"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 3 septembre 2013

UNE MARCHE DECISIVE VERS LA FORMATION DES BLOCS BELLICISTES




« Paradoxalement, la perte de sens, parce qu’elle laisse ouverts tous les sens possibles, est un puissant facteur de validation collective. La perte de sens produit de l’ambiguïté et l’ambiguïté rend possibles de nombreux modes d’acceptation (…) Les décisions politiques recherchent la mobilisation collective. On est prêt à payer un prix élevé pour assurer la mobilisation, pour que chacun y trouve son compte. Ce qui est recherché n’est pas la bonne solution, mais l’adhésion. Leur fragilité vient de cet objectif de mobilisation. Ces décisions sont potentiellement absurdes parce qu’on peut tout faire au nom de la mobilisation. Dans cette perspective mieux vaut une solution absurde qui suscite l’adhésion collective plutôt qu’une solution parfaite sans soutien ». Christian Morel (Les décisions absurdes, Folio Gallimard 2002).


Avec l’embrouillamini syrien, la propaganda bourgeoise nous condamne à la perte de sens. Qui croire, qui ne pas croire dans le déluge d’intox diverses ? Il est question d’armes chimiques comme on nous avait fait le coup pour l’Irak puis la Libye (y ajoutant le viagra). Obama est-il un mou symbolisant le déclin de « l’Empire américain » ? Le président Hollande s’est-il fait piéger par son seul complice va-t-en guerre ? Le vrai se mêle au faux dans une tempête médiatique où l’objectif premier est de faire perdre la raison. En vérité, excepté l’Allemagne qui fait ami-ami avec la Russie, on nous joue la comédie de la division pour mieux célébrer l’union retrouvée plus tard ; la plupart des pays européens sont sur le fond OK pour mettre une branlée à Assad. Restons dans la pleurnicherie humanitaire pour « l’opinion indignée » (mais toujours résignée) : Comment tolérer qu’un vulgaire sultan de caste alaouite gaze des enfants au vu et au su du monde entier  sans réagir? crient les Fabius, Copé, BHL, Brauman et Cie. Pourquoi ajouter un massacre au massacre, vaut mieux rien faire, répliquent PCF et gauchistes. Les Chambres américaines vont-elles approuver l’entrée en guerre contre le régime sanguinaire d’Assad au long cou ? La bourgeoisie française sera-t-elle à nouveau ce supplétif ridicule qu’elle n’a pas vocation à être ? Le régime syrien va-t-il assassiner, en représailles, d’autres ambassadeurs français comme Louis Delamarre (en 1981) voire bombarder Nice et la côte d’azur?
Dans l’absurdité régnante, on reste frappé par la continuité et la cohérence de la politique de la bourgeoisie américaine avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à maintenant, politique guidée par les intérêts de l’industrie et les banques américaines plus que par des idéaux de justice, de liberté et de démocratie.  Le dernier conflit mondial, du point de vue américain, paraît une "bonne guerre" comme la décrit l’auteur belge Pauwels si on la compare aux nombreuses mauvaises guerres de l’histoire des USA, telles les guerres indiennes ou la Guerre du Vietnam... Ce fut une "bonne guerre", certes mondiale, pour trois raisons : elle mit un terme à la grande dépression en suscitant la demande économique, elle profita à l’élite au pouvoir en générant des profits considérables, elle contribua à donner au monde des affaires une aura exceptionnelle et une influence beaucoup plus grande sur les centres de décision politique. Les prolétaires réfléchis, en leur âme et conscience, en reviennent toujours au vieux poncif : une bonne (nouvelle) guerre mondiale relancerait bien les affaires de la bourgeoisie !
La formation consécutive des deux grands blocs historiques du XXe siècle avait été basée dans une optique de « reconstruction » après les dégâts faramineux de la Seconde boucherie mondiale. L’enrichissement américain au long de ce conflit lui permit de proposer une aide économique aux pays européens ravagés, aide « à crédit », le plan Marshall, non pas humanisme mais pour faire pièce à son principal concurrent russe, et relancer la main invisible du capitalisme triomphant. Les pays de l'Est et l'U.R.S.S. elle-même furent invités à une conférence tenue à Paris à cet effet. Mais le régime capitaliste stalinien avait déclenché une offensive à boulets rouges contre le projet, forçant la Pologne et la Tchécoslovaquie à revenir sur l'acceptation de principe qu'elles avaient commencé par donner. La Russie ne disposait pas d’une richesse comparable pour damer le pion à l’hégémonie américaine sur la majeure partie de l’Europe. Une longue « guerre froide » succéda à cette concurrence inégale entre blocs rivaux, marquée par une série de guerres locales « interposées ».
Dans la crise mondiale aujourd’hui plus aucun plan Marschall n’est possible, les rivalités qui depuis des décennies s’exprimaient derrière les diverses engeances terroristes affleurent désormais vers des confrontations directes de puissance à puissance. Le plus notable changement de rapport de forces a été celui de la Russie. Un temps affaiblie à la fin de son bloc, elle a su reconstituer un potentiel économique et militaire qui lui permet de refuser toute vassalité face à l’impérialisme américain. Economiquement, mais pas encore militairement, la Chine peut également hausser le ton.
La conférence de  la énième parlote sur la paix du G 20 qui approchait à grand pas apparaissait une coquille vide pour certains. Derrière les opaques massacres en Syrie entre factions bourgeoises ennemies, Assad aidé par la Russie et ses opposants armés par plusieurs Etats dont la « charitable » et « tolérante » Arabie Saoudite,  les intérêts de la Russie dérangeaient les diplomates « humanitaires » ; l’influence russe est autant commerciale que géopolitique (présence en méditerranée), et comme producteur gazier (chemin stratégique), donc en tant que puissance mondiale. Ne pas s’impliquer pour la Syrie et surtout l’Iran signifierait pour la bourgeoisie russe baisser casaque. La Turquie issue de l’Empire Ottoman fût jadis dénommée « l’homme malade de l’Europe », les Etats-Unis semblent bien pouvoir être affublé du même qualificatif pour le monde et surtout la Méditerranée. Le missile israélo-américain n’est pas une bavure mais un avertissement indirect que la Russie a perçu comme tel.

L’HOMME MALADE DE LA MEDITERRANEE

Il est des moments où même de chevronnés marxistes n’y pigent plus rien, comme Marx en 1853[1] face à la « détestable question orientale ». Les tergiversations d’Obama illustrent mieux que tous les autres conflits limités des vingt dernières années la décadence de l’impérialisme américain, comparable à celle (plus longue) de l’empire Ottoman. La décadence ottomane commença au 18e siècle pour finir au début du XXème, perdant progressivement son contrôle sur la mer noire puis en Méditerranée. La guerre de Crimée avait révélé la faiblesse financière de l’empire Ottoman, comme la guerre qui vient va révéler  désormais la faiblesse géopolitique de l’impérialisme américain. On a oublié que le déclin du « bloc ottoman » débouche sur 1914, la Première boucherie mondiale… Le parti Jeunes Turcs s’alliant avec l’Empire allemand…
La formation de deux blocs  caractéristiques au mitan du XXe siècle s’explique en partie par l’arme nucléaire que les États-Unis possèdent, mais pas l’URSS (qui ne la détiendra qu’en 1949). Chaque État secondaire est obligé de se ranger sous la protection de l’une ou l’autre des superpuissances : c’est le « parapluie nucléaire ». Le ralliement des États se fait par une série de pactes d’allégeance. Un bloc se définissait au XXe siècle comme un ensemble de pays sous le parapluie nucléaire d’une superpuissance. Le critère peut rester le même au XXIème siècle, même si la configuration peut être plutôt du type des alliances avant 1914 et avant 1939, comprenant trois voire quatre grands blocs, mais supposant toujours au bout du compte une confrontation en deux parties ; le drame syrien donnant une idée de ce que pourrait être une confrontation contemporaine : d’un côté Etats-Unis et une partie de l’Europe, de l’autre une dominante russe, appuyée par l’Allemagne et la Chine…
Après la Seconde Guerre mondiale que la domination des puissances coloniales - Grande-Bretagne et France - s'est progressivement éteinte au profit des États-Unis, désireux d'assurer leur approvisionnement pétrolier et de contrer l'impérialisme russe. À plusieurs reprises, l’Etat américain a su intervenir pour imposer sa « Pax americana ». Mais la fin du bloc stalinien et surtout la montée en puissance de la Chine, qui a déplacé le centre de gravité de l'économie mondiale en Asie, ont contraint l'administration américaine à s'adapter, en se focalisant notamment sur le Pacifique et l'Asie. Les réticences à s'engager en Libye, le refus d'agir en Syrie, le service minimum fait en Égypte - malgré une aide substantielle apportée à l'armée -, le soutien sans faille à Israël, tout cela illustre l’impossibilité américaine de se battre sur plusieurs fronts. Contrairement aux analyses du journal de droite patronale ‘Les Echos’, Washington ne souhaite pas volontairement se désengager mais espérait une plus grande coopération des Etats européens quand seule la bourgeoisie française avec Hollande a répondu présent. Les tergiversations, pour « gagner du temps » jusqu’au G20 de Saint Pétersbourg, d’Obama ont reflété ce malaise plus que toutes les finasseries démocratiques et diplomatiques qui lui sont prêtées. La temporisation d’Obama révèle de plus l’échec complet de sa politique d’ouverture aux castes islamiques (cf. son fameux discours du Caire), qui l’a conduit à encourager le pronunciamento des généraux égyptiens[2]. Globalement, même si la canaille politique parlementaire de pays comme l’Angleterre se désolidarise du projet de « punition d’Assad », l’intervention américano-française est rejetée par la plupart des « opinions publiques », ou, pour le dire dans notre bon vieux langage marxiste, les ombres théoriques du prolétariat, échaudées par les aventures afghanes, irakiennes et libyennes, n’attendent rien de la justice hypocrite des principaux « contrôleurs » du monde contre le nouveau méchant n°1 Assad. La France bourgeoise, avec son nain Hollande, veut rejouer la partition du Mali dans sa prétention à couver encore ses anciennes chasses gardées, mais n’en a visiblement pas les moyens seule.
De plus, le prolétariat, et son ombre le marxisme enfumé, ne sont pas dupes du sermon contre les dépôts d’armes chimiques, bien réelles cette fois-ci contrairement à l’Irak de S.Hussein[3]. Des arsenaux nucléaires, bactériologiques (NBC) et chimiques, il n’y en pas seulement au Moyen-Orient ou chez les méchants dictateurs mais aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne !

DERRIERE LA FLATTERIE DES « OPINIONS PUBLIQUES », MATRAQUER LA CONSCIENCE DU PROLETARIAT

La marche à la guerre est certes accélérée par le refroidissement des ardeurs contestataires des populations du croissant arabe, mais on nous donne comme « communiquants » et « explicants » ces cons de spécialistes pour nous enfumer plus encore sur la « nécessité de la guerre humanitaire ». Voici le Mathieu Guidère, professeur de veille stratégique (sic) à l’université Toulouse II (et du terrorisme indib=vidualiste !), lequel prêche « qu’Obama instrumentalise la crise syrienne pour marquer des points en politique intérieure. Avec ce vote du Congrès, il tente d’embarquer les Républicains. C’est bien vu, car si le Congrès s’oppose à l’intervention, Obama avancera que les républicains l’empêchent d’intervenir, et s’il a le feu vert, ils ne pourront pas critiquer sa politique étrangère par la suite.»

La Syrie, un enjeu de politique nationale intérieure ? «Auparavant, il s’agissait d’une question d’humanisme, d’une réaction liée au non-respect du droit international. Aujourd’hui c’est devenu un enjeu de politique nationale», explique le « spé »Mathieu Guidère. Et il ne nous dit pas POURQUOI TOUT CE CIRQUE ? Des canailles parlementaires auxquels on cire les pompes alors que tout chef d’Etat peut déclarer la guerre de son propre… chef sans consultations des vulgaires « chambres d’enregistrement bourgeoises » ! Mais nous le disons ici : PARCE QU’IL FAUT EMBRIGADER LA POPULATION ET SURTOUT LE PROLETARIAT ! Oh pas l’embrigader encore comme en 14 ou en 39, mais moralement et sans bobos ; Hollande a promis qu’il n’y aurait pas de troupes au sol… en bateau peut-être et dans les airs c’est sûr? Les canailles parlementaires démocrassouilles qui jouent les vierges effarouchées pour mieux jouer les faiseuses d’opinion, pour faire croire que les Parle-ments ne seraient plus composés de béni-oui-oui bourgeois et finir tricoteuses de guerre ! Guidère est un crétin comme l’autre prof de sciences Po Filiu qui lui se pourlèche les babines en peaufinant sa compil sur la Syrie à mesure que la fin (sanguinolente et étouffante) approche, avec en vue de juteuses retombées éditoriales pour cet ami des opposants islamistes au dictateur syrien.


Malgré tous les ronds de jambe des protagonistes, malgré la dénonciation des impotents pacifistes, l’intervention punitive aura lieu. Nous analyserons ensuite ses conséquences dans l’accélération ou pas de la constitution de nouveaux blocs impérialistes en vue d’une évitable guerre mondiale (chimique, bactériologique et nucléaire... sans troupes au sol!).

Ci-contre la carte des deux prochains blocs....





 SECRET DÉFENSE – La CIA a aidé Saddam Hussein à gazer les troupes iraniennes
La CIA a aidé Saddam Hussein à mener des attaques chimiques contre l'Iran en 1988. C'est ce qu’affirme Foreign Policy, documents déclassifiés et témoignages de hauts-gradés américains à l'appui.
Des rapports jusqu'à présent secrets, qui prouvent que, dès 1984, les renseignements américains savaient que leur allié officieux de l'époque, l'Irak de Saddam Hussein, en guerre contre l'Iran de 1980 à 1988, détenait un stock d'armes chimiques, composé de gaz moutarde et de sarin. Deux substances létales, dont l'usage est interdit par le protocole de Genève, ignoré par l'Irak, mais ratifié par les Etats-Unis dès 1975.
"Les Irakiens ne nous ont jamais dit qu'ils comptaient utiliser des gaz neurotoxiques. Ils n'en avaient pas besoin. Nous le savions déjà", a confié à Foreign Policy le colonel retraité Rick Francona, spécialiste du Moyen-Orient pour les renseignements américains.
Les Etats-Unis ont ainsi fourni des informations sur les mouvements des troupes iraniennes nécessaires aux frappes, sans ignorer que l'Irak possédait un tel arsenal et avait toutes les chances de l'utiliser, révèle Foreign Policy.
Lorsqu'en 1987 les renseignements américains apprennent que les Iraniens ont découvert un trou béant dans la défense irakienne près de Bassorah et qu'ils s'apprêtent à lancer l'offensive, la situation bascule. Selon les estimations américaines, si cette ville tombe aux mains des Iraniens, ces derniers seraient en passe de remporter la guerre.
Selon Rick Francona, le rapport des renseignements est remis à Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis. Après lecture, ce dernier annote le document laconiquement : "Une victoire de l'Iran est inacceptable."
La note est transmise au secrétaire de la défense américain de l'époque, qui fait suivre les consignes. A partir de 1988, l'agence du renseignement de la défense est autorisée à fournir aux Irakiens les informations dont les Etats-Unis disposent sur les déploiements et mouvements ennemis.
En 1988, quatre attaques chimiques irakiennes ont été menées contre les Iraniens. Des assauts décisifs, qui causèrent des milliers de morts au sein des troupes ennemies.
La dernière des quatre attaques menées par Saddam Hussein, en avril 1988, a déployé dans les airs la plus grande quantité de sarin jamais utilisé par les Irakiens. "Pendant un quart de siècle, aucune attaque chimique n'a égalé l'ampleur des assauts illégaux de Saddam Hussein", souligne Foreign Policy.
Ces révélations interviennent alors que Bachar Al-Assad est accusé d'utiliser du sarin à Damas. Des attaques chimiques contre lesquelles les Etats-Unis, vingt ans après leur participation au gazage des troupes iraniennes, accentuent les préparatifs en vue d'une riposte.



[1] Il écrivait ceci à Engels : « Il me faut nécessairement écrire maintenant un article assez long sur la « haute politique ». Il me faut donc aborder la « détestable question orientale »… Qu’adviendra-t-il de l’empire turc ? Pour moi c’est de l’hébreu ». Sur la Syrie actuelle, le CCI en est réduit à publier un article de sympathisant sur l’hypocrisie concernant les armes chimiques, très bien mais quelle est la position du « comité central » de la secte sur la SITUATION ?
[2] Le pronunciamiento se distingue des autres types d'interventions militaires, en particulier d'un coup d'État (ou putsch) conventionnel, par son caractère pacifique : il consiste en une démonstration de force sans recherche d'affrontement. Le fait qu'il commence par une déclaration publique l'en différencie fondamentalement, les coups d'État étant généralement préparés de façon furtive et ses auteurs comptant sur un effet de surprise pour s'emparer du pouvoir. Dans un pronunciamiento au contraire, les militaires ne visent pas à prendre le pouvoir eux-mêmes mais uniquement à provoquer une alternance politique (bien que certains d'entre eux soient parfois également des personnalités politiques). Il se dirige contre le gouvernement en place, quelquefois plus précisément contre un intermédiaire (le premier ministre ou même parfois le roi) mais ne recherche a priori ni la mort ni de combat contre celui-ci (belle définition de wikipédia).

[3] Lire : Quand « notre » ami Saddam gazait ses Kurdes par Kendal Nezan, Le Monde  de mars 1998 : « La recherche des armes chimiques et bactériologiques irakiennes a été au coeur de la récente crise du Golfe. Le refus de Bagdad de laisser les experts des Nations unies inspecter les sites présidentiels, où elles seraient dissimulées, devait justifier la nouvelle campagne de bombardements. Les temps changent. Il y a dix ans, le gazage systématique des populations kurdes du Nord de l’Irak avait nettement moins ému les Etats- Unis. Six mois après le martyre de la ville de Halabja, la Maison Blanche devait même accorder 1 milliard de dollars de crédits supplémentaires à M. Saddam Hussein. A l’époque, il est vrai, le futur « nouvel Hitler » était encore l’allié de l’Occident contre la Révolution islamique d’Iran... (…)Le spectacle qu’ils découvrent le lendemain est épouvantable : des rues jonchées de cadavres, des gens frappés par la mort chimique au milieu des gestes ordinaires de leur vie, des bébés tétant encore le sein maternel, des enfants tenus par la main par leur père ou leur mère immobilisés, comme dans un instantané, pétrifiés sur place. En quelques heures, il y a eu 5 000 morts, dont 3 200, n’ayant plus de famille, sont enterrés dans une fosse commune ».

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