"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

dimanche 6 février 2011

TUNISIE: UNE REVOLUTION POUR LES ASSASSINS?

Le jasmin est une fleur empoisonnée en Tunisie en ce moment. La bourgeoisie occidentale et ses bobos gauchistes n'ont pas cessé de nous bêler, en nous coupant la parole, qu'il fallait se féliciter de la "révolution pacifique" tunisienne. Envers du décor: après tous les chants de sirènes des divers démocrates gauchistes nationaux et gauchistes arabes, avec drapeau au cul, la police continue à tuer dans les commissariats. Voilà ce qui attend les prolétaires qui se laissent bercer par les chants démocratiques bourgeois "nationaux", toujours plus de misère et de mitraille comme disait vous savez qui. Meilleure preuve hélas qu'il ne s'agit aucunement d'une révolution mais d'un jeu de chaises musicales dans l'appareil de domination de la bourgeoisie qui s'assoit avec le soutien de l'occident bourgeois sur un soulèvement de la misère. Preuve aussi que rien ne peut être changé sans une dissolution préliminaire des forces de police criminelles avec armement automatique du prolétariat, seule force honnête et auto-contrôlée pour empêcher le chaos, c'est à dire la continuité pour les massacreurs aux ordres de la bourgeoisie.
Et de la Tunisie à l'Egypte et ailleurs, c'est à dire même en Occident où les "frangins" de l'Etat - les syndicats - ces équivalents aux frères islamo-nationalistes, sont ultra silencieux par les temps qui courent. Mais cela pourrait-il étonner mes chers lecteurs internationalistes ici?

(Extrait du Figaro ce dimanche)

Quatre personnes ont été tuées samedi dans des affrontements entre des manifestants et des policiers dans la ville de Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, a-t-on appris de source syndicale et d'un habitant de Kef joints par téléphone.

Un précédent bilan, communiqué à l'AFP en début de soirée par une source syndicale et une source au ministère de l'Intérieur, faisait état de deux morts de trois blessés graves.

Deux des blessés graves, touchés par balles, ont succombé à leurs blessures, ont précisé à l'AFP selon ces sources.

D'après l'agence gouvernementale TAP, les manifestants voulaient le limogeage du chef de la police de la ville du Kef pour "abus de pouvoir dans l'exercice de ses fonctions".

Selon des sources syndicales jointes par l'AFP à Kef, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Kef pour réclamer le départ du commissaire Khaled Ghazouani.

La manifestation a dégénéré en affrontements lorsque ce dernier a giflé une manifestante, provoquant la colère de la foule qui a tenté de s'introduire dans le poste de police avant d'y mettre le feu.

La police a répliqué en tirant et deux manifestants, âgés de 19 ans et 49 ans, ont été tués sur le champ, selon ces sources. Trois autres manifestants avaient été grièvement blessés avant que deux d'entre-eux ne meurent.

Samedi soir, le calme était revenu à Kef et le chef de la police locale, Khaled Ghazouni, a été "placé en état d'arrestation", selon une source syndicale.
La veille, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté devant un poste de police de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne dans le centre du pays, après la mort de deux personnes qui y étaient détenues.

Le ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi, a confirmé leur mort, affirmant qu'il s'agissait d'un crime qui pourrait être l'oeuvre de partisans de l'ancien régime du président Ben Ali, qui a fui le pays le 14 janvier.

2 commentaires:

  1. La creativité des masses en revolution toujours surprenante et ...

    Les documents publiés par WikiLeaks révèlent que des représentants étasuniens au Caire ont été régulièrement en contact avec l’activiste tout au long de 2008 et 2009, le considérant comme l’une de leurs sources d’information les plus fiables sur les violations des droits de la personne » (C’est l’auteur qui souligne).........

    Le mouvement de protestation en Égypte : Les « dictateurs » ne dictent pas, ils obéissent aux ordres

    http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23084

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  2. Pour un prise de position plus longue de Controverses, voir :
    http://www.leftcommunism.org/spip.php?article226

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