"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 1 avril 2021

Les radotages antifas de la revue Frustration

 


Quatre frustrés dans le vent islamo-gauchiste


La principale ficelle de l'islamo-gauchiste est la négation de la réalité au nom des mêmes poncifs de la gauche bourgeoise qui ont fait faillite : vous vous faites avoir par la propagande gouvernementale ou vous servez les plats au « front national », vieux remugles de feu Georges Marchais, subtil penseur simpliste de la lutte contre l'Etat capitaliste, chargé d'aider tous ces pauvres ouvriers (certes blancs) tentés de voter pour la droite capitaliste. Qu'est-ce qui fait que je devrais m'opposer systématiquement à tout ce que dis un gouvernement bourgeois si sur un point il tape juste, par exemple la dénonciation du fascisme par Blum, bien sûr que j'aurais approuvé, pas le fascisme mais Blum1.

On commence par nous dire que islamo-gauchisme est un terme dénué de sens, qui est indéfinissable, pour éviter de nous expliquer pourquoi c'est le terme « gauche électorale » qui est lui dénué de sens pour les millions de prolétaires. Puis on nous assure que l'islamo-gauchisme « n'existe pas » car « il n'y a pas de théoricien de l'islamo-gauchisme » ; on reconnaît bien là d'anciens trotskiens pour qui il faut toujours un guru à barbiche pour savoir penser, comme il faut à l'islamisé une barbe jusqu'au nombril et sans la moustache pour justifier de l'onction de Mohammed. L'horrible ministre Blanquer aurait illustré la chose irreligieuse par deux exemples « absurdes », des ateliers non-mixtes organisés par le syndicat gauchiste SUD et une pièce de Shakespeare jouée par des noirs. Blanquer a pourtant raison, cela fait partie du corpus idéologique de la nouvelle extrême gauche racisée et antifa : ridiculiser ou criminaliser tout ce qui est blanc ou français de souche. C'est l'aboutissement de la pensée antifa anachronique et très totalitaire même avec le compartimentage idéologique de la caverne d'Ali Baba féministo-écolo-bobo-migrato, qu'on peut nommer théorie couscous merguez (j'ai inventé nombre de néologismes dans ce blog, et il est même possible que ce soit moi qui ait inventé les termes « islamo-gauchisme »).

C'est le gouvernement qui s'est posé « sur la pente idéologique des fascistes » car il « traque l'islamo-gauchiste », « en continuité avec le vocabulaire nazi » (c'est un prêté pour un rendu, le gouvernement macronien taxant aussi les rigolos de la mouvance islamo-gauchiste de fascistes en herbe).

Puis soudain l'islamo-gauchisme se met à exister contrairement à ce que l'on nous avait assuré d'entrée de jeu :  « ...les promoteurs du terme « islamo-gauchisme » sont bien incapables de démontrer un lien entre l'islamisme et la gauche radicale ou les mouvements féministes et antiracistes, il est assez aisé de montrer l'héritage historique de ce dernier avec celui de « judéo-bolchevisme ». Bon. Voyons voir.

La première affiche du communiste couteau entre les dents ne date pas de 1933 mais de 1919 où c'est la bourgeoisie qui voulait instiller la peur du communisme et qui se servait de celui-ci pour raviver l'antisémitisme et pas l'inverse, mais qui en même temps voulait faire passer le communisme pour une nouvelle filouterie juive.

Il y aurait deux amalgames flagrants et incompatibles dans le complot gouvernemental, celui des musulmans et de l'islamisme, et celui des variétés de gauchisme moderniste et sociologique avec « l'extrémisme religieux ». Enfin toute cette campagne gouvernementale ne serait que « prémices d'un maccarthysme à la française ».

Cette récente fixation de l'équipe Macron est certainement très opportuniste et très passagère et très électoraliste vu que la majorité de la population, surtout prolétarienne, gerbe face à ce cinéma islamo-gauchiste très identifiable, très bobo parisien, très politicien moraliste d'un autre temps.

Nos frustrés de Georges Marchais auraient-ils repris le même souci que celui-ci le 3mai 1968 :

« Non satisfaits de l’agitation qu’ils mènent dans le milieu étudiant – agitation qui va à l’encontre des intérêts de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes – voilà que ces pseudo-révolutionnaires émettent maintenant la prétention de donner des leçons au mouvement ouvrier. » Il fustigeait ensuite ces « fils de grands bourgeois – méprisants à l’égard des étudiants d’origine ouvrière – qui, rapidement, mettront en veilleuse leur “flamme révolutionnaire” pour aller diriger l’entreprise de papa et y exploiter les travailleurs dans les meilleures traditions du capitalisme. »

Non, Marchais va bien plutôt dans mon sens – et cette déclaration fût cher payée et si utiles aux « socio-démocrates » - c'est à l'université que se déroulent et s'exposent les modes politiques, sans vraiment atteindre le monde du travail malgré les tentatives des pourritures syndicales de base. C'est vrai que les AG à la Sorbonne c'était du pipi de chat et que les ouvriers en rigolaient. Un vieil ouvrier, un collègue, me dit un jour : « bande rigolos, vous aviez peinturluré la statue de Pasteur mais lui il a apporté quelque chose à l'humanité ! ». Marchais n'avait pas tort finalement sur un aspect ; en effet la plupart étaient des pseudo-révolutionnaires et ont fini idéologues engraissés par la démocratie bourgeoise sous l'habit de député ou journaliste, cf. les July et Cohn-Bendit. Merci Marchais.2

En résumé, le prétendu marxisme de nos quatre frustrés – de la gauche décatie - s'accommode non seulement de la négation de la réalité mais de la leçon d'une morale politichienne qui tente de culpabiliser afin de mieux convaincre de l'inutilité de réfléchir et de douter grâce à des comparaisons historiques invraisemblables. Ces mêmes comparaisons historiques servant non seulement à voiler à nouveau la réalité présente, qui n'est pas aussi simple ni délimitée, mais à laisser croire que l'intellectuel petit bourgeois sait « ce qu'il faut penser » à votre place ou du fait de vos carences (proximité avec des propos du gouvernement ou de la droite) ou faiblesses (vous êtes certainement un raciste franchouillard ou un otage du RN).

Vous ne me croyez pas ? Lisez ici : Frustration | Critique sociale pour le grand public (frustrationmagazine.fr)

Les termes « islamo-gauchiste » un héritage du judéo-bolchevisme ?

Il faut le faire, et nos quatre bobos l'ont fait : mettre sur le même plan islamisés et bolchevisme. Je rappelle que le bolchevisme première manière était un mouvement pour la libération de l'ensemble de la classe ouvrière mondiale par la destruction du capitalisme, pas pour la soumission à des lois politiques arriérées du Moyen Age. Or nos frustrés trahissent leur soumission à la morale en vogue dite antiraciste et féministe (gauche dite radicale couscous merguez) qui prône le développement de conclaves ethniques « excluant les blancs » (facile à prouver en ce moment!), le mépris de ce prolétariat consommationniste et anti-immigrés, afin de défendre une « vraie démocratie » protégeant une religion « comme les autres », qu'il faut éviter de critiquer pour ne pas passer pour nazi (sauf à se faire égorger, ce qui est d'ailleurs un argument gouvernemental). Samuel Paty votait probablement Le Pen. La gauche radicale couscous merguez est rouge comme les radis mais blanche à l'intérieur.

Que répond donc notre « gauche radicale » frustrée ?

« Mais là où les promoteurs du terme “islamo-gauchisme” sont bien incapables de démontrer un lien entre l’islamisme et la gauche radicale ou les mouvements féministes et antiracistes, il est assez aisé de montrer l’héritage historique de ce dernier avec celui de “judéo-bolchévisme”. Bien qu’il faille prendre de la distance avec le point Godwin et le “reductio ad hitlerum” (comparer tout et n’importe quoi à l’hitlérisme) rendus souvent inefficaces par leurs utilisations abusives (resic)(...) Le parallèle avec “judéo-bolchevisme” est tellement énorme, grossier, qu’on ose à peine le décrire de peur de paraître “excessif”, et pourtant… Le judéo-bolchevisme est une idée, délirante, issue de la pensée nazie – qui associait fascisme, antisémitisme et anticommunisme –  et qui supposait que, dissimulés derrière les bolcheviques, oeuvraient secrètement les juifs pour imposer leur domination mondiale. L’islamo-gauchisme, très similaire, affirme que derrière la gauche, en particulier universitaire, seraient dissimulés les islamistes et les djihadistes prêts à imposer la charia en France. Raison pour laquelle, comme le rappelle Jean Chambaz, président de la Sorbonne, elle est “issue des milieux de la droite extrême” (Action Française, Génération identitaire, GUD, Troisième Voix…) ». 

LES PORTEURS DE VALISE ISLAMISTE

Oui le parallèle est vraiment grossier et nullissime, c'est eux qui le disent. Très amusant que la référence de nos frustrés soit l'actuel président de Sorbonne université, fils d'un grand dindon stalinien et formé lui-même à la pensée marxisto-stalinienne dans les années 1970 (que Marx n'y voit aucun amalgame!). Ce ne sont pas seulement les gauchistes qui « ont pris le pouvoir » surtout dans les lieux culturels mais aussi leurs anciens compagnons de route de gauche bien-pensante russophile !

La comparaison avec l'idéologie dénonçant un présumé judéo-bolchevisme, qui date des délires de l'Action française de la fin du dix-neuvième siècle, bien avant Hitler donc pas « issue abusivement d'Hitler » (qui n'a pas inventé non plus la machine à laver), est inepte. Pas plus que les musulmans agenouillés le gauchisme n'est assimilable au bolchevisme. Le gauchisme féminisé et racisé est une idéologie moderniste réactionnaire fille bâtarde la décomposition du stalinisme, putain respectueuse de l'électoralisme de la gauche bourgeoise, et confrérie de larbins du syndicalisme de gouvernement.

Quant à la place des juifs elle est patente dans toutes les révolutions, avec Marat vieille cible de l'aristocratie haineuse en 1789, le comité central du parti bolchevique ou lors de la fête de 68 la plupart des leaders des groupes gauchistes ont une origine sémitique. Et alors ? Pendant des siècles les juifs ont été considérés comme des parias et des inférieurs, il est donc naturel qu'on retrouve leurs meilleures progénitures dans les révoltes sociales, et surtout dans les mouvements internationalistes débarrassés de la croyance nationaliste. Heureusement on trouve aussi de nombreux arabes dans la révolte sociale et politique, mais par leur nombre plus important dans les populations de pauvres soumis et le fait que l'islam est avant tout une idéologie nationaliste, même si elle se prétend mondialiste, les choses sont plus compliquées. La peur irraisonnée des populations autochtones (y compris dans la classe ouvrière qui ne se considère pas représentée par le RN ni par le proudhonien ridicule Onfray), quoique basée parfois sur des égorgements réels, est plus l'explication que le racisme ou cette forme de sarcasme pervers qu'est le terme islamophobie. L'Etat bourgeois se sert naturellement de cette sidération de la population face aux tentatives d'envahissement idéologique des diverses sectes islamistes, relativement choyées par les bobos marginaux, d'autant que le gouvernement n'a aucune solution tangible pour faire cesser une violence, laquelle se vante d'être légitimement religieuse par les porteurs de fumigènes, et que la peur permet d'atomiser la lutte de classe et d'annihiler la solidarité...de classe. Ils sont donc racistes ces prolétaires qui en ont marre d'avoir chaque samedi leurs bagnoles bas de gamme brûlées et des bagarres au couteau à l'entrée du lycée du coin ! Il paraît même que certains ouvriers arabes en sont à voter Le Pen... Preuve de plus qu'ils sont contaminés ou catéchisés par ces salauds de blancs !

Approprions-nous un instant la comparaison de nos frustrés. On va voir combien elle est hilarante. Certes l'idéologie bourgeoise (avant d'être fasciste) voulait ridiculiser le projet communiste en le prétendant manipulé par des juifs, mais par contre c'est assez vrai que nos gauchistes moralistes sont les dindons de la farce islamophile et au service de cette autre invention musulmaniaque : l'islamophobie, dont je me moque depuis des années sans avoir lu Taguieff ni attendu que des bateleurs de plateau TV s'en gargarisent.

Ils ont d'abord commencé - on ne l'a pas oublié et je peux le prouver - lorsqu'ils ont cru bon (électoralement) de soutenir le port du voile au lycée et à l'université, et même à la députation (demandez à Besancenot). Localement et en catimini tous les candidats des anciens grands partis de la « gauche unie » (pour se ficher de la classe ouvrière) se sont bien gardés de déplorer l'envoilement des femmes et, de façon démocratique, ont soutenu la construction de mosquées. Avec le même soutien critique qu'au temps du stalinisme triomphant, l'extrême gauche appelle toujours à soutenir « dans l'union » tous ces multiples candidats islamophiles couscours merguez.

Des dizaines de personnes, de personnalités, de journalistes, et aussi deux jeunes filles sont actuellement en France surveillés jour et nuit par des escouades policières car menacées d'être égorgées par n'importe quel abruti musulman, et nos quatre frustrés viennent nous conter qu'il faudrait en finir avec la propagande gouvernementale ? Même si nous, les prolétaires lambdas, nous trouvons que le gouvernement est plutôt impuissant ! Et qu'il faudra un jour tirer dans le tas.

Je ne veux pas les égorger complètement mais leur soumission à la compassion musulmaniaque de la part de leurs pères en trotskisme est bien antérieure, comme je l'ai démontré dans un autre article, au temps où ils se glorifiaient d'être porteurs de valise... pour servir finalement à livrer les masses algériennes à de nouveaux exploiteurs ! Et tant d'autres exemples de leur collusion piteuse et comme oubliée par Médiapart, Le Monde, L'OBS... au moment de la « révolution iranienne », où, certes nos quatre frustrés eussent fini pendus au bout d'une grue.

Même s'ils ne s'en rendent pas compte nos quatre bobos - parce qu'ils vivent dans les beaux quartiers - il y a surtout dans les banlieues de toutes les grandes villes progression d'un mode de vie musulman et de contrôle de la rue et de la tenue vestimentaire des femmes3 qui est indéniable, et je le prouve ; passant sur le trottoir à Bagneux avec une amie portant une robe élégante mais trop échancrée, nous vîmes une mama arabe, couverte de la tête au pied, s'arrêter brusquement face à nous et jeter un regard furibard à ma compagne pourtant d'un âge dit respectable (jadis).

Le NPA et Médiapart n'ont-ils pas effacé toutes les images des meetings communs avec le violeur Tariq Ramadan ? Qui apparaît désormais comme un gentil garçon certes comparé à nos pervers sexuels les Pierre Ménès, PPDA, Duhamel, etc. Le pouvoir en régime capitaliste n'est donc que la propriété d'assouvir impunément, à profusion et indistinctement ces obsessions sexuelles d'humiliation de la femme et de ses enfants ? Comme le pouvoir islamiste. Il est très dérangeant de revoir ce que disait le trotskysme des années 1990 jusqu'à l'ultra-gauche bien pensante, par ici: chômage – [سي نجيب] (sinedjib.com) et L’intégrisme islamiste, une menace mortelle pour les femmes (Inprecor N°389, mars 1995).

Pourtant le gauchisme moraliste et bonimenteur du gentil islam se proclame féministe mais son féminisme est étrangement muet lorsque la femme arabe est traitée comme sac de patate. Il est vrai que le gauchisme est une idéologie passoire très pratique à utiliser aux marges des partis bourgeois comme PS et PCF, par conséquent pourquoi les multiples partis islamistes se gêneraient-ils à se répandre en mamours de reconnaissance (électorale et manifestatoire) avec ces « frères » en cuistrerie de la théorie couscous-merguez ?

Pendant des décennies les partis de la gauche bourgeoise ont fait croire au prolétariat qu'il n'était que peuple, ou en tout cas partie du peuple bonne à manipuler pour le maintien du même système d'exploitation avec leurs nombreux petits chefs, aspirants grands chefs et promotion de carrière tout azimut. Giscard, avec l'humanitaire regroupement familial a, au nom de sa classe d'appartenance, décidé naguère de modifier la composition du prolétariat en France. L'immigration de main d'oeuvre était en effet un moyen très ancien pour le patronat d'obtenir des ouvriers dociles et de les payer peu cher. C'est une population en général déjà bien « encadrée ». Je rappelle que dans l'après-guerre les ouvriers portugais montaient en France avec le curé du village. Dès le départ le patronat a accueilli avec fraternité les imams ; on en trouvait en fonction dans les usines à Renault dans les années 1970 aux côtés des syndicalistes pour « tenir » ou « calmer ». J'imagine les sentiments des ouvriers qui voyaient leurs collègues aller s'agenouiller pour prier pendant le temps de travail. Certainement des ouvriers racistes méprisables par notre bourgeoisie si « progressiste ».

Ce que n'avaient pas prévu ni le patronat ni Giscard est que cette population ouvrière allait être victime de ce fléau très traditionnel, le chômage et de l'incapacité de l'Etat cynique à intégrer tout simplement, indépendamment des croyances religieuses des uns ou des autres. C'est ainsi que s'est déclanchée au bout du compte une nouvelle guerre de libération, mais intérieure à l'ex-pays colonisateur4, avec les mêmes espoirs inconsistants qu'au temps des fausses libérations nationales, mais avec cette même haine des « damnés de la terre » et le même poncif qu'aux heures de la décolonisation : le blanc est un salaud. Et il est aussi un salaud historiquement, même si ce n'est qu'une pauvre considération rétro et rétroactive. Il faut réviser toute l'histoire, démolir statues et livres d'histoire, un champ de défrichement idéal et illimité pour les grands bobos universitaires en panne de partage du pouvoir depuis la chute des goulags (terme de droite pour le pays des soviets). C'est vrai, ma sœur est responsable de la Seconde Guerre mondiale.

Qui a oublié la tragique préface de l'islamo-gauchiste (en avance sur son temps) Sartre au livre de Fanon ?5 Livre de chevet de la folle Houria Boutelja. Audrey Pulvar adjointe « socialiste » à la reine-mère Hidalgo n'a pas été capable de justifier sa saillie sur la femme blanche qui doit se taire si elle a l'heurt de se retrouver dans un conclave de « femmes racisées », comme elle avait montré sa nullité de bourgeoise parvenue en moquant Poutou pour son absence de diplôme ; réaffirmant que « c'est tous ensemble que la gauche doit gagner » or la gauche bourgeoise perdra grâce à des toupies comme elle. Nous accepterions la théorie couscous merguez pour finir parqués et cloisonnés comme dans leurs goulags idéologiques ? C'est typique du cynisme gauchiste en politique de prendre ses envies pour la réalité. Voilà plutôt un même mépris des prolétaires de la part de la girouette politique Sartre et ses idolâtres et jusqu'aux parvenues de l'immigration les Pulvar, Obono et Cie..

Le problème est que cette révolte « interne » à la société – qualifiée pauvrement de « crise des banlieues » - a pris les formes de la désespérance, c'est à dire, pour être bon, de la racaille sans foi ni loi, car, en effet là ce n'est pas la faute à l'islam ; en soi l'islam est une religion d'ordre ; en Arabie Saoudite ou en Algérie il n'y a ni rodéo sauvage ni jets de mortier sur la police. Et la dernière fois qu'il y a eu une descente de racailles (terme de la droite et de l'extrême droite hélas) à Paris lors d'une énième manifestation pacifique de l'extrême gauche, c'était pour cogner dessus ou faucher les portables des lycéens et étudiants. C'est la réalité en effet, en soi extrême-gauche et voyous dits islamistes ne sont pas compatibles mais « dans la réalité seulement ». Dans l'idéologie antifa et antiraciste – leur mensonge répété inlassablement – leur quête du pouvoir d'illusionner « tous ensemble » les aveugle eux-mêmes :

    « Amalgamer musulmans et islamistes – tout en niant la réalité du racisme et de l’islamophobie.

  • Puis, amalgamer, sans avoir aucunement besoin de le démontrer (un mensonge répété inlassablement faisant ici office de vérité), les marxistes, les féministes et les antiracistes avec les islamistes – quand bien même aucun de ces trois courants ne fut jamais compatible avec l’extrémisme religieux ».(les frustrés) 

    Si si, en tous points de vue comme je viens de le démontrer ! Sauf dans la réalité quoique.

Nos quatre frustrés veulent nous faire croire qu'on peut faire du feu sans bûches en bois, ou qu'une rivière n'est pas un courant qui contient pour l'essentiel de l'eau. Pourtant tout musulman qui se respecte est forcément islamiste ; ne serait-il pas non plus, pendant qu'on y est, potentiellement communiste au souvenir du communiste couteau entre les dents (sauf que les communistes même staliniens n'égorgeaient personne). Sauf que l'affiche de 1919 était dans le même esprit que nos frustrés : contre la révolution sur des bases de classe VOTEZ pour le multiculturalisme et ne vous laissez pas « amalgamer » par tous ceux qui osent critiquer l'islam et ses recrutements. Restez dans la légalité antiraciste ! Ce sont les journalistes en général certes du Figaro et de CNEWS qui amalgament systématiquement islam et terrorisme, mais on s'en fout.

L'exagération sert bien sûr les marginaux gauchistes comme nos quatre frustrés de la gauche caviar, en réalité l'invasion est plus complexe, elle est sociétale ou culturelle (comme vous voudrez), elle devient insupportable, comme quand je rentre dans le cabinet de mon docteur et que j'aperçois une croix orthodoxe en plein milieu du mur de son bureau ; mais ces bedeaux sont invisibles à l'extérieur d'ordinaire. C'est un pourrissement du mode de vie qui s'installe avec des règles d'oppression de la femme, virée des cafés, dont les mains souillent le volant du machiniste barbu de la RATP. Tout cela n'existe pas pour nos frustrés. Aux frustrés il manque toujours quelque chose, en l'occurrence c'est un peu de cervelle.

Il manquait au gauchisme au fond un "supplément d'âme" après leur abandon de toute référence à la classe ouvrière, aussi s'étaient-il "diversifié" en particulier en embrassant l'idéologie écologiste, labellisés verts sur le plan électoral une partie d'entre eux a pu accéder au pouvoir des municipalités, en monnayant cette acquisition; on passe les exemples, ne retenons aujourd'hui que le financement dispendieux de la mosquée géante de Strasbourg qui fait foi de ce que l'islamo-gauchisme sert de marchepied à la progression islamique en Europe.

L'islam est une religion de conquête, certes comme toute religion, mais si la plupart de celles-ci ont rangé les armes aux vestiaires de la modernité, pas l'islam. Peuvent-ils nous trouver - ces larbins de la gauche soumise à un islam prétendu démocratique - une autre religion dans le monde qui ait enfanté autant d'égorgeurs et plus encore d'égorgés de même confession et qui ait servi à justifier les pires attentats civils, même comparés aux premiers méfaits hitlériens... alors que toute cette engeance sert encore à perpétrer surtout par son silence complice et pieux, soit en les justifiant soit en se taisant, des crimes de masse, au profit de grandes puissances dans les obscurs conflits impérialistes ?

Un épisode électoraliste gouvernemental : des prémices d’un maccarthysme à la française ?

Le gouvernement a une autre obsession pour dériver la population de ses continuelles attaques anti-ouvrières (licenciements déguisés, retraites, réformes cassant les nationalisations, etc.) : le covid. Ce dernier occupe une bien plus énorme plage médiatique que l'islamo-gauchisme, lequel n'est pas vraiment létal mais petite démangeaison qu'on peut soigner avec un soupçon de crème nivea (blanche). Mais sérieusement si au moins nos frustrés de la gauche bourgeoise unie pouvaient au moins nous montrer une modernisation de l'islam. Un dépassement de sa capacité à exercer la dictature totale sur la société une fois au pouvoir... Trop jeunes pour avoir soutenu Khomeini nos quatre frustrés ? Temps où les sorcières athées de Téhéran furent suspendues à des engins de chantier. La modernisation de l'islam est parfaitement illustrée en Arabie Saoudite où nos racailles devraient être envoyées en stage ! Grosses bagnoles, villas de luxe et surexploitation des migrants !

Chez nous, recherche de la plus grosse BM, des fringues les plus class, des nanas les mieux roulées. Pas très austère comme religion. Font partie de cette évolution moderne inédite de l'islam les réunions


cloisonnées racialement où
tous les étudiants ne sont pas conviés : «Le comité est en mixité choisie, c’est à dire qu’il réunit tous types de personnes, cis, trans ou non-binaires, à l’exception des hommes cisgenres, dans l’objectif de créer un espace safe (sûr, ndlr.) de discussion» (Mail de Salomé Hocquard, la présidente de l’Unef à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Des réunions sont ouvertes à tous, sauf aux personnes de sexe masculin ne se considérant pas comme étant autre chose qu’un homme, comme les cafés sont interdits aux femmes pour une certaine religion....

Nos radicaux couscous merguez concluent de façon consternante, le danger en voie de se réaliser est le suivant : « le processus en cours est l'illibéralisme de nos élites libérales ». Cette tautologie pour confirmer leur pensée … bourgeoise bcbg.

Je joins la définition pour ceux qui ne savent pas ce qu'est l'illibéralisme, ce moche terme terne et qui définit bien la radicalité de l'islamo-gauchisme 

L’illibéralisme est, selon Pierre Rosanvallon, « une culture politique qui disqualifie en son principe la vision libérale ». Selon le politiste Matthijs Bogaards, il s'agit d'« une situation démocratique où, néanmoins, l’indépendance de la justice est malmenée, et les citoyens ne bénéficient pas d’un traitement égalitaire face à la loi, ni de protections suffisantes face à l’État ou à des acteurs privés ».

Voici enfin la présentation des frustrés par eux-mêmes sous l'épaule malodorante de Médiapart, je vous laisse lire sans mes commentaires et rire aussi. Eventuellement.

« Frustration mène une critique sociale et politique en mettant à disposition du plus grand nombre des argumentaires pour repolitiser des expériences quotidiennes, se réapproprier des débats tranchés pour nous et tracer des voies alternatives collectives. Si nous écrivons, c’est parce qu’à chaque moment de nos enquêtes (par exemple notre enquête sur l’industrie agroalimentaire ou sur la droitisation du Parti socialiste), de nos analyses (prenant par exemple à contrepied ceux qui estiment que le peuple n’a pas à être trop souvent consulté, ou  montrant que l’uberisation était la réhabilitation de la domesticité) et de nos reportages (sur le fonctionnement d’une librairie coopérative ou sur l’ambitieux projet de coursiers à vélo de gérer eux-mêmes leur plate-forme numérique), nous ne cessons de nous répéter : « et si tout le monde savait ça… »

Frustration est un magazine web lancé cette année, qui succède à un magazine papier vendu sur tout le territoire français pendant 5 ans. Les temps changent, les puissants se renforcent mais les luttes continuent. La nouvelle équipe de Frustration web s'engage auprès de ses donateurs dans une démarche éco et socio-responsable visant à combattre l'extension du capitalisme et les effets collectifs et individuels qu'elle produit sur nos vies ».



NOTES

1Prenons une de ses déclarations : « Il y a unanimité absolue pour proclamer que la guerre n’engendre ni paix juste ni paix stable, pour exiger qu’un effort infatigable de négociation et de conciliation soit jeté au devant de toute menace de conflit armé […]. L’effort l’organisation internationale sans l’effort de stimulation nationale n’aurait aucune chance de réussite et ne ferait sans doute que ménager de nouveaux avantages aux dictatures totalitaires. Mais les deux efforts combinés, les deux taches conjuguées donnent le moyen de lutter à la fois, comme le devoir socialiste l’exige contre les menaces du fascisme intérieur et contre la domination du fascisme extérieur, de préserver à la fois, dans le cadre de la nation et sur le plan international, le destin du socialisme [...]». Aurais-je été victime « d'une nouvelle ùanoeuvre cynique de la bourgeoisie » ? Bien qu'une vérité puisse cacher un mensonge tant chez un gouvernement que chez un prétendu opposant de gauche...

2J'ai eu l'occasion de confronter deux fois Marchais, une crapule stalinienne certes mais bien plus fin sur le terrain que le clown sur les plateaux TV. J'ai été attristé l'en passé par le décès par le covid de sa deuxième épouse Liliane, personne d'un fort caractère à une époque où le PCF avait le mérite de faire élire des personnes sans diplôme, intelligentes et vraiment ouvrières, alors que désormais il faut être diplômé et merde à Pulvar. Liliane était l'amie d'une très bonne collègue à moi cégétiste et courageuse. J'ai connu aussi la première femme à Marchais, mais là ce fût plus compliqué car le lui avais rappelé que son bouillant mari avait été STO. Finalement le PCF, que nous considérions comme le principal ennemi en milieu ouvrier (pour sa soumission à l'URSS et sa cogestion de la France avec le gaullisme) disait vrai : le gauchisme était et reste bourgeois. Lire : Les disqualifications des gauchistes au sein du PCF | Cairn.info

3Et aussi, chose qui est minorée par les médias, les descentes répétées de parents arabes qui viennent cogner les enseignants qui n'ont pas donné une bonne note à leur gosse. Et carrément gommé par le clan Médiapart. On semble avoir oublié que l'immigrant a souvent encore des mœurs paysannes, quand il n'est pas encore vraiment urbanisé. Le problème existait jadis avec les plouvs qui venaient travailler à Paris. L'armée versaillaise était d'ailleurs composée en majorité de ploucs, très aptes à tuer, violer et incendier. On dirait souvent que l'héritage plouc a été effectivement conservé d'une génération à une autre.

4On n'a plus affaire à une imigration « régulatrice » des besoins d'exploitation du patronat, mais à une immigration « massive » qui prouve que la notion d'envahissement n'est pas une unvention de l'extrême droite mais l'expression d'une implosion du capitalisme, que nos quatre frustrés et le plouc gauchiste Cedric Herrou qui fait pénétrer d'Italie des centaines de migrants, aillent donc faire les beaux à Mayotte, ils verront la réaction des habitants des lieux !

5« Car, en le premier temps de la révolte, « il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups », supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : « restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds » . Cette ineptie est le mantra de la sartrienne Houria Boutelja, cf. Fusillez Sartre : Fusillez Sartre !  | Indigènes de la République (indigenes-republique.fr) 2016



vendredi 26 mars 2021

LES ISLAMO-GAUCHISTES NOUVELLE 5ème colonne ?

 


Les mots composés en politique connaissent une vogue plus ou moins longue pour soit disqualifier l'adversaire soit s'épargner une longue démonstration. La vogue serait-elle partie uniquement du camps socialiste ou stalinien d'antan : social-traître, hitléro-trotskyste, etc. ? Peu importe constatons aujourd'hui que les termes islamo-fascisme sont remplacés en ce moment par islamo-gauchisme, termes qui dament le pion à l'invention de l'islamophobie et semble bien utile comme qualificatif accessoire à la stratégie électorale du gouvernement Macron1. Bien que le gouvernement en fasse son cheval de bataille pour ravir les voix désillusionnées des électeurs du PS et celles sans illuson du RN, devrions-nous refuser d'user du qualificatif ? Pas du tout, comme on ne se résoudra jamais ici à ne pas appeler un chat un chat.

Pour comprendre la place prise par l'islam dans la géopolitique religieuse moderne et sa défense par les principales puissances capitalistes, il faut rappeler quelques faits laissés sous la table d'autant plus que certains, pas seulement à l'extrême droite (dont les plus intelligents, les maurrassiens)2, persistent à imaginer que la troisième guerre mondiale mettra en scène démocratie bourgeoise versus islam dictatorial. L'hypothèse n'est pourtant pas farfelue pour qui connaît un peu l'histoire de cette religion belliqueuse depuis toujours ; l'islam a bien préparé aussi la guerre de 1914. En novembre 1914, encouragé par l'Allemagne, le chef de la hiérarchie religieuse de l'Empire ottoman lançait une fatwa appelant à l'union contre les « ennemis de l'islam », français, britanniques et russes.

Corrigeons d'emblée cette projection fantasmatique : aucune des grandes puissances dominantes – USA, Chine, Russie, Inde, Grande Bretagne – n'est dominée ni destinée à être régie par les diktats islamiques. L'utilisation de l'islam est plus subtile dans la politique « morale » internationale.

L'histoire de l'usage des chefs religieux musulmans par les conquérants colonialistes est longue ; dès le 18ème siècle l'Angleterre avait une politique de collaboration islamique claire pour contrer sa rivale française en Méditerranée. Je ne vais pas remonter à toutes les compromissions successives au XIXe siècle et avec Hitler au XXème3, mais illustrer brièvement avec quelques exemples plus récents.

Ainsi l'impérialisme stalinien, ce demi-frère du capitalisme occidental, à la suite du mirage léniniste du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » avait entrepris de démontrer aux musulmans du Moyen-Orient qu'il n'y avait pas de contradiction entre l'islam et le « socialisme scientifique », n'étaient-ils pas tous deux « anticapitalistes » ?4 Peine perdue comme on l'a vu finalement en Afghanistan où la bourgeoisie américaine s'est servi de l'islam sunnite pour faire tomber le bloc du socialisme déconcerté, caricature nationaliste du vieil internationalisme classique, ce que l'idéologie multiculturaliste sait intégrer et fabriquer5.

En fin de compte le stalinisme s'effondrait surtout dans la population russe parce qu'il se confondait avec l'islam :

« ...parler de l'engagement communiste, de l'adhésion à ses dogmes, ou de l'obéissance absolue au Parti en termes de discipline religieuse, de foi ou d'Eglise discréditait le scientisme marxiste-léniniste sur son propre terrain, en montrant que derrière une prétention avant-gardiste ressurgissaient des archaïsmes dignes des Croisades, ou que les procès de Moscou ne le cédaient en rien à la chasse aux sorcières de l'Inquisition6.

La bourgeoisie américaine avait renversé la vapeur islamique à son profit d'autant que l'islamisme a toujours été le pire ennemi des mécréants du « matérialisme marxiste ». Depuis la fin de la guerre froide, Pakistan et Arabie Saoudite sont restés les deux principaux souteneurs des intérêts US dans la région, mais surtout les principaux financiers des multiples mouvances fondamentalistes dans le monde7. Toujours difficilement contrôlable, et mise en cause le plus sérieusement au temps de l'idéologie laïcisante du nationalisme arabe, l'arme islamiste fait encore bien partie de la panoplie de la CIA.

OU LE FANTASME DE LA CINQUIEME COLONNE DEMONTRE QUE L'IDENTITE NATIONALE EST DESORMAIS DE LA FOUTAISE

« Les états-nations ne sont pas des aires closes au sein desquelles évoluent des processus culturels, sociologiques et politiques autonomes. Les états-nations ne sont pas des « personnes » dotées d’une psychologie nationale, d’une mémoire nationale, ou un habitus national unique. L’identité nationale repose sur l’appropriation sélective d’éléments importés d’ailleurs ; elle est toujours en cours, et elle connait des « moments étrangers »8.

En ce qui concerne les cultures politiques et les mouvements intellectuels, ils sont tellement enchevêtrés que la notion de culture politique nationale n’a plus beaucoup de sens. Même si les formes du système politique peuvent être fort différentes d’un état à un autre, il n’y a pas qu’une seule culture politique française ni britannique ; il y a des cultures politiques britanniques et des cultures politiques françaises, qui en même temps partagent beaucoup d’éléments. En fait, les différences de culture politique à l’intérieur des états-nations sont souvent aussi importantes, voire plus, que les différences entre les états-nations.

Troisièmement, l’admiration, ainsi que l’antipathie, pour l’Angleterre vont de pair avec des clivages régionaux à l’intérieur des deux pays, car la droite modéré française partage les préjugés anticeltiques des anglais, les croisant avec ses préjugés envers les gens du Midi. Quant à l’extrême droite, elle sympathise avec les autonomistes catholiques irlandais et catalans, et elle regarde plutôt du coté des pays latins que vers le nord, sans pour autant échapper aux sentiments antiméridionaux, loin de là. En même temps, il faut tenir compte du fait que les Français s’approprient des identités anglaises construites par le biais d’une comparaison négative avec la France. On est en présence donc d’une vraie « histoire croisée » multipolaire, de laquelle sortent des « objets inédits ».5 Il faudra ainsi reconnaitre qu’à certains moments le problème de l’unité française – de la primauté de la nation – se révélait plus difficile que l’on ne l’aurait cru.

D’autre part, l’attitude envers la Grande Bretagne constituait toujours une ligne de partage au sein des droites. L’anglophobie d’une grande partie de la droite nationaliste ne fléchissait pas, d’autant plus qu’elle admirait le fascisme en Italie et le régime Salazar au Portugal.

La gestion mortifère de la pandémie du Covid 19 montre que le cadre national est encore obligé en matière sanitaire, contraignant au niveau territorial délimité, qui n'est pas indépendant et sans frontière comme la finance « internationaliste ». La bourgeoisie n'appliquera jamais l'internationalisme véritable imaginé par le marxisme, mais elle se sert des bouillies idéologiques comme l'islam pour faire croire à un universalisme « démocratique » incluant la tolérance des intolérants. Chaque pays est désormais traversé et façonné en tout ou partie par des idéologies apatrides, communautaristes ou anarchistes.

Si les nationalismes et les nationalismes surtout religieux semblent avoir triomphé remisant au tombeau les internationalismes « prolétarien » ou « fasciste », bien que la presse de la gauche bourgeoise rame pour dénicher le moindre fait divers mettant en scène quelques pitres maurrassiens ou lepénistes9, la 5e colonne c'est toujours la bourgeoisie. L'idée d'une complicité « dans le dos des combattants » a été ridiculisée au moment de la guerre civile espagnole. Face aux quatre colonnes militaires de Franco qui avançaient vers le camp républicain et anarchiste, on dit à l'époque que c'est surtout grâce à une 5 ème colonne à l'arrière des républicains que le camp fasciste avait triomphé ; on interpréta cette idée de 5 ème colonne par ailleurs comme le général démoralisation, ce qui est plus réaliste mais sans préciser, ce que seule la gauche communiste maximaliste dénonça, la transformation de l'insurrection des ouvriers en guerre entre camps bourgeois. En ce sens il y eût bien une cinquième colonne... stalinienne, qui se chargea de massacrer les ouvriers révoltés anarchistes ou pas, à la place de Franco. La notion de cinquième colonne peut être vue aussi comme des poupées russes. Eugen Weber rapporte le témoignage de Eduardo Aunôs, fin 1936, déclarant que la réaction franquiste « s'était cristallisée autour de l'opinion contre-révolutionnaire française, conduite par Maurras »10.

Historiquement nous pouvons l'affirmer avec des exemples irrécusables, ce sont des fractions bourgeoises qui sont à chaque fois une cinquième colonne, pas traîtres à leur classe mais prêts à se mettre au service de l'ennemi si la révolution menace. Honneur à la Commune de Paris de rappeler que lors de la semaine sanglante, c'est la « 5 ème colonne » de Thiers et ses bouchers versaillais qui fit le boulot des envahisseurs « teutons ». A la fin des années 30, il y a bien une cinquième colonne de l'hitlérisme en France dont les caïds sont Doriot et Pétain. Au moment de la signature du pacte germano-soviétique, la 5 ème colonne de l'impérialisme russe c'est le PCF, qui permet de faire plier le genou au prolétariat face à la guerre qui venait ! Et il la restera pendant toute la guerre froide. L'identité nationale est désuète par le fait de l'apparition partout de « cinquièmes colonnes ». La nation est morte parce que le cynisme est devenu royal !


L'islamo-gauchisme n'est à son tour qu'une énième « cinquième colonne ».


Lénine dit des réformistes et des anarchistes, grands admirateurs de la civilisation bourgeoise «Le petit-bourgeois mis hors de lui par les horreurs du capitalisme, c'est là un phénomène social propre, comme l'anarchisme, à tous les pays capitalistes ».

En 2014 j'écrivais ici (mercredi 30 avril 2014) :


« LA PETITE BOURGEOISIE NE VEUT PLUS TOMBER DANS LE PROLETARIAT

...La petite bourgeoisie est une classe anxieuse par nature, qui est stressée dès qu’elle se rapproche des 1850 euros médians. Il est loin le temps où les enfants des couches moyennes s’imaginèrent « jouir sans entraves ». Mai 68, personne ne l’a dit clairement, avait vu les enfants de la petite bourgeoisie tomber (fugacement) dans le prolétariat, mais en s’imaginant à la tête des prolétaires, pas à leur traîne. Cette chute dans le bassin prolétarien n’avait pas entraîné une purification des corps et des âmes, ni un adoubement par les damnés de la terre industrialisée. Les progénitures petites bourgeoises gardèrent leurs tics d’éducation extérieure. Ils se devaient de conserver leur rang social comme leurs pères et ne se conçurent que comme donneurs de leçons aux bases salariales. Leur culture politique limitée à un survol de Bakounine, Staline, Lénine et Trotski conféra à leurs discours d’AG estudiantines un efficace training à leur future carrière de managers du PS, de professeurs d’Université et de cadres de services publics. La plupart entrent désormais dans la catégorie des retraités salariés les plus aisés, grands bénéficiaires de la révolution mitterrandienne et jospiniste. En Angleterre et en France on trouve en général les hôtels pleins de ces têtes chenues de rentiers de la révolution qui s’étendit du boul Mich’ aux résidences en Méditerranée et qui végètent dans l’espoir d’un loisir rentier infini.

La petite bourgeoisie s’affole face à la crise des caisses de retraite et y voit une remise en cause de son confort en fin de carrière. Peu de caisses de retraite sont nées d’initiatives ouvrières. Aux beaux jours du syndicalisme révolutionnaire, les militants ouvriers étaient hostiles à l’idéologie de prévoyance sociale, très vite récupérée par le patronat, car détournant les travailleurs du projet révolutionnaire en favorisant le repli sur la vie familiale.

Je partage avec N.Sarkozy ce dégoût pour cette population bobo (pas pour les mêmes raisons certes), qui, occupant les deux tiers des grandes cités, empêche la droite caviar de rafler la mise. Les pires ne sont pas souvent ceux qui occupent le haut de la galerie mais cette couche moyenne inférieure composée des intellectuels ratés des cryptes trotskiennes et de l’ultra-gauche qui, piteusement, se revendiquent encore d’une vague révolution. Ils restent mécontents, non pas que la révolution n’ait pas eu lieu, mais d’être remisés au rang des couches inférieures de la société, sans pouvoir prétendre dicter leurs conditions aux ouvriers et à leurs progénitures émeutières.

Ce milieu hétéroclite d’échoués intermédiaires du système a cru brièvement en un changement radical et rapide à leur profit en supposant prendre la tête de la classe ouvrière (aux deux sens du terme). Face à l’apathie méfiante de la classe ouvrière, le rêve de pouvoir a viré au cauchemar mitterrandien : ils s’affirmèrent encore comme un tampon amortisseur entre bourgeoisie et prolétariat, sous couleur verte et bio. Le syndicalisme, sponsorisé ou gratuit, leur sert à marginaliser les ouvriers dans leurs luttes et à prétendre disparue l’identité prolétarienne au profit d’une citoyenneté de pacotille.

Cette petite bourgeoisie politique intellectuelle sent désormais le rance aux côtés de la petite bourgeoisie artisanale archaïque et raciste. Elle est assez représentative de l’aspiration vers le haut de la hiérarchie sociale d’une masse importante de la population autochtone qui a entraîné un appel d’air pour une immigration peu qualifiée, permettant même à une mince couche de la classe ouvrière de se prendre pour une « aristocratie ouvrière » syndicaliste et enseignante, soluble dans les couches moyennes inférieures.

Les jeunes des couches moyennes ont cessé d’être des acteurs politiques de premier plan des sixties, puisqu’ils ont vieilli. Dès les années 1980, l’âge moyen du représentant syndical et politique était de 45 ans, puis de 59 ans en 2000. Malgré quelques leaders des mouvements étudiants petits bourgeois successifs jusqu’au CPE, voués à un avenir de caciques du parti bourgeois PS, et excepté le pâle Besancenot, la vie politique reste rythmée par des « vieux » politicards. Les jeunes prolétaires ou étudiants ne retrouvent leur voix subversive qu’en temps d’émeutes et de révolutions.

Le déclassement social qui frappe à la fois les enfants de la classe ouvrière et ceux des couches petites bourgeoises ne les montre pas encore prêts à remettre en cause l’ordre politique et social bourgeois »11.

Ce qui est frappant dans toutes les définitions officielles de la fameuse et fumeuse « cinquième colonne » est que toutes semblent convenir que c'était une blague. Or la bourgeoisie dominante et ses multiples officines ont toujours eu pour règle d'or de mentir et de mentir même effrontément, comme de s'ingénier à poser des rébus invraisemblables pour continuer à nous faire passer pour des crétins et le peuple et à la fois le prolétariat. Le petit prince de Nice Estrosi avait soulevé l'émotion de tous les cartels politiques en 2015 et se fit carrément traiter de « facho » pour avoir osé utilise rle terme dans son sens propre12.

L'énorme soutien financier de la gauche islamo-écolo de Strasbourg à la halle à islam de Erdogan, pourrait tomber sous cette accusation si l'on croyait au complot en toute occasion dans l'actualité. Même pas, les élus verts comme les gauchistes en général ne sont que des dindons de la farce, et des sectes islamistes ignobles comme Millî Görüs . Ils sont utilisés comme d'ailleurs l'extrême droite française des années 1930 était utilisée par Hitler. Du point de vue raciste et dogmatique, les ligues de l'extrême gauche actuelle montrent de nombreuses ressemblances avec cette extrême droite des années 1930 : mépris du prolétariat, lutte antibolchevique (Napoléon et Lénine étaient racistes...) langage obscur de moralité convenue (islamophobie, ); comme pendant l'Affaire Dreyfus, langage hyperbolique, langage religieux de la mystique islamiste, langage qui se veut indéchiffrable, langage de l'horreur et de la haine, à l'unisson de ce qui régente les « échanges » sur les merdiers sociaux : exalter l'individu omnipotent et le désigner comme cible à tuer s'il ne suit pas « les règles » édictées par l'orga religieuse.

Plusieurs facteurs expliquaient la floraison et le succès des organisations d'extrême droite des années 1930 et ils étaient du même ordre que ce qui explique la "compensation islamique" de l'extrême gauche actuelle : la fin de leurs illusions politiques gauchistes tiersmondistes la déception sinon la rancœur des anciens combattants anarchistes des sixties, la peur du rejet électoral provoquée par leur discrédit des années mitterandiennes, la montée du populisme, l'impuissance des grèves à se généraliser, des révoltes fugaces ou incontrôlables (Nuit debout, Gilets jaunes). L'idéologie islamiste plaît d'autant plus aux gauchistes qu'elle exalte comme eux la violence en soi, l'obéissance à l'encadrement de « l'orga », aux obsessions de l'orga et à l'orgasme des défilés fétichistes. Avec le recul, nous pouvons aussi juger de la trajectoire du gauchisme soixantehuitard comme une illustration de la moderne « cinquième colonne ». La colonne vertébrale principale venait du trotskisme dégénéré prenant partie dans la guerre mondiale pour le camp impérialiste russe puis « démocratique », puis avec les collabos du FLN (porteurs de valises), puis le soutien à toutes les dictatures des « libérations nationales » fictives et dérisoires. N'épiloguons pas sur leur adhésion à tous les révisionismes de la petite bourgeoisie (féminismes, écologismes, antiracismes, indigénismes, etc.), ils continuent à collaborer à la principale cinquième colonne de l'Etat bourgeois, les syndicats gouvernementaux.

Désolé d'aggraver le parallèle mais le découpage de leurs « orgas » est similaire à celui des dits « fachos » d'avant-guerre : cellule féministe13, cellule écologique, cellule transgenre et on en passe. Le tout sur le modèle « multiculturaliste » américain comme Valois copiait Mussolini avec ses faisceaux.C'est le 11 novembre 1925 que « Le Faisceau » est créé par Georges Valois, ancien anarchiste, devenu royaliste. Il se revendiquait ouvertement du modèle fasciste mussolinien et entendait faire la synthèse du nationalisme et du socialisme (comme nos gauchistes ou mélenchonistes actuels prétendent faire la synthèse (électorale) de l'islam et de la gauche bourgeoise. Valois visait à instaurer une dictature nationale au-dessus de toutes les classes sociales, avec un chef proclamé par les combattants et acclamé par la foule, comme le rêve ce pauvre Mélenchon toujours pas adoubé par les résidus du parti stalinien. L'orga de Valois se décomposait en quatre Faisceaux (le Faisceau des combattants ou légions, regroupant les anciens combattants de la Première Guerre mondiale (pas de 68)  et des guerres coloniales (pas de Castro), organisés en compagnies, sections et groupes ; le Faisceau des producteurs, composé de corporations ; le Faisceau des jeunes avec les Jeunesses fascistes ; le Faisceau universitaire).

La mémoire de la gauche bourgeoise reste sélective, voire du même acabit que l'effaceur stalinien ou trotskien. Le Monde à la pointe dans la défense de l'islamo-gauchisme envoie son pigiste Jean-Baptiste Fressoz, paraît-il historien, maquiller la passé gauchiste. Avec « Il y a cinquante ans « le gauchisme pro-arabe », Fressoz maquille la politique réactionnaire des gauchistes. Il laisse dans l'ombre leur soutien aux diverses dictatures algérienne, castriste et aux khmers rouges, tout comme à la « révolution iranienne » (dixit Foucauld) pour nous décrire leur action charitable envers les ouvriers immigrés : « Il y a cinquante ans, des groupes d’extrême gauche et plusieurs intellectuels s’étaient vu reprocher leur soutien aux travailleurs algériens, érigés en boucs émissaires de la montée du chômage, rappelle l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde » (…) Face à cette mobilisation de la gauche contre le racisme, l'extrême droite française des années 1970 ne parle pas encore « d'islamo-gauchisme » mais de « gauche arabe » ou de « gauchisme pro-arabe ». Cinquante ans plus tard, l ' « islamo-gauchisme » réactive des amalgames forgés pendant la guerre d'Algérie et la crise économique des années 1970. Il modernise le discours de l'ennemi intérieur en y injectant un élément religieux post 11 septembre. Rien de bien neuf donc, hormis la focalisation sur l'enseignement et la recherche. Faute d'ennemis précis et célèbre, l'extrême droite s'en prend à l'université en général, au sein de laquelle les minorités ethniques et/ou religieuses (sic) sont pourtant sous-représentées (re-sic) ».

Triste défense de l'indigénisme et des préceptes dogmatiques et islaminguants imposés par une minorité de néo-khmers rouges à l'université. Fressoz ment et ment résolument de confondre les deux périodes avec un saint gauchisme faisant la charité aux immigrés (j'y étais dans ces événements et j'ai vu comment les petits chefs gauchistes utilisaient les immigrés pour leur propre carrière et comment ils les laissaient tomber une fois les lampions des journalistes éteints. L'extrême droite était plus présente vu la proximité de la guerre d'Algérie, et les immigrés n'avaient pas encore amené leurs familles et fait construire des mosquées un peu partout...

Une tribune, publiée par le même « cercle de la gauche disparue », nommé naguère par nous « L'iMMonde », dénonce les appels à dissoudre le syndicat étudiant et condamne les propos récents de Jean-Michel Blanquer. Un soutien qui ne masque pas l’embarras éprouvé par beaucoup d’anciens face aux pratiques actuelles de la gauche bobo et démago.

Aujourd'hui c'est le faisceau universitaire islamo-gauchiste qui a pignon sur fac et qui trouve normal avec ses souteneurs du « beau monde » comme Fressoz de faire sa loi !

Mélenchon soutient le racisme contre les blancs de l'UNEF. Avec ce soutien ridicule il fait automatiquement baisser ses chances pour sa candidature pour la présidentielle en 2022 ; il ne restera qu'un « groupuscule négociant son pouvoir de nuisance », selon ses propres termes. Son argumentaire à de quoi faire sourire, arguties d'épicier électoral : « Quand des alcooliques anonymes se réunissent, c'est en haine des non alcooliques ? Quand des femmes se réunissent, c'est en haine des hommes ? Bien sûr que non. » « C'est une idée raciste de dire que quand des noirs se réunissent, c'est en haine des blancs », « N'intériorisez pas leur critique, a-t-il conseillé aux étudiants. Elles sont injustes, absurdes et elles sont fondamentalement antisyndicales ».

Zemmour a eu tort de dire de Mélenchon, qu'il choye pour ses accointances chauvines, ne se rend pas compte de ce qu'il défend. Si ! il se rend parfaitement compte, et avec cynisme en cuisine, qu'il défend les « groupes de paroles »14 des « particularistes racialistes », l'islam et les indigestes de la République pour raisons électoralistes. Pas besoin d'interdire cette merde de syndicat à bobos « multiculturalistes» et surtout islaminguants (soutien au port du voile), l'UNEF, il faut le laisser dans son bourbier chronique et lui supprimer les subventions publiques (600.000 euros par an).

Le cercle des trotskiens disparus, le NPA, fait sa surenchère hystérique habituelle pour étudiants attardés avec le même simplisme antifasciste et l'horreur névrotique des concurrents de droite :

« Depuis, c’est à une surenchère raciste et réactionnaire que l’on assiste : Éric Ciotti qualifie l’UNEF d’ « avant-garde de l’islamo-gauchisme en France » et demande la dissolution du syndicat, rejoint par d’autres représentants de la droite extrême et de l’extrême droite. Christophe Castaner a dénoncé un « un clientélisme indigéniste exacerbé totalement scandaleux » et, le 19 mars, c’est le ministre Jean-Michel Blanquer qui a osé parler de « choses qui ressemblent au fascisme »

Cette nouvelle offensive contre l’UNEF s’inscrit dans la foulée de précédentes campagnes du même type et se déroule dans le contexte de la pathétique polémique sur l’« islamo-gauchisme » qui « gangrènerait » les universités (…) Tous les prétextes sont bons pour s’en prendre aux militantEs progressistes et antiracistes, et le gouvernement porte une lourde part de responsabilité dans cette énième campagne haineuse. Il est d’ailleurs pour le moins scandaleux de voir un pouvoir menant des politiques racistes, notamment à l’égard des migrantEs et des sans-papiers, et dont le projet de loi « séparatisme » jette la suspicion sur l’ensemble des musulmanEs, se poser en défenseur de l’égalité des droits et en chantre de la lutte antiraciste. Sans même parler de l’extrême droite qui joue la surenchère… Le NPA continuera de dénoncer le racisme d’où qu’il vienne, et se tiendra aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le racisme et refusent de se laisser intimider par les amalgames et les calomnies réactionnaires.

Montreuil, le 19 mars 2021 15

La conscience gauchiste est basée sur la pitié, pas la considération de l'autre. L'extrême gauche actuelle occupe le même espace contestataire et provocateur que l'extrême droite droite des années 30, elle est bien la nouvelle cinquième colonne, avec la même logique lénino-stalinienne : ils pensent « à la place de », c'est ce qu'on a toujours dénoncé comme substitutionisme dans le milieu réellement révolutionnaire. Mais qu'ils pensent ce qu'ils veulent, du moment qu'ils restent en dehors du prolétariat, on s'en fiche.

UNE TRAMBOUILLE ELECTORALE QUI NE CONCERNE PLUS QUE LES DIVERSES CUISINES POLITIQUES

La rhétorique poussive et usée jusqu'à la corde du "faire barrage à l'extrême-droite" ne sert que d'os à ronger pour les cliques militantes et les fonctionnaires des partis. Il n'y a plus  vraiment ni d'extrême droite ni d'extrême gauche, exceptés quelques fadas ultra-minoritaires. Après l'intrusion de huit zigotos de l'Action française dans un Conseil régional, une certaine Carole Delga a eu droit à un qualificatif cuisinier. Et on se marre quand ces bourgeois s'accusent mutuellement de "favoriser" le "fâchisme"! Quelque peu critique sur l'UNEF, la cuisinière Delga s'est vue qualifiée par le mangeur d'homme Mélenchon de "reprendre les slogans de l'Action française": Mélenchon, qui a un vocabulaire limité, taxe donc tout le monde de "passe-plat", journalistes véreux comme confrères concurrents de la bourgeoisie socialiste.

«Elle n'est pas une digue [de l'Action française] mais un passe-plat», a accusé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon samedi 27 mars. Dans sa ligne de mire, Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie. Il a ainsi répondu à un tweet de la femme politique qui invitait l'UNEF à «cesser de monter les gens les uns contre les autres, au risque de générer une société d'ennemis» car seul le rassemblement des Français autour des «droits et valeurs de la République» permettra de faire reculer «le racisme, l'antisémitisme et les discriminations».

Carole Delga, présidente PS d'in Conseil régional est un lieutenant de Vals, l'aile droite du PS, revenue des chansons iréniques et électoralistes sur l'immigration rédemptrice des péchés colonisateurs français, ne peut laisser la gauche islamiste des indigestes de la République faire s'effondrer tout "l'électorat de gauche" avec les agités du bonnet du veux milieu trotsko-stalinien, même s'ils n'ont plus guère de chance d'inquiéter la droite et le macronisme.

Si Mélenchon a fait entendre un bruit de casseroles , les bobos verts se sont tournés vers la juridicisation à l'américaine:

"En accord avec le Bureau exécutif et Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg, EELV va déposer plainte pour diffamation contre Marlène Schiappa et Gérald Darmanin", a déclaré Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, dans un discours au Conseil fédéral. "Nous avons pris la décision hier (vendredi) soir et la plainte sera déposée dans le courant de la semaine prochaine", a précisé le petit caïd régional des Verts.

"Gérald Darmanin, le ministre des cantines scolaires, a accusé la majorité EELV, dirigée par Jeanne Barseghian, de 'financer une ingérence étrangère sur le sol' français. Sa ministre déléguée a de son côté, affirmé que EELV pactisait avec l’islam radical'. En cause : l’adoption lundi d’une subvention à la construction d’une mosquée", a rappelé le secrétaire national.

En fait le gouvernement n'est pas plus clair que les bobos verts (de rage); tout n'est en réalité que cuisine électorale. Et tous ils ne s'aperçoivent pas qu'ils sont ridicules. En soi, formellement tous ces cuisiniers sont "traîtres à la France" comme le leur jette à la figure le petit cercle Action française: Mélenchon roule en général pour tous les dictateurs du tiers-monde, et pourquoi pas pour Erdogan, et les Verts ne sont que les serpillières de l'idéologie américaine, voire pro-allemand. Laissons-les se quereller dans leur microcosme étroit et continuons à défendre les intérêts du prolétariat "international".




NOTES

1Qui sait qu'il doit agir en direction de tous les « découpages électoraux », piquer des électeurs au RN mais aussi aux banlieues islamisées. Ainsi a-t-il fait lancer un sondage par le Figaro pour demander s'il ne serait pas utile de faire revenir Benzéma en équipe de France, faisant repousser en catimini le procès dont il devait faire l'objet en ce début d'année pour chantage grossier et menaces qui a surtout aboutit à briser la carrière de la victime Valbuena (que j'ai soutenu personnellement). Médiapart a-t-il fait pression sur Macron ?, après avoir produit l'amalgame antiraciste foireux : « L’histoire de Karim Benzema revient à la Une de l’actualité à la faveur de l’histoire de George Floyd et de ce questionnement des actes racistes et xénophobes qui marquent l’espace public. Beaucoup se posent la question, ces derniers temps, à propos de la non convocation de Benzema en équipe de France ». Hélas on s'est majoritairement prononcé pour un « non définitif » contre le petit caïd des stades religieux.

2Cf. L'excellent ouvrage de Eugen Weber « L'action française » (1962 et publié en français chez Fayard seulement en 1985).

3L'Allemagne n'a jamais varié dans sa politique en direction des zones islamisées du Kaiser à Merckel. En 1890, Guillaume II avait lancé sa Weltpolitik. En 1898 il appelait à « l'amitié de trois cent millions de mahométans ». Les nazis réactiveront cette « amitié » après l'humiliation de 1918, se servant du levier identitaire de l'islam pour renforcer leurs visées en Inde ; chacun sait que le Mufti de Jérusalem avait lancé un appel en faveur d'HItler et qu'il reste une photo mémorable de la rencontre « amicale » des deux dogmes.

4H.Laurens : Le grand jeu, Orient arabe et rivalités internationales depuis 1945. Ed Armand Colin 1991. Et O.Roy : La nouvelle Asie centrale, 1997.

5Dans le chapitre « Les fondements nationalistes de l'internationalisme soviétique » (p48) de l'ouvrage collectif autour de Taguieff – Nationalismes en perspective (Berg 2001) est souligné déjà la prédominance de l'idéologie multiculturaliste américaine : « La majeure partie des études sur le nationalisme en Union soviétique a été réalisée par des chercheurs américains qui ont forgé la notion de « politique soviétique des nationalités ». Cette notion permet de mettre l'accent sur l'élaboration d'une hiérarchie entre les nationalités, qui est déterminante dans l'attribution de droits politiques. La pensée multiculturaliste aux Etats-Unis semble avoir influencé une approche de l'Union soviétique qui insiste davantage sur les différences nationales que sur les processus d'unification sociale et culturelle (…) La politique d'indigénisation (sic ! jlR) (korennizacia) c'est à dire de traitement préférentiel des nationalités titulaires sur leur territoire, peut être assimilée à un programme d'affirmative action (discrimination positive).

6Paul Zawaddzki dans l'ouvrage collectrif de Taguieff : Nationalismes en perspective, p.266. L'auteur développe de façon convainquante l'apparition et le développement de la notion de « religion politique » à la veille de 39-45, l'apparition d'un « nouveau pouvoir : celui de la pensée mythique », c'est à dire qui n'a pas attendu les remuggles de l'islamisme à la fin du XX ème siècle : « … Aron exprimait la conviction que ces nouvelles « religions du salut collectif » restent néanmoins « rongées dès l'origine par une secrète incroyance ». Cf. p.268 à 280.

7Dans sa durée, la guerre de 14-18 est une succession de marchandages secrets et de compromissions entre cliques capitalistes et religieuses rivales. En janvier 1915, un membre de la 5ème colonne anglaise (en quelque sorte bien avant l'invention des termes en 36 en Espagne), un capitaine britannique, qui est un agent politique du Koweit, tente de gagner le soutien du clan Saoud pour une expédition en Mésopotamie... Ce que la bourgeoisie anglaise veut c'est une légitimité islamique pour maintenir la majorité des musulmans dans leur camp... Les marchandages seront encore plus obscurs lors du partage des dépouilles de l'Empire ottoman.

9Comme la bousculade d'à peine huit activistes de l'Action française au conseil régional de Toulouse, hystérisée par la cervelle à islamo-gauchistes, Libération, tempête dans un verre d'eau pour mettre en valeur l'arabe de service du PS, bébé Ségolène Royal vice-président arriviste de ce machin : Kamel Chibli, cet inconnu qui a conquis Ségolène Royal (nouvelobs.com) . Libération comme Le Monde et Médiapart dénoncent « islamophobie » et menaces racistes à tour de bras mais jamais les bien plus nombreuses menaces et agressions d'enseignants, de la petite Mila ou de tous ceux et celles, qui affirment la laïcité rationnelle, par des familles islamisées et arriérées ou telle bande de racailles et dealers. Et partout en Europe : Nadia Geerts : "Certains de mes collègues ne me défendent pas, à cause de mes conceptions laïques" (marianne.net) . La sixième colonne Libération affiche son parti-pris simpliste sans cesse . Avec un résumé insultant et simpliste, voilà un exemple type de résumé propagandiste du journal collabo Libération : « Désorganisée mais mortifère et raciste. Voilà en substance les caractéristiques de la violence d’extrême droite telle qu’elle est analysée dans l’ouvrage collectif Violences politiques en France. De 1986 à nos jours (éd. les Presses de Sciences-Po), paru jeudi, qui s’intéresse à l’intégralité du spectre des agressions, dégradations ou morts motivées idéologiquement. Un livre riche construit à partir de l’analyse d’un «carottage» conséquent, mais qui ne prétend pas à l’exhaustivité, avec plus de 6 000 faits perpétrés en France au cours des trois dernières décennies, dont plus de 1 300 par les seuls extrémistes de droite. Agressions, affrontements, dégradations, homicides, attentats : s’appuyant sur le programme de recherche Vioramil (Violences et radicalités militantes), qui a documenté ces milliers de faits ». Peut-être mais pourquoi Libération ne promeut-il pas une étude du même ordre sur les massacres bien plus nombreux de l'islamisme au cours des dernières années, et le comportement violent et excluant des ghettos arabes, le mépris de la police et des institutions françaises ?

10Cf. L'Action française, p.420.Et lire p. 421 : « La France, seule grande puissance qui eût une frontière commune avec l'Espagne, fut immédiatement consultée pour l'achat d'armes, de munitions et d'avions. C'est là peut-être que l'Action française contribua de la façon la plus efficace à la victoire des nationalistes, car son hostilité à toute aide à l'Espagne empêcha effectivement toute livrauison importante à l'armée républicaine ». On peut en déduire ceci que toutes les oppositions politiques à tel ou tel gouvernement, LFI comme RN, ont forcément à un moment donné l'oreille du gouvernement et que les tractations dans l'ombre ne sont pas une nouveauté de la politique religieuse moderne et satanique!+

12 Le maire de Nice lors des régionales de 2015 avait évoqué une "troisième guerre mondiale" déclarée à "la civilisation judéo-chrétienne" par "l'islamo-fascisme". La "classe politique" tira à boulets rouges sur le maire de Nice qui avait évoqué "une cinquième colonne islamiste" en France, dimanche sur France 3. À gauche, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit "très inquiet du cours néofrontiste de l'aile Sarkozy-Ciotti-Estrosi de l'UMP". Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, et le chef des députés socialistes, Bruno Le Roux, ont également dénoncé ses propos.

À droite, certains comme Valérie Pécresse et Gérard Larcher les ont imités, l'une contestant les termes, l'autre se disant carrément "choqué" par leur utilisation. Le Front national, qui a démis Aymeric Chauprade de ses fonctions de conseiller de Marine Le Pen pour avoir utilisé la même expression, a pour sa part sorti l'artillerie lourde : Florian Philippot a dénoncé "l'outrance verbale" du maire de Nice. À tel point que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a dû couvrir les arrières de son vieil ami surnommé "le motodidacte". Malgré cette polémique, Christian Estrosi, coutumier des déclarations-chocs avant les élections, maintient sa position. Il "persiste et signe" sur Twitter. Beaucoup semblent aujourd'hui donner raison à Estrosi, avec retardement mais avec raison ! Et plus superficiel : D'où vient l'expression « cinquième colonne » employée par Estrosi ? (lefigaro.fr)

13Encore aujourd'hui Jeannette Laot se félicite du souvenir tragique et indélébile des débuts de l'idéologie féministe petite bourgeoise de cloisonnement de la lutte de classe.

Bureaucrate de la CFDT, secrétaire générale adjointe de ce gang syndical, elle est devenue présidente du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), et le bureau national en a pris acte. Pas mal pour une organisation fortement marquée par la culture chrétienne Notre combat principal a été de créer dans l’organisation des lieux où la parole des femmes travailleuses pourrait s’exprimer librement. Nous avons mis en place une commission « travailleuses » au niveau confédéral, et des sessions de formation et d’échange non mixtes. Cela n’a pas été facile. Nous étions accusées de briser l’unité de la classe ouvrière, sans doute censée être incarnée dans l’organisation syndicale. C’était la version 1970 de l’actuelle accusation de séparatisme. Nous nous sommes battues, et parce que le MLF existait alors, nous avons gagné.Notre première session de formation non mixte me laisse un souvenir tragique et indélébile. Nous étions une trentaine de femmes. Trois d’entre elles avaient été envoyées par leurs structures hostiles à la « non-mixité » pour nous « ramener à la raison ». Les travailleuses ont commencé à raconter leurs conditions de travail comme elles ne l’avaient encore jamais fait. Je raconte une seule expérience, celle des ouvrières d’une usine textile dans le Nord, à proximité d’un bassin minier. Elles étaient majoritairement des filles de mineurs.

14Réunions qualifiées heuristiquement de « non-mixités » par le NPA, mais en réalité « réunions interdites aux blancs », Hitler lui avait « interdit les réunions aux juifs » puis prévu de les exterminer. Le coran lui préconise depuis bien plus longtemps de zigouiller tous les non croyants !