, certains pilotes désobéirent à ces ordres, la notion d'honneur n'étant pas comparable avec la vision japonaise17. Néanmoins, plus d'une centaine de jeunes pilotes de la Luftwaffe se sont portés volontaires ; seuls six d'entre eux ont survécu.
Quelques initiatives similaires eurent lieu pendant la Première Guerre mondiale et surtout la Seconde Guerre mondiale :
  • des pilotes russes et allemands sectionnaient les ailes des avions ennemis avec leurs propres ailes ou entraient volontairement en collision avec l'appareil adverse ; pour ces actions sur le front de l'Est, on parle d'attaque taran ;
  • certains pilotes de la Royal Air Force projetèrent leur avion contre les V1 allemands pour les empêcher de s'écraser sur la Grande-Bretagne, ou les tirèrent à bout portant et furent détruits par l'explosion de la bombe. C'est ainsi que Jean Maridor, des Forces aériennes françaises libres, perdit la vie18.
NOTES

1Ambiant : Se dit du contexte intellectuel, moral, etc. : Être influencé par la neutralité ambiante. (Larousse)
2Au mois de mars, sur le pont Westminster au pied du Parlement britannique. Et celui de Berlin en septembre 2016 où le tueur avait réussi à s'enfuir en Italie (preuve que les assassins islamistes ne sont pas si suicidaires qu'on le dit) mais finalement rattrapé et abattu par la police (ce que personne ne reproche à la police, ni la mouvance islamiste « radicale » ni leurs soutiens pacifistes islamo-gauchistes). Heureusement qu'on a internet, dans la mémoire commune tout tend à se mélanger, or il serait peut-être intéressant de se penche sur la fréquence et la période des crimes de masse ou de musulmanie létale individuelle :
13 juin 2016 : un couple de policiers égorgés à Magnanville
14 juillet 2016 : crime de masse à Nice
26 juillet : égorgement du prêtre de Saint-Etienne du Rouvray.
20 avril: meutre du policier homosexuel sur les Champs Elysées.
3http://www.nonfiction.fr/article-8475-le_jt_de_socrate__rousseau_et_la__guerre_mondiale__contre_le_terrorisme.htm
4« Une fois passés les mois sacrés, tuez les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. S’ils se repentent, font la prière, acquittent l’aumône, laissez-leur le champ libre, car Dieu pardonne, il a pitié. »
5Ce qui est un pieux mensonge !
6Vrai de vrai, combien de fois n'ai-je pas ouï cette menace lors de nos grèves « sauvages ».
7Comme vient de le démontrer le revirement de Trump contre l'hypocrite conférence sur le climat, et Trump ne s'est pas fait que des ennemis, il y a des soutiens des cartels pétroliers dans tous les pays ; et ce n'est pas le petit rigolo Hulot ni ses comparses bobos du magma écolo qui y changeront quoique ce soit, de même que les gentils pacifistes anarchistes n'ont jamais empêché ni arrêté les guerres capitalistes fomentées par les grandes puissances.
8Le même type d'ambiguïté se perpétue sur la causalité de base du crime sous couvert d'Allah : la perfide Albion est culpabilisée pour sa tolérance à l'islamisme (c'est un fait mais pas une cause) et la France pour son « racisme » face aux boat-people syriens. Soit tolérant mais pour ne pas être intolérant comme moi, mais de quel point de vue ? La mère May fait mine contrite mais elle est directement responsable du laxisme à l'égard du londonistan et de la fossilisation des ghettos planques à prêcheurs de haine.  Le scénario "hollywoodien"des fachos daechiens est lui à tolérance variable dans le meurtre - la mise en scène des égorgements en plein désert fait partie du vintage s' horror - les connards de Paris avaient déclaré ne pas tuer les femmes, mais dans la version lower price  leurs confrères à Londres les ont égorgées... Tout est faux et fourbe dans leurs communiqués (d'où? et validés par quelle autorité? Le roi Fahd puis Abdallah? la CIA? le Qatar siège de l'agence Aamaq de daechiotte?) comme dans le coran, condensé d'idioties antiques qu'ils n'ont d'ailleurs jamais lu, compil défendue comme sacrée et intouchable par une masse de bigots encore pacifistes. Un docte "spé" de France infaux nous expliquait dimanche que daechiotte tardait à revendiquer tel ou tel attentat pour ne pas se ridiculiser en couvrant un fait divers. C'est fait! On apprenait ce même jour que le scénariste de daechiotte avait revendiqué le massacre aux Philippines (37 personnes tuées dans un incendie criminel), l'assassin n'était qu'un pauvre type endetté qui avait voulu simplement "se venger".
le Qatar Saint Germain...
9On a appris ces jours-ci que les services secrets des forces armées secrètes occidentales se rendent service mutuellement pour « neutraliser » (= zigouiller) hors-la-loi démocratique les petits tueurs qui veulent « revenir au pays » ; personne ne s'en plaint, les familles religieuses apprennent qu'ils sont « morts au combat ». Mais ici, après-coup la police parade, dérisoirement et fouille méthodiquement et cyniquement la foule, preuve du fond de l'antiterrorisme : terrorise le prolétariat ! Plusieurs londoniens se sont battus avec les bestiaux assassins pour limiter leurs crimes, bravo ! Il viendra le temps où toute la population exigera d ' être armée... Je suis sûr que beaucoup se baladent désormais avec des armes blanches ou des matraques et que le petit terroriste lambda risque plus de tomber sous les coups d'un anonyme que de l'arrivée une heure plus tard de la soldatesque, au train où vont les assassinats ...spontanés. C'est d'ailleurs ce que craint l'Etat bourgeois puisqu'il ne cesse de radoter qu'il « renforce le dispositif anti-terroriste » qui ne sert à rien à chaque fois !
10Dimanche sur la radio d'Etat, le petit chauve de l'UMP chargé des questions policières, et futur ministre de ce milieu.
11histoire-de-la-corruption-sous-la-5e-republique sous la direction de Yvonnic Lenoël et Jean Garrigues.
12Un version de civilisation vachement pacifique selon son propre programme politico-religieux ou religieux-politico : Sourate IV-38. « Les hommes sont supérieurs aux femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises ; elles conservent soigneusement pendant l'absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l'inobéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand. »
Sourate IV verset 56 ou 59 « Ceux qui ne croient pas à nos versets (ou à nos signes), nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu'ils goûtent le tourment.»

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