"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

samedi 29 octobre 2011

POTINS POLITICIENS


POTINS POLITICIENS

Après les succès d’audience du loft des six candidats de la gauche yaourt, la bourgeoisie espérait éveiller un quelconque intérêt avec les fariboles du plouc Sarkozy boosté prof d’économie politique pour journalistes vedettes des maisons gériatriques. Le petit PN Sarkozy n’a pas dérogé à son rôle de bonimenteur du petit commerce de l’artisanat pour concurrencer les lofteurs du PS flagorneurs des PME, ces machines à profit de petits patrons qui seraient (si l’on en croit le prof tournesol Sarko Ier) la banque alimentaire de ces salauds de fonctionnaires préservés de la crise par leurs emplois « sécurisés ». Autant DSK fût un défi d’une sexualité débridée machiste à la compétence débandée des spécialistes de l’économie frauduleuse capitaliste, autant Sarko-Nicoud a démontré qu’il n’est qu’un âne d’avocat arriviste, totalement nul dans sa prétention à maquiller l’économie capitaliste en décadence. Les nains européens en recapitalisant les banques auraient « sauvé le monde ». Comme tout pervers narcissique, ce cuistre a fondé toutes ses arguties de bistrot sur « c’est la faute aux autres », comme le courageux journaliste Calvi a réussi à lui balancer. Les phrases rabaissantes, humiliantes pour ses interlocuteurs obligés – « avez-vous que », « vous savez pourquoi », « j’essaie de vous faire comprendre », « vous allez comprendre », « savez-vous que », ne vont pas relever le cuistre dans les sondages. En économie Sarkozy n’est pas nul, il est simplement ridicule. Tenter de faire croire que la France désindustrialisée par la compétition mondiale des pays « émergés » (qui ne mérite pas pour longtemps la note AAA des agences de notation) s’est sauvée grâce à la réforme des retraites, suppose une bonne dose de culot napolénien (le petit) ; autant dire qu’un coureur de marathon parti avant dernier est sûr de remporter la victoire. L’attaque contre les retraites ouvrières n’est que l’applaudissement des bourgeois en haut de forme au tiercé à Vincennes. Attribuer les délocalisations à la réforme des 35heures des Jospin-Aubry est une accusation hors de propos, d’autant que l’Allemagne avait déjà lancé la mode pour le renier ensuite. C’est en outre rendre service au PS au pouvoir cohabitable qui eût la chance de régner en un moment plus faste, et qui n’aurait pu se prévaloir d’un succès aussi relatif en 2008 ou en 2011. Suivant le moment de la crise permanente du capitalisme, avec des hauts et des bas, chaque fraction bourgeoise peut se prévaloir de réussites si la période lui a été favorable, tout comme les successeurs de telle fraction s’indigner de la gabegie des précédents. Le chiffrage appris par cœur dans les coulisses avec les « préparateurs » sert à rendre crédible le mensonge. Alors que la plupart qui ont cru que travailler plus permettrait de gagner plus – partie du discours présidentiel qui reste partiellement vrai puisque les chômeurs ne peuvent que travailler moins – le pitre présidentiel argua, à la manière de n’importe quel boutiquier phraseur que « 9 millions de salariés ont gagné 950 euros de plus ». Personne ne pourra vérifier cette incongruité, et gagner 950 euros de plus depuis quatre années n’est ni le Pérou ni suffisant pour payer le loyer et les impôts. Sarkozy dit tout et son contraire. Il s’est fait élire en promettant de réduire le nombre des fonctionnaires, tout en ne cessant jamais de les critiquer, ce qui ne l’empêche point d’assurer qu’il n’a « jamais critiqué la fonction publique ». Il se contente de la réduire, de la dénoncer comme parasite des PME, mais de chouchouter les flics, les gendarmes et les syndicalistes.

Un coup il salue les « producteurs de richesses » (les PME avec leurs patrons au salaire moyen de 8000 euros par moi, grâce à des employés au Smic), quand en même temps il regrette le salaire « paupérisé » des enseignants (car ceux-ci aiment bien les mots riches). Pas question de « rigueur » et la dette de la France « c’est terminé ». Plus c’est gros, moins çà passe. Il s’exprime très mal, saute des adverbes, oublie des consonnes, laisse en marge l’infinitif et dit n’importe quoi sans que les journalistes apeurés puissent ni le contredire ni le corriger. Sommet de la bêtise télévisuelle l’affirmation : « La France n’a pas connu des émeutes sociales comme aux Etats Unis cet été… ». Il a oublié que c’était en… Angleterre.

Il fait tellement petit et minable qu’il nous rappelle ce pauvre Fabius face à Chirac : « je suis président de la république, vous en êtes-vous rendu compte ? ». Comme les journalistes qui se tenirent coi, non, on ne s’en était pas rendu compte. N’est pas De Gaulle ou Mitterrand qui veut. Aucun commentateur n’a relevé l’image subliminale qui apparaissait fugitivement suivant les humeurs des cameramen. Lorsque la caméra filmait Sarkozy et ses gestes nerveux sur son pupitre de cadre intermédiaire sans papier, on apercevait un étrange rideau sur le côté droit. Tout donnait à penser qu’il s’agissait de la reine Carla avec son bébé, astreinte à la pose de mannequinat présidentiel pour les spectateurs sur chaises roulantes des maisons de retraite, avides d’images royales transcendantes. Pourquoi le bébé ne pleurait-il pas au bruit d’aussi évidents mensonges et aux voix étranges des deux préposés journalistes ? Non ce ne devait être qu’un rideau masquant une porte dérobée du pacha de l’Elysée.

Bien qu’en zappant entre la première chaîne info, BFM, et les invités successifs de la France 2, les débats sur les « leçons d’économie » du président en pitre, firent assez rapidement baisser les audiences. Le clown triste Mélenchon ne relevait pas le niveau. Présenté comme représentant de l’extrême gauche, il nous faisait regretter Laguiller et Besancenot, tellement il est bête, tellement il est creux avec ces âneries sous-marchaisiennes : « il faut le salaire maximum », « il faut harmoniser par le haut les situations sociales », et j’en passe de même pas drôles. France 2 nous fit subir Morin le traître qui est au politicien bourgeois ce que le ver de terre est à la grenouille. Les deux « chaînes » révélaient des journalistes aussi incompétents que fades, les Mazerolle et Drucker rivalisaient de nunucheries, voire de servilité comme Ruth Elkrief : « il était là pour mobiliser les français » ! Le bourrage de séquences remontrant ponctuellement le blaireau leur permettait d’éviter tout crime de lèse-majesté par des ténors inintelligents tel JM Ayrault que évitaient de répondre aux questions en se contentant de déplorer la campagne électorale « prématurée et déguisée » de la cible de leur clan. Le dit débat virait généralement à la foire d’empoigne où le spectateur ne sait plus qui dit quoi. Et s’en fout. ET va se coucher.

A GAUCHE LES NEGOS VONT BON TRAIN

Ainsi que nous l’informe le magazine pour bobos riches et de gauche, le Nouvel Obs, si Hollande n’a pas plus de programme pour sauver le capitalisme que le blaireau de l’Elysée, chaque cacique éléphantineau, comme vieil éléphant, négocie en coulisses une bonne place en vie de la future victoire électorale sur le dos des couillons d’électeurs. Le survivor Chevènement veut bien se rallier au loft du PS, mais à condition qu’on lui refile la présidence de la commission de la Défense au Sénat. Ségolène, la brave royalement déchue de ses espérances royalistes, a marchandé son soutien à son ex contre au perchoir de l’hémicycle parlementeur. Mélanchon veut bien faire des efforts unionistes de gauche, après avoir ficelé le parti stalinien (un comble pour cet ancien trotskien) mais à condition qu’on lui taille un poste de parachuté à l’assemblée ; Aubry lui a proposé la circonscription de la Somme où le taré Gremetz a été écarté. Le candidat du Front de bœuf hésite, because tensions récurrentes entre vieux poteaux staliniens de cette province.

Et vous ? Vous allez voter pour qui ?

3 commentaires:

  1. "Et vous ? Vous allez voter pour qui ?"

    Jacques Chirac.

    Non, je plaisante.

    Amicalement,

    Hyarion.

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  2. Vous devriez pratiquer davantage le paragraphe, ça rendrait vos litanies plus digestes... Je comprends vos tentatives de me donner des leçons de pamphlet... Là on est dans l'invective ras de terre... Quel est votre projet, quelles sont vos propositions ? Soyez plus clair.
    Et puis pour couronner la logorrhée, une approximation magistrale : "Il fait tellement petit et minable qu’il nous rappelle ce pauvre Fabius face à Chirac : « je suis président de la république, vous en êtes-vous rendu compte ? »" Là aussi, révisez vos fiches : Fabius était Premier Ministre, et non Président de la République ! Et sa déclaration à Chirac, qui le traita alors de "roquet", était : "vous parlez au Premier Ministre de la France tout de même !" avec un geste dédaigneux à l'adresse de Chirac.

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  3. voilà bien un prof bobo de la gauche caviar qui refait l'histoire en fan des politiciens bourgeois ridicules: c'est Fabius qui a eu l'air con dans l'épisode évoqué... avec ce minable argument d'autorité typique des enseignants ringards: voyez ma médaille, voyez mon rang, et sucez mon gland!

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