"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 15 septembre 2016

LA LUTTE DE PLACES DANS LE PARTI

« Sur soi, quelque chose rassure quand on vacille : c'est d'avoir une fonction, un titre, même modestes. Se retrouver dans une case, être « logé » par les autres. Quand on peut se dire : je suis gendarme, je suis chef comptable, je suis médecin. On se sent inscrit quelque part ».
Françoise Giroud

(extraits du livre de Guido Morselli : Le communiste, ed Gallimard 1978).

Résumé : Walter Ferranini, quarante-cinq ans, ancien cheminot venu de la base et qui a fait la guerre d'Espagne, homme intègre et austère, dont la seule raison d'être est le militantisme, vient d'être élu député sur une liste communiste. Coupé du contact vivant avec sa province, mal à l'aise parmi les grands dirigeants et les hommes d'appareil rompus aux habitudes de la capitale, il en viendra à entrer en conflit doublement avec la direction de son parti. Sa vie sentimentale ne le passionne pas : il craint trop le plaisir sous toutes ses formes, qui pourrait le distraire de « lunique nécessaire ». Il n'est pas moins bouleversé lorsque son organisation intervient dans sa vie privée et tente, pour des raisons de bienséance, de le détourner de sa compagne. Il est sommé brutalement de se renier comme « révisionniste ». Guido Morselli s'est suicidé en 1973, âgé de soixante ans. La plupart de ses livres n'avaient pas été publiés de son vivant.

« …
  • Les cadres, au sommet et aussi çà et là, alentour, c'est ça ?, seraient coupables, toujours à ton avis, de menchevisme, de social-démocratie. Il faut comprendre les deux termes dans le sens de propension au réformisme. Exact ? Comme remède, tu suggères évidemment une conversion à gauche dans l'appareil et dans les programmes. Entre parenthèses, je ne dirais pas que tu tiens à te montrer comme très original. Conversion à gauche et retour à la ligne staliniste : « ton » maximalisme. Entre autres, tu suggères que l'hymne Bandiera rossa soit remis à l'honneur. Et c'est peutêtre là ton idée la plus concrète. J'invite le camarade Ferranini à se faire l'écho de cette proposition dans les lieux opportuns.
    Mazzola semblait maintenant plus calme.

  • Mon maximalisme, répliqua-t-il, est différent de ce que vous imaginez. Il n'est pas aventureux, il n'est pas imaginaire. C'est un rappel à l'union, dans la discipline. Pour construire le communisme, je dis qu'il faut des hommes disposés à se sacrifier, à devenir, vraiment, « masse ». Non pas des hommes qui voient dans le communisme un poyen de s'affirmer. Les bourgeois nous accusent de nier la personnalité, autrement dit ils nous accusent justement de ce qui devrait être notre caractéristique, notre mérite. Ils trouvent également leur compte à exciter en nous l'instinct tout puissant de la personnalité chez un individu. Car ainsi ils nous désagrègent. Les nations du bloc communiste doivent exalter leur nationalisme, et voilà la Yougoslavie qui se détache, la Hongrie qui se révolte ; les hommes qui forment la masse communiste doivent exalter leur individualisme : c'est ce que veulent les bourgeois parce qu'ils savent qu'ainsi leur ennemi est liquidé. Et les Montobbio sont la liquidation du communisme. Je dis « les » Montobbio parce que le phénomène de l'individualisme, ou si vous préférez du personnalisme, de l'arrivisme, et caetera, est parmi nous un phénomène répandu.
  • Il faut, poursuivit cependant Mazzola, se noyer dans la masse, se renier en tant qu'individus.
  • Je vois qu'il y a aussi en toi une composante mystique, fit remarquer le camarade Pisani avec un demi-sourire. N'oublions pas que la réalité, y compris celle de la fédération du PCI de Turin est praxis...
  • Et moi je suis dans la pratique ! Car je dis que même si nous comptons cinq millions d'individus, d'hommes qui se sentent avant tout des individus, nous ne formons pas un mouvement communiste : et toi, excuse-moi, pourrais-tu dire le contraire ? Maintenant il y a deux tendances qui favorisent l'individu et qui s'opposent à la cohésion et à la masse, et l'une est la course au bien-être ; chez les ouvriers, c'est le scooter, la voiture de tourisme, la T.V. ; pour les Montobbio, ça se comprend, c'est bien plus. L'autre tendance, c'est le hiérarchisme. Moi je ne veux pas dépendre des autres, je veux émerger, je veux commander aux autres. Notez-le bien, cette seconde tendance, ne signifie pas intérêt politique. Absolument pas. Elle signifie l'abandon de cet intérêt. Nous qui sommes avec la base, nous savons qu'aujourd'hui la base est trop souvent apolitique. Essentiellement apolitique.

Là aussi, Ferranini ne pût s'empêcher de penser : Mais c'est qu'il a raison ! Il a raison !

  • Le hiérarchisme n'est pas le désir de responsabilité, c'est le désir de la « place » même à l'intérieur de l'organisation du parti. C'est pourquoi aux travailleurs, moi, contre le hiérarchisme, je prêche le grégarisme : défiez-vous des responsabilités ! On vous offre une charge à la commission intérieure, à la cellule, à la section ? Refusez-la donc ! Ne craignez rien, il y en aura toujours trop qui la désireront, cette charge, qui l'accepterons.

Debout dans l'embrasure de la fenêtre, le camarade Ferranini tambourinait avec sed doigts sur les carreaux, légèrement. Il se tourna en souriant :
  • Ton erreur est la vieille erreur anarchiste. Reconnais-le . Une erreur qui mène bien loin du socialisme. Toutefois, comme dans tes paroles il y a une implicite profession d'humilité, de subordination personnelle, de discipline, nous en prenons acte bien volontiers. Nous verrons dans quelle mesure tu te montrerars discipliné pour ce qui te concerne directement. Si et avec quel esprit tu te soumettras aux dispositions que le parti pourrait te donner.
  • Dispositions et peut-être mesures, dit Mazzola. J'ai déjà prévu cela, des charges j'en ai peu et elles sont modestes. Vous m'enlevez ça aussi ? Je serai content, je redeviendrai un partisan à cent pour cent. Je n'aurai certainement plus l'occasion de parler à une personne influente comme toi, camarade, et j'en profite pour exprimer une suggestion, quitte à sembler présomptueux. Faisons en sorte que, dans le parti, les gens désirent plus demeurer aux postes de travail qu'aux postes de commande.

L'autre ne jugea pas utile de répondre. Il donna un dernier regard par la fenêtre, à la branche majestueuse du magnolia qui continuait d'osciller dans le vent.

- Remets-toi, camarade Mazzola. Je te souhaite un bon réatblissement. Tu en as besoin.

dimanche 11 septembre 2016

BOBONNES ISLAMIQUES ET CCI EN PYJAMA

« Âgée de 19 ans, Inès M. semble tenir une place centrale au sein du venimeux trio. Fichée S depuis 2015 en raison de ses velléités de départ vers la Syrie, cette jeune femme établie dans un pavillon coquet de Tremblay-en-France a brutalement changé d'habitudes vestimentaires afin de porter le voile ». Le Figaro
«Le passage à l'acte de femmes téléguidées depuis la Syrie prouve que l'État islamique entend en faire des combattantes», souligne François Molins, qui précise qu'elles ne sont plus «confinées dans des tâches familiales et domestiques». Journaliste rapportant les propos de M. Molins



DU BURKINI AUX BONBONNES DE GAZ ET AUX BOBONNES ISLAMIQUES

Le feuilleton daechien se poursuit mieux qu'une série télé. Les arrêtés anti- burkinis peuvent être suspendus tout le monde s'en fout, l'automne est là. Les burkinettes anarchistes pourront toujours troquer le tissu collant contre une combinaison de plongée, aucun maire ne se risquera à interdire celle-ci. Retour aux habits d'hiver, paranoïa en plus, car, comme vous l'indique la première citation ci-dessus – une des fofolles islamingantes est...habillée pour l'hiver – on « change brutalement d'habitudes vestimentaires pour porter le voile » dans certaines banlieues... avec cette particularité qu'on se promène avec un couteau de boucher dessous... (l'une des fofolles, terme sexiste certes, a ainsi percé violemment l'épaule d'un policier). Pour ceux que cela défrise d'apercevoir une nonne bâchée il y aura désormais la crainte du coup de couteau de cuisine en pleine rue. Pour le gauchiste qui tolère une « religion des pauvres » c'est à nouveau de la sale propagande de gouvernement - qui, comme le démontre l'interprétation de ce procureur manipuleur - provoque sciemment le féminisme émancipé de la cuisine et de la boucherie. Avec la découverte des bonbonnes dans le coffre d'une voiture sans plaques minéralogiques et warning allumé, les bobonnes sont devenues terroristes1. Le scénario ne dévie pas de la cuisine médiatique. En quelque sorte se vérifierait une « évolution » islamiste du cas de la femme, enfin bombe humaine à l'égal de l'homme terroriste moyen ; au paradis l'attendent 72 Chippendales aux corps bodybuildés pour un gangbang céleste.

Victor Hugo n'eût pas imaginé des bonbonnes de gaz placées non loin de Notre Dame par bobonnes interposées2. Misérables ! Eût-il protesté ! Dénoncé l'amalgame raciste entre Notre Dame et une bobonne islamisante ?

Rebondissement machiavélique incroyable, à faire pâlir tous les anarchistes athées mécréants de l'ordinaire complotisme d'extrême droite, il serait avéré « d'inquiétantes connexions des femmes djihadistes de l'Essonne » ; une des bobonnes était promise au tueur du curé, ou à l'égorgeur du couple de gendarmes, semble-t-il. On se rapproche de la houri sur terre. Daech se démocratise, se féminise, mais (faudrait-il s'en plaindre?) plonge dans l'amateurisme le plus stupide comme ceux d'en face: avant de pouvoir faire exploser de quelconques mécréants de passage, deux bobonnes se sont enfuies en prenant un garçon de café pour un policier (toujours le prestige impressionnant de l'uniforme), et la maison poulaga a mis trois heures avant de venir constater si le véhicule n'avait pas explosé ; la peur de l'uniforme des bobonnes islamiques sans doute ; quoique à notre humble avis elles n'étaient point discriminées par leur habit de carnaval islamique au jour du jour de l'attentat foiré.

APRES L'ETE INDIEN DU BURKINI LE FOURNEAU GAUCHISTE DU CCI

Que les personnes qui tombent par hasard sur ce blog sans savoir distinguer Bordiga de Staline, passent leur chemin, que mes anciennes amantes qui veulent prendre de mes nouvelles et que les pétasses de Meetic qui n'ont pas donné suite ne se formalisent pas sur le sigle CCI, cela n'a aucune espèce d'importance, ce pourrait être aussi bien une mosquée avec mentalité d'assiégé ou un quelconque groupuscule gauchiste, vous mettez le terme secte à la place et vous comprendrez. Moi j'ajoute : secte malheureuse.

Voici pourtant le squelette d'un ancien groupuscule révolutionnaire qui se croyait promis à un grand avenir, rien moins qu'une cinquième ou sixième internationale, mais est tombé en désuétude pour ne pas dire décrépitude. Oui décrépitude conviendrait mieux, comme un vieux machin qui se traîne avec un déambulatoire et une nounou africaine à ses côtés qui se fait passer pour marxiste.
Veilleur de nuit le CCI ignore ce qui se passe le jour. Le « vieux » CCI avait donné vie à plusieurs bâtards dont on pouvait espérer qu'ils puissent faire oublier leur naissance trouble, de type parasitaire3. Une branche classique moins nombreuse que les doigts de ma main continue à radoter un anti-terrorisme couard et les billevesées sur « nos frères de classe immigrés », comme mes potes à la récré, et un paquet de « puces intellectuelles » bruxelloises sert de voiture-balai à la secte on Tour. Tous sont des repoussoirs à toute forme d'organisation crédible, les uns parce qu'ils n'ont jamais appris et radotent les mêmes sermons et les autres tirent dans tous les sens avec un œcuménisme sanctificateur nietzschéen dont sainte Rosa Luxemburg est la grande prêtresse qui pardonne tout. Même décrépi le CCI fait des efforts théoriques qu'on ne retrouve pas chez ses puces négatrices de toute organisation, et proches du mysticisme daechien : tout viendra du ciel. Ainsi, Bourrinet, dont j'ai salué le bon travail d'historien sur le maximalisme transalpin, a bénéficié pour un vieil article de 2011 d'une tribune à relents de revanche chez les puces bruxelloises : « Pathologie sectaire dans la gauche communiste », de la forteresse assiégée à l’écroulement de la Baliverna. S'appuyant sur le grand penseur Raoul Victor, ce roi des flûtistes sémantiques qui a toujours enrichi le marxisme avec les définitions du dictionnaire – auteur d'un article complètement décalé et hors sol sur les attentats de janvier 2015 – où les termes intransigeance et sectarisme valsent comme un couple d'éclopés, nous apprenait que les organisations maximalistes ne peuvent être peuplées que de mouchards (pas de la police, mais se mouchardant entre eux face au CC, commandement central si vous voulez. Et pour ne pas paraître nihiliste, comme daech lorsqu'ils font des conneries est couvert par le coran, invoque à tour de citations la sainte Rosa, démocratique et parfumée. Mais là où le bréviaire des tueurs islamiques ne masque plus les bandes manipulées par l'impérialisme, Rosa peut servir de cache-sexe aux balivernes luxembourgo-anarchistes de nos nihilistes bobos ultra-gauches (c'est le cas de le dire). Et Rosa avait, hélas, malgré son héroïsme incontestable un côté utopique et très sentimental4.

LE CCI EN TENUE DE PLAGE HUMANITAIRE

Salman Ruschdie a parfaitement résumé le scandale du burkini : une tenue ridicule mais qui ne méritait pas que les flics viennent sur les plages demander à la bobonne islamique de se désaper au milieu des baigneurs conformes et laids. Mais examinons l'angle d'attaque du CCI. Comme tout groupe sérieusement anticapitaliste il ne va pas s'en prendre aux pauvres ni aux victimes du flolklore musulmaniaque. Il dénoncera au passage ces « véritables camisoles de force contre les femmes, souvent victimes consentantes de leur propre prison vestimentaire et surtout idéologique » (le NPA va hurler et les traiter de fachos avérés!). Il ajoutera ces sublimes phrases marxistes qui éclairent si bien d'un coup de projecteur éclairé la noirceur obscurantiste  partie prenante de: « ...l'aliénation généralisée et totalitaire que fait subir la société capitaliste à l'humanité, une intériorisation des rapports sociaux de domination ».

Alors que dans un récent article, plus réfléchi, sur les délires de l'immigrationnisme à la Merkel, il semblait y avoir une ouverture du regard sur le mensonge déconcertant de tous les bons apôtres du capitalisme libéral et multiracial, on retombe dans l'ornière gauchiste, fondée sur cette culpabilité très christiano-bourgeoise à la Plenel, de prendre la défense des plus pauvres fussent-ils les plus crétins. Pensant bien sûr aux « frères de classe immigrés » et pas à la population prolétaire indistincte ou même à la population en général qui peut être la cible des criminels islamistes, la presse internétisée du CCI nous ressort le concept de pogrom, déjà fort rodé en interne contre les opposants et les « puces intellectuelles » externalisées. Le terme de progom fait peur, on ne peut pas oublier le juif bouc-émissaire, mais il s'agit là d'un anachronisme antifa, prisé par les discoureurs gauchistes. La population de croyance musulmane n'est nullement visée par une préparation de quelconques pogroms revanchards, quoique ce soit surtout une lubie des bobonnes gouvernementales à chaque fois qu'a lieu un pogrom de spectateurs ou de promeneurs. Laissons de côté ce terme connoté et inopérant de pogrom, même s'il se déroule quelques faits divers de vengeance ridicule.
Il y a bien une montée de l'obscurantisme dans la population civile, que reconnaît le CCI, mais sur lequel il ne développe pas (de peur de critiquer « les plus pauvres ») et qu'il recouvre du pudique sac à merde du Cac 40. Le Burkini fait partie d'une stratégie commerciale perverse, comme toute stratégie commerciale certes réplique tout un chacun. Mais des faits sont tout de même plus grave que l'interdiction, vite levée du burkini, ces agressions violentes de couples dont la femme était en short, de jeunes filles jugées trop dénudées par des bobonnes musulmanes en vadrouille ou des paumés déracinés qui traînent en bandes de désoeuvrés. Nous sommes certainement majoritaires en France à donner raison aux corses qui ont été mettre une râclée à ces gens qui prétendent imposer un mode de vie obscurantiste, qui est même étranger à l'islam classique puisqu'il n'est qu'un comportement calqué sur l'individualisme crasse dominant, si bien incarné par le portable et moâ, les « je fais ce que je veux », « c'est moi qui te donne des leçons de morale », « j'ai la priorité parce que je suis immigré ou fils d'immigré colonisé ». On ne peut pas combattre de façon rationnelle le délire islamiste, mais non plus le discours gouvernemental pervers, parti de Washington. Les Etats occidentaux condamnent le terrorisme islamique tout en le facilitant en externe et en interne, par la prolifération des guerres comme par une batterie de lois dites antiracistes qui éliminent toute opposition de classe. S'il ne s'agissait que de cogner à notre tour les bandes de donneurs de leçon d'islam, il existe les musclés nécessaires côté français et pas forcément des musclés recommandables. Le problème est politico-social. La classe ouvrière n'a rien à déléguer à la police qui fonctionne aux ordres de l'Etat bourgeois. Aucun citoyen n'a le droit de contester l'habillement de son voisin même s'il lui déplaît. C'est sur ce qu'on appelait autrefois le terrain de classe, cet euphémisme bizarre pour le lieu de travail, qui sera peut-être le dernier îlots pour empêcher la balkanisation islamique... bien que la gauche caviar ait tout fait pour répandre les salles de prière en usine. La gauche bourgeoise est tellement con qu'elle est prête à distribuer des bananes halal si cela permet la réélection de ses apparatchiks.

Pour les robustes tenant d'un marxisme inoxydable, il ne suffit plus d'en référer à la religion (en général) comme opium du peuple de ce bon Karl Marx d'une autre époque pour contrer les campagnes idéologiques bourgeoises et départager le bon grain de l'ivraie dans la mélasse médiatique5. La décomposition du capitalisme explique tout, et serait presque rassurante pour les esprits cartésiens même s'ils n'en voient pas le bout :

« Dans un contexte de tendance à la dislocation croissante du corps social, dans lequel la classe ouvrière ne parvient pour le moment pas à défendre une perspective révolutionnaire, le communautarisme, et toutes les tendances irrationnelles au repli sur soi se renforcent. Cette dynamique alimente les peurs, les incompréhensions, les préjugés xénophobes et raciaux, voire la haine aveugle et obsessionnelle d’une partie des “autochtones” envers les “étrangers”, et inversement ».
Et de montrer un doigt colérique aux corses :
« Ceci illustre la réalité du danger d’installation et de banalisation de la mentalité de pogrom au cœur même du capitalisme. Les difficultés actuelles de la classe ouvrière, même si elle n’a pas entièrement perdu sa capacité de résistance, sa capacité à renouer avec sa propre alternative révolutionnaire, tendent en effet à miner l’espérance en un monde meilleur dans l’esprit de nombreux prolétaires. Faute, pour le moment, de comprendre la nature réelle des rapports sociaux capitalistes et ce qu’ils contiennent de contradictions inextricables, faute de réelle perspective, le danger est de vouloir trouver des boucs émissaires aux “malheurs du monde”. Cette démarche réactionnaire, préconisant le retour chimérique à un “ordre ancien” où les rapports sociaux étaient prétendument plus “harmonieux” et “équitables”, perçoit les immigrés et les éléments les plus fragilisés par la crise comme les principaux responsables de cette illusion perdue et comme des fauteurs de troubles ».
Et de s'embarquer sur l'horrible xénophobie et de taxer le danger de populisme comme n'importe quel blog gauchiste : « jeu dangereux avec le populisme... (où) la classe ouvrière n'a rien à gagner en prenant partie sur ce terrain pourri et piégé de bout en bout par le nationalisme ».
Voilà, la même position rigide que Jules Guesde lors de l'Affaire Dreyfus, simple querelle entre bourgeois pour un militaire en plus ! La classe ouvrière doit rester indifférente6 aux sujets politiques (« piégés de bout en bout par la bourgeoisie », mais pas par les bonbonnes). La classe ouvrière n'a rien à dire sur le mode de vie, si elle réprouve le mode de vie obscurantiste qui se répand dans les ghettos de banlieue et dans le métro (= « confusion dans la tête des ouvriers »), c'est qu'elle n'est bonne qu'à voter pour la smala Le Pen.
Pourtant l'article, s'il passe à côté de l'essentiel en se focalisant sur la notion décalée et inappropriée de pogrom, remarque justement qu'il y a une « montée en puissance de l'obscurantisme religieux ». Si on voulait concevoir la notion de pogrom (très liée à celle d'antifascisme de salon) comme recevable, pardon alors qui sont les « pogromés » ? Mais les centaines de victimes françaises ou étrangères toutes religions confondues depuis janvier 2015, décimées à la mitrailleuse au Bataclan, écrasés comme des steaks hachés à Nice, égorgés comme le couple de gendarmes. Ces faits ignobles ne sont pas manipulation d'Etat ni une juste vengeance pour les enfantas massacrés en Syrie (version gauchos islamistes honteux). Ces crimes n'ont pas été commis par des suédois, quoiqu'on connaisse un norvégien capable de ce genre de saloperies. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre ou mal payé quel l'on se « radicalise » (= égorgeur professionnel). Le passage au meurtre terroriste concerne généralement des noms à consonance arabe (que big brother démocratique a muté en initiales par antiracisme orwellien). L'expansion de l'univers du bazar et des femmes habillées en sacs de patate développe une clientèle musulmane, ciblée su je puid dire qui se coupe d'elle-même de plus en plus des « français racistes ». Le supermarché, devenu principale aire de loisirs, est devenu le carrefour des exotismes antipathiques, où l'indifférence traditionnelle des moutons consommateurs a cédé la place à une hostilité rentrée. Ce n'est ni le coran ni les simples petits désidératas des bobonnes anarchistes du fond de la cuisine qui sont responsables de cette atteinte au mode de vie laïque européen traditionnel7.
La faute à qui ? Au peuple ou aux gouvernants ? Cette traditionnelle billevesée était ressortie, lors d'une émission C' dans l'air, du placard par une journaliste qui fût très belle et assidue au plumard des politiciens du haut du panier : les masses allemandes ayant manifesté en faveur des bras ouverts à l'imigration massive, Mme Merkel avait été obligée de s'y conformer ! C'est formidable comme l'idéologie démocratique bourgeoise arrive à faire prendre ses désidératas pour vos désirs intimes ! Les besoins du capital allemand + le merdier immigrationniste provoqué par l'intervention homéopathique du capital américain contre daech et son ombre, sont bien au-dessus des émotions d'une partie de la population moyenne allemande ; émotions aléatoires comme l'on sait vu la contradiction sexuelle immanente de tant d'arrivées d'hommes seuls, non gérables par les sains bordels allemands.
Le tapis rouge pour se servir à fond de l'islam, puisque le stalinisme n'existe plus que dans les limites du stade de la Courneuve, est bien une volonté déterminée de l'Etat bourgeois (dois-je le répéter?) pour unifier les communautarismes ou faire croire à un faisceau d'intérêts communs : quel rapport entre un fils d'immigré de première ou deuxième génération et un migrant afghan ? Entre un migrant syrien catholique et un abruti salafiste bien français de souche ?
La bourgeoisie dominante, comme le capital marchant, s'est mondialisée. L'idée de nation ne lui importe plus, elle laisse cette lubie à ses opposants pratiquement ringardisés, mais qui serve au moins à faire croire qu'une école « républicaine », restaurant les valeurs nationales (préciser svp lesquelles?), qu'un retour au service militaire obligatoire restaurerait la morale...républicaine. Au niveau culturel c'est encore pire. Même Bordiga ne nous servirait plus à rien lui qui était acharné à dénoncer la laïcité bourgeoise et ceux qui voulaient s'en faire les complices. La laïcité est devenue presque un racisme. Loi hypocrite déjà en 1905, elle sert à tenter d'officialiser à son tour l'islam comme religion d'Etat. Pendant que les gauchistes barrent la route à la porte à un fascisme qui se faut attendre, l'islam entre par la fenêtre. Il ne constitue pas une troisième société, entre capitalisme et communisme, mais un des derniers balais qui tient la serpillière du capitalisme puant. Le CCI n'est pas obligé de fournir sa lessive.
Dans la définition du national-socialisme (lequel était quand même plus industriel et moderne que la bouillie islamique) par Trotsky en 1933, il suffit de remplacer ce terme par islamisme : « L'islamisme a amené à la politique les bas-fonds de la société. Non seulement dans les maisons paysannes, mais aussi dans les gratte-ciel des villes vivent encore aujourd'hui, à côté du XX° siècle, le Xe et le XIIe siècles. Des centaines de millions de gens utilisent le courant électrique, sans cesser de croire à la force magique des gestes et des incantations. Le pape à Rome prêche à la radio sur le miracle de la transmutation de l'eau en vin. Les étoiles de cinéma se font dire la bonne aventure. Les aviateurs qui dirigent de merveilleuses mécaniques, créées par le génie de l'homme, portent des amulettes sous leur combinaison. Quelles réserves inépuisables d'obscurantisme, d'ignorance et de barbarie ! Le désespoir les a fait se dresser, l'islamisme leur a donné un drapeau. Tout ce qu'un développement sans obstacle de la société aurait dû rejeter de l'organisme national, sous la forme d'excréments de la culture, est maintenant vomi : la civilisation capitaliste vomit une barbarie non digérée. Telle est la physiologie de l'islamisme ».

LA FEMME N'EST PAS L'AVENIR DE L'ISLAM


On se rappelle le poète Chénier exécuté sous la folie robespierriste (les islamistes et leurs amis délirants comme Dieudonné se gaussent d'ailleurs des égorgements jacobins) : « Du nom de liberté, le meurtre est revêtu ». Même les pires chauvines du féminisme reconnaissent une aptitude historique de la femme à la soumission (besoin du père, d'une protection, etc.). George Sand, comme le mouvement ouvrier au XIXe siècle considérait que les femmes non intégrées au travail et à la société civile n'étaient pas mûres pour le droite de vote. Elle estimait qu'avant d'avoir des droits politiques, il fallait que les femmes aient des droits civils. Elles devaient être des individus autonomes avant de pouvoir devenir des citoyens. C'est encore à peu près la situation de bobonne musulmane (et les gauchistes voudraient lui donner le droit de vote halal lorsqu'elle n'est pas française). Un nombre important de femmes musulmanes ne travaillent pas, on l'oublie, et donc sont complètement dépendantes de leur mari comme la femme de l'ouvrier au XIXe siècle. Dans ce cadre le voile devient un moyen d'affirmation d'une identité « protestataire », anarchiste de la cuisine, à défaut d'une quelconque identité qui n'est pas reconnue par la société - « bobonne au foyer » c'est encore plus négatif que chômeur8.

La femme n'est pas destinée à rester la bobonne de l'homme, ni la bobonne de l'islam modéré ou hard. Nous ne pouvons pas voiler que seule une révolution communiste mondiale peut faire sauter le capitalisme et sa version sociétale islamisée. Il paraît qu'il faudra être patient et tolérant.






NOTES:
1Bonbonne est déjà un mot étrange dont il est difficile de trouver une traduction sensée sur internet. Elle s'apparente à un vocabulaire argotique pourtant : Emballage contenant une substance illicite, généralement de la drogue, destiné à être transporté dans l’appareil digestif.

  • Au fait t’as fait quoi de la troisième bonbonne. — (Engrenages, Saison 1, Épisode 3, 2005)



2Le terme bobonne sera d'ailleurs bientôt sanctionné juridiquement dans le cadre des six mois de lutte gouvernementale et féministe contre le sexisme. C'est une bonne nouvelle pour l'émancipation de la femme quand l'on subit encore les deux définitions suivantes : Bobonne : Sens 1 Péjoratif
  • Sens 2 (non péjoratif)


3En réalité selon la secte malheureuse – ils ont tous triste mine – les progénitures ne sont pas de sang noble militant, mais du type des puces ou des poux, qualificatifs au demeurant très « marxistes », Marx et Engels n'aimaient jamais tant taxer leurs adversaires de « puces intellectuelles ». LO, plus « marxiste » encore nous qualifiait naguère de « morpions ». On verra plus loin que les puces peuvent être qualifiées de « pogromistes ». Les staliniens ont ensuite enrichi le vocabulaire « marxiste » : vipère lubrique, ver solitaire...

4Il est très à la mode de conspuer Lénine l'abominable centralisateur (qui inspire pourtant d'une certaine façon les partis bourgeois au pouvoir), en négligeant qu'il a dit des choses essentielles et toujours valables pour ceux qui restent sur le « terrain politique » du renversement de l'Etat bourgeois. Autre chose, quand Bourrinet veut différencier tradition stalinienne et un Orwell simplement « littéraire », il montre qu'il n'a rien compris ni au stalinisme ni à Orwell. Orwell, à partir du drame espagnol, a compris la nature pas spécialement bourgeoise du stalinisme – ce n'était pas son souci et il a fini collabo de l'Etat anglais en guerre – mais des systèmes d'oppression moderne, dont le stalinisme était partie intégrante : individuation aliénante, dépersonnalisation, culpabilisation, théorie du moi collectif, esprit sacrificiel des subordonnés, lavage de cerveau, etc. D'ailleurs le trotskysme dégénéré d'après guerre a fusionné avec le même travers orwellien. La plupart de ceux qui sont tombés dedans restent, je le constate et le regrette pour eux, marqués indélébilement. Bourrinet le sait, ancien de LO, passif qu'il vit comme un péché de jeunesse.

5Voici la citation de leur texte in extenso : « « L’apparition du burkini sur les plages est un phénomène encore très limité, mais il est aussi un signe tangible, comme l’essor spectaculaire des produits halal et du port du voile ces dernières années, de la montée en puissance de l’obscurantisme religieux qui, loin de “donner du sens à la vie”, est “tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple”.


6Les bordiguistes avaient fait très mal au CCI dans les années 1970 en dénonçant son « indifférentisme », qui était typique en effet du milieu ultra-gauche hautain, et que Marc Chirik avait négligé, rançon d'un recrutement essentiellement universitaire. Le CCI paye encore aujoud'hui les avanies de son indifférentisme... historique, et même « pogromiste hystérique ».

7Les Finkielkraut et Zemmour parlent d'Art de vivre à la française, ce qui n'est pas faux mais exagéré, comme tout ce que disent ces deux fayots d'un chauvinisme ringard. Ils font souvent pourtant ponctuellement des constats très justes, immédiatement conspués par le pouvoir et ses affidés (on l'oublie mais le pouvoir est gauchiste désormais). Zemmour court après les bons mots comme toutes les divas de l'écran, il n'est que notre Guitry moderne. Son dernier ouvrage compile sans gêne ses radotages à la radio, il est lassant mais dit une chose juste sur le cinéma musulmaniaque, il sert à diviser la classe ouvrière.


8Lire sur un des sites du Front de gauche, un recensement à réfléchir des écrits sur la soumission : http://www.gauchemip.org/spip.php?article5832

lundi 5 septembre 2016

CALAIS : LES TROTSKIENS TOUTE HONTE BUE


« A Calais, au pied du barrage dressé par les gouvernements français et britannique, les migrants s'entassent toujours plus nombreux dans la "jungle". Devant ce nouvel afflux, le ministre de l'Intérieur Cazeneuve veut montrer aux Calaisiens exaspérés par une situation qui a tout d'une impasse, qu'il agit, et de la manière forte. Il a d'abord cherché à affamer les migrants en faisant fermer des dizaines de petits restaurants et de commerces informels. Et après avoir détruit toute la partie sud du campement, il promet de détruire la partie nord. Cette politique des gouvernements français et britannique est infâme. Ils dressent des barbelés et des miradors sur la route des plus pauvres et participent de fait à monter les populations locales contre eux. Ouvrir les frontières et les laisser s'installer là où ils le veulent, c'est la seule solution » (édito Arthaud LO « la honte de Calais »). 
 
France infaux, principal organe de propagande gouvernemental, payé par nos impôts, tient le même langage avec son site Datagueule qui sermonne et moralise au quotidien les auditeurs avec sonotone. Personne ne fait jamais la synthèse des commentaires qui vomissent ces sermons, dénoncent les amalgames faciles, la qualification de toute objection comme « abjection populiste » par les journalistes gauchistes ; je relève cette réaction d'un anonyme : « La vidéo (de datagueule) commence et finit par des leçons de morale, selon lesquelles les gens qui seraient contre l'immigration de masse seraient des petits bourgeois aisés bien au chaud chez eux et qui ne penseraient qu'à leur confort personnel, alors que les chiffres montrent que les gens les plus hostiles à cette immigration sont des ouvriers, des petits employés, des chômeurs, donc pas des gens qui vivent dans l'opulence. Et d'ailleurs, de nombreux artistes "engagés" se sont dit en faveur de l'accueil des migrants, mais aucun d'entre eux n'en a accueilli chez lui. Et puis après, ce sont des successions de chiffres voulant nous prouver que l'immigration est négligeable en France, alors qu'il suffit de se rendre dans les banlieues de certaines villes pour constater la présence d'une immigration de masse qui malheureusement ne parvient pas à s'assimiler à notre culture. Mais cette vision des choses ne sera jamais évoquée ni par radio France ni par France tv. Il y a vraiment un grand problème de pluralisme en France ».
Ces arguments sont souvent répétés, rappelés par de simples gens, pas des fumiers FN ni des salauds de fachos, mais le mépris gouvernant et les aboyeurs gauchistes le repoussent avec ostentation. Résultats : les votes protestataires sont croissants et leur disent à tous : MERDE. 1.
Pour d'autres problèmes que ladite crise migratoire, les Etats européens sont frappés d'impuissance, laquelle se traduit par différents rejets de l'élite bourgeoise : en Angleterre Brexit non désiré, en Espagne les partis bobos empêchent l'alternance classique des dinosaures, quand le tour de la France ingouvernable et d'une Allemagne écartelée va venir... où la crise migratoire ne sera en rien utilisée pour favoriser l'union du prolétariat. Etats faibles et crise migratoire font la joie des grandes puissances (j'y reviendrai). Lassés, bernés, agressés les routiers, les artisans, les paysans des Hauts de France bloquent l'A16 aujourd'hui. Pourquoi ? Ce sont certainement des racistes et des électeurs de Marine Le Pen... Et s'il y a des ouvriers (français) parmi eux, ce sont sans nul doute des futurs SA...

UNE SEULE SOLUTION : LAISSER LES MIGRANTS S'INSTALLER OU ILS VEULENT ?

Solution de gros cons dans la ouate idéologique ! LO ou Poutou ne se risqueront pas à présenter de listes électorales à Calais... Faut être aveugle ou mièvre pour ne pas voir les conséquences de l'agglomération exponentielle des réfugiés à Calais ou dans le nord de la Grèce où se produisent les mêmes incidents qu'en France, face aux frontières fermées : des hordes de migrants barrent les autoroutes avec des arbres et jettent des pierres contre les camions et les flics pour aller « où bon leur semble », comme dit l'organisation caritative LO. Ce sont donc probablement des révolutionnaires malgré eux qui veulent...abolir les frontières ! « Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux... », disait le chanteur. Quand on est une secte et qu'on ne risque jamais d'arriver au pouvoir quoi de plus simple que de promettre la lune aux déshérités, qui ne lisent pas LO et qui préfèrent en général Mahomet à Marx... pour se donner cette bonne conscience de bobo « internationaliste », mais cet internationalisme masturbatoire et utopie dégénérée. Cette façon d'appréhender la problématique migratoire et immigrante est d'ailleurs typique du mode de pensée bobo : « laissez-les s'installer là où ils veulent ». C'est vrai que LO compte énormément de profs fils de petits boutiquiers, à qui on a instillé depuis l'enfance « je fais ce que je veux », « je défends ma petite entreprise », « charbonner maître chez soi ...ou chez les autres ». Le prolétaire, lui, à la différence de l'immigré petit-bourgeois, sait qu'il ne peut pas s'installer où il le voudrait. Le chômeur, cet autre prolétaire (français ou pas) aimerait bien s'installer dans n'importe quelle entreprise pourvu qu'on lui offre un salaire décent. Les pitres de LO devraient donc dire aux patrons : laissez les chômeurs s'installer dans l'entreprise qu'ils veulent. C'est à peu près le fond de leur commerce d'ailleurs - « l'argent il y en a » comme justification d'une augmentation de salaire obligatoire dans un monde imaginaire troskifuturiste – en attendant le grand soir qui sera comme la fête de LO avec des stands de petits boutiquiers et la fin du supermarché du grand Capital.

LES VRAIS POPULISTES TIERMONDISTES LES REVOILOU !2

Ce que tous ces ânes de vieux caribous trotskiens ne voient pas dans leur délire simpliste, et la resucée bête du vague travailleur sans patrie, c'est que le capitalisme ne peut plus intégrer (non seulement dissoudre les arriérations religieuses) mais assimiler une masse de populations « inutiles », qu'il s'en sert par l'assistanat (poison anti-révolutionnaire), qu'il glorifie, mieux que les bêlements militants, les migrants catéchisés pour mieux ridiculiser et diviser la classe ouvrière internationale.

Du ridicule burkini, récente invention marchande absente du coran, à l'appel (radical), (marxiste?) à l'ouverture totale des frontières (et certainement à un salaire décent pour tous et le droit de refuser de travailler), les trotkistes nous feraient presque mourir de rire s'ils ne faisaient pas de plus en plus pitié. Passons rapidement sur le soutien « féministe » bâtarde lors de l'épisode musulmo-estival où le NPA cria après cette étrange concept dit « islamophobie d'Etat », ce concept inventé par frère Ramadan, bramant pour « l'égalité des droits »... à l'aliénation religieuse ; l'islamo-gauchiste NPA éploré et déplorant : « ...dénonce l’instrumentalisation des droits des femmes et défend le droit des femmes à disposer librement de leur corps contre tous ceux qui veulent les forcer à se couvrir ou à se découvrir ».

Après la version LO de l'immigré « qui peut s'installer où il veut », le NPA fait plus fort avec la version salafiste « on n'a pas à forcer la femme à se couvrir ou à se découvrir » ; en effet seules les sectaires soeurs islamistes peuvent décider de se couvrir ou se découvrir mais en restant couvertes par une bande d'imbéciles frères masculins et celles qui ne sont pas couvertes sont des inférieures soumises. Les femmes prolétaires au travail n'ont pas ce choix là, il faut une blouse disgracieuse et même un sac de plastique sur la tête dans les chaînes alimentaires et si des connes veulent mettre le voile face à des machines dangereuses, on se moquera de se faire traiter de racistes si on le leur interdit pour qu'elles ne se fassent pas estropier par la machine.

Mais voici un résultat électoral très dérangeant en Allemagne orientale. Angélique Merkel bafouée dans sa propre province (mais elle s'en fout). Vote « protestataire » commentent sobrement les rivaux officiels du petit parti dit d'extrême droite qui s'est interposé dans la mêlée électorale. Montée du facisme, chuchotent tous nos gauchistes franchouillards. Ils y vont piano, le mépris des masses de prolétaires qui ne se sont pas abstenus face à la morale de l'élite, exigerait-il de mettre en sourdine l'ordinaire mépris du militant bobo ? L'article du plumitif du NPA adopte un profil bas, reste très généraliste dans son analyse électorale linéaire de la baffe électorale de son modèle de société à l'allemande, avec un titre bateau : « Un vote anti-réfugiées qui approfondit la crise politique » ; le rédacteur rame avec cette ortographe fémino-sémantique qui sied si bien aux garçons barbus : « le thème qui a pris le dessus sur tous les autres, au cours de cette campagne, fut celui de l'accueil des migrantEs et réfugiéEs, double d'un débat largement fantasmagorique sur la place de l'islam. Ce dernier étant incarné, pendant plusieurs semaines de campagne au mois d'août, par un pseudo-débat sur la burqa, mené en premier lieu par le ministre de l'Intérieur Lorenz Caffier (CDU) – par ailleurs tête de liste du parti au scrutin de dimanche -, alors même qu'aucune burqa ne semble avoir été vue sur place ».
« L'ignoble campagne raciste » n'est plus que ce pauvre « thème de campagne ». Le réacteur populiste immigrationniste du NPA souffre devant son clavier, et brosse quand même en arrière-fond la menace de la montée du populisme (l'autre version extrême radicale) et du fascisme auxquels la démocratie ne fait pas suffisamment barrage, au lieu de suivre les conseils de Berthold du Ryon du NPA : « C'est rarement ainsi, en leur faisant de très importantes concessions idéologiques, qu'on a réussi à endiguer la montée des partis racistes et d'extrême droite… ».

LES RESIDUS DE L'ULTRA-GAUCHE MILITANTE SUR LA MEME LONGUEUR D'ONDE

Le CCI écrivait à peu près la même chose en février dernier : « Merkel semble également, ce qui est inhabituel, avoir mal calculé l'effet de la politique de la main tendue sur la population locale ; pour la première fois depuis une éternité, elle a, selon les sondages, régressé dans les faveurs de l'électorat et elle a même été dépassée par un social-démocrate (le ministre des affaire étrangères, Steinmeier). Elle rend un bien mauvais service à l'endiguement du populisme d'extrême-droite ; le flot sans fin des réfugiés majoritairement musulmans apportant de l'eau au moulin d'Alternative für Deutschland (AfD) qui a rattrapé dans les sondages, du moins en Thuringe, la troisième force politique, le SPD »3.
Comme chez notre misérable rédacteur du NPA la problématique de l'immigration massive (ou sauvage) sert à « ne pas endiguer le populisme d'extrême droite », mais ne serait pas un problème en soi, ni de gabegie étatique et sociétale de la bourgeoisie ! Mais la bourgeoisie se sert d'un problème de plus en plus insoluble qu'elle ne peut pas complètement contrôler mais dont la fixation solidariste sert à faire oublier SES GUERRES DE RAPINE et que c'est tant que ses guerres continuent que le problème devient de plus en plus scandaleux et une galère pour toutes les populations.

L'ABSENCE DE BLOCS IMPERIALISTES délimités est une cause majeure du chaos

Les gauchistes sont depuis belle lurette de simples potiches de l'idéologie bourgeoise (le trotskysme depuis la guerre, le maoïsme depuis toujours) ils n'analysent pas les causes des migrations massives de guerre, ils radotent le vieux logiciel pervers « tout immigré est un prolétaire », et la faim d'emploi à 80 centimes de l'heure pour les primo-arrivants par le capital allemand (et autres) ne les rebute pas un instant face à cette avarie d'être humains déboussollés prêts à tout pour fuir la guerre de tous les capitalistes en compétition.
Se posant la question de la soi-disant naïveté de Merkel, l'article du CCI effleurait le problème de la soudaine générosité allemande, pas seulement la chute de natalité dans l'ex-Allemagne de l'Est mais la dépopulation massive de cette région, la fuite de ses chômeurs vers la partie occidentale, sans plus le frein du rideau de fer. En ce sens, il y a confirmation de ce que craignait une partie de la bourgeoisie allemande qui ne voulait pas de la réunification : un beau bordel. En ce sens aussi l'Allemagne paie encore les conséquences locales de la chute du bloc de l'Est. Paradoxalement alors que l'ancienne RDA était la colonne vertébrale économique du bloc de l'Est, elle est devenue l'homme malade de l'Occident « mondialisé ». Il se passe la même chose dans les pays développés qu'en Libye après l'élimination de Kadhafi. Pour le dire de façon crue (et choquante pour les inernationalistes béats) les frontières anciennes ou récentes (comme celles du dictateur libyen) contenaient encore les contradictions sociétales (je ne trouve pas d'autre mot, sociales ne convient pas ici) du capitalisme décadent : en état de guerre on pouvait se faire massacrer dans son pays, quelquefois le fuir mais pas en masse, l'économie mondiale permettait de relativiser le poids des réfugiés partout dans le monde, etc. Depuis 2001 et l'invention d'Al Qaida puis de daech, sans oublier la chute du mur de Berlin, la publicité mondiale pour l'islamisme – remplaçant du stalinisme – a changé la donne, déplacé les contradictions sociales de la lutte des classes vers la sponsoriation d'une religion de sous-développés capable de faire durer la contre révolution mieux et plus longtemps que toute la période victorienne.
L'article du CCI soulignait justement « le changement d'apparat du nationalisme allemand », cet élitisme « humanitaire » et secouriste qui permet de tout mettre sur le dos du méchant populisme et des masses « arriérées » (pas les femmes habillées en sac de patates mais les adeptes du zinc et les ignobles abstentionnistes).
Le CCI tombait lui aussi dans les interprétations du solidarisme gauchiste (comme il s'y était vautré lors des mouvements petits bourgeois en France, la manif pour Charlie par son nombre hétéroclite, qualifié de sursaut prolétarien » ayant « surpris la classe dominante », envolée lyrique boboïsante refroidie cependant depuis la vision en plein jour des pitres de Nuit debout) :
« Et il y a la majorité silencieuse, qui, jusque lors avait laissé à de jeunes activistes, la plupart venant du milieu antifasciste, le soin de faire pièce au harcèlement raciste sous forme de blocages de rues et de contre-manifestations et qui s'est alors sentie obligée, au vu des images de misère des Balkans, d'exprimer fortement sa protestation contre l'inaction des États européens et son indignation vis-à-vis des exactions contre les étrangers à Dresde, Heidenau et Freital, applaudissant ostensiblement les réfugiés en leur faisant des haies d'honneurs à leurs arrivée dans les gares de Munich, Francfort ou d'ailleurs, ou en s'engageant par milliers en tant que bénévoles pour la gestion des masses de réfugiés ou en inondant les centres d'accueil de dons de toutes sortes. La solidarisation spontanée de vastes parties de la population a, par sa force, surpris la classe dominante et l'a prise à contre-pied ; cette dernière n'étant pas disposée à promouvoir la sympathie envers les réfugiés de guerre mais plutôt à créer une atmosphère de panique et d'isolement ».
Comme peuvent-ils étaler de telles billevesées pour faire passer AUSSI le message solidariste gauchiste irresponsable, en précisant, par après cette analyse socio-objectiviste, paradoxalement qu'il ne s'agit pas d'une solidarisation de classe, mais de forme apolitique, c'est à dire qu'une véritable solidarisation de classe serait possible face à la gigantesque avarie d'êtres humains si le CCI avait les épaules pour fabriquer des brigades secouristes internationales... comme ces ONG dont les sbires sont payés pour jouer les mères Thérésa, gouttes gauchistes démocratiques bénites dans une mer de cadavres.
...alors que ce qui importe, n'est pas l'appel au secourisme ou à une variété verbale de charité gauchiste par des discours de salon mais de montrer la carence et l'inhumanité des Etats capitalistes et la nécessité de les renverser (qui est, faut pas le cacher comme pour les ex-boat-people vietnamiens victimes du trotskysme tiermondiste) le cadet des soucis des migrants avec leurs besoins élémentaires):
«... selon toute apparence, deux groupes dans la population sont particulièrement impliqués dans la solidarisation avec les réfugiés. D'une part des jeunes, qui, à d'autres moments et en autres lieux auraient tout aussi bien pu participer au mouvement anti-CPE ou à celui des Indignés. D'autre part, des gens plus âgés qui, ou bien du fait leur expérience propre, ou bien de par la tradition transmise par leurs parents concernant les expulsés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, savent ce qu'est le sort des réfugiés et ne peuvent être indifférents aux camps, aux barbelés et aux déportations. Ayant grandi dans les sombres décennies du XXe siècle, cette génération est impulsivement poussée à agir différemment aujourd'hui. L'importante participation de retraités témoigne de quelque chose d'autre encore : le profond désir de rajeunissement de la société, de présence d'enfants et d'adolescents chez de nombreuses personnes âgées. Ce désir de rajeunissement se distingue de la demande de main-d'œuvre jeune de l'économie allemande. Le vieillissement de la société constitue un problème central non seulement pour le capitalisme mais tout bonnement pour l'humanité, car l'absence de jeunesse ne signifie pas seulement une privation d'une source de joie et vivre et de vitalisation pour les vieux mais bien plus la mise à mal de l'une des fonctions les plus importantes dans l'évolution de l'humanité : la transmission du trésor d'expériences à la génération des petits-enfants ». (Le plumitif en chef de RI, le commandant Fabien, nous avait déjà fait le coup avec le CPE et ses suites, et Charlie avatar, de la transmission opérée envers « la génération des petits enfants », à défaut des proles...Cette accumulation d'inventions psychologiques aboutit là aussi, comme dans le cas lamentable et minable du réformisme radical, à faire accroire que le capitalisme pourrait encore intégrer normalement comme au XIX ème siècle ou dans la période de la reconstruction, alors qu'il est en décadence vraie de vraie, qu'il ne peut plus intégrer sérieusement dans des conditions décentes et qu'il appuie complètement l'expansion du mode de vie misérable en sac de patates de l'islamisme plus rampant devant le capitalisme que ne le fût le nazisme.
Le résidu du CCI, même avec un article venu de Germanie, ne sort pas des vieux clichés solidaristes avec l'immigration devenue généralité bcbg dans une époque où non seulement elle est devenue incontrôlable mais utilisée sciemment par la bourgeoisie (Angélique Merkel et Saint Obama) pour culpabiliser, affaiblir et surexploiter la classe ouvrière ridiculisée comme populiste dans la dimension rétrécie que veulent bien lui refiler les médias. 

Hélas en restant le nez sur la problématique migratoire, problème de plus en plus envahissant en effet et en négatif pour l'union du prolétariat, le CCI reste comme les gauchistes enfermé dans les débats bourgeois, et se fait niquer : la vraie question est celle de l'arrêt de la guerre, et du retour d'une grande partie de ces masses d'hommes « au pays », vu que de toute façon en l'état actuel de l'hypocrisie régnante énormément sont refoulés en douce, et végètent en vain dans des espèces de noman's land aux frontières de plusieurs pays en attendant que la misère soit moins douce à la porte de LIDL (boutique germanique à expulsion automatique du client) ou que Nathalie Arthaud vienne leur ouvrir la grille sans frontière du château de Presles afin qu'ils goûtent des frites « où ils veulent ».



1 La facilitation de l'entrée d'une masse d'hommes dans le besoin (logement, argent, sexuel) ne peut en outre qu'amplifier l'insécurité (dont se gausse les partisans de la gauche gouvernementale et supplétifs gauchistes) et ne peut que favoriser la haine à chaque fait divers, tournée certainement injustement contre la majorité des réfugiés, à la lecture d'un récent crime à Marseille : « Vendredi, un octogénaire qui avait été violenté deux jours plus tôt par trois hommes souhaitant lui arracher son collier en or, a succombé à ses blessures. Selon une source policière, cet ancien maçon de 80 ans se promenait seul, mercredi, dans une ruelle d'un quartier résidentiel du 11e arrondissement de Marseille lorsqu'il a été "agressé par des individus qui circulaient en véhicule... ».


2On devrait dire les « sudistes » concernant la préférence migratoire gauchiste.
3http://fr.internationalism.org/revolution-internationale/201602/9308/politique-allemande-et-probleme-des-refugies-jeu-dangereux-feu. On ne sait pas quel est le vrai feu, la merde capitaliste ou l'épouvantail à gauchiste l'invasion migratoire, déniée journellement pas l'Obs, le Monde et Libernation, contre toute évidence, où ce n'est pas tant le nombre qui fait problème (les réfugiés espagnols furent plus nombreux sur une courte période), mais un flux ininterrompu par une guerre incessante et la pollution d'un mode de vie arriéré et arrogant.

jeudi 1 septembre 2016

CONTRE LE BURKINI


LAICITE, EXTREME GAUCHE, LUTTE REVOLUTIONNAIRE (1/2)

par Eric Aucordier


1/ DE LA LAICITE

Pas un jour ou le principe de laïcité ne se voit condamné ou détourné par diverses boutiques religieuses et autres organisations gauchistes à la solde d'un salafisme qu'elles prétendent combattre en lui ouvrant les bras. C'est ainsi qu'au nom de la "liberté de conscience" et dans une application stricte de la loi 1905, tout ce beau monde exige, et le droit semble à priori aller dans leur sens, que le port du burkini, une autre prison ambulante destinée à envahir la sphère publique, soit autorisé. Pour mieux faire passer sa camelote, l'extrême gauche qui ne veut rien entendre de la réaction gangrenant le corps musulman, réduit ce débat au sort  de pauvres nageuses victimes d'un épouvantable "racisme", et exige - sans rire -  que l'Etat cesse de légiférer sur la façon de s'habiller pour en laisser la responsabilité à la crème de la réaction islamiste. 

Les opposants auront beau dénoncer cette escroquerie, l'Etat bourgeois, qui parait-il, et à entendre nos gogos islamisants, pratique au quotidien la "terreur raciste" - rien que cela !!! - a tranché sur la question en  mettant un terme aux arrêtés « anti-burkini », attitude pour le moins paradoxale qui prêterait même à sourire (1), si la décision du conseil d'état n'augurait pas un redoublement de violentes attaques contre les femmes et les minorités sexuelles. 
Lorsque le salafiste  ouvre une nouvelle brèche dans la question "femme", c'est aussi toute la réaction de France et de Navarre qui s'y engouffre. Et ce ne sont pas ses "amis" de l'UOIF avec qui nos gauchistes partagent les joies de battre le pavé parisien, du moins quand ces derniers ne sont pas occupés à manifester bruyamment au milieu des cortèges homophobes et puritains de "La Manif pour tous", qui prétendront le contraire. (2)

2/ FASCISME ?

Qu'importe  aux yeux des cliques gauchistes que Hollande, le capital anglo/saxon, Dieudonné et Soral fassent les yeux doux au burkini. toute critique  de ce merveilleux bout de tissu - Plastique ? - voit son auteur immédiatement bombardé du titre de "complice objectif du fascisme". Devant cet anathème, il faut raison garder. L'insulte n'a d'autre but que de disqualifier l'opposant pour éviter toute confrontation d'idées ou  le sous-réformisme congénital des NPA/CCR se verrait taillé en pièces.

Le fascisme, puisqu'il nous faut dégonfler cette baudruche, est une autre forme de domination du capital, à qui  l'Etat bourgeois donne les rênes du pouvoir dans des circonstances exceptionnelles. En Italie et en Allemagne il fût  l'instrument de la transformation brutale du capital national en vue de la guerre impérialiste. Il n'y a pas lieu ici même de se lancer dans une analyse détaillée des raisons qui poussèrent les classes dirigeantes de ces nations flouées ou littéralement dépouillées par le traité de Versailles, à choisir cette  option. Constatons simplement que le fascisme a permis :

1 - De maintenir la stabilité d'une société mise à mal par la première guerre mondiale.

2 - D'assurer sur une base étatique le renouveau de l'arsenal militaire qu'exigeaient les appétits impérialistes revanchards de ces deux pays, contre les vainqueurs du premier conflit mondial.

Cette forme de domination de classe nécessite au préalable, excusez du peu, d'assurer l'écrasement physique d'un prolétariat  conscient de ses intérêts de classe, sale besogne dont s'assureront divers  gouvernements prétendument "ouvriers" issus de la collaboration de classe. Au XXème siècle et n'en déplaisent à nos trotskistes dégénérés, c'est bien la social-démocratie qui fit le lit d'un fascisme, bien aidée en cela par les trahisons répétées de la III Internationale aux mains de Staline. Si l'on ajoute que le fascisme se propose de mettre un terme au parlementarisme bourgeois et d'occuper la rue à l'aide de milices composées de lumpen et autres petits bourgeois déclassés, il est aisé de conclure que le papotage sur un danger fasciste dans la France de 2016, relève au mieux du mauvais gag. 

3/ BURKINI ET LOI DE 1905 COMPATIBLES ?

Insistons tout d'abord sur le fait que le  burkini ne soulèverait pas de telles polémiques s'il ne se situait pas dans la droite ligne des débats posés par le foulard à l'école, la prière dans la rue, le repas dans les cantines, les programmes scolaires, l'apartheid sexuel dans les piscines publiques, le refus qu'une femme puisse être examinée par un médecin homme à l'hôpital public.

L'obligation du port du burkini/burka trouve son explication dans le Coran qui ordonne à la femme de cacher son corps au prétexte d'être une source de tentation pour l'homme. Toujours d'après les textes sacrés, le témoignage d'un seul homme équivaut à celui de deux femmes.
Une telle conception des rapports entre les sexes s'oppose catégoriquement au principe de "liberté de conscience" avancé par la loi de 1905. Dans un Etat de droit ou la législation qui le supporte s'appuie sur une égalité formelle hommes / femmes, héritée elle aussi de nos luttes, quel crédit accorder à la "liberté de conscience" d'un individu, dont la tenue vestimentaire n'exprime rien d'autre que la marque de son infériorité ? 

A pareille affirmation notre  gauchiste bondira et soulignera l'impossibilité d'une égalité entre les sexes dans le cadre d'une société de classe s'appuyant sur le patriarcat, ce que nous lui concéderons volontiers. 
Notre devoir consistera cependant à lui rappeler que si l'émancipation de la femme est utopique sous le capitalisme, il n'en demeure pas moins vrai que le droit bourgeois lui garantit nombre d'acquis que les mœurs féodales interdisent sous peine des pires châtiments. Notre défenseur des "opprimés" sourira sans doute à l'évocation de cet argument, mais s'offusquerait pourtant à  voir sa sœur ou sa mère connaître les "joies" que la société afghane réserve aux femmes. Dans ce domaine comme dans d'autres, l'islamo-gauchiste théorise à tort et à travers mais se garde bien de se frotter à la réalité. Cette attitude ne reflète rien d'autre qu'un vulgaire mépris de classe. Elle signifie qu'au nom de je ne sais quelle "révolution" - pas celle qui se revendique du socialisme en tous cas ! - l'immigrée peut bien accepter de se plier à quelques "concessions" !

Certes les révolutionnaires n'ont pas vocation à envoyer les flics embarquer des femmes enturbannées sur les plages, encore moins à passer un front unique avec une fraction bourgeoise, d'autant plus si la partie de la population concernée par ces dites lois, subit une oppression spécifique. L'argumentation ici posée n'a d'autre vocation que de dévoiler  les prétentions  "révolutionnaires"  de nos promoteurs du Coran peints en rouge, tout juste bon à bramer à tous vents au  "racisme d'état". 

S'il est de notre devoir de dénoncer l'utilisation de la laïcité à des fins de manipulation du prolétariat de "souche" par la bourgeoisie, celle-ci n'en demeure pas moins un acquis. La loi de 1905 qui de facto extirpait la femme des griffes de l'église catholique est indissociable des combats menés par un prolétariat qui n'a jamais ménagé son sang pour s'opposer aux appétits insatiables de la peste religieuse soutenue par le capital. En témoigne la Commune de Paris, qui par le décret du 3 avril 1871 énonce :

Art 1. – L’Église est séparée de l’État.

Art 2. – Le budget des cultes est supprimé.

Art 3. – Les biens dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles et immeubles, sont déclarés propriétés nationales.

Art 4. -Une enquête sera faite immédiatement sur ces biens, pour en constater la nature et les mettre à la disposition de la Nation.

En effet, malgré les opportunités engendrées par la révolution française, la bourgeoisie n'a jamais mené le combat destructeur qu'elle promettait contre l'église catholique. Bien au contraire, devant les assauts répétés du prolétariat contre l'immonde exploitation qu'il subissait, elle utilisa le clergé pour anesthésier  les consciences ouvrières afin que le pauvre bougre qui suait sang et eau à produire de la plus-value accepte le sort que le capitalisme lui réservait et s'en remette aux délices d'un futur paradis ou sa condition d'exploité lui assurerait une place de choix. 
Seule l’opposition républicaine à l’Empire revendiqua la séparation de l’Église et de l’État, et ce uniquement dans le but d'acheter la paix sociale, entrer dans une phase de collaboration de classe avec le réformisme ouvrier et  détourner le prolétariat de son combat pour le socialisme. 

4/ L'ISLAM ET L'EXTREME GAUCHE

Peu importe aux yeux de nos islamo-gauchistes que nombre de jeunes femmes habillées  dans cet accoutrement ne disposent pas du choix de le refuser, confrontées qu'elles sont à un environnement ou se vêtir d'une simple jupe autorise violences et insultes (3).  En défense d'un camp supposé "progressiste" dans la lutte opposant l'impérialisme aux bourgeoisies  toutes aussi réactionnaires du Moyen Orient, de la religion des "opprimées" - le Judaïsme, serait-il dès lors la religion des banquiers ? - et d'intérêts électoraux bien compris, l'extrême gauche préfère ignorer que ces symboles religieux  sont  l'expression d'une oppression renforcée des femmes, la face visible d'un iceberg et se couche devant un islam prétendument "révolutionnaire".

Faut il rappeler à nos petits bourgeois apôtres du Prophète, que l'assujettissement subi par les femmes au Moyen Orient n'est pas le produit de quelques spécificités "culturelles", baptisées pour l'occasion de "progressistes" par quelques imbéciles obsédé par un  impérialisme normatif "blanc".  Cette bouillie doctrinale dont se  gargarise le benêt maoïste bon teint, associé aux gangsters racistes du PIR, ne résiste pas un seul instant à la réalité. 
Non, la lutte pour l'obtention de droits démocratiques, n'est pas une spécialité "blanche", et celles qui par milliers ont mené ce combat  dans les zones économiquement arriérées de la planète l'ont souvent payé de leurs vies, et pour cause :
 A l'ère de l'impérialisme, les bourgeoisies nationales sont incapables d'assumer de façon correcte les tâches que l'histoire leur assignait.  Celles-ci consistaient pour l'essentiel à libérer le paysan du propriétaire foncier, accorder les droits démocratiques aux femmes et opérer une séparation stricte de l'église et de l'Etat. 

Etonnant cet  enthousiasme du gauchiste envers l'idéologie islamiste des bourgeoisies tiers-mondistes, quand celles ci ne sont remarquables que par leur couardise  doublée de leur incapacité à soulever les forces du prolétariat pour lutter de manière radicale contre l'impérialisme et marquer ainsi l'histoire de leur empreinte de classe. Dans un capitalisme en pleine décadence, la bourgeoisie dite "opprimée" préfère en général l'accommodement de la présence impérialiste au risque d'un affrontement direct, ou la possibilité de  perdre la direction de la lutte, et de se voir emportée par le torrent révolutionnaire des masses guidées par un prolétariat revendiquant ses perspectives de classe, représente un réel danger. L'explication de l'oppression des femmes dans le monde musulman tient dans  la soumission des bourgeoisies nationalistes du tiers monde à la pire réaction religieuse par refus et impossibilité  d'engager le combat émancipateur qui porta les Jacobins au pouvoir. Tous les bobards d'Houria Bouteldja n'y changeront rien.

Lorsque les bourgeoisies "opprimées" entrent en conflit avec l'impérialisme  dans les ères géographiques ou l'Islam est religion dominante, elles le font  sous la bannière de la peste religieuse, et s'appuient fondamentalement sur la pourriture petite bourgeoise des bazars, privée de toute perspective sous le capitalisme et d'un lumpen qui n'a pour seule ambition que de faire tourner la roue de l'histoire à l'envers. Si le prolétariat descend dans l'arène de classe, elle peut  sans plus attendre, suspendre un conflit  en cours pour se retrouver aux côtés des troupes impérialistes à la tête des briseurs de grève. Voilà qui explique que dans le cadre d'une guerre impérialiste les prolétaires des pays concernés se doivent de ne soutenir aucun des camps en présence. Une leçon de la lutte de classe que les gauchistes islamisants se refusent d'entendre. Et pourtant....

Quand les prolétaires des secteurs pétroliers iraniens menaçaient le régime néo colonial en place, les révolutionnaires avançaient le mot d'ordre "ni  Shah, ni Khomeiny, révolution prolétarienne". Les   gauchistes de la LCR, eux, sans jamais se soucier un seul instant de la détresse de leurs militants locaux torturés dans de sordides caves par les "gardiens de la révolution", rampaient devant un Khomeiny lui même pion de CIA et icône de la presse bourgeoise. "Plutôt l'Islam que le communisme", tel était le mot d'ordre des salons diplomatiques, craignant par dessus tout la déstabilisation révolutionnaire du Moyen Orient. La LCR, consciemment ou non, n'en pensait pas moins.

Si l'islamo-gauchiste garde un silence coupable sur ses activités politiques passées en faveur du "guide de la révolution", futur oppresseur des femmes et prolétaires iraniens et accessoirement massacreur en chef de 57.000 Kurdes, il n'a pas renoncé pour autant à son amour immodéré de la religion mahométane. Qu'importe si les  événements d'Iran ont servi de détonateur à une terrible vague contre-révolutionnaire dans le monde arabe...il se livrera quelques années plus tard à la cour effrénée du sinistre commandant Massoud qu’il décrivait comme un "progressiste" afghan, luttant à la fois contre les Soviétiques et les impérialistes. Ce même Massoud qui  au pouvoir à Kaboul entre 1992 et 1996 a perpétué d’innombrables crimes, restauré la charia et réimposé la burqa aux femmes et dont les  troupes servirent de forces terrestres à l’OTAN lors de l’attaque impérialiste de 2001, débouchant sur la mise en place du régime pro-impérialiste du président Karzaï.

5/ QUE FAIRE ?

En réponse aux bobards déversés par le NPA/CCR nous devons farouchement dénoncer le voile et la réaction islamique. Le voile de la tête aux pieds est une prison ambulante qui exclut les femmes de la société et nous sommes solidaires des millions de femmes qui luttent pour échapper à sa tyrannie, que ce soit dans le monde islamique ou dans les centres impérialistes. L'anti-raciste en pleine promotion du "féminisme islamique" ne mérite qu'un crachat dans la gueule.

Cependant, la critique marxiste d'une idéologie religieuse portée en étendard politique ne vaut rien si elle ne prend pas en compte le contexte social de son application. Nos revendications diffèrent selon que l'Islam est religion d'Etat ou pas. Dans la France impérialiste, les musulmans subissent une oppression structurelle contre laquelle nous devons lutter, et il est incontestable que l'islamisme, est aussi, mais pas que, une idéologie du ghetto.

Dans ces circonstances la nécessité d'accepter quelques concessions peut s'avérer utile pour gagner les masses musulmanes à notre programme. Le prochain chapitre comme la suite de cet article sera dédié à cet aspect du problème. Là aussi nous constaterons dans quelle mélasse patauge nos idiots utiles "marxistes". Inutile d'ajouter, que "concessions" ne signifie pas courir applaudir des deux mains quelques crapules islamistes.

Il faut lire cet appel de Clémentine Autain à participer au meeting de Tariq Ramadan. (en photo ci-contre)


Si la lutte contre le "racisme" exige de valider les monologues de ce fou furieux réactionnaire président de la chaire de sciences islamiques contemporaines de l'université d'Oxford, elle-même financée par un don de deux millions de livres en provenance du Qatar, les choses risquent se compliquer. (4)

Le Qatar est un enfer pour les femmes et les travailleurs, et Autain n'a décidément honte de rien. Les ouvriers qui crèvent littéralement d'épuisement sur les chantiers des stades de la future coupe du monde de foot-ball, seront ravis d'apprendre que leurs supposés camarades "internationalistes" barbotent dans les mêmes salons de thé que les représentants attitrés de leurs oppresseurs !

Doit on rappeler à nos crétins gauchisant que jacasser avec un taré notoire qui refuse de condamner la lapidation pour mieux s'enfoncer dans un délire sur je ne sais quel "moratoire" - comme si le droit de se faire lapider était "démocratique" - relève de la pire trahison de classe. 

6/ DE LA TACTIQUE

En fonction des aléas de la lutte de classe (5), il se peut que nous donnions un soutien conditionnel au port du burkini. Nous sommes parfaitement conscients que pour nombre de musulmanes victimes de diverses pressions - famille, rue, etc - approcher les plages sans cet accoutrement est impossible. Il est aussi de notre devoir de les libérer des lubies réactionnaires ambiantes à l'aide d'une "tactique" appropriée. Cette méthode destinée à libérer la femme des délires soporifiques religieux exige une boussole révolutionnaire, et de ce point de vue, il faut affirmer que le procès du burkini est d'abord celui de la faillite généralisée de l'extrême gauche, sa vocation à ramper devant Imams et Mollahs, son renoncement au socialisme au nom d'un capitalisme radical démocrate "anti-raciste".

Arracher les masses des tentacules de la réaction religieuse demande une politique hardie que le NPA et autres islamo-gauchistes n'ont fait que piétiner depuis des années. Les assassinats de Charlie Hebdo, les attentats de Paris, Nice et Bruxelles, exigeaient de se mobiliser contre la guerre impérialiste au Moyen Orient et la barbarie religieuse. Seuls de tels mots d'ordre permettront au mouvement ouvrier de creuser un fossé entre les salafistes et les prolétaires musulmans qu'ils influencent. Personne ne prétend à leur efficacité et peut être essuierons-nous un échec. Mais une chose est sûre, nous ne gagnerons pas les ouvriers musulmans à notre programme, en organisant aux lendemains d'attentats sanglants signés Daesh, des manifestations contre un fascisme qui n'existe pas ou presque, dans un front unique avec la racaille de l'UOIF ou du CCI-F aux ordres des frères musulmans égyptiens, ou encore le PIR de l'homophobe sexiste, antisémite, homophobe et anti-communiste Bouteldja.

Dans un tel contexte ou la gauche dite radicale sert la soupe à la réaction religieuse et lui donne une caution de "gauche", le prolétaire musulman à la recherche d'une issue de classe, ne trouvera aucune aide chez les sbires paternalistes du NPA. Dés lors, revendiquer le droit au port du burkini ne peut que desservir les  intérêts  du prolétariat, entretenir sa division, faire le jeu de la réaction. Nos prétendus "trotskistes" ne sont que les idiots utiles d'une peste verte qui ne représente en aucun cas une forme de radicalisation anti-capitaliste qu'il faudrait remettre sur de bons rails - quelle imbécilité ! -  mais une des expressions de la désertion du prolétariat de l'arène politique, conséquence de 70 années de domination stalinienne et ouvrant la voie à la montée des obscurantismes.

À suivre...
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(1) Pauvre CCR qui prétendait dans son article du 25 Août, que, je cite :
"...la polarisation idéologique autour de ces questions soit instrumentalisée par les politiciens de droite comme de gauche, à commencer par le gouvernement, c’est un fait. Et si tout cela sert, en effet, à masquer d’autres problèmes, qu’il s’agisse du chômage, de la précarité ou des salaires, le racisme de l’Etat français a bien d’autres fonctions dont la principale est de tailler des brèches dans nos rangs pour nous affaiblir."
C'est donc la fête ! Nous ne pouvons que manifester notre joie au renoncement de l'Etat bourgeois à "tailler des brèches dans nos rangs pour nous affaiblir." et apprécier son aide désintéressée à l'unification du prolétariat et de la révolution socialiste !
Vive l'état bourgeois ! Vive le CCR !


(2) A noter que l'UOIF, enfant chéri du NPA - à moins que cela ne soit le contraire - participera comme par le passé à cette manifestation. (Voir photo)


Extrait du  communiqué de l'UOIF publié le 24 mars 2013 pour expliquer la présence de cette organisation aux côtés des cliques réactionnaires de  la "Manif pour Tous"  contre l’égalité des droits dans le mariage :

« Nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme et nous considérons que ce repère de la filiation naturelle est fondamental, car il correspond à un besoin universel et intrinsèque de l’Homme, et qu’à ce titre, il doit être préservé pour toutes les générations futures. »

Déjà le 13 novembre 2012, dans un long texte publié sur son site, l’UOIF s’inquiétait :

« Si le mariage entre deux personnes de même sexe devenait une norme, alors où s’arrêteront les revendications ? Les plus incongrues peuvent, un jour, être légitimées au nom du même principe d’égalité. Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour ? »

Lorsque le salafiste ouvre une nouvelle brèche dans la question "femme" avec le burquini, c'est aussi toute la réaction de France et de Navarre qui s'y engouffre. Et ce ne sont pas ses "amis" de l'UOIF avec qui nos gauchistes partagent les joies de battre le pavé parisien, du moins quand ces derniers ne sont pas occupés à manifester bruyamment au milieu des cortèges homophobes et puritains de "La Manif pour tous", qui prétendront le contraire.


(3) Déjà en 2003 !

"Zeliha, 28 ans, a peur de passer, un jour, à l'acte. «J'enrage, quand je les vois avec le voile. J'ai envie de leur arracher.» Elle l'a porté, sous la contrainte de son père. «Il nous obligeait à cause des voisins.» D'origine turque, la jeune femme a quitté Quimper pour travailler à Paris dans une association d'aide aux migrants. «Mon père nous harcelait : "Tu vois la famille Unetelle, leurs filles ont le voile." Ma soeur s'est pris des torgnoles parce qu'elle ne voulait pas. C'est horrible la pression quand on vit tous les uns avec les autres. Tu fais un pas, et ton père en est aussitôt informé.» De toutes les Turques qui l'entouraient à Quimper, elle est la seule à ne pas s'être mariée. «Elles sont toutes voilées. Je les connais bien, ça n'a rien à voir avec la religion, c'est les maris qui les obligent.» Quand elle retourne en Bretagne, les «hommes de la communauté» l'abordent : «C'est quoi ce pantalon, il est où ton voile ?» Elle passe outre. C'est la force des plus déterminées."

Q'en pense "Alternative libertaire" qui nous explique dans son dernier article sur le burkini, que, je cite : "le prétexte féministe, usé jusqu’à la corde, n’est même plus mis en avant par les censeurs." 

ou encore : " ce qui, chaque jour, pourrit la vie des classes populaires, ce n’est ni la longueur des jupes à l’école, ni les repas de substitution dans les cantines, ni le burkini sur les plages mais bien plutôt l’exploitation, la précarité, le chômage, les discriminations racistes et sexistes…"

Vous disiez sexisme ?



(5) la certitude que les musulmanes désireuses de porter un simple maillot de bain, soient en mesure d'être soutenues par un mouvement ouvrier multi-ethnique digne de ce nom.