"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

vendredi 22 juillet 2016

PSYCHOPATHES D'HIER ET D'AUJOURDHUI


(interprétations et délires : tueur psychopathe ou soldat de daech?)

« Notre société est dirigée par des fous ayant des objectifs démentiels. Je pense que nous sommes gouvernés par des maniaques ayant des fins maniaques et je pense avoir des chances d’être mis à l’écart comme fou pour avoir dit ça. C’est ce qui est fou à propos de ça ». John Lennon
« Si le peuple savait ce que nous avons fait, il nous poursuivrait dans la rue et nous lyncherait ». (George H.W.Bush, décembre 1999).

On n'est pas en guerre. Ceci est une invention du pouvoir pour justifier ses incursions militaires au service de la bourgeoisie américaine et de ses banques. Il y a complot et complot. Le complot du terrorisme sans cesse avancé par nos gouvernants a du plomb dans l'aile. Par contre le complot impérialiste est bien réel : trois curieux militaires français tués, trois membres de la DGSE en vérité, morts en « service commandé » sur un territoire où la France n'est pas sensée être en guerre... Par ailleurs, même si l'on fait la part de désinformation de l'agence d'Etat syrien, la guerre « peu conventionnelle » de messieurs Hollande et Valls ressemble bien à une guerre « de masse » classique : « La Syrie demande à l'ONU de prendre des mesures après qu'un raid aérien français a causé la mort de plus de 120 civils le 19 juillet à la frontière turco-syrienne, selon Damas, qui déplore en outre que la coalition soutienne des groupes terroristes ».
Réponse du berger à la bergère dans cette guerre de l'ombre les victimes sont des femmes et des enfants syriens pas des familles de daech ! C'est pourquoi l'argumentaire invoqué pour les radicalisations, selon experts et gauchistes patentés, comme motivations à enrôlement par vengeance ne tient pas la route. Et en quoi de petites racailles psychopathes seraient-ils légitimés pour tuer des civils français et musulmans innocents, qui n'ont donc rien à voir ni avec les exactions de l'armée des industriels capitalistes ni une quelconque responsabilité pour le tapis de bombes jetées au « front syrien » ?
Finalement, la présumée guerre contre l'obscur terrorisme, axe généraliste du mal, permet tout en même temps : de faire passer au second plan les guerres là-bas au service des fractions impérialistes US, allemande et pétromonarchies, de justifier la prolongation et la répétition incessante des meurtres de masse de civils, meutres auxquels « il faut s'y faire » (déontologie du petit despote Valls qu'il nomme « langage de vérité » pour « guerre non conventionnelle ») ; la prolongation éternelle de la situation dite d'exception a permis de dévitaliser toutes les manifestations sociales avec la complicité moutonnière des syndicats jusqu'au vide vacancier, les policiers harnachés ayant tous les droits ; en nouveau plein deuil national, sans vergogne, la principale attaque sociale depuis la vraie guerre mondiale a été achevée dans le cadre des institutions minoritaires et arbitraires de l'élite nationale des politiciens professionnels, on se rappelle le Valls répondant aux manifestants lui disant qu'ils ne voulaient pas de la loi contre le travail : « Vous la voulez pas ? Eh bah vous l’aurez ! ». Toute dictature est cynique1.

Nos inénarrables experts n'ont pas marché une nouvelle fois dans la combine ministérielle, estimant peu probable que les tarés de daech aient organisé directement les récentes attaques en France ou en Allemagne restant éventuellement source d'inspiration pour les débiles et récupérant de façon opportuniste le bain de sang sur le sol européen.

Des interprétations de l'Etat à géométrie variable :
L'idée d'un complot prémédité a toujours la faveur du gouvernement et des gauchistes2... qui se sont empaillés sur les réseaux sociaux entre ceux qui imaginent un « projet politique » chez les psychopathes - « abrutis endoctrinés » - donc gratifient les tueurs de daech comme « soldats », et ceux qui comprennent que la société produit des dépressifs dangereux qu'ils se nomment Andréas ou Mohamed. Les premiers argumentant que daech ne s'était pas réclamé du crash de l'avion de la germanwing, mauvaise pioche3.
Fous furieux ou soldats fous de dieu ?On est presque soulagés... » décrète, sur France Info, un de ses « grands spécialistes » médiatiques, suite à la revendication par Daech de l'horrible attentat de Nice  !
Ainsi, ce n'est plus « un simple déséquilibré  » surgi de nulle part, mais un « soldat de Daech  », qui a fait ce coup sordide et monstrueux. Nos journaleux se retrouvent ainsi rassérénés, en terrain connu, pour faire la propagande guerrière pour laquelle ils sont rémunérés... En effet, comment expliquer à tout un chacun que le monde est devenu une sorte de roulette permanente où à tout instant votre voisin de palier, le quidam que vous croisez au volant, peut, sans le moindre signe précurseur, se révéler être une bombe vivante, une arme fatale improvisée, avec un minimum de moyens, constamment disponibles autour de lui...
Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un « abruti endoctriné » ? radicalisé en quelques jours seulement? La thèse a fait long feu pourtant. Une semaine après l'attentat du 14 juillet qui a fait 84 morts et des dizaines de blessés, le procureur François Molins a annoncé que son auteur prévoyait son acte depuis des mois, mais ni dans une parano religieuse, ni avec l'aide indirecte des pourvoyeurs turcs ou allemands d'armes létales, mais à la ramasse dans un milieu de petites racailles où un couple d'albanais minables revend une ferraille dans un négoce où chti Mohamed et une autre racaille sont en train de s'imaginer en pleine gloire. Cette version « soudaine » détruit la fausse piste lancée par le gouvernement comme d'habitude d'une brusque radicalisation, imbécillité qui avait pourtant fait s'indigner jusqu'au spécialiste Filiu. Une fausse piste habituelle qu'avait déjà emprunté le procureur le jour de l'assaut donné contre les auteurs de l'attentat du 13 novembre, à Saint-Denis. Comme quoi le complot terroriste sert toujours à justifier l'impuissance de l'Etat bourgeois à protéger la population, mais au moins ne fait plus de ses flics des héros, « orfèvres » de la sécurité plus préoccupés de tabasser les manifestants ouvriers, de commettre des bavures qui restent impunies.
Récapitulons. Pour les commis d'Etat bourgeois anti-ouvrier, Valls et Hollande il faut jeter la confusion dès le lendemain du meurtre de masse : l'auteur de l'attentat de Nice "est un terroriste sans doute lié à l'islamisme radical", quand le sous-fifre de l'Intérieur assurait que rien ne permettait pour l'instant de l'affirmer. Les jours passant, le despote Valls a cherché à désamorcer toute critique en niant toute faille des forces de sécurité. Mais ne fallait-il pas bloquer les accès à la promenade des anglais qui allait accueillir 30 0000 personnes autrement qu’avec un véhicule de police municipale et des plots en plastique sur la promenade et absolument rien pour bloquer les trottoirs adjacents ? Quand Mohamed Lahouaiej Bouhlel est arrivé au volant de son camion fou, il lui a suffi de passer sur
le trottoir pour contourner l'obstacle...
Apparemment ni des chicanes constituées de blocs en béton, ni des herses au sol pour bloquer tout véhicule forçant le passage n’ont été envisagées par la police nationale et le Préfet ou par la police municipale et la mairie de Nice. Les services de vidéo surveillance, chers au président du conseil régional et ancien maire de Nice, Christian Estrosi, n'ont même pas été capables de repérer un camion normalement interdit de circuler ce jour là... présumé livreur de glace sans glacière. C'est la raison pour laquelle plusieurs familles de victimes portent plainte à la fois contre l'Etat et la mairie de Nice.
Plus les jours passent plus les manquements des plus hautes autorités qui nous promettent toujours plus de meurtres de masse et toujours plus de policiers qui ne servent à rien, plus il faut cacher l'incompétence et leur jem'enfoutisme. A croire qu'ils aiment tant jouer les croque-morts et les éloges funèbres en chaire4. Alors comme jadis au pays de Brejnev ou chez Erdogan le terroriste, il suffirait d'effacer les traces de la gabegie gouvernementale et des politiciens de droite locaux :
« Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l'information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d'enquête intéressants. La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d'effacer les images de ces 140 caméras afin d'éviter l'utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d'un effacement «complet» s'explique par l'impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel ».
Au culot de la destruction policière s'ajoute le langage d'adjudant de Valls : « Je n'accepterai jamais les propos honteux qui insinuent que tout cela aurait pu être évité, car dire cela, c'est discréditer nos forces de sécurité qui se battent chaque jour et qui obtiennent des résultats ». Des résultats probants pour le troisième épisode de la série « Vies humaines fauchées »: pratiquement 100 morts et plus de 300 blessés ! Pas la peine de se flatter de pointer l'ignominie du meurtre de centaines de noirs par la police démocratique américaine !

Plusieurs «failles» présumées

La question des moyens déployés pour le 14 Juillet à Nice a été relancée après la parution mercredi soir d'une enquête de Libération. «Contrairement à ce qu'a affirmé le ministère de l'Intérieur, l'entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n'était pas protégé par la police nationale», assure le journal. Seule une voiture et deux policiers municipaux barraient la zone au moment où est arrivé le camion conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Mercredi, le Canard Enchaîné pointait déjà d'autres «failles» dans le dispositif de sécurité. L'hebdomadaire satirique souligne par exemple que l'idée de disposer des chicanes en béton sur la promenade n'avait pas été retenue. Un système de «filtration du public (avec palpation et ouverture de sacs)» a aussi abandonné au profit de «contrôles aléatoires».
Attaqués pour leur incompétence, les despotes Hollande,Valls, Cazeneuve hurlent au complot contre...eux. L'autocrate Valls dégaine une vieille affaire, il nous sort un success histoire de bien nous montrer qu'ils sont sur le coup. On hésiterait presque à le feliciter. Il « confirme » lundi soir que la France a échappé à un attentat qui aurait pu être «particulièrement meurtrier», à l'occasion du Championnat d'Europe des nations. Il s'agissait en réalité de l'arrestation du djihadiste présumé Reda Kriket. Complètement décalé et hors de propos. Je reprends complètement à mon compte le commentaire de cet habitant de Saint-Denis :

« Le tueur de Nice n'était pas un terroriste islamiste mais un suicidaire psychopathe. DAESH n'a pas planifié ce crime de masse et ce n'était pas un attentat terroriste.
Lorsque je dis cela, c'est-à-dire, lorsque j'écris que DAESH a revendiqué par opportunisme et le type agi dans une phase destructrice et autodestructrice de son désespoir, sans doute puisant la "conversion" de son suicide en carnage de masse dans la psychose ambiante, on me demande ce que ça change. Deux choses.
1/ Le terrorisme est un acte idéologique : on cherche à changer un état de société, aliéner un mythe ou attirer l'attention médiatique sur un conflit idéologique en choquant l'opinion par un acte violent. Un système de pensée et une alternative au monde tel qu'il est attaqué régissent et conduisent l'agression. C'est ce qu'on appelle une "revendication". Ce n'est pas le cas ici.
2/ Il est impossible de récupérer politiquement un suicide élaboré en massacre de masse. Car, non, la "radicalisation en deux semaines", cela n'existe pas. On ne se convertit pas à la volonté de tuer en deux semaines. En cela, l'État français par ses différentes voix, est coupable d'instrumentaliser un drame suffisamment douloureux pour qu'il ne soit nul besoin d'en rajouter.
DAESH a profité de l'aubaine, la détresse pathologique du meurtrier a été influencée par une psychose. C'est tout. »

SOMMES-NOUS A NOTRE TOUR GOUVERNES PAR DES PSYCHOPATHES ?

Toujours réfractaire au Hollande bashing je ne suis du genre à croire qu'une démission de ces cuistres changerait le mode de domination de la classe bourgeoise. Ils ne sont que les délégués « provisoires » des grands intérêts des banques, de l'industrie d'armement, des obligations US et de leurs soumissions au fric des roitelets du pétrole. En tant qu'individus ils ne sont pas des Himmler ou des Hitler, mais ils servent un système qui lui est clairement psychopathe, destructeur avec des ravages collatéraux dans l'esprit de nombre d'individus.
La faconde, l'arrogance et le mépris, qu'ils affichent comme gouvernants, reflètent pourtant autisme, cynisme et terreur du pouvoir. Sans qu'on puisse vraiment les comparer aux nazis ou aux chefs obscurs de daech, ils cautionnent un système destructeur du même ordre. Valls en répétant sans cesse qu'il faut s'attendre au pire se sert de daech comme vecteur de terreur importée. A France télécom comme dans les hiérarchies administratives ou policières les sommets regorgent de psychopathes. On prétend mettre en examen en ce moment ceux qui ont produit tant de suicidés à France télécom, y a du pain sur la planche partout. Mais cela concerne les psychopathes pervers intelligents et protégés. A côté, il faut bien reconnaître, sur le terrain de la guerre que les psychopathes sortent du bois. Ces supplétifs des gouvernants en costard-cravates et des banksters ont besoin d'un certain type d'individus, mieux encadré que Mohamed de Nice. Suivons l'analyse passionnante et révélatrice de cet auteur américain :
"Les institutions militaires sont faites sur mesure pour les tueurs psychopathes. Les 5% environ d’hommes qui ne ressentent aucun remords à tuer leurs semblables font les meilleurs soldats. Et les 95% qui sont extrêmement réticents à tuer font de mauvais soldats – à moins de leur laver le cerveau avec des méthodes modernes hautement sophistiquées qui les transforment (temporairement, on l’espère) en psychopathes fonctionnels.
Dans « On Killing », le Lt. Col. Dave Grossman a ré-écrit l’histoire militaire, pour souligner ce que cachent les autres histoires : le fait que la science militaire est moins concernée par la stratégie et la technologie, que surmonter la réticence humaine instinctive à tuer des membres de sa propre espèce. La vraie « Révolution dans les Affaires Militaires » ne fut pas l’impulsion de Donald Rumsfeld vers la haute technologie en 2001, mais la découverte dans les années 1940 du Brigadier général S.L.A. Marshall que seulement 15 à 20% des soldats de la Seconde guerre mondiale sur la ligne de feu utiliseraient leurs armes : « Ceux (80 à 85%) qui n’ont pas tiré ne se sont pas enfuis ou cachés (dans beaucoup de cas ils étaient prêts à se mettre en grand danger pour leurs camarades, prendre des munitions, ou transmettre des messages), mais ils ne tiraient pas sur l’ennemi, même quand ils étaient confrontés à des vagues répétées d’attaques furieuses » (Grossman, p. 4)
La découverte et la recherche subséquente de Marshall prouva que dans les guerres précédentes, une minorité minuscule de soldats – les 5% qui sont des psychopathes innés, et peut-être quelques imitateurs temporairement fous – a causé presque tous les meurtres. Les gens normaux passaient à travers les mouvements et, si possible, refusaient de prendre la vie d’un soldat ennemi, même si cela signifiait perdre la leur. L’implication : les guerres sont des massacres de masse de non-psychopathes ritualisés par des psychopathes.
L’ouvrage de Marshall apporta une révolution copernicienne à la science militaire. Dans le passé, tout le monde croyait que le soldat voulant tuer pour son pays était la norme (héroïque), tandis que celui qui refusait de se battre était une (lâche) aberration. La vérité était que le soldat normatif provenait des 5% psychopathologiques. La saine majorité préférerait mourir que combattre.
Dans « Ponérologie Politique », Andrzej Lobaczewski explique que les psychopathes cliniques jouissent d’avantages même dans des compétitions non-violentes pour grimper les échelons dans les hiérarchies sociales. Parce qu’ils peuvent mentir sans remords (et sans le stress physiologique révélateur qui est mesuré par les tests au détecteur de mensonge) les psychopathes peuvent toujours dire tout ce qui est nécessaire pour obtenir ce qu’ils veulent. Au tribunal, par exemple, les psychopathes peuvent dire des énormes mensonges de manière plausible, tandis que leurs adversaires sont handicapés par une prédisposition émotionnelle à rester à portée de la vérité. Trop souvent, le juge ou les jurés imaginent que la vérité doit se trouver quelque part au milieu, et ensuite prennent les décisions qui bénéficient au psychopathe. Comme avec le juge et les jurés, la même chose est valable pour les responsables des décisions concernant qui promouvoir et qui ne pas promouvoir dans les hiérarchies des entreprises, de l’armée et du gouvernement. Le résultat est que toutes les hiérarchies deviennent inévitablement surchargées à leur sommet par des psychopathes.
Les soi-disant théoriciens du complot, dont certains méritent la connotation de ce terme suremployé, imaginent que des sociétés secrètes de juifs, Jésuites, banquiers, communistes, Bilderbergers, extrémistes musulmans, papistes et ainsi de suite, contrôlent secrètement l’Histoire, en faisant des actes sournois et/ou menaçant de prendre le monde en mains. En tant que « théoricien du complot » majeur selon Wikipedia, je me sens éminemment qualifié pour offrir une théorie du complot alternative qui, comme la théorie du complot alternative du 11 septembre, est à la fois plus simple et plus précise que la sagesse courante : La seule conspiration qui importe est la conspiration des psychopathes contre le reste d’entre nous ».
Laissons cette dernière considération stupide à l'auteur, ce qui importe c'est de comprendre que c'est le capitalisme qui est devenu psychopathe5.


POST SCRIPTUM : quelques autres trouvailles pour réfléchir
Considérez comment les gangs et les sociétés secrètes (les guildes de psychopathes déguisées) recrutent de nouveaux membres. Les méthodes de radicalisation (qui prennent du temps...et de l'argent) ne sont pas nouvelles, ni musulmanes ni produites par daech. Certains gangs criminels et congrès satanistes exigent que les candidats à l’admission commettent un meurtre pour « gagner leurs galons. » Skull and Bones, la société secrète basée à Yale qui approvisionne la CIA avec des trafiquants de drogue, des violeurs du mental, des violeurs d’enfants et des tueurs professionnels, requiert que les néophytes s’allongent nus dans un cercueil et se masturbent devant les membres plus anciens en récitant toute l’histoire sexuelle du candidat. En forçant le néophyte à s’engager dans un comportement ritualisé qui serait horriblement honteux dans une société normale, la guilde de psychopathes détruit la personnalité normale du candidat, en supposant qu’il en ait eu une au départ, et transforme l’individu en une ombre cooptée, corrompue, dégradée de son moi précédent – un psychopathe fabriqué ou un apprenti psychopathe.

Dans les faits – rappelez-vous les Béria et Himmler - il apparaît que Che Guevara avait lui aussi une personnalité psychopathique, eu égard (entre autres choses) aux nombreuses exécutions qu’il a lui-même perpétrées, contre ceux qu’il qualifiait « d’ennemis » ou de « traîtres » à la Révolution, et pour lesquelles il n’a jamais exprimé de remords. L’ouvrage de Jacobo Machover « la Face cachée du Che » est très instructif de ce point de vue.
Les psychopathes ne font d’alliances que tant que cela sert leurs buts personnels et qu’un psychopathe peut en éliminer un autre.
« Pris par l’exaltation et la folie de la guerre, nous sommes capables du pire », dit Jean-Claude Guillebaud. Avec Simone Weil il invite à « regarder en face les monstres qui sont en nous ». Une thèse développée dans son dernier ouvrage, Le Tourment de la guerre, aux éditions L’Iconoclaste.


«  Ce qui s’est passé le 13 novembre nous montre que nous avons désappris à regarder la guerre en face. Nos dirigeants actuels ont toujours connu la paix sur le sol européen et ont fini par se persuader qu’il n’y aurait plus de guerre. Et lors des attentats de Paris, une dizaine de crétins avec des kalachnikovs a suffi à faire vaciller l’État et créer un mouvement de panique. Ces 130 morts, c’est bien sûr épouvantable, mais rappelons-nous que les bombardements de Londres par la Luftwaffe durant la Seconde guerre mondiale faisaient chaque nuit deux fois plus de victimes et que, pendant cette période, les Anglais n’ont jamais paniqué. Ils ont su garder leur sang-froid. Durant mes reportages sur les lieux de conflit, j’ai d’ailleurs constaté qu’il y avait une différence entre nos sociétés qui étaient devenues fragiles, et les populations locales qui étaient habituées à la violence et capables de la regarder en face, de l’endurer, et même d’y résister.
Résister à la violence nécessite donc que l’homme réapprenne la guerre et ait conscience de ses failles ? Pour la philosophe Simone Weil, il faut « regarder en face les monstres qui sont en nous ». Lorsque j’ai couvert la guerre du Liban, j’ai pris une grande leçon. C’est là que j’ai vu le plus de sauvagerie. J’ai compris que n’importe qui, même le plus gentil et le plus doux des hommes, pouvait devenir un tortionnaire. Pris par l’exaltation et la folie de la guerre, nous sommes capables du pire. Il est essentiel d’en avoir conscience. Cela pour ne pas s’engager dans des voies comme celle de George W. Bush lorsqu’il évoquait, en 2002, une « croisade » contre « l’axe du Mal ». Cela consiste à penser que ce Mal nous est toujours extérieur et que, si l’on tue ceux qui l’incarnent, alors on en sera débarrassé. C’est une folie?!
Face aux actions de Daesh, l’Occident doit-il porter la réplique ? Mon expérience de reporter, les discussions avec mes amis, tout aurait dû me pousser à devenir pacifiste. Mais je ne peux pas me résoudre à baisser les bras devant des types qui décapitent des captifs en les filmant. Vais-je rester l’arme au pied en me disant non-violent?? Ce n’est pas possible. Cela fait d’ailleurs aussi partie de mon tourment. En même temps, on voit bien que la réponse à apporter est particulièrement complexe, et qu’il existe une gêne américaine car tout cela est la conséquence directe de la folie de George W. Bush en 2003 [ndlr : l’intervention militaire en Irak]. Tous les chefs de Daech se sont connus dans les prisons américaines en Irak?!
Comment jugez-vous la grande difficulté de l’Union européenne à gérer la question des migrants ? C’est effrayant?! L’Europe a montré qu’elle était divisée et incapable de courage. En étant organisé, il est tout à fait possible d’accueillir un million de migrants, alors que nous sommes environ 500 millions d’Européens?! Au fond, tout cela procède là aussi d’une incapacité à penser la guerre et ses conséquences. Rappelons-nous qu’il y a eu nombre de migrations massives durant la Seconde Guerre mondiale?! Et, comme nous sommes en paix, l’Europe se « hérisse », les pays rétablissent leurs frontières, installent des barbelés… L’Europe a perdu son âme dans cette histoire, mais également son rayonnement sur le monde. Elle ne pourra désormais plus se permettre de donner des leçons de philosophie ou de démocratie.
D’autres armées se sont appuyées sur le banditisme, de façon opportuniste, sans penser aux conséquences ( ou peut être que si, dans leur cynisme....) Je pense à l’armée américaine qui s’appuya sur la mafia sicilienne pour préparer le débarquement en sicile. Mafia moribonde, mise à mal par Mussolini qui ne supportait pas trop la concurrence.
Non seulement ça, mais les marines débarquèrent un parrain, sorti de sing-sing, Lucky Luciano, pour organiser les soutiens, qui devait ensuite rester au pays de ses ancêtres, et faire fructifier son petit commerce mafieux, les us leur laissant même des marchés après la libération.

Les allemands n’ont fait finalement en france, à une autre échelle, que de développer la politique qu’ils avaient en Allemagne, pour remplir les bataillons SA puis SS : Ouvrir les prisons aux psychopathes les plus notoires !

D'UN AUTRE COMMENTATEUR :

Révélateur de ce que fut ce projet militaire : Un casse du millénaire, tout autant du fric que des valeurs morales. Jamais la confiscation des avoirs de pays concernés n’a jamais été si planifié que par ces gangsters, qui ont défini leur idéologie en partie avec les intérêts sonnants et trébuchants qu’ils pouvaient en tirer. La nuit de cristal fut pour les juifs, le commencement de l’exil, sans contrepartie, avec encore l’assurance de garder leur vie, mais plus pour très longtemps. Ils laissèrent ainsi des biens considérables derrière eux, que bien peu purent récupérer par la suite.

La 36e division ss dite Brigade Dirlewinger était composée de droits communs pour la plupart issu de la wehrmacht ou de la ss . C’était une pratique courante dans les armées européennes : les batd’af français, la légion étrangère ou les tercios de la bandera espagnole. Les droits communs provenant de la wehrmacht partaient pour les camps sous le vocable Spezialabteilung.
En octobre 1944, un millier de « volontaires » communistes et un millier de « criminels », prélevés dans les camps de concentration, furent mis à la disposition de Dirlewanger . Les autres recrues de Dirlewanger étaient en majorité des criminels (voleurs, souteneurs, sadiques, coupables d'attentats aux moeurs, quelques assassins). Il y avait aussi des hommes de la Wehrmacht et de la SS, coupables de désobéissance ou de lâcheté, condamnés par des conseils de guerre et purgeant des peines de prison. On y ajouta même des Russes, des Ukrainiens.Quant aux cadres de ce ramassis de gibier de potence, les sous-officiers étaient en majorité d'anciens braconniers et d'anciens gardiens de camp de concentration ; les officiers, pour la plupart, avaient été dégradés, à la suite d'un passage devant un conseil de guerre, et ne portaient pas l'insigne correspondant au commandement qu'ils exerçaient.
La discipline était terrible. Dirlewanger détenait, de Himmler lui-même, pouvoir de vie et de mort sur ses hommes, ce qu'aucun chef SS n'avait. Les punitions disciplinaires pleuvaient : coups de gourdins, cellule sans lit et sans fenêtre, où l'homme puni devait se tenir debout jour et nuit ou tout simplement : Umlegen (abattre d'une balle dans la nuque)...

Par contre, la Brigade Nord Africaine a été créée par le truand H. Lafont et le nationaliste marocain Al Maadi. et se composait de 200 crapules marocaines et algériennes.
Le comble, elle était financée par le milliardaire juif roumain Joseph Joinovici....http://lemussidanaisdanslasecondeguerremondiale.over-blog.com/article-

GUERRE ESPAGNE : mon livre démontre que sous couvert d'anarchisme ou de communisme russe, l'Etat républicain a laissé libre cours à une noria de psychopathes...

"Les cas des tueurs de Nice et Orlando appartiennent-ils à une nouvelle forme de terrorisme ?

Ce sont des profils psychologiques perturbés, qui montent une action pour se faire tuer, comme un suicide déguisé, et pour tuer un maximum de gens dans le même temps, afin d’avoir une espèce de gloire post-mortem. Je crois que leurs cas doivent être comparés à celui du pilote allemand qui a tué tous les passagers en faisant chuter son avion. C’est un phénomène qui est tout à fait différent d’une quelconque radicalisation, dont on ne retrouve pas le schéma classique. Il faut voir cela sous un angle psychopathologique, car la dimension idéologique y est totalement absente. Ce n’est même pas sûr que l’on puisse parler de terrorisme : le terrorisme, c’est l’idée de terroriser l’autre pour aboutir à un projet de société différent, par le biais d’actions rationalisées effectuées au sein d’une organisation. Ici, à Nice, Orlando et dans le train bavarois, on voit des formes de violences qui aboutissent à des massacres, mais pas du terrorisme, sinon n’importe qui pourrait devenir terroriste en commettant un meurtre et en se revendiquant de Daesh."
« Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement », déclarait Bernard Cazeneuve le 16 juillet, au sujet de Mohamed Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice. Un non-sens pour Farhad Khosrokhavar, sociologue et directeur d’études à l’EHESS, auteur de Radicalisation en 2014 et Le Jihadisme (co-écrit avec David Benichou et Philippe Migaux) en 2015. Selon lui, les tueries d’ Orlando et de Nice, où les auteurs n’ont jamais été formés sur le territoire de l’Etat islamique, ne doivent pas être confondues avec les actes terroristes et idéologiques comme ceux du 13 novembre 2015.

Se revendiquer de Daesh ne serait qu’un prétexte pour passer à l’acte ?

Les attentats du 13 novembre étaient un réel exemple de radicalisation djihadiste. Abaaoud et les autres avaient un projet, et étaient donc animés par une idéologie. Dans les cas qui nous intéressent, le lexique du djihadisme et de la radicalisation est à mon avis inapproprié. Ce sont des gens psychologiquement perturbés et très influençables. Prenons le profil d’ Omar Mateen, l’Américain-Afghan qui a tué une cinquantaine d’homosexuels. Il était lui-même homosexuel, et c’était une manière pour lui de laver la honte qu’il ressentait à cela. Mohamed Bouhlel faisait une profonde dépression. Son psychiatre a dit qu’il était quasiment dans une phase psychotique, qu’il était fasciné par la violence. Qu’est-ce qu’on a déniché en retraçant son parcours ? Il a eu une vie sexuelle exaltée et tourmentée, il consommait de l’alcool et de la drogue, ne faisait pas le ramadan. Tout ça, on aura beau le chercher dans l’Islam, on ne le trouvera pas. On dit qu’il a été radicalisé rapidement, en dix jours. Mais un adulte ne se radicalise pas comme ça, il doit étudier l’idéologie avant, cela prend quelques mois au minimum. A la limite, on pourrait y croire si c’était un adolescent, avec la possibilité qu’il y a à cet âge-là d’une adhésion affective précipitée. Dans le cas d’un adulte, s’il s’est vraiment radicalisé en dix jours, cela signifie qu’il était mentalement déséquilibré.

Ils sont donc mus par la quête d’un quart d’heure de gloire morbide plus que par cette « révolte nihiliste » dont parle le politologue Olivier Roy au sujet des djihadistes ?

Le nihilisme était un courant et surtout une manière d’exprimer sa révolte. Ici, ce n’est même pas une révolte : c’est une manière de se mettre à mort, un suicide déguisé en geste « héroïque ». C’est une dépression profonde qui se traduit en acte destructeur autant pour soi-même que pour les autres, dans une ultime démarche de glorification narcissique. J’ai l’impression qu’ils se servent de Daesh pour cette gloire, mais ils ont surtout des problèmes mentaux. Leur côté influençable et leur environnement social créent cela. Ils sont immergés là-dedans. Ils savent très bien que s’ils se revendiquent d’une organisation terroriste, le lendemain toute la presse parlera d’eux. Quand il n’y avait personne à qui s’identifier, ces gens-là se suicidaient seuls sans causer de torts autour d’eux. Le cadre qui les pousse désormais à se revendiquer de Daesh, c’est la société française actuelle, électrique, exaltée. Ce sont des gens instables, qui se nourrissent de ce qu’ils voient à la télé et entendent à la radio. Tout ce qui fait masse les attire.

CE QUE FONT LES PROTEGES DE L'US ARMY

Un groupe rebelle soutenu par les Etats-Unis a annoncé aujourd'hui mener une enquête après la diffusion d'une vidéo montrant la décapitation d'un jeune garçon par un homme identifié comme appartenant à son mouvement. Les images d'un combattant découpant au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d'atrocité de celles qu'a diffusées l'Etat islamique au cours des trois dernières années. D'autres images montrent le garçon avant sa mort, à l'arrière d'un pick-up et des hommes l'accusant d'appartenir à un groupe de Palestiniens combattant au côté des forces de Bachar al Assad.
"Voici un prisonnier de la Brigade Quds. Ils n'ont plus d'hommes, alors ils nous envoient des enfants", dit l'un des hommes."Ce sont tes chiens, Bachar, les enfants de la brigade Quds", lance un autre homme. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ces hommes appartiennent au Mouvement Nouraldine al Zinki, un groupe rebelle qui a reçu des équipement américains, notamment des missiles TOW. Un porte-parole du département d'Etat a dit que Washington enquêtait sur "ces informations répugnantes" et que ses livraisons d'équipements seraient suspendues si les faits étaient avérés.

“Plus largement, la France n’est pas crédible dans ses relations avec l’Arabie saoudite . Nous savons très bien que ce pays du Golfe a versé le poison dans le verre par la diffusion du wahhabisme. Les attentats de Paris en sont l’un des résultats. Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table.” [Marc Trevidic, juge antiterroriste français, 15/11/2015]



Notes:
 
1Comme n'importe quel roitelet du pétrole ou sinistre Erdogan, le despote « républicain » est fort avec les faibles, il fait licencier par ses obligés municipaux un employé qui s'était moqué de son despotisme. L'employé municipal, qui occupait un poste d'animateur, avait partagé sur son compte Facebook une image injurieuse à l'encontre de Manuel Valls, grimé en Hitler. Il a été révoqué mardi de son poste d'animateur pour avoir partagé sur son compte Facebook une image injurieuse envers le Premier ministre. Le quadragénaire, en poste depuis de nombreuses années, a été démis de ses fonctions à l'issue d'un conseil de discipline engagé par la mairie, composé d'élus et de représentants du personnel à part égales et présidé par un magistrat du tribunal administratif de Versailles (Yvelines).

2Un célèbre auteur de roman policier pour clientèle anarchiste et NPA a même pris la défense de Valls face aux huées à Nice, prévenant sur FB qu'il s'agissait seulement de sifflets de l'extrême droite...
3En réalité, non seulement parce que le pilote kamikaze n'était pas arabe (ce qui aurait affaibli le nationalisme terroriste) mais parce que daech n'est pas en guerre avec l'Allemagne... et qu'il est fort possible que la bourgeoisie teutonne soit avec une fraction US plutôt aussi derrière daech (via son allié turc). Dans la même veine, la presse bcbg antiraciste a tenu à souligner combien les allemands avaient réagi sans émotion à l'attaque à la hache d'un réfugié, blessant gravement trois ou quatre passagers d'un train, presque avec... sérénité. Bah oui, la presse aux ordres d'Outre-Rhin a eu consigne de ne pas dramatiser... le taré à la hache a eu beau se réclamer de daech, lequel ne lui avait certainement rien demandé (pas plus qu'à Mohamed de Nice), ni de frapper en Allemagne, pays si compréhensif avec l'envoi massif de réfugiés (et de terroristes planqués) via le taxi turc ! Un attentat bévue en quelque sorte, mais confirmant l'expansion souvent incontrôlables des psychopathes modernes.
4On remarquera la légèreté de la mère Touraine qui assure à chaque fois que les caisses d'assurance vont dédommager les victimes, avec la largesse d'une donzelle qui ne sera plus ministre dans quelques mois. On laisse piller les caisses de l'Etat en pensant que les électeurs auront oublié. Or il y a tant de victimes, et tant de collatérales victimes, que les caisses d'assurance ont été vidées et que tous les charlots associatifs locaux ont lancé des quêtes à hue et à dia... tant et si bien que les prochaines victimes pourront être assurées non secourables !
5Il nous faut quand même garder les critères marxistes d'analyse politique pour le fonctionnement du capital, mais en gardant un partie pour l'aspect « fou » du capital décadent, sans délirer comme le triste sire Francis Cousin qui invoque une mixture de Debord, Rosa Luxemburg et « la crise de la domination réelle du capital » sur son site « France-nation », auquel vous pouvez vous reporter si vous voulez rire un bon coup : http://www.transparenceverite.com/2016/07/francis-cousin-analyse-et-propos-sur-l-attentat-de-nice-du-14-juillet-2016.html

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