"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

vendredi 31 janvier 2014

REQUISITOIRE DU JOURNALISME SERVILE




Bien sûr on nous étale parallèlement les jugements iniques des pays ultra-arriérés. A Dubaï, encore une européenne violée, jetée en prison et obligée d’épouser son violeur, loi de la charia et de la Bible disent les magistrats pervers et obsédés sexuels de la zone arabique. On célèbre la démocratie sauvegardée en Tunisie quand des milliers de jeunes sont tabassés et jetés au cul de basse fosse pour avoir simplement fumé du shit, quand aucun magistrat ne portera plainte contre les marchands d’armes français qui alimentent le massacre en Syrie. MAIS LA JUSTICE DE CLASSE EST LA MEME PARTOUT ! En France la justice de merde des bourgeois repus condamne – sous Hollande comme sous Sarkozy – et de LA MEME FACON les victimes et pas les coupables. Même les flics français ont des raisons de gerber face au cynisme de leurs patrons en robe de bure et bavette. Lorsqu’il s’agit de réaction de « défense sociale » légitime de tout prolétaire pris à la gorge par les officines de l’Etat, ses flics en jupe et corbeaux noirs, la magistrature perverse et sadique s’ingénie à « psychiatriser » toute révolte légitime. L’article de l’AFP qui suit en est l’illustration la plus sordide. ET ces feignasses de journalistes serviles n’ont fait que recopier partout « le même texte de l’AFP » ceci dit pour les neuneus qui croient encore à la diversité ou tolérance des opinions contradictoires sous la dictature de l’Etat en complot permanent contre le prolétariat.

Prise d'otages à Pôle emploi: réquisitoire

« Le ministère public a requis aujourd'hui 3 ans d'emprisonnement dont 4 mois ferme à l'encontre d'un homme qui avait pris en otage, en octobre 2011, deux dirigeants d'une agence Pôle emploi, l'agresseur évoquant un accueil indélicat mais aussi une série de revendications décousues. L'homme ayant déjà passé 4 mois en détention provisoire ne retournera pas en prison si le tribunal correctionnel de Paris suit les réquisitions du procureur, Patrick Gendre, qui a réclamé une obligation de soins. La décision a été mise en délibéré au 13 février. "Aujourd'hui, je pense que c'était disproportionné, malvenu", a dit l'homme à l'audience, estimant que le geste pouvait "passer pour l'acte d'un déséquilibré".

En possession d'une arme factice, il s'était enfermé dans le bureau de la directrice de l'agence Pôle emploi de la rue Pelée (XIe arrondissement), en compagnie de celle-ci et du sous-directeur. Il était resté près de cinq heures sur place, avant de se rendre en douceur aux forces de l'ordre. Entre temps, il avait contacté le site Rue89 par téléphone et envoyé un long courrier électronique reprenant ses revendications, décousues et sans lien les unes avec les autres. Il était notamment question de "la machine à broyer Pôle emploi", de l'inaccessibilité aux soins de santé pour un tiers des Français, des fermetures d'écoles ou des activités "ultra-sionistes" et du sort des Palestiniens.

A l'audience, cet homme de 47 ans de corpulence imposante a justifié son geste par les conditions d'une précédente visite à l'agence, qui l'avaient vivement contrarié. Lors de ce premier passage, après un malentendu, il avait pris à partie la directrice. Elle l'avait confié à un conseiller pour un entretien avant d'appeler la police, qui l'avait accompagné à l'extérieur de l'agence. "Je me suis dit : vous pouvez vous retrouver comme un criminel simplement en essayant de faire avancer les choses", a expliqué l'homme à l'audience.
 Quant aux autres motivations qu'il avait exposées lors de la prise d'otages, le prévenu s'est montré confus. Pour lui, il s'agissait "d'un argumentaire pour être sûr de (se) retrouver dans les médias". Présents à l'audience, les deux dirigeants de l'agence ont fait part de leur traumatisme lié à ces faits. "Je ne savais pas du tout comment ça allait finir", a décrit la directrice de l'agence qui, affectée, est passée à mi-temps. Le psychiatre qui a examiné le preneur d'otages lors de la procédure a évoqué une "personnalité complexe, où le narcissisme égocentrique côtoie l'altruisme autodestructeur". "Je n'ai pas ressenti (à l'audience) le sentiment d'avoir causé un traumatisme durable. Et ça c'est inquiétant", a observé le procureur.

Pour lui, "il n'y a pas de lien entre cette difficulté qu'il y a eu à Pôle emploi et ces faits. Ca vient d'autres éléments qui ont structuré sa personnalité", a-t-il ajouté, évoquant notamment le suicide de sa mère alors qu'il était adolescent. Dès lors, "il a un travail à faire (sur lui-même). Sans cela, il reste un risque", a fait valoir le représentant du ministère public. "C'était un homme fragile, c'était un homme fragilisé par la vie. C'était une boule de détresse", a plaidé Nathalie Senyk, conseil du preneur d'otages, pour expliquer son geste.

(outil propagandiste AFP, texte recopié strictement par tous les médias…)

 CHAUDRON SOCIAL A LA REUNION


Dès que çà pète dans les îles ce n’est  plus un département français mais une émeute lointaine, plus ou moins exotique,  de « voleurs de
cigarettes » et de vulgaires « incidents opposant des groupes de jeunes aux forces de l’ordre », heureusement un syndicat de commerçants se désolidarise de cette honteuse émeute hors partenaires sociaux ; les corbeaux noirs de la magistrature de classe arrogante, néo-colonialiste  et toute puissante ont, les malheureux, été empêchés de dormir deux nuits de suite. Pas du tout scandaleux comparés aux casseurs bobos fachos qui écument les rues de Paris  et cassent du flic en ce moment, les djeuns prolétaires réunionnais cassent pour réclamer du travail ! Eux se situent sur le vrai terrain révolutionnaire celui de la classe ouvrière !

« Des incidents opposant des groupes de jeunes aux forces de l'ordre ont éclaté dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 janvier à la Réunion, au Port et au Chaudron à Saint-Denis, où un commerce a été pillé et des véhicules incendiés. Au Port, les incidents se sont produits dans la foulée des manifestations des collégiens et lycéens ayant entraîné dans l'après-midi l'intervention de la police pour lever des barrages routiers, installés par des jeunes, aux abords d'un lycée. Le commissariat du Port a toutefois refusé de faire de relation entre le mouvement des élèves dénonçant la chaleur dans les salles de cours et les violences de la nuit. Pendant une bonne partie de la nuit, les policiers de la Compagnie départementale d'intervention (CDI) ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des petits groupes de jeunes qui avaient installé plusieurs barrages, à l'aide de poubelles incendiées et de pierres. Dans le quartier de la Rivière des Galets, une soixantaine de jeunes ont arrêté un camion chargé du marquage de la chaussée et y ont mis le feu. Ils ont également tenté de piller des commerces. Deux jeunes ont été interpellés. Au Chaudron, quartier populaire à la périphérie de Saint-Denis, une cinquantaine de policiers est intervenue pour démanteler des barrages enflammés installés par des jeunes, essuyant des jets de pierres. Un bar PMU a été pillé, une voiture a été incendiée ainsi qu'un container sur le parking d'une grande surface. La directrice départementale de la sécurité publique Pierette Gunther-Saes s'est rendue sur place. Le calme est revenu vers 1 heure du matin. « Ils ont volé des cigarettes et ont tout cassé. Ce n'est pas la première fois », a témoigné le patron du commerce sur Réunion 1ère radio. En février 2012, le Port et le quartier du Chaudron avaient connu plusieurs nuits de violences, en marge de manifestations contre la vie chère et le prix des carburants. L'an dernier, en février, la commune du Port avait été le théâtre de nombreux incidents entre des jeunes réclamant des emplois et la police. Une mairie annexe avait été incendiée. Le président du Syndicat réunionnais des exploitants des stations service (SRESS) Gérard Lebon a exclu tout lien entre les incidents de la nuit et la grève illimitée des stations service commencée jeudi. « Il y a toujours des personnes malveillantes qui saisissent des opportunités pour agir », a-t-il dit à la radio.

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