"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

lundi 9 janvier 2012

SYNDICATS = SYNDICS DE FAILLITE


UNE MAFIA SYNDICALE PEUT EN CACHER UNE AUTRE


Les journalistes nationaux parlent de syndicalisme « à la dérive » ! Pas vraiment pourtant ! D’ordinaire dans les histoires de trafics immobiliers, de passe-droits divers, d’embauchage en surnombre (népotiste), de couverture par les politiciens et les tribunaux, c’est la CGT qui tenait le pompon, ce coup-ci la CFDT fait mieux, localement, arguent-ils…

Depuis des années, en milieu ouvrier dans le Nord, on savait que la première cause de la faillite de Sea France était le détournement à leurs propres comptes par les employés des produits du duty free. Les réactions à l’annonce de la liquidation n’entrainent que des réactions ironiques de la plupart des autres ouvriers : « rien à foutre… z’avaient qu’à pas piller les navires… des conditions de travail de planqués (15 jours à bord + 15 jours de repos…, etc. »).

Pas l’employé lambda évidemment, quoiqu’il existe toujours des complices au plus bas niveau (comme dans la mafia italienne). Le clan népotiste CFDT, (comme la CGT du livre ou du port de Marseille) n’a jamais été inquiété pour ses malversations et a même réussi à faire condamner des journalistes locaux par la justice de classe, et, de plus, prétend encore faire la pluie et le beau temps avec sa SCOP, face aux non-syndiqués déterminés à ne plus subir le clan des tricheurs terroristes.

Les commentateurs de l’article du Monde, ci-dessous, sont sans pitié pour cet aspect truand seulement de l’iceberg syndical :

- La liste des "affaires" qui touchent aux dérives du syndicalisme est longue: 1% logement, formation, comités d'entreprises, fonds secrets patronaux,presque à chaque fois des informations judiciaires sont ouvertes et puis bizarrement contrairement aux autres dossiers financiers, plus grand chose dans la presse et peu d'empressement des juges..à première vue . Comme si tout le monde préférait cette version "compromission" de la défense des salariés

- Très intéressant : ce genre de structure syndicale est plutôt le fait de la CGT,quelquefois de FO (cf Marseille ),les membres de la nomenklatura CFDT travaillent plutôt dans cette légalité qui permet de faire fructifier un carnet d'adresse politico-économique et une certaine forme de bonne volonté envers le libéralisme tempéré ( voir l'agence de notation de N Notat ou Chérèque ,le père ,devenu préfet).

- Le syndicalisme dérive depuis longtemps ! capables de bloquer un pays avec seulement 8 % des travailleurs syndiqués, le syndicalisme pratique intensivement le trafic d'influence : dockers à 4000 €/mois pour 20 h/sem, position dans l'EN, faux-témoignages aux Prudhommes...

- Les syndicats sont riches à milliards surtout de l'argent des contribuables, pourquoi avoir enterré le futur rappart parlementaire pour ces protecteurs de pauvres prolos? MONTEBOURG et AUBRY se taisent, pourquoi?

- Le fait d'être syndicaliste n'est pas forcément un gage d'honnêteté...la défense des intêrets des salariés n'exclue pas que l'on puisse taper dans la caisse, avec l'accord tacite du patronat tremblant de peur et n'osant pas dénoncer les dérives sous peine d'un "mouvement social". Chéreque attendra t il la mise en examen des syndicalistes concernés pour les exclure...sûrement pas en vertu du principe de la présomption d'innocence. Les Cappelle et cie n'ont pas de mouron à se faire!

- Des syndicalistes qui intimident la CGT, il faudrait leur dresser une statue !

Laissons la parole aussi à un naïf cégétiste qui montre que le scandale de la CFDT Sea France ne contribue pas plus à lui ouvrir les yeux (l’aliénation syndicaliste de base est surtout une arriération mentale trainée par les anarchistes, qui restent toujours à la queue des mafias centrales en les suivant comme chiens fidèles qui espèrent des morceaux de «cogestion syndicaliste » ou quelques postes de planqués « permanents » :

« Bien entendu toute pratique illégale est condamnable. Mais on peut essayer de comprendre le pourquoi, au lieu de condamner vite fait des hommes. Sea-France, c'était le syndicalisme traditionnel des secteurs durs, qui répondait à un patronat dur et s'engageait avec lui dans toutes sortes de compromis, sans jamais laisser tomber les salariés. Avec la castagne, les gros bras, le club de foot (…)Aujourd'hui, nous sommes dans un autre monde. Les cadres middle-class de la CFDT nationale ne veulent plus se salir les mains avec des pratiques ouvrières qui froissent leurs costards. Les pratiques patronales ont changé, parce qu'aujourd'hui le patronat est plus fort, il n'a plus besoin de compromis, il peut dénoncer ce qu'il favorisait hier, et au nom de la morale s'il-vous-plaît, pour écraser encore plus les salariés. Faut-il hurler avec ces loups ? »

Il a un peu raison, quand les loups (la presse officielle + les politiciens) hurlent au scandale contre un de leurs anciens clans débilités ou trop exposé, méfiance, car le principal scandale demeure, c’est l’illusion véhiculée par l’anarchisme et le gauchisme qu’on pourrait disposer, du point de vue du prolétariat, d’un syndicalisme honnête ! Or le syndicalisme est profondément anti-ouvrier (au sens de l’intérêt général de la classe ouvrière) depuis un siècle au moins. Les prolétaires ne voient plus en lui qu’un syndic … de faillite ! Ils auront besoin dans une proche avenir de créer leurs propres structures, non localistes, non usinistes, mais de quartier et de régions sur le modèle des conseils ouvriers des années 1920.

L’article de Bertrand Bissuel, n’est pas un hurlement, il avance d’ailleurs prudemment (pour s’éviter d’éventuels procès de ces mafias toujours puissantes et protégées par le pouvoir, même si les médias donnent de la voix)… le temps efface les scandales en deux ou trois semaines, le temps que j’ai déterminé, depuis des lustres, pour la durée d’une campagne idéologique d’ampleur moyenne. En période pré-électorale, ce scandale d’un syndicalisme mafieux, où « des ouvriers (sic) sont responsables de la faillite de leur entreprise » (c’est vrai que la crise n’explique rien dans leur cas, et que la mafia des amis de la CFDT a détourné pour des millions d’euros de marchandises), ne peut que renforcer le camp des mafieux, autrement ramifié, pourri et riche, de la droite sarkozienne….

L’article du Monde :

Chez SeaFrance, l'étiquette CFDT est devenue lourde à porter. Un véritable boulet, presque une marque d'infamie. Depuis le 6 janvier, les responsables de ce syndicat dans la compagnie de ferries sont accusés dans la presse des pires dérives, au moment même où ils défendent la reprise de l'entreprise par une société coopérative et participative (SCOP). Un symbole de plus dans ce dossier qui s'est invité dans la campagne présidentielle. Les syndicalistes étaient déjà contestés, du fait de leur opposition à la solution de relance portée par Louis Dreyfus Armateur (LDA) et la société danoise DFDS. Mais la controverse a pris une tournure nouvelle avec le déballage, sur la scène nationale, de faits dénoncés naguère par des journaux régionaux et par d'autres syndicats : intimidations, violences, gestion opaque des instances représentatives du personnel, relations incestueuses avec l'ancienne équipe de direction, soupçons d'enrichissement personnel…

Dans ce déferlement d'accusations, un nom revient sans cesse : Didier Cappelle, responsable de la CFDT-Maritime Nord. Bien que cet ancien salarié de SeaFrance ait pris sa retraite en 2006, il continue de jouer un rôle de tout premier plan dans les manœuvres de sauvetage de la compagnie qui assure la liaison Calais-Douvres. Ses nombreux contradicteurs le décrivent comme le "cerveau", le "gourou" d'une organisation quasi "mafieuse". La CFDT, au niveau confédéral, a prévenu qu'elle l'exclurait, lui et les autres chefs de son syndicat, si les soupçons de "pratiques obscures et frauduleuses" se confirmaient. "On sera sans état d'âme, confie Laurent Berger, secrétaire national de la centrale cédétiste. Ces gens-là ne sont pas en phase avec les valeurs et l'éthique de la CFDT." Beaucoup moins sévère, un ex-cadre de haut niveau, employé dans la compagnie de 2001 à 2008, voit dans cet homme aux allures de papy ordinaire un "syndicaliste à l'ancienne", adepte certes "du coup de poing sur la table", mais "généreux".

Didier Cappelle commence à travailler en 1966 à l'âge de 15 ans, à l'issue de l'Ecole d'apprentissage maritime du Havre (Seine-Maritime). Mousse sur le paquebot France durant un an, il bourlingue ensuite sur "toutes sortes de bateaux" : porte-conteneurs, bananiers, etc. En 1973, il intègre l'Armement naval SNCF, l'ancien nom de SeaFrance, et gravit les échelons jusqu'au poste d'intendant, avant de passer permanent syndical en 1990. Au moment de son embauche, raconte-t-il, la CGT occupait une position dominante, tandis que la CFDT ne comptait que quelques dizaines d'adhérents. Le rapport de forces va peu à peu s'inverser. Didier Cappelle sait commander des troupes et se faire apprécier d'elles. En 1994, il est élu secrétaire du comité d'entreprise (CE).

Au cours des années 1990, les conflits sociaux s'enchaînent sur de multiples sujets : salaires, emplois, indemnisation des arrêts maladie… Nommé à la tête de SeaFrance en 2001, Eudes Riblier essaie de juguler le nombre de jours de grèves en travaillant "en étroite liaison avec la CFDT", explique un proche de l'actuelle direction, en poste à l'époque. "Petit à petit, poursuit-il, la CFDT a pris le pouvoir sur le recrutement des non-cadres." Didier Cappelle fournirait même des "listes" de personnes à engager dans la compagnie de ferries.

La Cour des comptes dresse un constat similaire dans un rapport remis en 2009 : pour les "agents de service général" à bord des navires, "le recrutement s'effectue largement par cooptation selon des critères peu transparents", écrit la haute juridiction, en ajoutant : "Les recommandations familiales et surtout l'appui de la formation syndicale majoritaire [la CFDT] entrent comme un facteur déterminant dans la sélection des candidats." Aux yeux de la Cour, cette politique entraîne des sureffectifs.

Didier Cappelle ne nie pas avoir eu "une certaine influence" en matière d'embauche, mais d'autres syndicats en avaient aussi et ces usages ne sont pas propres à SeaFrance, se défend-il.
La CFDT-Maritime Nord est également soupçonnée d'exercer son emprise sur les augmentations salariales et sur le déroulement de carrière des techniciens et des personnels d'exécution. A tel point qu'en février2007, l'intersyndicale CGT/CFE-CGC des officiers s'indigne des privilèges exorbitants qui seraient accordés à certains salariés : primes exceptionnelles sans justification, promotions aussi subites qu'inexpliquées… "Le président Riblier a acheté la paix sociale à la CFDT", fustigent les deux organisations.

Pour avoir relayé ces allégations, le quotidien Nord-Littoral sera condamné pour diffamation par la cour d'appel de Douai (Nord). Mais Pascal Dejean, le PDG du groupe propriétaire de ce journal, pense, aujourd'hui encore, que ces critiques étaient fondées : "Nous avons eu le tort d'avoir raison trop tôt", affirme-t-il. La preuve : la Cour des comptes a validé, dans son rapport de 2009, les observations faites deux ans plus tôt par l'intersyndicale des officiers.

Accusée d'être de mèche avec la direction, la CFDT-Maritime Nord est également montrée du doigt pour ses méthodes musclées. En mars 2002, un représentant de la CGT, Christophe Wadoux, est frappé au cours d'une "réunion paritaire" par Eric Vercoutre, l'actuel secrétaire du CE. Une agression commise sous les yeux d'un membre de la direction des ressources humaines. Un an plus tard, un groupe de salariés de SeaFrance emmené par Didier Cappelle envahit les locaux de Nord-Littoral à Calais. Un article leur avait déplu, raconte Pascal Dejean. Il n'y a ni coup ni casse – ou presque – mais par la suite, la CFDT-Maritime Nord distribuera des tracts menaçants contre des journalistes du quotidien, d'après le PDG du groupe de presse.

En avril 2005, une autre altercation éclate, entre Eric Vercoutre et Roger Lopez, un responsable de la CGT chez SeaFrance. Ce dernier s'écroule, après, dit-il, avoir été boxé par son contradicteur. La justice condamne le militant cédétiste à une peine d'amende, malgré ses dénégations. Enfin, quelques mois plus tard, un incident se produit lors d'une manifestation au Havre, mais cette fois la victime est une policière en civil qui photographie des manifestants. Plusieurs hommes tentent de s'emparer de son appareil, elle se retrouve au sol. Didier Cappelle, Eric Vercoutre et un de leurs collègues sont renvoyés en correctionnelle : le premier se voit infliger une amende, le second sept mois de prison avec sursis, le troisième cinq mois avec sursis.

Tous ces épisodes ont été grossis jusqu'à l'exagération, plaide Didier Cappelle. Il explique que la policière avait dissimulé sa véritable qualité aux manifestants – d'où la colère de certains d'entre eux. Il prétend même avoir cherché à la protéger avec ses deux collègues. Un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme a été engagé contre la décision sanctionnant les trois hommes… Un changement important survient lorsque Eudes Riblier est remplacé en 2008 par Pierre Fa à la direction. Celui-ci "siffle la fin de la récréation" et enterre la politique de cogestion, relate un syndicaliste. D'après lui, la CFDT-Maritime Nord cesse d'avoir la main sur une partie des recrutements. Depuis, la guerre fait rage entre le syndicat et le président du directoire. Les belligérants croisent le fer au sujet des comptes du CE : Pierre Fa multiplie les requêtes pour y voir plus clair. N'obtenant pas les documents réclamés, il lance des actions judiciaires, si nombreuses et si touffues que les protagonistes ont eux-mêmes de la peine à s'y retrouver.

Didier Cappelle assimile cette cascade de procédures à une "cabale" visant à "jeter le discrédit" sur son organisation. "Le CE a toujours été très bien géré et au bénéfice de tous", assure-t-il, tout en prenant un malin plaisir à rappeler que Pierre Fa fut condamné dans l'affaire Elf.

Début 2010, suspectant des détournements de produits à bord des navires, les patrons de SeaFrance portent plainte pour "abus de confiance". Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Depuis, aucune mise en examen n'a été prononcée, mais les comptes bancaires de responsables de la CFDT-Maritime Nord auraient été épluchés.

Quelques semaines après le début de cette enquête, une autre affaire surgit : celle des biens immobiliers d'Eric Vercoutre. "Comment a-t-il pu se les offrir ?", s'interroge Nord-Littoral, le 4 juin 2010. Un sujet à nouveau abordé par Libération, dans son édition du 7-8 janvier. Au quotidien national, le secrétaire du CE indique qu'il a dû contracter de gros emprunts afin d'acheter ces logements qu'il met en location. Propriétaire, lui aussi, de plusieurs appartements à Calais, Didier Cappelle soutient qu'ils sont "hypothéqués" et qu'il s'est "surendetté" à cause de l'acquisition d'un immeuble.

"Sous prétexte de paix sociale, on a fait n'importe quoi", tempête Jacques Brouyer, secrétaire du syndicat CGT des officiers de SeaFrance. Des "calomnies" martelées depuis des années, rétorque Didier Cappelle. Selon lui, elles ressortent aujourd'hui pour torpiller le projet de SCOP. Celui-ci était considéré comme voué à l'échec en raison d'un financement insuffisant et d'un business plan boiteux. Mais la société Eurotunnel vient de créer la surprise en proposant d'appuyer le schéma construit par la CFDT-Maritime Nord. Si cette solution prend tournure, le pavillon français continuera peut-être de flotter entre Calais et Douvres ».

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