"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 15 janvier 2026

Condamner la dictature théocratique religieuse n'mplique ni le silence ni la complaisance envers Trump


Khomeini exporté par VGE

Le soulèvement en cours, immobilisé par un carnage sans précédent depuis 2000 ; n'est ni une simple révolte féministe, ni un mouvement de fragmentation ethnique, ni une révolution identitaire, ni une lutte marxiste ou postcoloniale , ni un combat patriotique. Réduire le soulèvement à des sanctions ou à la hausse du coût de la vie est donc un mensonde de « campistes ».. Il ne s'agit pas d'une émeute dela faim. L'effondrement économique est un facteur déclencheur, non la seule cause. La cause est la barbarie de la théocratie religieuse.La gauche néo-anti-colonialiste, imbibée pendant des décennies par l'idéologie trotskienne des libérations nationales, s'est déculpabilisée avec des arguments plus sociologiques que politiques : libération des femmes mais liberté aussi prétendue de subir le foulard, dénonciation d'un racisme contre les afghans, persécution des minorités sexuelles, etc. mais pas de dénonciation de la théocratie « anti-impérialiste » mais très capitaliste.

LFI et PCF n'ont pas cessé de prétendre sans honte« C’est seulement un mouvement social contre la vie chère », ont-ils dit. Comme un défilé pour nos retraites. Rien à voir avec les appels au meurtre légitime par la population martyrisée des saints mollahs milliardaires au pouvoir. L'Huma relookée démocrate n'a toujours pas peur de mentir effrontément  quand les syndicrates se sont tus eux aussi jusqu'à présent, et, face aux massacres ininterrompus, il ne s'agirait que d'organiser une nouvelle manif du niveau gnangnan de celles sur les retraites, et surtout de ne pas parler d'armer la population décimée: « Palestine, Venezuela, et désormais Iran. Les syndicats n’en finissent pas de battre le pavé par internationalisme (sic). La CGT, la FSU, la CFDT, l’Unsa et Solidaires demandent la fin de la répression, la liberté d'organisation et de manifestation, la libération des prisonniers politiques et le respect des droits de l’homme en Iran ».

Le ridicule PCF, qui réduit l'indignation féroce contre les massacreurs à une simple contstation, s'aligne ensuite sur l'idéologie féministe bourgeoise (sponsorisée par Israel lors de la vague d'émeutes précédentes, réduisant le mouvement à une révolte sexuelle de genre, lui évitant de parler de la théocratie religieuse : « les iraniennes invisibles »1

La distorsion narrative – seul l'impérialisme US est méchant (comme au temps du Vietnam) - ne se limite pas aux influenceurs gauchistes en France. Dans The New Republic, la journaliste Adrienne Mahsa Varkiani livre un réquisitoire implacable contre une partie de la gauche américaine qui, face aux soulèvements iraniens, oscille entre silence gêné et accusations délirantes de manipulation impérialiste. Elle rappelle que des millions d’Iraniens manifestent depuis des semaines contre un régime qui les opprime depuis 47 ans, au prix d’une répression militaire — tirs à balles réelles, hôpitaux saturés, morgues débordées. Wajsman observe une constante : les manifestations qui cadrent avec les obsessions de la gauche occidentale — anti-occidentales, anti-capitalistes ou anti-israéliennes — bénéficient d’un traitement empathique et soutenu. À l’inverse, lorsqu’un peuple se soulève contre un régime islamiste, rejette le Hamas, réclame la laïcité, l’égalité des femmes et une démocratie pluraliste, l’intérêt médiatique s’évapore. Il note l’ironie cruelle de progressistes « contre toutes les formes de suprématie », sauf lorsqu’elle est islamiste ; « contre la police », sauf lorsqu’il s’agit d’un État policier religieux2.

La théocratie islamiste n'est en rien une république (système politique où le pouvoir est élu par le peuple) pa plus que « les droits de l'homme » ne sont une réalité pour la classe ouvrière du monde entier. Au lieu d'en pleurnicher, il faut reconnaître que la capture de Maduro a constitué un coup dur pour cet Etat terroriste islamiste. Il faut savoir que près de 20 % du trafic mondial de cocaïne transite par des réseaux contrôlés conjointement par Téhéran et le Hezbollah, via le Venezuela. Depuis une décennie, les mollahs et les Gardiens de la réaction investissent massivement dans ce pays : rachat de chaînes de supermarchés, ouverture de comptes bancaires, acquisition de biens immobiliers. Autant de dispositifs destinés à exfiltrer leurs avoirs d’Iran en prévision du jour où il leur faudra fuir.

Le chaud et le froid des médias se poursuit au rythme des humeurs de Trump, avec toujours cette personnalisation des saloperies de l'Etat impérialiste US; avant-hier les médias du monde entier exhibaient la photo du premier manifestant destiné à être pendu. Trump n'avait-il pas déclaré qu'il se mettrait en colère si leur régime se mettait à pendre des gens innocents. Il déclare hier que la répression (les pendaisons aussi?) a cessé et que tout va bien. Passons sur les massacres et les milliers d'emprionnés voués à la torture. Ce jeudi matin l'Iran n'est plus à la une mais le Groenland et des soucis européens.

On nous apprend que la lenteur trumpienne serait dûe aux réticences de généraux américains et au refus de l'Arabie Saoudite de laisser survoler son territoire par l'armada américaine. Les Etats théocratiques, en choeur avec nos islamo-gauchistes, la main aussi sur le cœur, mettent en garde contre un risque de chaos dans la région3. Résumé : laissez nos collègues massacrer tranquillement, non pas les soldats du m échant impérialisme US mais leur propre population..

La gauche bourgeoise piégée par son soutien à l'islamisation : le campisme et pourquoi ils se taisent

Face à la nouvelle forme « d'ingérence ciblée » dans le désordre mondial intronisée parTrump au Venezuela, le « campisme » - inventé par le dictateur Fidel Castro, refait surface. C'est pourtant une théorie lamentable et de type nationaliste visant à « choisir un camp » dans les conflits militaires, et, en l'occurence les petits impérialismes contre les grands. Avec l'ingérence israélienne sans gêne et criminelle et sans limite (et pas du tout ciblée) à Gaza, en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, le campisme a repris du poil de la bête, en partie justifié contre les massacres del'armée juive, mais qui aboutit sans nuance ou implicite au soutien des pires théocraties religieuses fliquant la région.

La dénonciation hystérique personnalisée de Trump sert de paravent à la gauche soumise aux électeurs hallal  ; même le commercial KFC a compris que pour ses clients, population pauvre des banlieues qui n'ont pas les moyens de se payer une nourriture convenable, il faut désormais servir hallal pour maximiser le profit

Les mobilisations pour protester conre les massacres israéliens à Gaza, qui ont explicitement présenté le Hamas comme un mouvement de résistance, ont dérapé sur un soutien total aux drapeaux palestiniens, simples cache-sexe du Hamas, lequel veut surtout la domination mondiale d'une théocratie religieuse et se fiche de la théorie gauchiste de « libération nationale » d'ailleurs totalement irréaliste et impossible. Leur meilleure marque de solidarité à la dictature religieuse iranienne est de se taire, car prendre position les mettrait à nu comme collabos d'un carnage du même ordre que ce que serait capable de faire la bourgeoisie moderne contre une véritable révolution prolétarienne. Silence bruyant cmme je l'ai dit la fois précédente , quand lesmédias de droite se taisaient aussi, pour finalement récupéer aussi par un bruit assourdissant une solidarité de confort éloigné en soutenant un « soulèvement national et identitaire ».

Quand les islamistes se présentent comme anti-occidentaux, ce sont des collègues en faveur de la révolution mondiale.

La violence islamiste est anti-impérialistte. Qu'on se le dise et le répète. Aujourd’hui, le scénario anti-impérialiste se répète. La « cause palestinienne » sert à nouveau de prétexte auxnationalistes islamistes : on prétend soutenir le peuple iranien, menacé par une ingérence impérialiste, afin de vouer celui-ci à être égorgé. Les meilleurs idiots utiles sont encore ces activistes minables de la gauche bourgeoise et petite bourgeoise, convaincus de sauver leurs électeurs musulmans, alors qu’ils ne font que servir à minimiser le carnage de la clique des tueurs aux ordres dAdolf Khameini. Avec pourtant toujours le mérite de combattre le fascisme inexistant ou ridicule en France.

Fumier sur le carnage, le petit faux communiste au poil ras, Ian Brossat, sénateur de l'ordre bourgeois, a banalisé ce régime assassin et terroriste en comparant, sans honte, la situation des femmes en Iran avec celles des femmes juives orthodoxes – qui ne risquent pourtant pas d’être lapidées pour adultère ou tuées pour un voile de travers. C'est pour se défendre d'être antisémite qu'il fait unclin d'oeil à ses électeurs musulmans parisiens ?

UNE REVOLTE RECUPEREE PAR L'IMPERIALISME ?

C'est sur les blogs de défense de l'islam qu'on trouve les meilleurs souteneurs de la gauche bourgeoise. On y apprend que la révolte populaire est « confisquée par la guerre idéologique ees occidentaux », mais prioritairement par rapport aux massacreurs islamistes qui, après tout, eux aussi, ne font que se défendre4.J'ai déjà expliqué que l'impérialisme américain instrumentalisait la révolte (quelque peu suicidaire hélas) mais pas pour sauver les milliers et milliers de victimes iraniennes mais pour ses cyniques objectifs géopolitiques. Mais actuellement qui massacre sauvagement ? Enfin il se fout totalement ce que pensent les martyrs révoltés !

Pour cet apôtre d'une lâche gauche bourgeoise, il n'y aurait pas eu silence de cette gauche (virtuelle dans son imaginaire) mais la fabrication d'une gauche occidentale aveugle . Que non elle n'est pas aveugle mais bien consentante ! Et son soutien au mouvement « femme, vie, libert é », était comme la corde qui soutient le pendu, indolore pour celui qui regarde et peu dérangeant pour les tortionnaires islamistes, leur évitant toute confrontation avec le prolétariat.

« Refus d'alignement » nous assure notre reprsentant de commerce d'un islamisme mou qui se tait lui aussi ? Mais au profit de quel autre alignement ? Suffit de lire par après :

« Le vrai cœur du discours : l’islam comme ennemi. Derrière la défense affichée des Iraniens se cache une thèse plus profonde : l’islam serait une civilisation intrinsèquement oppressive, incompatible avec la liberté. La révolte iranienne devient alors une preuve à charge contre une religion, une culture, des populations entières. C’est une falsification.
La révolte iranienne n’est pas une guerre contre l’islam. Elle est portée par des croyants, des non-croyants, des féministes musulmanes, des laïques, des athées. Elle vise un régime, pas une civilisation.Transformer cette lutte en argument islamophobe est une trahison pure et simple ».

C'est vrai que la plupart des manifestants ont conchié l'islam, cette religion capitaliste, et appelé à tuer ses assassins patentés et enturbannés, sans oublier les « mort à Khamenei », le principal curé assassin. C'est vrai que toutes les couches de la population et des religions étaient représentées, mais certainement pas les bigotes soumises – qualifiées, pauvre euphémisme, de féministes musulmanes - qu'on a vu lors des contre-manifestations manipulées par le régime théocratique. En résumé ce représentant d'un islamisme mou, qui, juridiquement, justifie les pendaisons, nous affirme son « refus de transformer une lutte populaire en argument de propagande civilisationnelle (qui légitime l’ordre géopolitique occidental). Notre pauvre représentant en est réduit à légitimer le nationalisme palestinien impuissant et culotte du Hamas...iranien

Indépendamment de la propagande « civilisationnelle » de l'impérialisme occidental, il y a bien une énorme propagande non civilisationnelle des bandits islamistes. Bien entendu nous ne choisissons pas non plus « la civilisation capitaliste » car il faut une autre civilisation pour l'humanité, passant d'abord, par l'arrêt des massacres islamistes et capitalistes.

Ce coup-ci évidemment que, comme toutes les véritables révolutions du passé,il faudra écraser la religion, surtout musulmane qui est devenue complètement complice du capitalisme et un moyen pour surtout enrichir une minorité d'exploiteurs idéologiques.

Une peite secte maximaliste assure qu'il ne faut jamais choisir un camp en bénissant la venue étenellement éloignée de la grande révolution universelle finale ; c'est une généralité qui ne coûte pas cher, mais on peut avoir des souhaits intermédiaires. Comme des millions de gens, j'espèreais (je l'avoue) une intervention de l'armée américaine, comme je l'a remercie d'avoir écrasé le nazisme. Cruelle illusion ! Trump et tous les dirigeants occidentaux se fichent des milliers de morts sous la mitraille de leurs compères gestionnaires du capitalisme.

Trump s'affirme enfin comme le pire des salauds, après son amitié confirmée avec l'autre salaud de Poutine, en parlant ce jour de désescalade, sut les tas de cadavres de son ami Khamenei. Et la preuve qu'il n'est qu'un mariole dépendant de ses vassaux Israël et Arabie Saoudite. Je persiste et signe: les événements en Iran posent les questions fondamentales pour une révolution universelle.


POSTFACE

A titre indicatif, je reproduis ici la prise de position intéressante d'un groupe trotskien, même s'il frôle la vérité en fin de compte en reprenant les mystifications éculées des autres cliques : « Les protestations en Iran assiégées par les ennemis intérieurs et extérieurs »5

« Un jour seulement avant l’agression impérialiste des États-Unis contre le Venezuela, Donald Trump, sous couvert de « soutien aux manifestant·es », lançait cet avertissement : « Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours  ». C’est là le vocabulaire bien connu de l’impérialisme, qui prétend « sauver des vies » pour justifier ses interventions militaires – en Irak comme en Libye. Les États-Unis poursuivent aujourd’hui encore sur cette voie : rien qu’en 2025, sept pays ont été la cible d’attaques militaires directes de leur part ».

« ’État génocidaire d’Israël, qui avait mené avec cynisme son offensive de douze jours contre l’Iran sous la bannière de « Femme, Vie, Liberté », s’adresse cette fois en persan aux manifestant·es sur les réseaux sociaux pour déclarer : « Nous sommes à vos côtés »Toute honte bue, les monarchistes, allié·es iranien·nes du sionisme, se sont couvert·es d’infamie en assumant leur soutien à Israël durant la récente guerre et tentent désormais – par une mise en scène sélective et une manipulation de la réalité – de se présenter à leurs maîtres occidentaux comme la seule alternative possible. Ils ont ainsi lancé une campagne en ligne pour tenter de s’approprier les protestations, en déformant, altérant et parfois en falsifiant les slogans de la rue ».

« À ce paysage s’ajoutent les campistes se réclamant faussement de la gauche. Ces prétendus « anti-impérialistes » absolvent la dictature de la République islamique en lui prêtant, par pure imagination, un rôle anti-impérialiste. Ils remettent en cause la légitimité des protestations actuelles en affirmant que « se soulever dans les conditions présentes, c’est faire le jeu de l’impérialisme », ne percevant ce mouvement qu’à travers le prisme des conflits régionaux et comme un simple projet américano-israélien ».

«  les campistes apportent une réponse réactionnaire à une dynamique réactionnaire. Ils vont jusqu’à nous dire de ne pas mentionner, dans l’espace international, les récentes protestations, les massacres et la répression qui ont lieu en Iran dans une langue autre que le persan, de peur de « fournir un prétexte » aux impérialistes ».

« Celles et ceux qui descendent dans la rue sont las des analyses abstraites, simplificatrices et paternalistes. Ils luttent au cœur même des contradictions : ils subissent à la fois les sanctions et le pillage de l’oligarchie intérieure ; ils craignent à la fois la guerre et la dictature domestique. Mais ils et elles ne sont pas paralysé·es par la peur. Ils et elles veulent être des sujets actifs de leur propre destin, et leur objectif, au moins depuis décembre 2017, n’est plus la réforme, mais la chute de l’ensemble du régime ».

« Les slogans ont dès le départ ciblé l’ensemble du système. La progression du mouvement dépend aujourd’hui plus que jamais de la volonté des classes populaires, des jeunes, des chômeurs, des populations excédentaires, des travailleurs précaires et des étudiant·es.

Certains ont rejeté les protestations récentes de manière simpliste sous prétexte qu’elles avaient commencé dans le bazar – souvent perçu comme un allié du régime et une symbole du capitalisme marchand – et les ont déconsidérées en les étiquetant de « petite-bourgeoises » ou « pro-gouvernementales ».


«  Pourtant, le point de départ d’un soulèvement ne détermine ni son destin ni sa nature. L’étincelle initiale est souvent fortuite, et n’importe quel souffle peut rallumer les braises de luttes solidement ancrées dans le paysage politique iranien. De même, tout soulèvement peut évoluer vers une trajectoire éloignée de ses origines ».

« Avec les protestations récentes, l’étincelle a jailli du bazar mais s’est très vite propagée aux quartiers populaires urbains de Téhéran et à plusieurs provinces, notamment avec l’entrée en grève des travailleurs des marchés de fruits et légumes de Téhéran dès le cinquième jour ».

La faute à qui ? A la guerre des douze jours face à Israel, qui a contraint le régime à durcir la répresssion ! Plus l'intensification des sanctions occidentales ! Mais le pire, selon nos trotskiens inachevés, est que les devises d’exportation sont pratiquement prises en otage » !


uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

NOTES


1« L’Iran connaît depuis plusieurs semaines une nouvelle vague de contestation (sic). Les causes immédiates ne manquent pas de relais : hyperinflation, dévaluation de la monnaie, appauvrissement massif de la population. Près de 40 % des Iraniennes et des Iraniens vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté ». Le 12 janvier, finalement du même côté idéologique dissolvant, les féministes se réveillent après une longue indifférence et appellent au sit-in au Panthéon de « Solidarité féministe avec le peuple iranien » samedi prochain.

2cf .Le livre de Jean Birnbaum, Un silence religieux ; La gauche face au djihadisme 

3Marine Tondelier, Clémentine Autain, et même le chefaillon du PS nain, Olivier Faure, se sont inquiétés des frappes américano-israéliennes, une guerre « qui va provoquer le chaos ». Si le CCI prend position un jour, ce sera aussi cette mise en garde qui prévaudra plus le récurrent appel à la solution miracle bien connue.

4Blog de Kader Tahri Ouvrons le Débat: Iran : une révolte populaire confisquée par la guerre idéologique des Occidentaux: Mais c'est sûr que la récupération la plus puante est celle de l'impérialisme hébreux, larbin des USA, dont la presse « Actualités » a des arguments aussi simplistes et hypocrites que notre représetant de commerce de l'islam : Acte d'accusation contre l'ONU et l'Union européenne 12.000 morts!!! ». Soit un peu moins ou un peu plus que le carnage de tsahal à Gaza.

5Les protestations en Iran assiégées par les ennemis intérieurs et extérieurs - Gauche anticapitaliste


temps de réalisation: 5 heures

mercredi 14 janvier 2026

LE BRUYANT SILENCE DE LA GAUCHE bourgeoise et gauchiste SUR L'IRAN

 


Et pourquoi cette lenteur de Trump ?


UNE SIMPLE FORME DE CONTESTATION COLLECTIVE (communiqué des ordures syndicales réunies)


Dans mon article précédent, je m'interrogeais surle silence du camp maximaliste qui se prétend le plus révolutionnaire de tous les prétendus révolutionnaires, style marxiste1. Je ne m'interrogeais pas sur le silence des gauchistes débiles du NPA ni sur les autres débiles de LFI. J'oubliais les syndicats eux aussi motus bouche cousue. Leur réaction , à retardement, plus de deux semaines après, est aussi sidérante que le silence de leurs compères politiques. Ils appellent à un sit-in limité à Paris samedi prochain. Leur communiqué « solidaire des iraniens » est non seulement affligeant mais honteusement mensonger : « ...(elles) expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté»,  «Les revendications sociales et syndicales sont systématiquement criminalisées, l’appareil judiciaire et sécuritaire instaure un climat de peur pour étouffer toute forme de contestation collective».

Les termes sont misérables et un pastiche répugnant des cérémonies syndicales françaises pacifistes, des « mobilisations en cours » alors qu'il s'agit d'émeutes impuissantes sous la mitraille ! Un « contexte d'effondrement économique et d'explosion de la pauvreté » mais ne surtout pas dénoncer les dictateurs islamo-criminels ! Les cerveaux syndicalistes étroits en sont à imaginer « des revendications sociales criminalisées »!? Mais ce tas d'imbéciles ils se foutent du monde et du prolétariat ! Les saloparts de mollahs tirent à la mitrailleuse dans le tas de foules sans armes, crèvent les yeux avec leurs snipers et nos pauvres syndicrates nous parlent de revendications sociales criminalisées!Plus ignoble il leur faut écarter toute critique du despotisme religieux (pour ménager les travailleurs musulmans syndiqués dans leurs corporations?) et surtout comment osent-ils qualifier la terreur sanglante comme une simple « forme de contestation collective » !!!!

Du jus intellectuel syndical apolitique le plus minable on passe ensuite à ctte prétention (politique?) de rejeter « les tentatives d'ingérence extérieure, notamment des Etats-Unis et d'Israël ». Mais motus sur la seule ingérence que nous, les ouvriers, souhaitions : celle sociale (et digne) de la classe ouvrière d'un maximum de pays par grèves générales ou manifestations massives contre la pricipale tuerie de ce début de siècle ! Outre le fait que cette classe ouvrière reste spectatrice et nous fait honte, nous sommes des millions à souhaiter et désespérer d'une ingérence nécessaire de Trump, car le désigné méchant Trump n'est pas seul à pouvoir être accusé d'ingérence. Nos syndicrates et leurs suiveurs gauchistes et ultra-gauches passent sous silence les discrètes ingérences russes et chinoises et l'envoi de centaines de tueurs irakiens (lire par après).

L'ingérence militaire américaine, n'est pas dictée par un souci humanitaire (l'impérialisme US ne fait rien non plus pour stopper le massacre massif depuis 15 jours) mais par sa compétition avec ses deux principaux rivaux, qu'il s'agit aussi de ménager. Poutine reste silencieux pour ménager son ami Trump et la Chine « est emmerdée ». Mais, même en sachant cela nous souhaitons (moi et des millions)vivement son « ingérence » comme nous avons été heureux que l'armée US ouvre les portes des camps de la mort nazis. Merci en passant à Glücksmann qui sauve en partie la gauche bourgeoise si silencieuse pour protéger son électorat musulman.

 « L’UE doit sortir «du commentaire» sur l’Iran, et devrait notamment classer les gardiens de la révolution, bras armé du régime, sur sa liste des organisations terroristes. «Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent “nous surveillons la situation”. Nous ne sommes pas des commentateurs de l’histoire. (…) » ,«il faut que le régime des mollahs tombe», Pour autant, l’eurodéputé ne fait «aucune confiance aux actions unilatérales de Donald Trump» pour aider au renversement du régime iranien. «Au Venezuela, il a fait une frappe, il a laissé en place le régime. Tout ça pour servir les intérêts américains», a-t-il déploré. «Entre des frappes unilatérales américaines et simplement des communiqués de presse, il y a des actions qu’on appelle la politique».

Remarques très justes, sans véritable proposition alternative sérieuse par cet arriviste, mais il met le doigt, sans l'expliquer, sur une nouvelle façon américaine de ne plus recourir à l'invasion militaire pure et simple. J'en parle plus loin.

Le peuple iranien est seul. Je l'ai établi avec mon article précédent, désolé ! Mais la comparaison s'impose avec la Commune de 1871 même avec un prolétariat iranien considéré comme portion congrue, et une situation qui ne correspond pas au bon vieux schéma marxiste binaire  :« En résumé on assiste à un statu quo de tous les requins impérialistes qui, comme les fois précédentes se croisent les bras, laissant massacrer la population iranienne, tout en voulant faire croire que les iraniens pourraient obtenir une démocratie impossible dans un pays multiethnique (sous despotisme religieux) , sans armature politique solide ni crédible, avec cette seule alternative dérisoire de faire avaler que le bâtard du Shah, depuis son bureau à New York, aurait l'aura nécessaire pour calmer le jeu dans un intermède qui ne pourrait que virer au chaos comme en Syrie ou en Irak. Or pour qu'il y ait une vraie révolution, pas simplement l'émeute, ce n'est pas l'argent qui est le moteur et le chemin de la réussite2. Deux facteurs sont fondamentaux, souvent conditionnés par une période de guerres : la destruction de la religion et la liquidation des faux amis du peuple et du prolétariat. Il ne faut pas voir dans le chaos que le chaos »

Le capitalisme a plus que jamais besoin des religions, parce que le monde entier se passe des conseils du CCI sachant qu'il est en faillite et criminel, et se réfugie provisoirement dans les vieilles croyances à des conneries. Mais voilà qu'on remet  en cause dans la rue particulièrement l'islam garant de n'importe calme social gouvernemental et plus efficace en milieu ouvrier que la CGT. L'absence de critique de fond du despotisme religieux par la gauche bourgeoise et ses syndicats, même chez Trump le fier à bras3, ne trompe pas leur Etat capitaliste de préférence... Or, ce que veulent les iraniens, ce que craint le Qatar, et qui destabiliserait la région, pas que les prix baissent au milieu d'un bain de sang, c'est que la religion (pas seulement chiite) soit combattue comme alliée du capitalisme en déclin, lequel prie, mitraillete et bombe atomique en mains, pour survivre quitte à massacrer une grande partie de l'humanité. L'incendie de mosquées n'est donc pas un simple acte de voyous. Brûler un voile religieux non plus.

Ajoutons au passage la critique généraliste du clone du CCI qui indique qu'il n'y a rien à faire, ni même protester car ce serait soutenir Trump, critère fondamental justifiant en effet leur silence sur l'Iran comme toute la gauche bourgeoise et ses syndicats

L'impérialisme US se sert de la barbarie contre le peuple iranien

En laissant massacrer depuis aussi longtemps la population révoltée en Iran, Trump se la joue « sauveur des peuples ». Sa flagornerie déclamatoire n'en est que plus ignoble. On dirait vraiment un fou, mais c'est un fou plus habile qu'on ne croit et très toxique.

    «Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS!!!» a écrit le président américain, précisant qu’il avait «annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas

Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis prendraient des «mesures très fermes» si le gouvernement iranien commençait à pendre des manifestants, sans toutefois préciser quelles seraient ces mesures.«Je n’ai pas entendu parler de pendaisons. S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses...Nous prendrons des mesures très fermes s’ils font une telle chose», a déclaré Trump à CBS News lors d’une interview ».

Le langage est aussi réducteur et pervers que celui de nos putains de syndicalistes français. «  Patriotes » ? Ce ne sont pas de simples manifestations mais des combats de rue, pas pour la patrie, mais pour le droit de vivre ! « Prenez le contrôle de vos institutions » mais avec qiuoi, des casserolles et des fourchettes ?

Entre parenthèse, les médias semblent oublier une autre déclaration perverse de Trump le jour du défilé organisé des souteneurs enrichis du régime. J'avais remarqué que certains manifestaient avec des lunettes de soleil et des bonnes femmes plus voilées que d'habitude ; Trump a eu la même réaction que moi devant sa télé. J 'ai pensé : super si le régime tombe films et photos vont servir aux représailles populaires, sans oublier les nombreux filmages des massacres qui nous parviendront une fois internet rétabli. Or ce clin d'oeil cynique vers les manifestants, plein d'une haine légitime, ne peut que signifier un appel au chaos qui ne gênera aucunement l'Etat américain, tant l'intéresse plus l'éclatement de l'Iran que sauver des millions de martyrs. Je l'ai déjà dit le chaos a du bon et ça dépend pour qui.

Le court intermède des négociations envisagées avec les tueurs islamistes (qualifiés de responsables iraniens!) nous a tous, millions de spectateurs impuissants, flanqué en profonde dépression. C'est le nouveau jeu impérialiste américain pour focaliser l'attention sur sa « responsabilité », afin de pouvoir dire s'il se casse la gueule : « nous avions tout tenté ».

L'ignominie du défenseur des peuples qui arrête les guerres en 24 heures, ne cesse jamais. Il y a quinze jours, il assurait que si le régime religieux tuait des manifestants, il serait très en colère. Après des milliers d'assassinats à la mitrailleuse, il prendrait « des mesures fermes ». Maintenant il va vraiment se fâcher si on pend les manifestants. Au bout de combien de pendaisons va-t-il se fâcher vraiment ?

On attend toute la nuit de mardi à mercredi et rien de rien dans la presse mondiale que les ressassements et supputations sur le nombre réel d'assassinés. Un vague site sur google mentionne que des avions furtifs B2 auraient été envoyés sur les sites nucléaires iraniens !?

Les communiqués de presse ajoutent à la confusion de l'incertitude :

« Le Qatar a estimé mardi 13 janvier qu’une confrontation entre les États-Unis et l’Iran serait «catastrophique» pour la région, après que le président américain a menacé d’intervenir militairement dans ce pays, en proie à la contestation ».

Qu'est-ce qu'on peut bien avoir à foutre d'un petit Etat de merde aussi enturbanné ? Est-il si bien placé pour alerter sur une catastrophe « dans la région » ? Et quelle catastrophe ? A l'unisson de la réduction misérable des syndicats, on nous ressert un « pays en proie à la contestation ». « Contestation » la ruée de milliers et de milliers dans une haine sans limite contre les mollazhs et leur religion ? Et si la « catastrophe » ne risquait pas plutôt de devenir politico-sociale dans une région, où les pouvoirs religieux pendent joyeusement et impunément ? 

Cette nouvelle ingérence US passée inaperçue

Trump n'a pas envahi le Venezuela mais, à l'unisson de leurs compétiteurs gauchistes nos maximalistes intransigeants ont ressorti la vieille quincaillerie « anti-impérialiste ».

Le communiqué du CCI s'indigna : « « Trump et sa clique n’ont donc que faire de la démocratie ; ils n’avaient qu’un objectif en tête : renverser un régime peu accommodant, placer le Venezuela sous tutelle et administrer une énorme gifle à ses rivaux »4. Le contrôle du Venezuela était secondaire et je suis, je crois, le seul à l'avoir signalé 5!

Quoique eux aussi n'aient que faire de la démocratie, il faut leur rendre justice pour leur honnêteté et capacité à dénoncer depuis toujours les fables de la gauche bourgeoise et de ses gauchistes en soutien à la « révolution bolivarienne » . Mais justice aussi pour leur radotages et simplismes.


« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme.À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos.Tout cela risque d’ailleurs de déstabiliser le continent entier et d’imposer aux États-Unis une fuite en avant dans les interventions et aventures militaires ».

« L'ingérence » américaine est plus subtile et n'est pas spécialement la plus responsable du chaos. Sa force est de se présenter systématiquement sur la « position défensive » et pas d'attaque. Personne ne croie, comme pour le martyre iranien, qu'il s'agit d'une guerre contre les narcotraficants, dont les élites bourgeoises sont clientes. Il y a toujours un argument pour prétenduement « rendre justice », argument numéro un du populisme. Ils n'ont pas envahi le Venezuela, cette action habile a été appréciée par le monde entier d'en bas, pas par toutes les cliques et sectes qui prétendent parler en leur nom, professeurs d'indignation anti-impériali ste. Cette ingérence ciblée est pourtant bien plus criminelle à terme car, non seulement elle ne change rien à l'oppression des peuples, ais elle laisse durer les monstrueux massacres comme en Iran à l'heure actuelle, sans trouble le sommeil du fou insensible Trump. Il n'est pas question au fond de prendre parti et on en reste à l'Etat de spectateurs pas engagés. Heureusement le CCI nous ressort la même antienne : « Comme lors de chaque conflit, la bourgeoisie cherche à nous faire choisir un camp bourgeois contre un autre, à nous enfermer dans une fausse alternative entre nations en guerre ».

Bof, quel camp ? Le vénézuelien ou l'américain, l'un parce qu'il est petit et l'autre parce qu'il a un gros bide ? On s'en fout tant qu'on n'est pas directement concerné par la guerre, et on change de chaîne (télé). Mais attention :

« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme. À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos »6.

Ce n'est pas une nouvelle étape, une autre manière certainement à la fois d'enrayer le déclin américain et surtout « de se défendre ». Il ne faut pas rester le nez sur janvier 2026. Le 17 janvier 2025, un nouveau partenariat stratégique entre l’Iran et la Russie :

« Le 17 janvier 2025, les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Masoud Pezechkian, ont signé un traité de partenariat stratégique global. Ce dernier est entré en vigueur le 2 octobre 2025 et marque un tournant dans la relations russo-iranienne, exprimant une volonté de coopération commune. Toutefois, les rapports de forces restent déséquilibrés entre les deux puissances. Toutes deux subissent un isolement de la part de l’Occident, origine même de leur souhait de renverser ce rapport et de développer leur hégémonie.  A contrario de l’accord d’alliance militaire signé en juin 2024 par la Russie et la Corée du Nord qui s’illustre notamment par l’envoi de troupes nord-coréennes en Ukraine, traité de partenariat stratégique global .

Cette stratégie iranienne converge avec la politique initiée par Moscou de « Virage vers l’Est » à la suite de l’invasion de l’Ukraine. En juillet 2022, le président Poutine reçoit notamment un soutien marqué du guide suprême iranien, Ali Khamenei, concernant le conflit ukrainien. Ainsi, la guerre en Ukraine représente un accélérateur de coopération dans le cadre militaire  entre les deux puissances. Téhéran profite ainsi de la levée de l’embargo de l’ONU sur les armes en octobre 2020 en fournissant des obus, des munitions, des roquettes, des pièces détachées, des missiles balistiques ainsi que des drones Shahed 136 produits sur le sol russe et rebaptisés Gueran-2 ».

On en est arrivé à un point où la guerre économique entre puissances devient inopérante, il faut donc recourir de plus en plus à des menaces militaires sans pousser à la destruction totale. Donc cibler, sans passer par une guerre directe ou une invasion. Ce que fait à merveille pour L'instant l'Etat américain et qui ravit les peuples, pas les castes bbourgeoises et leurs journalistes et les ultra-gauches. Avec les conséquences que déplorent pour l'instant ses rivaux. La Chine dépend autant du pétrole vénézuelien qu'iranien.

En attendant la fin du massacre. Je relève la seule analyse digne du malheur iranien, d'un groupe trotskien pourtant néo-stalinien par son programme, Lutte Ouvrière. L'édito de Nathalie Arthaud est le seul digne et proche de la réalité, même s'il évite de parler de la révolte contre la religion la plus totalitaire.

« Les racines de cette révolte sont à la fois politiques et sociales. Aujourd'hui, des centaines de milliers de femmes et d’hommes estiment ne rien avoir à perdre et veulent renverser le régime. Mais la question qui se pose, c’est par quoi le remplacer.  Pendant que les Iraniens risquent leur vie, une multitude de vautours sont prêts à fondre sur l’Iran. Les États-Unis et Israël parlent d’intervenir militairement pour faire arrêter le massacre. Les hypocrites : avec le sang des Palestiniens qu’ils ont sur les mains, ils font partie des pires massacreurs ! En réalité, Trump et Netanyahou manœuvrent pour trouver un remplaçant au régime qui leur soit tout dévoué. Après tout, même parmi les Gardiens de la révolution, il peut exister des candidats au remplacement de Khamenei. 

Une chose est certaine : les révoltés doivent se méfier des solutions de rechange imposées d’en haut. Celui qu’on leur présentera comme un « leader » sera choisi pour sa capacité à faire rentrer la population dans le rang et pour sa docilité vis-à-vis des États-Unis. La démocratie et la liberté des femmes ne seront pas plus son problème que celui de Trump ! 

Si les travailleurs iraniens ne veulent pas verser leur sang pour ceux qui les piétineront demain, ils doivent prendre la tête de la révolte, en se donnant leur propre organisation et leurs propres objectifs politiques. Lors des évènements révolutionnaires de 1979, les travailleurs iraniens avaient construit des conseils ouvriers mais s’étaient finalement laissé diriger par les ayatollahs. Les leçons de cette histoire et des dernières révoltes doivent être tirées. 

Les travailleurs n’ont eu besoin de personne pour se révolter, ils n’ont besoin de personne pour se diriger et se gouverner ! C’est conscients de cela qu’ils peuvent transformer cette révolte en révolution et faire naître un régime d’une tout autre nature : un régime dirigé par les travailleuses et les travailleurs, le seul capable de s’attaquer à toutes les oppressions ». Nathalie ARTHAUD

Enfin, car ce groupement, qui est résolument simpliste dans ses analyses, évite de préciser le rôle des autres vautours et fait tout retomber sur USA et Israël. Ils ne comprennent pas eux non plus, comme leur petit concurrent le CCI, qu'avec l'ingérence désormais il y a l'art et la manière.Un gros bœuf du mossad a pourtant révélé comment ils comptaient se servir de la révolte iranienne en ayant infiltré le système étatique pour y corrompre quelques pourris à maintenir en place lorsde l'insurrection finale, que nous attendons tous sans illusion. Trump n'est pas le tsar et sait le risque (révolutionnaire) qu'il y a à tirer sur la foule.

Enfin en tous les cas, pourvu que le méchant impérialisme US fasse cesser au plus tôt ce massacre autrement que par les commentaires apitoyables de tous les autres gangsters capitalistes qui se font passer pour pacifistes.



NOTES


1« Depuis quinze jours aucune prise de position de nos minorités maximalistes (en particulier le CCI et son clone concurrent), mais gros ramdan contre l'impérialiste Trump, ils restent tous assis devant leur poste de télévision pour les deux sujets dominant la météo et un triste enterrement en Suisse ; ce n'est pas la première fois qu'ils sous-estiment ce qui se passe en Iran. Ils sont aveugles sur un tournant historique politique, économique et religieux où la guerre mondiale larvée peut devenir la principale bougie incendiaire. Et la mondiale qui s'avère impossible malgré les appels implorants et minables à se mobiliser, allez savoir pour quoi et pour qui ? »

3Qui a félicité le nouveau maire, musulman, de New York.

4Même type d'indignation chez leur clone (GIGC) muet aussi sur le drame iranien : « « L’intervention américaine en dehors de tout cadre juridique international (sicou même national signifie que le moment est à la force militaire pure et simple, sans prétention de légalité, et que cette tendance est désormais définitive. (...). Le droit du plus fort et de la canonnière ne se masque plus, ne se cache plus derrière un quelconque droit international ».

5« Trump a été approuvé par la majorité des peuples d'en bas. La capture de cet autre criminel le Maduro a même été, au fond, la principale opération pour déstabiliser le régime des mollahs terroristes, car la bourgeoisie vénézuelienne est une grande amie de la bourgeoisie et du clergé iranien , qui dépend comme la Chine et la Russie du pétrole sud-américain ». Bon qui partagent leur pétrole...entre amis.

6Et je ne vous laisse pas deviner la seule solution raaaaadicale, en chaque fin d'article, que le CCI donne du haut de sa tour Eiffel aux martyrs iraniens : « Le capitalisme n’a plus rien à offrir à l’humanité que toujours plus de guerres et de barbarie. La seule force qui peut mettre fin à la guerre capitaliste, c’est la classe ouvrière, parce qu’elle porte en elle une perspective révolutionnaire, celle du renversement du capitalisme ». Ce qui vous fait une belle jambe quand vous éteignez votre écran plat.

temps de réalisation cette nuit: 4 heures

dimanche 11 janvier 2026

LUTTE CONTRE LA VIE CHERE OU CULBUTE DE L'ISLAMISME ?



«En Iran, séparer l’économique du politique est une erreur : les colères sont liées»

 Mahnaz Shirali 

« L’islamisme n’est pas un fascisme, mais  “les ressemblances l’emportent sur les différences [...] : le programme réactionnaire moyenâgeux, antidémocratique, misogyne, antihomosexuel, raciste envers les minorités ethniques et confessionnelles, appliqué non pas à la lettre mais à la hache”. » Mabrouk Rabahi 



Le 22 juin 2009, j'écrivais :

«  Les chefs d’Etat occidentaux sont tous des monsieur Jourdain1 (les mollahs aussi). Il faut balayer devant sa propre porte, disait Molière. Mais Molière écrivait des comédies. En Iran, c’est un drame qui se joue sous les hésitations hypocrites d’Obama et les protestations souffreteuses de la communauté internationale bourgeoise. Chimères... Notons qu’en Occident on n’est pas allé se faire tuer pour protester contre la première élection notoirement frauduleuse de Bush Junior, ni se faire zigouiller pour la fausse victoire de Sarkozy aux lamentables « européennes ». On a l’habitude de la tricherie raffinée en Occident. A la périphérie, la tricherie passe plus mal parce qu’on y subit l’illusion démocratique occidentale à distance. Combien de milliers de morts en Algérie pour justifier le maintien frauduleux du sinistre Bouteflika ? Les iraniens ne sont pas tenus non plus d’être des martyres pour un nouveau clan de bourgeois un peu moins intégriste ! ».

Depuis quinze jours aucune prise de position de nos minorités maximalistes (en particulier le CCI et son clone concurrent), mais gros ramdan contre l'impérialiste Trump2, ils restent tous assis devant leur poste de télévision pour les deux sujets dominant la météo et un triste enterrement en Suisse ; ce n'est pas la première fois qu'ils sous-estiment ce qui se passe en Iran3. Ils sont aveugles sur un tournant historique politique, économique et religieux où la guerre mondiale larvée peut devenir la principale bougie incendiaire. Et la mondiale qui s'avère impossible malgré les appels implorants et minables à se mobiliser, allez savoir pour quoi et pour qui ?

Qualifier des événements de révolution ne dépend pas seulement de la misère matérielle, d'émeutes et d'attaques contre des commissariats et des sièges gouvernementaux, ni d'un rapport de forces favorable aux insurgés. Simples émeutes économiques en ce moment en Iran ? Que nenni ! Il se passe quelque chose de nouveau en comparaison avec les émeutes passées. D'abord le pouvoir autocratique a manifestement peur, il n'avait pas coupé internet les fois précédentes, en particulier en 2022, preuve de plus que le mouvement s'étend irrésistiblement4. Il a tenté initialement de proposer de négocier sur le seul plan économique mais s'est ridiculisé avec sa minable proposition de filer à chacun 7 dollars par mois.

La menace de Trump y est incontestablement pour quelque chose, et contrairement aussi aux dénonciations hystérico-nationalistes des méchants impérialistes US jadis, renforçant l'esprit nationaliste des masses, cette menace a galvanisé en revanche les manifestants, eux-mêmes heureux de ce qui est arrivé à Maduro ; souhaitant comme nous tous les sans-voix la même chose au criminel Ali Khamenei. D'ailleurs, contrairement au tohu-bohu des politiciens bourgeois et des journalistes du monde entier contre la violation du fumeux « droit international », Trump a été approuvé par la majorité des peuples d'en bas. La capture de cet autre criminel le Maduro a même été, au fond, la principale opération pour déstabiliser le régime des mollahs terroristes, car la bourgeoisie vénézuelienne est une grande amie de la bourgeoisie et du clergé iranien , qui dépend comme la Chine et la Russie du pétrole sud-américain5.

Le Monde en réfère à la catastrophe économique évidente mais piteusement niée par un complotisme désuet : « « Confronté à une vulnérabilité économique croissante, le pouvoir s’abrite derrière une grille de lecture conspirationniste, réduisant la contestation à une manœuvre géopolitique orchestrée de l’extérieur par Israël et les Etats-Unis. Une telle lecture masque pourtant l’essentiel : il s’agit d’un mouvement social interne, nourri par l’échec du régime à gouverner efficacement, à stabiliser l’économie et à articuler une politique étrangère compatible avec les intérêts économiques nationaux [la monnaie nationale, le rial, s’est effondrée face au dollar, amplifiant les difficultés des commerçants, chez qui la contestation est apparue à la fin du mois de décembre 2025] »6.

Pourtant l'accusation de complotisme n'est pas totalement infondée. Si le mouvement de révolte interne naturel – il est parti de la petite bourgeoisie du bazar et a certainement entraîné une grande partie de la population et de la classe ouvrière -  sa durée, voire sa réussite, ne peuvent que favoriser une nouvelle emprise de l'impérialisme américain et détacher l'Iran de la Russie et de la Chine ; j'ajoute hélas que les tueurs islamistes sont probablement épaulés de ce fait par des tueurs russes.

Je l'écrivais déjà en 2009, signalant aussi la complicité du dictateur népotiste Chavez :

« C’est bien connu, quand la principale bourgeoisie impérialiste ne peut pas parvenir à ses fins par l’extérieur, elle agit de l’intérieur (cf. l’effondrement du bloc de l’Est sur lequel toute la lumière n’a pas été faite, et pour cause). La grande puissance a beau s’être cassé les dents sur l’os iranien il y a vingt ans, elle ne renonce jamais. Au cours de ce second acte, le démagogue Chavez a apporté évidemment tout son soutien au « non-aligné » Ahmadinejad, confortant tout le mépris qu’il a pour la comédie démocratique dans les pays de dictateurs qui règnent sur les masses »7.

Le complot est reconnu par les comploteurs eux-mêmes, mais il reste secondaire face à la sincérité de l'indignation des masses de la plupart des classes, il faut bien le reconnaître et pas seulement de la sainte classe ouvrière imaginée par nos amis maximalistes. Disons plutôt la manœuvre qui est facilitée par la présence d'une forte minorité juive en Iran, laquelle a pu épauler les actions du Mossad, service secret très pointu et efficace au point qu'il peut se vanter de connaître les adresses des principaux mollahs. Mieux, lors de l'émission de Rochebin avabt hier un correspondant de LCI ancien membre du Mossad ne s'est pas gêné pour dire que Khameini n'st plus en mesure de quitter l'Iron : « on abattrait immédiatement son avion ». Provoquant le courroux nunuche de deux autres commentateurs, façon « on a aboli la peine de mort, faut respecter la personne humaine », la spécialiste russe en avait rajout é une couche s'insurgeant d'un « attention Ali Khameini c'est le pape ». L'essayiste iranien présent sur le plateau n'eût aucun mal à démonter cette saillie : « Khameini est haï maintenant partout en Iran, il n'est pas représentatif de tous les courants chiites, et il est très impopulaire au-delà de l'Iran ». Fermez le ban.

On oublia de rappeler le principal slogan des manifestants : « A mort Khameini ! ».

L'Etat musulman a montré les crocs, promettant de s'en prendre aux garnisons américaines dans la région. En matière de terrorisme ils peuvent être pris très au sérieux tant ils sont expérimentés, c'est d'ailleurs certainement la principale raison qui retient Trump d'intervenir. On peut considérer que son attentisme repose sur l'attente que le régime intérieur, grâce à l'explosion populaire, s'effrite en débouchant sur la chute du régime. Cette attente permet d'éviter ce qu'expliquent tous les journalistes, une intervention au sol (qui a été évitée au Venezuela) serait désastreuse non seulement parce qu'elle réveillerait le nationalisme iranien mais, au niveau international elle affaiblirait le coup de génie de Trump. Russes et chinois sont réduits à l'état de spectateurs, même s'ils aident en sous-main. Trump peut apparaître aux plus naïfs comme un facilitateur de révolution – c'est d'ailleurs un aspect majeur du populisme de droite comme de Mélenchon et du pipeau – au cas où la situation en Iran ne serait plus sous contrôle, avec une bourgeoisie se tirant une balle dans le pied comme la bourgeoisie teutonne qui crut aider le tsar en laissant passer le wagon plombé contenant Lénine et une poign ée de dangereux bolcheviques.

En résumé on assiste à un statu quo de tous les requins impérialistes qui, comme les fois précédentes se croisent les bras, laissant massacrer la population iranienne, tout en voulant faire croire que les iraniens pourraient obtenir une démocratie impossible dans un pays multiethnique, sans armature politique solide ni crédible, avec cette seule alternative dérisoire de faire avaler que le bâtard du Shah, depuis son bureau à New York, aurait l'aura nécessaire pour calmer le jeu dans un intermède qui ne pourrait que virer au chaos comme en Syrie ou en Irak.

Or pour qu'il y ait une vraie révolution, pas simplement l'émeute, ce n'est pas l'argent qui est le moteur et le chemin de la réussite8. Deux facteurs sont fondamentaux, souvent conditionnés par une période de guerres : la destruction de la religion et la liquidation des faux amis du peuple et du prolétariat. Il ne faut pas voir dans le chaos que le chaos.

VERS UNE CULBUTE DE L'ISLAMISME RAIDE OU MOU ?

En France vous taguez par exemple « à bas le terrorisme islamique » sur le mur d'une mosquée, vous serez aussitôt villipendé comme nazi et islamophobe, avec poursuites judiciaires agrémentées d'accusation de racisme congénital, avec protestation de Mélenchon et quinze jours d'articles sur l'incident dans Libération. Là-bas ils les crament carrément les mosquées ; des jeunes filles ont brûlé leurs voiles en public. Cela est vraiment le signe d'une révolution qui commence, même si la victoire des opprimés reste aléatoire et peu crédible vu l'environnement, des gardiens « de la réaction » pourris de fric et qui ont tout à perdre9.

Une révolution au niveau international et dans toute la région orientale ! Qui aura des conséquences plus graves et plus intéressantes que la chute du mur dr Berlin. Aujourd'hui moins de la moitié des femmes iraniennes restent voilées10. Combien de fois n'avez vous pas pensé à dire aux jeunes filles voilées dans les rues en Europe : « ici tu es libre mais en Afghanistan et en Iran, on empoisionne des gamines comme toi, on les viole et on les tue ! ». Mais en vain, et voilà que des populations musulmanes, mais pas seulemnt montrent l'exemple indiscutable. J'ai déjà dit que les mosquées ont été désertées depuis des années. Pourquoi on les crames ajourd'hui ? Chacun peut rester libre de croire ce qu'il veut. Ici c'est le symbole de la corruption, des meurtres massifs qui est voué aux flammes.

Pas un commentaire pour autant du Monde à Lutte Ouvrière et au triste Mélenchon, ce que l'immonde résume ainsi :

« Leur colère est le symptôme d’un déclassement généralisé : la classe moyenne iranienne se délite, la pauvreté progresse, et plus d’une décennie de stagnation a détruit toute perspective de mobilité sociale. L’ascenseur économique est en panne. Cette paupérisation n’est pas conjoncturelle ; elle est le produit d’un échec structurel, celui d’un régime incapable de produire des stratégies politiques cohérentes et d’investir ses ressources dans la défense de l’intérêt général ».

C'est pas politique, une simple colère contre la vie chère, comme l'affirme le camarde Leclerc...Or contre tous ces falsificateurs, il faut rappeler que toutes les grandes et vraies révolutions ont commencé par la destruction des religions, peut-être de façon exagérée, mais à la mesure de tout ce que les divers curés nous ont fait subir pendant des siècles. 1789 a détruit des milliers d'Eglise mais il faudra attendre 1905 pour qu'il y ait séparation de l'Eglise et de l'Etat. Pendant la Commune de Paris un archevêque est zigouillé. A partir de 1917, on détruit aussi par milliers des églises ou elles servent de grenier à foin. Sans oublier la guerre civile espagnole où les curs passent à la casserolle. Les manifestants iraniens ne seront peut-être pas aussi cruels avec leurs mollah, quoique ces assassins le méritent mais on est en voie d'un grand nettoyage quand on les entend dire « les mollah retrournez dans vos casernes ». Et quelles répercussions épatantes dans le monde entier contre la collusion des Etats capitalistes avec cette religion d'exploiteurs, de voleurs et d'assassins. Qu 'Allah me pardonne.

L'autre religion, mais terrestre, la socialiste en carton pâte, n'est plus représentée en France que par deux nains : Faure et Mélenchon. En 1914 comme dans les années 1930, la force des minorités révolutionnaires marxistes a été de dénoncer les vrais ennemis du prolétariat, les faux amis du peuple formule de Lénine dans un écrit plutôt philosophique11. Deux peronnes au-dessus du lot, Lénine et Rosa Luxemburg ont su dénoncer les partis socialistes traîtres, mettant en avant notre position classique, le défaitisme révolutionnaire face à la pourriture de tous les partis socialistes ; voyez comment l'IA déforme complètement leur position de manière ignoble sur wikipédia12.

La position des groupuscules gauchistes et de LFI (lLa France ISLAMISANTE), les premiers choisissent toujours un camp, celui des pauvres nations éternellement colonisées, LFI aussi mais de par sa place au parlement, est en train de voter la plupart des crédits de guerre. Ces « amis du peuple » ne sont pas ni plus des traîtres mais des collabos sans honte de la bourgeoisie nationale militariste (le recrutement en France commence, normalement...demain lundi !

Tout le monde peut se tromper. Lors de l'épisode sanglant de 2022, le groupe Révolution Internationale tapait juste :

« Quel genre de révolution est à l’ordre du jour en Iran ?

Compte tenu de la faiblesse du régime, on parle beaucoup d’une nouvelle « révolution » en Iran, notamment de la part des gauchistes et des anarchistes de tous bords, ces derniers parlant d’une « insurrection féministe », tandis que les factions bourgeoises les plus traditionnelles évoquent un renversement « démocratique », avec l’installation d’un nouveau régime qui abandonnerait son hostilité envers les États-Unis et leurs alliés. Mais comme nous l’avions écrit en réponse à la mystification sur la « révolution » de 1978-1979 : « les événements en Iran font apparaître que la seule révolution qui soit à l’ordre du jour, dans les pays arriérés, comme partout ailleurs dans le monde aujourd’hui, est la révolution prolétarienne ». 

Voilà tout. Le plat était servi, déjà refroidi, protestez, faites vous tuer par les abrutis gardiens de la réacion mais attendez la révolution qui vous fera voir le ciel autrement ! Bon malgré ces défauts et ses radotages, le groupe offre encore un contenu révolutionneire qui le distingue radicalement de la gauche bourgeoise et de ses ridicules petits canards gauchistes. En attendant le pauvre peuple iranien tente à nouveau de remonter la pente qui ne semble pas s'aplanir pour éliminer les tueurs islamistes chiites, qui obéissent à une hiérarchie plus sévère que les sunnites.

Notons le grand absent des commentaires médiatiques, le prolétariat iranien comme s'il n'existait pas ou n'avait pas son mot à dire. J'ai envie de parodier Churchill : toute explosion sociale doit être masquée par un mur de mensonges. Comment oublier la vague de grèves en 2008 ? Battaglia comunista avait soulevé le couvercle en 2022, et à présent on peut préjuger qu'on saura plus bientôt :

« Mais maintenant les ouvriers de la raffinerie pétrochimique d’Assalouyeh, dans la province de Bouchehr, manifestaient début octobre en scandant «Mort au dictateur!» (sic) (10 octobre 2022.AFP) Et, depuis, des milliers d’autres ouvriers du pétrole ont rallié le mouvement de contestation. C'est une menace directe pour le régime des mollahs. Le pétrole est la principale source de revenus.

Selon IranWire, un média iranien critique du régime, “une série de grèves sur plusieurs sites [pétroliers] à travers l’Iran” ont déjà eu lieu lundi 10 octobre. “Plus de 4 000 travailleurs étaient en grève, affectant […] les raffineries pétrochimiques de Bouchehr et d’Assalouyeh […] et une partie de la raffinerie d’Abadan »13.


Le prophète et le prolétariat, mollah Mélenchon et l'apologie des dictateurs

Le gauchisme a pris un coup de vieux, surtout depuis qu'il s'est vu récupérer par le wokisme, ce révisionisme de toutes les révoltes et révolutions où le prolétariat état central. La reconversion d'un ancien trotskien, après une période cire-pompe du bourgeois cossu Mitterrand en populiste de gauche bobo, nous offre un intéressant paysage où une France Islamisante tente de recycler les vieilleries tiers-mondistes. Avec toujours cette ambiguïté de démagogue au petit pied. Jusqu'ici il se faisait passer comme un révolutionnaire (de bistrot) opposé à la violece et militant pour une 5 ème République farfelue. Mais voici qu'avec l'enlèvement de son pote Maduro il se permet d'appeler le peuple vénézuelien à prendre les armes...pour libérer le dictateur voleur Maduro avec le souien du pape ? Tout comme il ne porte aucune critique aux mollahs dans un pays où se déroule seulement une colètre contre la vie chère. Il vient d'annoncer qu'il est (comme il le présume nous tous) un bi-national : pied noir colonisateur et arabe électeur, c'est pourquoi on peut désormais l'appeler par son vrai nom : Mélencon. Le mollah Mélencon n'invente rien, il ne fait que piquer les âneries de Chris Harman, grand trotkien britannique devant l'Eternel. Harman est tout de même moins inculte et moins con.

Le vieux livre de Chris Harman, Le Prophète et le prolétariat, référence pour la plupart des trotskiens wokistes est le principal ouvrage à théoriser explicitement la possibilité d’une alliance entre le socialisme révolutionnaire et l’islamisme. Qui débouche sur des prises de position inquiétantes. 

«  Le Prophète et le prolétariat » a fini par se faire connaître. Rédigé en 1994 par ce militant trotskiskien du Socialist Worker Party (SWP), un tout petit parti gauchiste anglais qui n’a jamais dépassé les trois mille membres. Le livre est devenu la référence théorique d'une alliance de type front unique entre une présumée gauche radicale et l’islamisme.

Progressistes les curés islamistes ? Non. Harman écrit : ils « luttent [...] contre la laïcité, les femmes qui refusent de se plier à la notion islamique de “pudeur”, contre la gauche et, dans certains cas très importants, contre les minorités ethniques ou religieuses. Les islamistes algériens établirent leur emprise sur les universités à la fin des années 1970 et au début des années 1980 en organisant, avec la complicité de la police, des “expéditions punitives” contre la gauche. La première personne qu’ils assassinèrent n’était pas un représentant de l’État mais un militant trotskiste ». Plus loin : « De même, en Égypte, les groupes islamistes [...] encouragent les musulmans à la haine communautaire […]. En Iran, entre 1979 et 1981, l’aile khomeyniste de l’islamisme exécuta quelque cent personnes pour “crimes sexuels” comme l’homosexualité et l’adultère ».

« Cela ne veut pas dire que nous pouvons pour autant prendre une position abstentionniste, indifférente à l’égard des islamistes. […] Leurs sentiments de révolte pourraient être canalisés vers des objectifs progressistes, si une direction leur était offerte par une montée des luttes ouvrières. » Stratégie que vient résumer la formule célèbre : « Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : “avec les islamistes parfois, avec l’État jamais”. »

Comme quoi le gauchisme a vieilli et comme l'a dit un jour Trotsky, ses résidus militants ou fans de Mélencon, se vanter d'être capables d'allier le diable et sa grand-mère. Si des élections anticipées ont lieu dans les trois mois, La France Islamisante sera laminée et l'on ne verra plus derrière les pupitres du parle-ment leurs tristes figures.

Harman, le principal inspirateur de notre mollah pieds sales, a écrit à la fin des années 1990 un livre sur la tentative révolutionnaire en 1918 en Allemagne dont il tirai : une conclusuion totalement à côté de la plaque, il faut réinventer le front unique ; cette vieillerie qui avait pourtant contribué à la défaite du prolé tariat mondial entre les deux guerres mondiales. Qu'il traduit ainsi : « appeler tous les ouvriers à l’action commune contre la bourgeoisie et les forces politiques conservatrices » car c'est « renoncer au sectarisme » et qu'il faut donc s’adresser aux autres organisations dites ouvrières, même les plus pourries pour « faire reculer la bourgeoisie et ses alliés et, d’autre part, renforcer les partis communistes » (stalinisés pourtant à l'époque)..

Sa secte, le SWP s’est proposée d’adopter une stratégie de front unique avec des organisations islamistes en visant deux objectifs : faire reculer les forces pro-impérialistes en Grande-Bretagne et renforcer le SWP. Les modalités proposées sont assez confuses.

L’unité d’action d’abord, décrite par exemple dans un dossier de 2004 de la revue Socialisme international éditée alors par une tendance de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : « En tant que révolutionnaires, nous sommes évidemment entièrement opposés à l’idéologie et aux tactiques des différents mouvements islamistes (y compris bien sûr la tactique du terrorisme individuel). Nous ne pouvons les considérer comme des alliés. Mais nous voyons dans la brutalité du capitalisme et des puissances impérialistes l’ennemi principal. Puisque les mouvements islamistes ont surgi comme une réponse à cette domination impérialiste, nous pouvons nous trouver dans les mêmes luttes aux côtés de certains de ces mouvements, sans faire des concessions politiques. Dans ces luttes, il peut être possible de convaincre de jeunes islamistes que les idées révolutionnaires répondent infiniment mieux à leur besoin de lutter contre l’impérialisme. »

L’action commune a pu concrétiser la tartufferie électorale (qui allait éveiller en France Mélencon) lea secte SWP en 2004, aux élections locales et européennes, intègre une coalition nommée RESPECT aux côtés de la Muslim Association of Britain qui se décrit elle-même comme proche des Frères musulmans. Dans un texte de 2014, le Parti socialiste de lutte, un petit parti belge, fait le bilan de l’action de cette coalition : « Si RESPECT avait profité de cette situation pour gagner des musulmans ainsi que d’autres sections de la classe ouvrière au véritable socialisme, cela aurait été louable. Mais au lieu de cela, ils ont fait appel aux musulmans en tant que bloc dans l’espoir d’obtenir des gains électoraux à court terme. […]. Lors des récentes élections au Sud de Leicester, RESPECT a obtenu un résultat électoral non négligeable. Sa candidate était Yvonne Ridley, la journaliste qui s’est convertie à l’islam après avoir été capturée par les talibans en Afghanistan. Encore une fois, RESPECT a fait appel à la communauté musulmane sur une base purement religieuse. Le tract spécial qu’elle a destiné à la communauté musulmane faisait référence à un dirigeant local de la communauté qui a dit que Ridley était “la seule candidate MUSULMANE” et que “les musulmans vont jouer un rôle clé lors de l’élection”. Le tract n’indiquait pas d’autres raisons de voter pour RESPECT. »

Adieu la libération des hommes de l'aliénation religieuse, l'aliénation électoraliste musulmane est devenue le vrai tremplin pour n'importe quel politicien de la bourgeoisie.

Pourtant les belges ont déchanté : a coalition de front unique musulmano-trotskienne « ne fait pas qu’échouer à élever la conscience de classe parmi les musulmans. Si elle continue sur cette voie, la coalition peut entretenir des divisions dangereuses parmi la classe ouvrière entre les musulmans et les autres communautés. Si RESPECT a des succès en étant vu comme un parti musulman qui ne s’adresse pas aux autres sections de la classe ouvrière, il peut éloigner les autres sections [...] et renforcer les idées racistes ».

Encore merci aux manifestants iraniens de brûler des mosquées (qui servent de QG aux pasdarans) mais ne pas oublier les locaux trotskiens. Il n'est pas sûr que les deux ou trois cent bourgeois qui ont manifesté cet après midi pour la "désislamisation" de l'islam et la remise au trône du vieux bâtard du shah soient un renfort pour le peuple iranien en révolte ni pour combattre l'islamisme, voire servira à le renforcer. La question doit rester au niveau politique : séparation de l'Etat de l'islam, dissolution des gardiens de la réaction islamiste (et royale) . Quant à la religion islamique totalitaire il doit lui être interdit d'interdire. Par après personne n'empêchera les croyants de croire.

C'est un nouveau massacre sauvage qui est en cours mais mais le sang va finir par étouffer les mollahs assassins, qui ne pourront pas faire cesser la paralysie de la société: grève génrale de faitQ, rideaux baissés des boutiques, écoles fermées (les écoliers ne peuvent plus travailler via internet), les masscres dans les hôpitaux marquent un point de non retour dans la haine des tenanciers ivres des mosquées,plusieurs mollahs ont été tués. Mais il faut des armes pour les manifestants, vite, vite. Mais qui va les fournir? Mais dans ces condtions de paralysie même le régime le plus autocratique ne peut tenir que quelques jours.

NOTES


1Monsieur Jourdain : « Suivez-moi, que j'aille un peu montrer mon habit par la ville. » (Molière Acte III, scène 1).

2Accusé par toute la presse de n'être qu'un marchand, ne voulant que du pétrole (même le plus pourri, velui du Venezuela) alors que c'est un stratège qui fait la nique à Poutine et au chinois avec sa prétendue lutte contre les cartels de la drogue, alors que son souci est la constitution d'un immense bloc territourial comprenant toutes les amériques et s'affirmer superpuissance mondiale, laissant Poutine s'occuper de l'Europe impuissante.

3Je l'avais remarqué lors de la vague d'émeutes précédentes : « si les gauchistes et léninistes de tout acabit en appelle au casse-pipe, les sectes de la « Gauche communiste » ne se précipitent pas au portillon pour prendre position sur le drame en cinq actes qui se déroule sous nos yeux. Seul le BIPR a publié un communiqué lisible sur le site « la bataille socialiste » qui répercute également images et films des meurtres des « gardiens de la révolution » musulmaniaque ». Cela se confirme même par mon nombre ridicule de lecteurs : 38 depuis deux jours, alors qu'à l'époque des gilets jaunes j'étais lu par des milliers.

4Il faut savoir que Musk peut rétablir les communications car les sattelites sont américains et que les infos peuvent encore circuler grâce aux téléphones satellitaires.

5L’Iran assure pour l’heure que ses liens avec le Venezuela, désormais dirigé « par intérim » par l’ex-vice-présidente chaviste Delcy Rodriguez, restent inchangés. « Nos relations avec tous les pays, y compris le Venezuela, sont fondées sur le respect mutuel et le resteront », a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. « Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a-t-il ajouté. L’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Caracas assure de son côté qu’il n’est pas question de fermer, même temporairement, la représentation Quatre jours avant l’attaque américaine, l’armée vénézuélienne avait officiellement mis en service des drones de combat iraniens Mohajer-6, également utilisés par la Russie en Ukraine.

Iran : DRAME à double, à triple fond ?

8Le « il y de l'argenr, faire payer les riches », ce langage de péquenot de Mélenchon et de LO, ces fauchés du capial en lévitation pécuniaire.

9Il faut savoir que ce n'est pas papy Khameini qui seul chie dans son froc mais aussi cette clique d'assassins qui prend des contacts avec leur famille résidant aux Etats Unis si cela tourne mal, et qui savent qu'ils ne pourront pas compter sur Badinter.

10C'est un acquis de la révolte précédente « Femmes, vie, liberté » dont le CCI a eu tort de se moquer. Pour les prévisions c'est plutôt un bazar français chez ce groupe. En 1979 ils ont cru (moi avec) à la révolution prolétarienne. Ils ont défendu la théorie anarchiste d'une « autonomie du prolétariat », ignorant qu'il faut en passer par l'alliance avec d'autres classes qui peuvent êtreaussi conscientes que le système mène à la catastrophe, sans compter avec des analyses fantaisistes, et depuis 50 ans des articles qui se concluent par : « une seule solution : la révolution de préférence prolétarienne » ; en attenant vous pouvez crever.

11« Ce que sont les « amis du peuple » (1894) : « Ces messieurs qui, en général, prétendent représenter dans leur revue les idées et la tactique des véritables « amis du peuple », sont les ennemis jurés de la social démocratie. Examinons de plus près ces « amis du peuple », leur critique du marxisme, leurs idées et leur tactique ».

13Voix ouvrières et révoltes en Iran | Leftcom


temps d'écriture de l'article: 8 H