"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 21 février 2017

VICTOR LOUPAN UN DROLE DE LOUPIAT QUI TENTE DE SALIR LA REVOLUTION RUSSE... MAIS QUI LOUPE SON FORFAIT !



« Présentation du patron des éditions du trust Rocher-Gallimard » :

« L'épopée du communisme a marqué la vie politique et intellectuelle du XXe siècle. Tout a pourtant commencé par la prise du pouvoir en Russie par un petit groupe d'hommes, les bolcheviks. Appuyé sur des documents d'archives inédits, ce livre nous introduit dans l'intimité inavouable des acteurs principaux de la Révolution russe. Rejetant l'épique et le monumental au profit de l'intime et de l'humain, ce récit rigoureux prend parfois des allures d'enquête policière, voire de roman d'espionnage alors que tout est pourtant vrai, argumenté, référencé. C'est la grande originalité du livre de Victor Loupan qui nous fait passer des caves de la Tchéka aux salons feutrés de Wall Street, des geôles sibériennes aux cafés à la mode des capitales européennes. En se penchant sur la part invisible de la Révolution russe, il ouvre des portes restées fermées jusqu'ici. Voyant le nom de Léon Trotski dans les journaux, le maître d'hôtel du célèbre Café central de Vienne s'exclame : « C'est ce gars-là qui a pris le pouvoir en Russie ? Mais il me doit encore de l'argent pour des consommations ! » Au fil des mois passés dans l'intimité souvent choquante de Lénine, de Trotski et d'autres acteurs de la Révolution, nous comprenons vraiment ce qui s'est passé ».

On aurait tort de penser que la bourgeoisie russe n'est championne que dans la cyberguerre, depuis l'opposant Soljenitsyne. Dans le domaine de la cyber-littérature, elle a produit nombre de missi dominici de l'anti-communisme primaire et victimaire, depuis qu'elle a conservé la tradition des historiens ...du KGB avec le FSB, avec une nuance de taille comparée à l'anti-communisme primaire occidental – qui n'était qu'une bouillabaisse anti-stalinienne mélange de stalinisme et de communisme historique - l'anti-communisme russo-poutinien est plus vicelard, il conserve un vague souvenir pieu d'un Lénine embaumé (comme la consoeur française le fait avec Napoléon en conchiant Robespierre), mais charge à mort les « seconds couteaux », la plupart définis par leur origine juive comme des aventuriers « mondialistes », « anti-patriotes » qui ont voulu attenter à la Russie éternelle. Outre une réhabilitation permanente du bon père du peuple national Djougachvili Staline, la cible honnie, le principal bandit reste le juif Trotski, avec l'argumentaire classique de l'extrême droite qui personnalise sans cesse les questions politiques et fait de l'attaque ad hominem le fil directeur de toute réflexion pour détruire l'autre, mêlée à de basses flatteries et à des allusions sexuelles. C'est un « petit groupe d'hommes » (comprenez : surtout des juifs) qui prend le pouvoir en Russie, comme le dit le patron collabo des ed du Rocher monégasque, la classe ouvrière en Russie n'existe pas dans le schéma mental de l'idéologue primaire d'extrême droite...orthodoxe ! Trotski seul voulait la guerre mondiale, éclatait de rire face au nombre de cadavres, voulait la révolution mondiale..1. Pauvres mecs ! Ils sont si minables ces russophiles larbins de la curaille et de la dictature poutinienne : nous étions des millions en 1917 à la vouloir cette révolution mondiale ; et nous le serons à nouveau bientôt encore plus... En attaquant Trotski, c'est aussi une attaque grossière contre toute l'opposition de gauche internationale, et les multiples groupes à l'étranger de la gauche communiste du mouvement ouvrier combattant contre la dégénérescence que le loupiat de Poutine veut effacer avec la même vieille gomme stalinienne et des racontars de basse police.

Présenté par ses employeurs comme grand spécialiste de la Russie et mégaphone de radio Notre-Dame, Victor Loupan a franchement l'allure d'un pope réactionnaire touche à tout, qui survole les événements en Russie décrits comme une série de faits divers alléchants par les détails sanguinolents repêchés dans une littérature de caniveau, mais qui n'a même pas les précautions des historiens honnêtes ; ce n'est de toute façon pas un travail d'historien, malgré la camelote éditoriale, mais une compilation haineuse et sournoise ; observons qu'il se fait traiter de vieille ordure sur le web et de taupe du GRU (service de renseignement des forces armées russes) dans des querelles obscures entre russifiants. Que des éditions monégasques fondées en 1943 sous Pétain, depuis un « Rocher » qui comme la plupart des principautés et royautés vit du blanchiment de l'argent des armes et de la drogue, distribuent une compilation aussi torve pour ridiculiser le 100ème anniversaire de la révolution de 1917, ne saurait nous étonner. Depuis le bulldozer éditorial réactionnaire, oecuménique et servile du « livre noir du communisme », qui éleva l'amalgame au rang de bénédiction universelle et la génuflexion servile au règne de la bourgeoisie au niveau du caniveau historiographique, qui ôta toute responsabilité au capitalisme dans la guerre mondiale et fît porter la cause des massacres massifs sur le dos des révolutionnaires prolétariens sans tenir compte des conditions d'étranglement et d'isolement du début de révolution mondiale - il fallait renouveler la haine « objective » et « impartiale » contre tout projet de renversement de la société bourgeoise. C'est cette espèce de curé orthodoxe antisémite qui en a été chargé par les éditions collabos Gallimard-Rocher.

Si j'ai eu entre mes mains cet ouvrage minable c'est tout à fait circonstanciellement parce qu'on me l'a offert, car le titre racoleur « histoire secrète de la révolution » a une connotation peigne-zizi niveau Paris-Match propre à me faire gerber. Et les occasions de gerber sont nombreuses tant notre curé orthodoxe pervers use de ritournelles simplistes et de clichés usés pour tenter d'égaler l'abjection nazie contre la « menace des rouges ». Malgré la prétention à l'impartialité dont ses patrons d'édition font la réclame il s'agit d'un brouet franchement haineux et vindicatif contre tout ce qu'a représenté et signifié la révolution en Russie. Loupan trahit une servilité à l'idéologie staliniste tout le long, il épargne Lénine (à la façon des larbins de Etat stalinisé qui en firent une icône) qui finalement n'aurait été qu'un brave mec2 manipulé par le juif Trotski, ami de longue date des financiers new-yorkais.

Le « récit rigoureux », « au profit de l'intime et de l'humain », qui nous emmène « dans l'intimité inavouable » des acteurs de la révolution russe, se base en réalité sur le vieil adage antisémite nazi : les juifs gouvernent le monde par l'argent. Il s'ensuit une ribambelle de « on dit que », c'est à dire une citationnite référentielle à une floppée de pseudo-historiens poutiniens chargés de prolonger la destruction stalinienne du glorieux passé bolchévique. A un point répétitif et bêtifiant qu'on en vient en penser que Loupan loupe toute transparence et apparaît comme simple suce-boule des mensonges éculés néo-nazis pour ses amis du renseignement militaire russe actuel. Les affirmations de corruption financière des « juifs révolutionnaires »3 sont accompagnés non d'une justification réelle, mais de la calomnie primaire contre les combattants communistes socialistes puis dits bolchéviques ; par exemple ceci dans la formulation révèle la mauvaise foi facho de ce loupiat : « Pendant la guerre russo-japonaise (1904-1905), alors que les soldats russes tombent en masse, les futurs chefs de la révolution sont en contact tant avec les autorités nipponnes qu'avec les milieux financiers engagés dans la lutte contre la Russie » (page 30). De démonstration point ! Et outre le mensonge grossier, on ne peut s'empêcher de remarquer le jeu de bonneteau du loupiat servile, typique du facho lambda, on prête aux révolutionnaires (plutôt en prison ou pourchassés) l'attitude de planqués de l'ordre impérialiste et colonial dominant.... et du tsar chéri de Loupan cette vieille barbe orthodoxe réac4.
Le récit d'espionnage est pitoyable, on ne nous parlera plus des nippons mais du salaud de Trotski, financé par ses amis juifs new-yorkais, qui avec des milliers de dollars en poche aura tout fait pour détruire la sainte Russie et faire échouer la vaillante armée nationale russe.
Les « on dit que », phrase allusive très stalinienne dans la phraséologie de l'accusateur et inquisiteur poutinien, vont se succéder dans le « roman d'espionnage », disons dans le « complot juif planétaire » version Loupan, avec des détails renversants sur l'intimité « inavouable » de ce voleur de Trotski : « Selon certains (sic), Trotski avait, caché dans les talons de ses chaussures (car les pantalons ont aussi des talons, ndlr), des pièces en or qui lui ont permis de corrompre les gardiens, se procurer de nouveaux papiers et fuir en première classe » (sic sic) (p.46). Et à chaque fois jamais n'est critiquée la guerre du sanglant et saint tsar dont le régime était d'une douceur printanière. Le lâche c'est Trotski pas le tsar : « ...cette fuite ne plaide pas en faveur de l'idée bien ancrée du caractère « terrible » du régime tsariste, en réalité incapable de garder sous les verrous des ennemis aussi jurés et aussi terribles ». Au passage la famille de Trotski est dénoncée comme bourgeoisie juive riche, vivant scandaleusement dans l'opulence, et qui cache l'origine juive de deux des filles en les faisant baptiser parpaillotes.
Habituel dans le raisonnement du petit facho de base ou du poutinien de salon, l'amalgame et la confusion font florès pour mettre Trotski au rang des chanceliers allemands va-t-en-guerre : « Trotski est très rapidement admis dans les cercles restreints de ces gens qui, à la chute de l'empire austro-hongrois, en 1918, deviendront, à l'instar de Victor Adler, ministres, députés, patrons de journaux, journalistes influents et même chanceliers allemands » ; Loupan ne le dit pas ouvertement, mais ses lecteurs fachos sans masques le déduisent : tous ces « cercles restreints » sont composés de juifs !

Voilà Trotski décrit comme un manoeuvrier de la presse socialiste mais toujours corrompu : « (il) reçoit des services impériaux une subvention mensuelle de 3000 couronnes, ce qui est une somme importante pour l'époque, surtout au regard du salaire d'un ouvrier autrichien, qui tourne en moyenne autour de 200 couronnes par mois » ; où l'on retrouve le même raisonnement crypto-facho qui consiste à attribuer à Trotski des revenus qui étaient ceux voire plus des obligés des services impériaux, quand aucune note ni explication ne prouve ce type de rémunération en faveur de Trotski. Suis juste après une maïeutique toute stalinienne qui accuse le juif Trotski d'être une taupe tout en disant qu'il n'en est pas une « au sens classique » : « Cela prouve les liens de Léon Trotski avec les services secrets de l'Empire, mais je m'empresse d'insister, n'en fait pas un agent au sens classique du terme ». Non en effet, conclut son lecteur facho de base : c'est un espion typiquement juif !

Les juifs ont d'ailleurs couramment des problèmes psychiatriques, la preuve Ioffé, proche ami (juif) de Trotsky se fait soigner par Freud quand Trotski devient à son tour « un adepte du freudisme ». Louche tout çà, n'est-ce pas ? Le chrétien tsariste qui sommeille sous la couette sale de Loupan n'a pas de démonstration infondée assez répétitive pour confirmer – par « on dit que » - que Trotski « fait un travail d'officier du renseignement »(p.53) parce qu'il est ouvertement « anti-slave » ! N'est-ce pas typique du juif, déduit à nouveau le lecteur frontiste ?

Les juifs sont responsables de la guerre mondiale, avait dit Hitler, c'est ce que répète notre loupiat : «Parvus et Trotski qui ont non seulement appelé cette guerre de leurs vœux, mais qui l'ont prédite... Leur joie est immense (à la déclaration de guerre). Curieusement Trotski n'est pas arrêté alors que « selon les lois de la guerre en vigueur, citoyens d'un pays ennemi, ils auraient dû être arrêtés ». Encore une preuve pour le lecteur facho, qui se sent tout à coup intelligent, qu'on se doute que Trotski est une taupe, d'ailleurs le « Quotidien russe de Paris... est très probablement (oui très probablement mais sans plus de « on dit que »!) financé par les services allemands, car Léon Trotski n'a pas les moyens de payer les frais d'une telle entreprise » ; or, loupiat nous dit guère plus loin que le juif Trotski se balade pourtant avec des milliers de dollars dans les poches ! En plus Trotski masque en grande partie la qualité d' « oncle Abraham »,le frère de sa mère. Consternant n'est-ce pas, voici la vérité livrée par loupiat Victor, figurez-vous... : « Il s'agit d'Abraham Jivotovski, oncle maternel de Léon Trotski, gros banquier, actionnaire important et membre influent du conseil d'administration de la banque russo-asiatique de Saint Pétersbourg ». Vous comprenez enfin pourquoi Trotski fait, outre atlantique, de somptueux voyages tous frais payés par « la Société d'aide aux juifs et de soutien aux immigrés » et roule à New York en limousine avec chauffeur !
Au petit bonheur la chance suivent des affirmation « intimes » non fondées : Kollontaï n'a jamais été l'amante de Lénine, mais passons au milieu des immondices...
Le canevas de ce montage genre mauvais roman policier est ce juif de Trotski dépeint comme le démiurge de tous les événements, avec ce scoop épatant : « les Etats-Unis entrent en guerre en 1917 ….peu de temps après une note de Trotski » (…) qui avait prévu leur entrée en guerre !

Loupiat n'aime jamais tant que romancer la théorie du complot juivo-américain – qui fait un tabac dans les librairies poutiniennes - sur la base de cette autre analogie avec « on dit que » : « Beaucoup d'historiens américains de gauche considèrent que le colonel House... est un agent d'influence de Wall-Street. Ce même colonel House qui aurait poussé le président Woodrow Wilson à entrer en guerre, est le même homme qui régularise les papiers de Trotski pour qu'il aille confortablement en Russie semer la pagaille (en plus avec 10.000 dollars en poche dont « on dit que » elle lui a été « remise par des socialiste allemands »). Hé hé... C'est bien d'un complot juif qu'il s'agit donc « qui fait de Nicolas II le bouc émissaire idéal » ! Tu vois, toi lecteur naïf, l'histoire de la révolution n'est un complot mondial maquillant l'ordre des choses : le bouc émissaire c'est pas le juif mais « notre » brave et impérial Nicolas le deuxième ! Pogroms et autres assassinats rituels des arriérés ploucs et Cent noirs n'ont jamais existé en Russie profonde et pieuse !

Le juif Trotski se balade à travers l'Allemagne, « en compagnie de quelques acolytes » (juifs comme le lecteur s'en doute) dans un wagon plombé dont tout le monde sait qu'il était apprêté par les allemands, et sur laquelle histoire loupiat Victor ne juge pas utile d'insister car elle n'est qu'un preuve accablante de plus de la compromission, non des bolchéviques honnêtes comme Staline ou du pur rat de bibliothèques inoffensif Lénine5, mais du juif démoniaque Trotski, ami des banquiers de Wall-Street, et dont les liens avec les services secrets britanniques sont soigneusement occultés. L'affirmation suivante vaut lieu de preuve : un agent britannique nommé Wiseman manipule à son tour Trotski, le poussant à se rapprocher de Lénine ; Wiseman considère que Trotski n'est au fond que son homme de main... Trotski est en outre protégé par Kerenski ; quoi ? Tu ne le savais pas ignorant lecteur?

Après les « on dit que » de pseudo-historiens américains, c'est au tour des suivants : « Beaucoup d'historiens russes considèrent aujourd'hui que Trotski était à ce moment-là encore en service commandé. Qu'il a été nommé à ce poste pour détruire ce bastion de la puissance russe sur le plan international ». Le président Wilson s'est réjoui devant le congrès de cette publication due à Léon Trotski (la publication des documents secrets). On peut apprécier le « due à Léon Trotski » comme si celui-ci avait travaillé main dans la main avec le chef de la bourgeoisie américaine, alors que c'est du contraire qu'il s'agit, la parade démocratique hypocrite du wilsonnisme – comme aujourd'hui la tolérance de Wiki leaks – qui est obligée d'invoquer la paix du fait qu'elle ne peut continuer la guerre du fait de la révolution en Russie, et peut s'arroger une soudaine aversion contre la « diplomatie secrète ».
Mais mieux encore, ce ne sont pas seulement les américains qui ont préparé la révolution russe : « les allemands ont aussi beaucoup fait pour l'avènement de la révolution en Russie. En aidant beaucoup Lénine et ses hommes ». Ne cherche pas, lecteur, une démonstration, laquelle n'a même pas été envisagée par loupiat. On est en plein dans la romance du complot mondial plus encore juif que marxiste, plus fort que toutes les volontés de conservation nationale et religieuse !6

Pour ne pas apparaître trop philo-léniniste poutinien, Loupan n'en rate pas une, et déclare que Lénine est tout de même immoral comme Trotski (pas comme le noble Staline) car, si Lénine est lié à l'Allemagne qui l'a beaucoup aidé : « il n'ignore pas les liens de Trotski avec la finance américaine » !

TROTSKI AGENT MILITAIRE DES ENVAHISSEURS DE LA RUSSIE

Voici Trotski grillé. Ce type qui n'a même pas fait son service militaire a le culot d'être nommé ministre de la guerre, comme on disait naguère. Hé hé, lis bien ce qui suis lecteur naïf et pas encore électeur de Marine : « Autre point historique essentiel : la nomination de Léon Trotski à la tête de l'armée et de la flotte se passe alors que les forces armées étrangères débarquent en Russie sous des prétextes divers ». Et ce n'était pas pour aider les Blancs (la réaction tsariste) car le débarquement des forces britanniques à Mourmansk a lieu avec « l'accord explicite »... du ministre Trotski ! La démonstration de loupiat se fait cinglante : « Ce qui correspond, nous le savons déjà, aux projets américano-britanniques de dépeçage du pays. Les bolcheviques, il ne faut jamais l'oublier, n'ont aucun sentiment patriotique ». Autre preuve (concomitante...) le général Trotski confie aux représentants des pays de l'Entente la mission de... réorganiser l'Armée rouge ! Les archives militaires de Vincennes confirme que le général Foch (adonc juif lui aussi) a répondu favorablement à Trotski, affirmant sa disposition à l'aider, rendant les boches furieux !
Entre-temps, au printemps 1918 arrive un autre loupiat, Sidney Reilly, qui n'est autre que l'agent commercial de l'oncle de Léon Trotski, Abraham Jivotovski... rapidement introduit au sommet de la hiérarchie bolchevique... puis le roman se poursuit par une fable de réhabilitation du corps expéditionnaire tchécoslovaque et un listage de millions de morts de la guerre civile, surtout pas comparé avec la dizaine de millions de morts de la guerre mondiale des impérialismes anglo-américains et germano-tsaristes, ni n'établissant que ces nombreux morts en Russie libérée du tsarisme sont aussi et surtout des conséquences de la guerre mondiale voulue par ces impérialismes divers et l'ami du peuple  pieu et de loupiat Loupan, ce brave père de famille Nicolas II.

Les popes ont toujours aimé le peuple ignorant, pieu et soumis, notre pope de radio Notre-Dame ne déroge pas à la règle. Les diables bolcheviques juifs voulurent s'en prendre à l'âme russe bornée et baptisée : « Pour les bolcheviques, la guerre civile est une thérapie politique destinée à amener la paysannerie à une alliance avec la classe ouvrière ». Ce qui prouve que les diables rouges avaient voulu intensément la guerre civile... Mais loupiat Victor va nous prouver ensuite son impartialité : « Contrairement aux Rouges, prêts à tout sacrifier à l'idéal révolutionnaire, les Blancs revendiquent une Russie unique, ce qui dresse automatiquement contre eux tous les séparatistes, qu'ils soient ukrainiens, caucasiens ou d'Asie centrale ». Quelle actualité, quelle finesse d'analyse poutinienne ! On apprend par après que « les jeunes historiens russes qui travaillent beaucoup sur l'époque de la révolution et de la guerre civile trouvent l'attitude de Trotski étonnamment lente et placide ».... évidemment puisque selon ces jeunes poutiniens, Trotski n'était qu'un rampant de l'ennemi anglo-américains, dont un conseiller du juif ministre n'est autre que George Hill, agent britannique, « un ami proche ».
Heureusement beaucoup, même parmi les Rouges commencent à se lever contre le sanglant et excité Trotski pourtant parfois bien placide lequel a de plus en plus des points communs avec Bonaparte : « jouissance visible dans l'exercice du pouvoir, caractère théâtral donné à cet exercice, passion pour les fusillades (il arrive ainsi à Léon Trotski de tuer personnellement et en public d'une balle dans la tête, le tout en présence d'une suite d'exécutants fidèles) et un certain goût pour le luxe : le wagon-appartement dans lequel voyage Trotski est une voiture ayant fait partie du train de Nicolas II ».

Concernant le conflit entre l'Etat « prolétarien «  et la corporation des cheminots notre faussaire s'en donne à cœur joie pour prendre la défense d'une corporation réactionnaire et centrale pour la marche de l'économie (les transports) avec d'autres affabulations, le tout affublé de cette preuve « incontestable » :
«  Les liens extravagants et contre-nature entre le grand capital américain et la Russie bolchevique ne font aujourd'hui aucun doute. Et le personnage pivot de cette scandaleuse affaire qui se fait sur le dos du peuple russe n'est autre que Léon Trotski ». D'ailleurs, autre preuve infaillible de la tournure d'esprit mondialiste de l'espion Trotski, juif devenu ministre national, est qu'il a bradé les œuvres d'art russe, les laissant filer pour une poignée de lentilles chez ses riches potes milliardaires américains ; Göring ne fût qu'un voleur de cacahuètes comparé au « pillard Trotski ».

LA DESCENTE AUX ENFERS DU JUIF APATRIDE TROTSKI

Heureusement l'entourage de Lénine commence, de plus en plus, à ne plus supporter l'extravagance de l'exhibitionniste Trotski. L'orgueilleux « n'a plus le soutien des masses, et, sans Lénine, il n'a pas non plus celui du parti. Pourtant une salope a tenté de soutenir Trotski, il s'agit de la propre femme de Lénine, Nadedja Kroupskaïa qui est « très probablement », d'après ce qu'on dit... « l'auteur du faux le plus connu de l'époque : « Je parle évidemment du « testament de Lénine » dans lequel Léon Trotski est désigné nommément et caractérisé comme « celui qui est le plus doué de tous ». Quand médecins et infirmiers (contrôlés par Staline) affirment que Lénine était désormais complètement gaga : « Devant le doute général que soulève ce document sorti de nulle part (sic), Kroupskaïa prétend qu'il lui a été dicté par Lénine Une flèche est décochée au passage contre le trio (juif anti-peuple russe frustre) qui prétend s'opposer à Staline contre ces millions d'ouvriers et de révolutionnaires persécutés qui ont cru à ce faux testament : « Ils sont, en réalité, bien plus proches des gauchistes parisiens ou berlinois bohèmes, que du bolchevique ascétique et sans grande culture ». Une apologie freudienne de Staline ?
Trotski absent lors de l'enterrement de lénine ! Comment l'expliquer ? L'historiographie, gauchiste évidemment, l'explique parce qu'il avait pris froid et qu'il avait une bonne dose de naïveté, voici la vérité des « jeunes historiens russes libérés des poncifs de l'historiographie soviétique »... elle est « très probablement » « d'ordre psychologique » : « Trotski attendait d'être appelé pour monter sur le trône ». Sous le stalinien Loupan sommeillait le visionnaire facho, Trotski rêvait d'être comme l' idole de notre loupiat, une sorte de Nicolas-Léon III.

Voici une autre vérité que vous, occidentaux ignorant du « très probable » apport des jeunes historiens poutiniens, n'imaginez point : c'est Trotsky qui a créé Staline !
« Sur le plan politique, Staline, dont le pragmatisme n'est jamais assez souligne (sic), s'emparera des idées de Trotski et les réalisera avec la brutalité qu'on connaît. Il « frappera les koulaks » et « accélèrera l'industrialisation » à la place de son ennemi juré Léon Trotski, désormais neutralisé ». Il faut bien qu'en passant Loupan ne loupe pas un clin d'oeil pour la clientèle plouc de son lectorat et de l'électorat FN, mais en faisant croire que l'écrasement de la paysannerie riche fût inventée par le seul Trotski, quoique certes exercée avec « brutalité » par Staline, brave russe sous influence juive. Mais ne voulant pas risquer les foudres de son principal patron Poutine et du trust Gallimard-Rocher, Loupan n'en loupe pas une pour revaloriser le petit père de la nation Staline par cette autre invention loufoque et complètement imaginaire au plan économique même capitaliste : « Aujourd'hui, beaucoup d'historiens (sic) pensent que le premier quinquennat soviétique a sauvé l'Amérique d'une crise encore plus profonde, grâce aux tonnes de lingots d'or qui se mettent à arriver de Russie, en paiement du matériel et de l'expertise, achetés aux Etats-Unis ». Loupiat ne sait pas non plus ce qu'est un prêt-bail...
Une autre fois, je vous expliquerai comment Loupan, petit-fils de Monseigneur Dupanloup (?) termine à la ramasse son brouet en expliquant la montée du stalinisme grâce à la « girouette mondialiste » Trotski. Mais cela suffit pour aujourd'hui, cette littérature de caniveau fasciste, cette "enquête policière" pue comme toute enquête policière trafiquée et poutienne, et excède ma patience, j'espère simplement vous éviter la dépense de 17 euros pour un vieux salaud.


NOTES:

1Le démiurge Trotski veut mettre fin aux frontières nationales, éclater les vieux pays européens : « Mais Trotski a alors en commun avec Jacob Schiff et l'élite pensante de Wall-Street l'idée d'une utopique « république mondiale » (p.86).
2« Contrairement à Lénine qui, bien qu'à l'abri du besoin, vit modestement et passe sont temps à lire et à écrire, Trotski fidèle à lui-même, mène grand train » (p.58) ; de démonstration point non plus !
3 A chaque bas de page, en note, est précisé systématiquement le vrai nom juif des principaux militants socialistes bolchéviques, à la manière obsessionnelle du facho bigot moyen.
4C'est particulièrement aussi grossier que minable dans l'interprétation féodalo-nazie du dimanche sanglant : « Sachant tout cela (que l'Etat russe et son tsar vont tirer dans le tas des grévistes), ces leaders du mouvement ouvrier devenus comploteurs (sic), n'hésitent pas à entraîner les ouvriers totalement inconscients (resic) de la nature véritable de leur entreprise, dans une marche sacrificielle qui se terminera en massacre » (p.38) ; c'est du même ordre de cynisme bâtard que les Versaillais disant que les communards s'étaient jetés au-devant de leurs balles !
5Loupan est en réalité un ignorant qui s'ignore et qui ignore que plusieurs théoriciens socialistes étaient fliqués en permanence, ce fût le cas de Lénine, mais le fait d'être fliqué en permanence, selon le loupiat faussaire, signifie que ces juifs antinationaux étaient forcément des collaborateurs de la police de l'ombre. Payés grassement par conséquent et disposant en taule de cellules confortables.
6Il n'existe pas de « mouvement communiste » ni de classe sociale révolutionnaire avec des éléments plus dynamiques et clairvoyants mais un salaud de dictateur pire que Staline, le nommé Trotski : « Pour Léon Trotski, tous les Etats européens engagés dans la Première Guerre mondiale sont des Etats criminels, dirigés par des monstres sanguinaires, et qui doivent disparaître » (note de la page 84). « Or, Trotski est, ne l'oublions pas, un ennemi farouche de la Russie impériale dans toutes ses composantes : politique, diplomatique, culturelle, civilisationnelle » (p85). Même cette affirmation de facho nationaliste est fausse. En réalité il n'y avait pas plus attaché à la Russie que Trotsky, ce qui d'ailleurs explique, selon moi, aussi sa faillite politique, son incapacité à remettre en cause jusqu'à son assassinat (qui fait jouir loupiat) le pays de son enfance par un « soutien critique » indéfectible à... l'impérialisme russe à la veille de la second WW.

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