"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

samedi 11 février 2012

PROPAGANDES COMPAREES



UN EXEMPLE DE LA PROPAGANDASTAFEL

LE FIGARO DU 11 FEVRIER :

« AVANT DE SE LANCER SARKOZY IMPOSE SES THEMES

Est-ce la meilleure comparaison possible? Pierre Moscovici prévient, dans Le Monde, que la campagne de Nicolas Sarkozy ressemblera à «celle de Bush en 2004, une coalition de toutes les droites, avec les méthodes les plus violentes ». En traçant ce parallèle au vitriol, le directeur de campagne de François Hollande veut amalgamer le candidat Sarkozy au président américain le plus détesté des Français. Mais il omet de rappeler l'issue du combat de 2004: «tout le monde annonçait une victoire de John Kerry, et c'est George Bush qui a été élu », note un collaborateur du chef de l'État. «M. Moscovici a du souci à se faire, car en période de crise, on se rassemble autour du drapeau», continue celui-ci, en rappelant l'expression américaine qu'on avait employée à l'époque: «rally around the flag ».

Nicolas Sarkozy, en effet, opère un virage sur sa droite. Rien de surprenant à cela. Pendant un an et demi, il a parlé au centre. Il s'est consacré, crise oblige, sur l'économie. Il a bataillé pour souligner son engagement européen et crédibiliser sa stratégie de lutte contre les déficits, règle d'or et TVA sociale à l'appui. Son entretien télévisé avec Angela Merkel en a été le dernier épisode.

Axe de campagne

Le temps est venu désormais de parler aux 31 % d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour en 2007. Le chef de l'État a toujours prévenu qu'il faudrait savoir quitter le terrain des «additions et des soustractions», autrement dit de l'économie, pour aborder celui des valeurs: parler de justice, d'immigration, d'éducation et de sécurité. «L'économie est considérée par les Français comme un facteur exogène, ce n'est jamais là-dessus que se fait l'élection », répète souvent son conseiller Patrick Buisson. De ce point de vue, le chef de l'État a d'ores et déjà pris le débat à son compte. Aussi bien sur la forme - en lançant le thème du référendum - que sur le fond - en s'en prenant à l'assistanat, ou l'immigration illégale, il impose ses thèmes. «Ceux qui poussent de hauts cris en dénonçant cet axe de campagne sont les mêmes qui avaient reproché à Jospin et Chirac, après le 21 avril 2002, d'avoir évité le vrai débat de fond », observe un visiteur régulier du «Château», car «au moins, cette fois-ci, il y aura une confrontation claire ».

La toile de fond est posée. Reste l'entrée en scène du candidat. Il sera présent le 19 février à Marseille, pour son premier meeting. Il doit probablement se déclarer dans les jours qui viennent. Sans doute sous la forme d'une déclaration télévisée sur TF1. Mais il aura peut-être aussi l'occasion de le faire lors d'un déplacement. Par exemple dans l'Isère, mardi, à l'occasion de la visite de l'usine PhotoWatt, un fabricant de panneaux photovoltaïques. «Après la semaine Sarkozy, les médias nous annoncent une semaine Hollande entre le 20 et le 24, mais ça c'est fini! Ils vont comprendre ce que c'est quand Sarkozy est en campagne ! », s'échauffe un conseiller. »

Il est peu probable que ces thèmes soient discutés. Ils vont être rejetés en bloc avec leur auteur. C’est l’économie qui tient le blablateur sortant par les couilles. L'économie, elle, ne ment pas!

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