"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mercredi 4 avril 2018

SNCF bashing, épisode 3: A QUI SERT UNE GREVE SYNDICALE INTERMITTENTE?


Nos nouveaux ploum-ploum y croient.
Nouveauté syndicale ou vieillerie corporative renouvelée ?
Les journalistes se sont échinés à trouver un qualificatif pour la grève des cheminots contre le projet de privatisation de la SNCF par le gouvernement Macron : grève en pointillé, grève perlée, alors que j'ai tendance à me moquer de cette grève « programmée », si bien « organisée » et « dévitalisée » d'emblée en la nommant « grève intermittente du spectacle syndical ». Aucun terme n'est satisfaisant au regard de la définition juridique des diverses formes de grèves sur le site du ministère du travail : la grève perlée désigne le fait de « travailler au ralenti ou dans des conditions volontairement défectueuses, sans interruption véritable d’activité », Elle est d'ailleurs illégale, ce qui offenserait le collaborationnisme des bonzes syndicaux dont les think tank ont sagement proposé un calendrier loufoque de débrayage deux jours sur cinq pendant trois mois afin de suffisamment ôter aux prolétaires concernés toute envie de recommencer une grève dans les années à venir. C'est quoi cette grève à la con avec ambiance 14-18, et des militaires encore au coin des rues?

On me permettra de noter ici (intermittence du narrateur) combien, sans crier gare et sans commentaires étonnés de nos sociologues gouvernementaux ou des connards communisateurs, la classe ouvrière redevient soudain première au hit-parade des infos gouvernementales, prééminente, dangereuse, paralysante, dérangeante même entourée des garde-chiourmes syndicaux et des gauchistes aboyeurs ! On l'ausculte soudain dans ses « privilèges », ses retraites « dispendieuses » pour l'Etat notre ami à tous... Quoi ils existent encore ces pkanqués du rail et de la voirie, mais pour emmerder les « usagers », s'accrocher à leurs privilèges qui ruinent la nation, qu'on leur envoie les flics !
En 1995 ce sont surtout les roulants (métier en voie d'extinction...) qui étaient majoritaires dans la lutte, maintenant ils s'y seraient tous mis... à 30% ! Faudra que la débâcle finale du cirque syndical passe pour une défaite majeure de tout le prolétariat, nom de nom ! On veut voir Micron 1er et Madame se mirer au soleil dès juin !

Ce n'est pas non plus une grève tournante, comme le croit Juan du blog « Révolution ou guerre »1, laquelle consiste en des arrêts successifs des différents services de l'entreprise, ou des différents ateliers d'une usine, afin que les effectifs ne soient jamais au complet au même moment dans l'entreprise. Le cirque syndical actuel intermittent, est pourtant assimilable en termes de légalité à la classique grève tournante, supposant, en principe, une minimisation des pertes de salaire (ce qui reste sujet à caution vu que la direction de la SNCF menace de coupes plus importantes dans les salaires même en incluant les journées travaillées).
On ne connaît pas encore la destinée en durée de cette grève intermittente (qui s'arrête et reprend par intervalles) mais ce qu'on peut déjà noter est qu'elle est parfaitement orchestrée par chefs et sous-chefs syndicaux, quand bien même les syndicats sont devenus tout petits par rapport à la place qu'ils tenaient avant.
La nouvelle (présumée) invention d'une « d'usure », de «bras de fer », qui permettrait aux ouvriers de tenir sans trop de dégâts jusqu'au terme des trois mois afin de servir de claque à la gauche parlementaire pour contester une dernière fois le « Jupiter des riches », a pour principale fonction préliminaire, introductive au scénario improbable, de faire oublier à l'ensemble de la classe ouvrière, en France, les promenades corporatives antérieures et autres unions syndicales foireuses qui ont si bien conduit aux défaites successives dont la dernière en date, sur le code du travail avec ronde dérisoire autour du bassin de l'Arsenal. Deux menaces extraordinaires pèsent sur les petites têtes des appareils syndicaux : la spontanéité de classe (soudaine et inattendue comme en mai 68) et la généralisation du mouvement prolétarien, avec ou sans étudiants, avec ou sans retraités.
Formellement la première menace n'a jamais existé pour la sauvegarde d'une des très vieilles entreprises nationalisées (la nationalisation n'a jamais été une mesure socialiste ni un acquis ouvrier) et même pour un statut juridique avantageux elle est en voie de disparition à peu près partout. Les bonzes et les petits réduits gauchistes ont tout préparé, de l'arrière-cuisine syndicale au calendrier qu'ils auraient pu nommer « de la balade syndicale au chant parlementaire ». La deuxième menace est toujours un casse-tête pour la noria des encadreurs professionnels, alors ce coup-ci – l'extension – ou la généralisation est conseillée... avec la manière, généralisation qu'ils avaient tous, de la CGT à SUD machin chose, saboté lors de toutes les grèves des 50 dernières années, pour « être responsables » (Séguy), « limiter les débordements » (Viannet), « ouvrir les négociations » (Krasucki), etc.
Martinez qui serait invisible en tête de cortège sans sa moustache Staline revival a osé même un très bakouninien « Fédérez-vous !». Les grévistes suivistes des généraux syndicaux se fédérer ? Mais comment ? Et entre qui est qui ? Basta c'est des mots. Des mots mis en musique syndicale vintage par Philippe Martinez, cornant en faveur d'une «journée nationale de mobilisation interprofessionnelle» le jeudi 19 avril. Et ce, «dans la recherche de convergence des luttes». Presque du Besancenot dans le texte. Côté province, dans les Bouches-du-Rhône, l’union départementale cégétiste appelle même, dès ce mercredi, à un «grand rassemblement de lutte» devant la gare Saint-Charles, afin d’étendre la contestation. Ah « étendre la contestation », Râ lovely comme c'est bandant ! La contestation (ce piège à cons...) pourra aussi compter, médiatiquement Ruffin, sur Tartempion, sur Jean-Luc Mélenchon, partisan lui aussi d'un appel au fédéralisme de la contestation. «Compte tenu du nombre des protagonistes engagés et de leur diversité, le mouvement fédérateur peut partir d’eux, du terrain, partout où c’est possible», juge le fondateur de La France insoumise sur son blog, lundi, en exhortant les salariés : «Agissez ! Auto-organisez-vous ! Fédérez-vous !»
Rassemblement, convergence, fédéralisme, des mots creux typiques des ploum-ploums anars qui crient « grève générale » chaque fois qu'ils doivent payer une amende.
Les dirigeants syndicaux ont tous leur bac désormais, et sont capables de varier le bla-bla médiatisé. Quand l'un affiche des ficelles trop grosses, inhabituelles ou fort ridicules pour tout ouvrier qui réfléchit et reste doué de mémoire, on peut s'attendre à ce que face au « maximalisme » langagier de certains, se dresse un minimalisme plus terre à terre et à l'enthousiasme moins délirant que celui du trotskien de base : « La «convergence des luttes […], cela ne s’improvise pas, a réagi lundi le numéro 1 de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, auprès de l’AFP. Ce n’est pas parce que vous avez plusieurs points de conflit qu’obligatoirement cela coagule.»
Exceptés quelques vieillards cacochymes, qui ne pouvaient déjà pas lancer un vrai pavé à l'époque, et qui imaginent un nouveau « soulèvement de la jeunesse », voire des barricades restaurées rue Gay-Lussac, un journaliste peut toujours se renseigner sur la réalité morne actuelle en allant trouver un universitaire politologue pas bête : «... prudence pour Baptiste Giraud, maître de conférence en sciences politiques à l’université Aix-Marseille : «Mai 68 peut inspirer symboliquement des franges de militants, mais ce n’est pas ça qui va faire converger les luttes. A l’époque, le privé, et notamment l’industrie, était fortement syndiqué. Aujourd’hui, le monde du travail n’a plus rien à voir : seuls les secteurs public et parapublic bénéficient d’un fort ancrage syndical. Pour cette raison, la mobilisation générale du monde du travail est hautement improbable.» En revanche, une forte mobilisation dans un secteur «peut inciter un autre secteur à se mobiliser à son tour», ajoute l’universitaire.
Oui mais, on n'est plus en mai 68. Le pouvoir n'est plus du même type d'autoritarisme lourdingue, il ne se laisse pas surprendre, il prend les devants ; un nouveau mai 68 est impensable pour trois raisons : la classe ouvrière est archi atomisée, l'économie n'est pas en mauvais point (elle est propice aux augmentations salariales, et Macron mise dessus) et les étudiants sont retournés à leurs études et sont mignons tout plein ; les lycéens, qui auraient bien besoin de faire péter le système, qui doivent attendre fin mai la sélection de Parcoursup, l'américanisation de la reproduction sociale, se réveilleront quand les flambeaux syndicaux seront déjà éteints.

Le but de la grève intermittente longue est de :
  • faire chier les millions de prolétaires usagers et qui vont le faire savoir, pas dans le sens du carnaval syndicalo-gauchiste ;
  • ringardiser un peu plus la classe ouvrière en épuisant la population avec cette agitation ponctuelle, creuse politiquement, inscrite dans la durée où on ne discute de rien d'important, ni d'alternative de société ni de possibilité de fonctionner autrement pour l'humanité, donc à des kilomètres des débats géniaux, souvent utopiques de 68, mais autrement plus passionnants. 
Pour sa deuxième journée intermittente la grève corporative à la SNCF aurait été moins suivie, nul doute que la tendance à la baisse va se confirmer. Les Etats-majors syndicaux n'ignorant pas que la grève à Air France pique du nez, et lançant en même temps des actions corporatives un peu partout comme ils l'avaient fait en 1995, ce qui ne propage en rien le feu mais la dispersion en des tonnes de revendications corporatives, plus corporatives unes que les autres. Je me suis promené dans le quartier gouvernemental aujourd'hui et je ne vis nulle inquiétude dans les regards qui émergeaient des limousines.

Pour ce troisième épisode, je conclus en me pliant en deux sur la menaçante parole d'un quelconque chefaillon permanent syndical, qui a dans sa poche en permanence le numéro de téléphone du patron et du ministre concerné. Le secrétaire adjoint de la CGT-Cheminots, Thierry Nier, pense que le gouvernement doit "prendre ses responsabilités et ouvrir des négociations" au sujet de la réforme de la SNCF. Interrogé par franceinfo, Thierry Nier l'assure : la grève ne se poursuivra "que si les négociations ne s'ouvrent pas avec le gouvernement". Comprenez : on appuiera sur le bouton fin de la grève intermittente dès les négociations secrètes seront ouvertes, et après on vous fera savoir sur le perron de l'Elysée s'il faut faire la négociation ou la révolution.



Nous ne sommes pas des "gréviculteurs"
¨par Marc Chirik

(Des journalistes et des politiciens s'en sont pris à un vulgaire député d'En Démarche, pour l'usage du terme « gréviculteur » ; or ce terme est ancien dans notre milieu révolutionnaire, c'est ainsi que les meilleurs marxistes ont toujours qualifiés les anarchistes gréviculteurs obsessionnels de la fumeuse grève générale (et leurs bâtards Besancenot, Poutou et Cie). L'intervention orale au 3ème congrès de Révolution Internationale, en 1978 reflète cette époque et pour l'essentiel, pour l'intervention d'un vrai groupe politique maximaliste (mais y en a plus) demeure une leçon de choses. (reproduit d'après un enregistrement audio et en bon français)

« ...C'est vrai qu'il y a une distinction qui se fait entre l'action de l'organisation comme telle, et celle des militants. C'est vrai aussi que le militant agit partout comme membre de l'organisation, mais là se fait la distinction: c'est sur les plans où se situent ces activités. C'est cela que ne voient pas ceux qui sont amenés à dire que les militants doivent chercher à être les chefs dans les luttes immédiates. Cette vision n'est pas tout à fait la nôtre. Ce que nous cherchons, nous, ce n'est pas de demander sa confiance à la classe pour qu'elle nous délègue la direction de ses luttes, mais de faire en sorte que la conscience de la classe se généralise pour que ce soit elle en tant que classe qui assume ses tâches. C'est là notre tâche fondamentale.
Nous ne pouvons pas dire seulement "généralisation" des luttes, les syndicats sont capables de récupérer ce mot d'ordre, on l'a déjà vu. Nous devons en dire plus, ne pas limiter la généralisation à l'espace, mais l'étendre au fond, allant des luttes pour des questions partielles aux questions générales. Dans les luttes nous devons toujours avoir présent à l'esprit trois soucis:
- pourquoi est menée cette lutte ?
- qui la mène ?
comment se mène-t-elle ?

La grève n'est pas en elle-même une panacée. Les syndicats peuvent déclencher des grèves sur des revendications anti-prolétariennes, on l'a vu en Italie avant 1914, avec des grèves qui préparaient les ouvriers à la guerre. Nous ne sommes pas des "gréviculteurs".
Ce n'est pas un hasard sir la question de l'intervention directe se pose à nous aujourd'hui, cela révèle deux moments: celui du développement des luttes ouvrières, et celui du développement de l'organisation des révolutionnaires qui est de plus en plus impliquée concrètement dans les luttes. Pour répondre à ce problème, il faut souligner que:
- l'intervention des militants est toujours sous le contrôle de l'organisation,
- le militant ne doit jamais exiger que la lutte dans l'usine atteint une conscience globale pour y participer, pour en être un facteur actif en intervenant. Nous devons absolument faire nôtre ce que Marx disait dans le Manifeste sur les communistes qui sont les combattants les plus décidés dans la lutte de classe.
- tant l'organisation que le militant n'ont pas à faire de la surenchère, à être plus radicaux que les ouvriers; cette attitude existe chez certains groupes parce qu'ils sont isolés, coupés de la classe, comme le FOR.
- les militants de la classe ouvrière doivent mener la lutte locale de la manière la plus effective et la plus efficace. Ce n'est ni un sport, ni une fête, comme peuvent le penser les surréalistes ou les situationnistes. Etre au sein des luttes, avec sérieux et responsabilité, c'est le contraire de ce que font les anarchistes qui font la "grève générale" tous seuls ou des "actions exemplaires". C'est avoir la conviction d'une victoire partielle possible et rejeter l'attitude du style "le capitalisme n'a rien à accorder", défendre les positions des ouvriers contre les atteintes du capital, et être avec eux décidés à faire aboutir la lutte.
- Notre dénonciation des syndicats et courants anti-prolétariens doit être la plus énergique possible; cela signifie qu'elle ne doit jamais prendre des formes abstraites, plaquées sur la lutte, mais être le démasquage concret, dans le faits, à travers les problèmes pratiques, de leur nature anti-prolétarienne.
- Nous devons exercer une vigilance constante à l'égard des manoeuvres anti-prolétariennes; si, au début de la lutte, il est difficile de démontrer les manoeuvres syndicales, il faut s'assurer de pouvoir les dénoncer immédiatement, au fur et à mesure du développement de la lutte.
- à l'égard de toute tentative de formation de groupes au sein de usines, il faut être conscient que de tels groupes, comme ceux qui se réclamaient de l'autonomie ouvrière, sont des groupes politiques qui entravent la formation de l'organisation politique de la classe. Par contre, nous apportons notre soutien à tout surgissement réel de groupes de réflexion dans les usines ou les quartiers et nous y participons ».

UNE SEULE NOTE (eh oui)
1A ma connaissance, ce camarade est le seul à se prononcer courageusement pour dénoncer le carnaval syndical : « La tactique que les syndicats ont mis en place isole d’avance le combat des travailleurs de la SNCF dans la corporation et dans un planning de journées de grève qui ne peut que les enfermer encore plus dans une grève sans autre perspective que de la faire durer “jusqu’au bout ”… ce qui, très rapidement, provoquera la division au sein même des grévistes entre ceux qui voudront et pourront faire grève et ceux qui ne le pourront pas, ou moins, et qui se décourageront. La tactique syndicale des journées d’action est à rejeter. Elle impose des revendications et des combats corporatistes et isolés. Pire même, en imposant les préavis légaux pour faire grève et en n’appelant plus aux assemblées générales dans bien des dépôts SNCF - sur ce point DRH, “ management ” et syndicats œuvrent de concert dans toutes les entreprises –, les journées d’action syndicales font de la grève une décision purement individuelle et non collective ce qui affaiblit d’autant la volonté de combat et le sentiment de solidarité ouvrière, chaque ouvrier étant renvoyé à sa conscience ou volonté “ individuelle ”, y compris maintenant à la SNCF en faisant une déclaration individuelle préalable ». Il a une solution bonux, mais complètement décalée avec la réalité, conforme à ce que définissait Marc Chirik en 1978 (voir plus bas le texte de Marc) mais c'était en 1978 !
« S’opposer par la grève et l’extension à l’enfermement et l’isolement syndical. Pour cela, il convient d’avancer des revendications les plus unitaires possibles que les autres travailleurs puissent reprendre pour leur propre compte.
Quelques propositions parmi d’autres (et à discuter, voire à décliner, selon les situations locales particulières) : les travailleurs de la société de nettoyage des gares ONET sont en grève. Il faut avancer qu’ils aient les mêmes conditions de travail et de salaire que les cheminots – voire, selon la force de la grève, exiger la fin des sous-traitants et leur embauche par la SNCF. Face aux menaces de licenciements à Ford Bordeaux, maintien des salaires et du contrat de travail jusqu’à la fin de leur chômage, voire embauche dans des services publics. Ou encore, puisque la retraite des cheminots va être de nouveau attaquée, avancer la revendication de la mise à niveau de toutes les retraites, publiques-privées, sur celle des cheminots ou plus largement des transports publics. Ou bien encore, dans la foulée des revendications à Air France, augmentation des salaires et des retraites pour tous… Tout ce qui va dans le sens de l’unité est à reprendre. Tout ce qui va dans le sens de l’isolement est à rejeter.
Enfin, partout où c’est possible, il convient que les travailleurs les plus combatifs et les plus convaincus de ces orientations, du besoin de lutter contre l’isolement et les pièges syndicaux, se regroupent en comités de lutte ou “ assemblées interpro ” – peu importe le nom – afin de s’organiser et d’intervenir collectivement partout où ils le peuvent pour assumer ce combat à la fois pour l’extension et l’unification et contre leur sabotage par les syndicaux. Car, le combat pour l’extension et l’unification ne pourra faire l’économie de cet affrontement politique contre les organes particuliers, car agissant directement en milieu ouvrier, de l’État capitaliste que sont les syndicaux et les partis de gauche.
Dès le 3, dans tous les dépôts SNCF, assemblées générales pour imposer la grève reconductible ! Dans les entreprises, les quartiers et les villes, extension et unification de la grève, des manifestations et du combat de classe !Dans les entreprises, les quartiers et les villes, regroupement et organisation des travailleurs les plus combatifs désireux de combattre pour l’extension et l’unification de la lutte ! ».

Tout cela c'est souffler dans le mégaphone des comiques syndicaux avec cette invention des « revendications unitaires » improbables et même caricaturales. Faut pas se tromper d'époque ni de moment camarade ! La grève c'est pas la révolution ! Même si tu crois encore, à la suite de papy Lénine que derrière toute grève se planque la révolution.


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