"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 3 octobre 2014

La Kabylie est une terre de résistance à l'islamisme


Par Ferhat Mehenni (Artiste et militant kabyle exilé en France)

… L'assassinat d'Hervé Gourdel a soulevé, à juste titre, une grande indignation à travers le monde. Les Kabyles en sont horrifiés et révoltés. Ils sont choqués par le sort tragique réservé à ce malheureux et sont particulièrement en colère du fait que cet ignoble crime ait été commis sur leur territoire. Ils s'en sentent salis ! Les médias internationaux, surtout français, les accablent en présentant la Kabylie comme le fief d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et de l'islamisme. Accuser la Kabylie d'être le fief de l'islamisme ou d'avoir de la sympathie pour cette idéologie fasciste est si grave que cela appelle une mise au point.
Pour s'être battue pour la liberté et la reconnaissance de son identité durant les trente années de dictature du Front de libération nationale (FLN), la Kabylie, fer de lance du berbérisme, n'a jamais été gagnée par le raz de marée islamiste algérien. Toutes les élections pluralistes qui s'y sont déroulées depuis 1990 sont là pour le prouver : les islamistes y essuient toujours des échecs. La Kabylie est laïque depuis des siècles. Sa laïcité n'est le fait ni d'une décision violente à la turque ni d'une loi à la française. Elle est simplement culturelle et répond au besoin de liberté de chaque individu et de chaque village, mais aussi à la nécessaire solidarité entre tous ses enfants.
Les terroristes islamistes, bien qu'il y ait parmi eux quelques recrues locales, sont pour l'essentiel des étrangers à la Kabylie. Ils viennent d'ailleurs. Le terrorisme islamiste n'a été transféré en Kabylie qu'à partir de 1997, lorsque le pouvoir algérien conclut un accord de paix avec l'Armée islamique du salut (AIS). Pendant cinq ans, alors que le terrorisme ravageait Alger et ses environs (1992-1997), la Kabylie faisait figure de pays paisible et sûr. C'était la Suisse locale. Malgré quelques rares incursions, dont furent victimes Mohand Aouchta, Rabah Stambouli et Nabila Djahnine, le terrorisme islamiste sévissait plutôt ailleurs. Dès 1995, les Kabyles furent les premiers à s'organiser et à prendre les armes contre le terrorisme islamiste.
L'accord signé entre le pouvoir et l'AIS en 1997 avait besoin d'un bouc émissaire : la Kabylie, qui refusait d'accepter un Etat arabo-islamique. La fin du terrorisme posait problème au régime algérien. En son absence, comment justifier la présence de l'armée en Kabylie ? Il y eut donc conspiration contre elle. Les terroristes sont autorisés à se venger contre les Kabyles et l'armée est chargée de leur garantir la liberté d'action et l'impunité. Ce sont les barrages militaires qui protègent à ce jour la circulation de ces nervis.
M. Bouteflika est arrivé au pouvoir avec la ferme intention de détruire la Kabylie. Dès sa première campagne électorale (1999), il déclara à Tizi Ouzou : « Je suis venu dégonfler votre ballon de baudruche ! » Lors de sa deuxième campagne (2004), il cria à Vgayet (Bougie), où il fut accueilli avec des jets de pierres : « Kabyles ! De loin je vous voyais des géants, mais de près vous n'êtes que des nains ! »
M. Bouteflika décréta une « concorde nationale » et prit le parti des jeunes terroristes en disant que, « s' avai leur âge, serai l'un des leurs » ! En 2001 et 2002, sa gendarmerie organisa la tuerie du « printemps noir » dans laquelle on dénombra près de 150 morts et des milliers de blessés, dont 1 200 handicapés à vie, tous des civils kabyles sans armes. Il commença à envoyer des renforts en surnombre, plus de 100 000 hommes y sont stationnés depuis 2004.
L'ASTUCE EST DIABOLIQUE
Les terroristes islamistes amnistiés sont envoyés en tant qu'imams en Kabylie. Nombre d'entre eux ont été chassés par les comités de village pour avoir incité à la haine et au meurtre. Le maintien du terrorisme en Kabylie permet de faire passer, auprès des médias internationaux et des chancelleries, la thèse suivante :« Le pouvoir algérien se bat contre le terrorisme islamiste. Il fait de son mieux, mérite le soutien de l'Occident. Mais le terrorisme ne subsiste qu'en Kabylie, qui se bat contre ce même pouvoir. Les Kabyles sont donc, sinon les complices des terroristes, du moins leurs alliés objectifs ! » Par conséquent, le pouvoir algérien serait à encourager dans sa lutte contre les Kabyles qui l'empêchent d'éradiquer les terroristes. L'astuce est diabolique, mais elle fait mouche ! Ainsi, on donne de la Kabylie l'image du « bastion du terrorisme islamiste » et du « fief de l'AQMI ».
On oublie de dire que les militaires algériens ne sont nullement entravés dans leur action par les populations kabyles. Ils se déploient en toute liberté. Les Kabyles, s'ils ne sont pas d'accord avec le régime fasciste algérien, sont encore davantage opposés aux islamistes.
La Kabylie n'a pas d'Etat, pas de service de sécurité. Les militaires et les terroristes islamistes sont armés, les Kabyles non. Avant de quitter le pouvoir, M. Bouteflika s'est juré de donner le coup de grâce à la réputation des Kabyles. Il a sorti sa nouvelle tactique : commettre des atrocités en Kabylie contre des étrangers et en accuser les Kabyles. C'est ainsi qu'au mois d'août Albert Ebossé, un footballeur camerounais de la Jeunesse sportive de Kabylie, fut assassiné dans les vestiaires du club à Tizi Ouzou. Toutes les versions inventées par les scénaristes du pouvoir ne sont pas parvenues jusqu'ici à avoir la moindre concordance avec les faits, qui restent têtus.
Aujourd'hui, c'est un Français qu'on fait enlever, dans des conditions pour le moins suspectes, et qu'on décapite. Hervé Gourdel n'a-t-il pas été carrément livré par les services algériens à ses ravisseurs ? Nous sommes fondés à nous poser cette question.

Lire la suite sur Le Monde
et aussi : Où va l'Algérie après l'assassinat d'Hervé Gourdel ? Par Malika Rahal (Historienne)
et pour l'horreur de l'oppression des femmes : 
http://apostat-kabyle.blogspot.fr/2014/01/visages-de-lislam-en-12-photos.html?showComment=1412320314765#c4864256779318163535


mardi 30 septembre 2014

UN REPORTAGE DE COMPLAISANCE SUR LE FN PAR LES DOCUMENTEURS DE FR3


(GUERRES DIVERSES ET MISERE SOUS LA TABLE FRANCHOUILLARDE)


« Ravis par Marine », tel était le titre du reportage de la troisième chaîne de TV gouvernementale. On allait enfin plonger au cœur de l'extrême droite par un suivi de ses électeurs à la veille des dernières municipales. En bonus : portes ouvertes dans l'appareil de la duchesse Marine, l'héroïne du Pas de Calais et des Bouches du Rhône, avec stages de formation aux relations avec le smédias. Sainte Marine selon la mamie indigne Bardot, « la voix des ouvriers ces invisibles », selon l'oratrice blonde oxygénée et ganache du père dans les métingues des chômeurs ex-électeurs du PCF du 62 et conclaves pour mamies racistes du pourtour méditerranéen. On eût droit à tous les poncifs qui font frémir le gauchiste moyen : la manipulation des foules via les faits divers, l'idéologie sécuritaire des sous-flics municipaux, la haine rampante des étrangers basanés. En surimpression apparaissaient aléatoirement les spécialistes politologues qui nous « expliquaient » le marasme électoral, et cette truie philosophique « le chômage massif au nord et au sud » de l'hexagone, cartes électorales à l'appui. Sans oublier l'étiolement du citoyen ordinaire comme sans-culotte indifférencié et désappointé.

Le Figaro sarkozien a conclu hâtivement à un flop :
« LE SCAN TÉLÉ - Le documenteur Ravis par Marine (Le Pen) de Frédéric Biamonti a réuni seulement 1,6 millions de téléspectateurs, soit 6,6 % de part d'audience.
Ravie par les audiences, France 3? Pas vraiment... Hier soir, la chaîne du service public diffusait Ravis par Marine (Le Pen), le documentaire de Frédéric Biamonti qui s'intéressait à cinq grandes figures du Front national (Steeve Briois, David Rachline, Valérie Laupiès, Gilbert Collard et Florian Philippot). Dans le contexte actuel et au vu de la montée du parti dans les sondages, la chaîne pensait certainement réaliser un bon score. Raté... L'enquête n'a réuni qu'1,6 millions de curieux (soit 6,6% une part d'audience). Deux facteurs peuvent certainement expliquer cet échec. D'abord la concurrence, puisque TF1 démarrait ce soir-là une nouvelle saison de son inépuisable Famille formidable, France 2 diffusait des inédits de sa série phare Castle et M6 misait elle-aussi sur une série en lançant Extant, porté par Halle Berry.
Au-delà de la concurrence, la faible audience de France 3 témoigne aussi peut-être d'une lassitude des téléspectateurs sur le sujet. Le Front national fait beaucoup parler. Pas forcément regarder... »1.
Télérama fournit un meilleur résumé qui se fiche de la faiblesse de l'audimat aussi frauduleux sur la perception de la réalité  :
Synopsis de Ravis par Marine (Le Pen)
« Longtemps groupuscule contestataire, le Front national est devenu un instrument pour la conquête du pouvoir. Frédéric Biamonti est allé à la rencontre des cadres de ce nouveau FN pour écouter leurs motivations, revenir sur leur parcours et cerner les contours de la nébuleuse du «Rassemblement Bleu Marine». De Hénin-Beaumont à la Camargue, ce documenteur suit Steeve Briois, David Rachline ou encore Florian Philippot ainsi que les militants frontistes qui les entourent. D'où viennent-ils, quelles sont leurs familles politiques d'origine ? Pourquoi ont-ils rallié Marine Le Pen ?
On nous l'a suffisamment martelé : le FN a fait peau neuve. Par un curieux tour de passe-passe idéologique incarné par Marine Le Pen (et particulièrement bien relayé par les médias), le parti d'extrême droite aurait perdu son image sulfureuse et xénophobe pour incarner une sorte d'ultime espoir pour les plus ­démunis, un refuge ouvert à tous les déçus de la politique.
Une fois qu'on a dit ça, il n'est pas inintéressant d'observer comment cette mystification se construit sur le terrain, sur les marchés, jour après jour. Frédéric Biamonti mène l'étude avec ­sérieux, en suivant plusieurs candidats aux municipales de 2014 : Steeve Briois à Hénin-Beaumont, Gilbert Collard à Saint-Gilles, David Rachline à Fréjus, Valérie Laupies2 à Tarascon ou Florian Phillipot, « para-chahuté » à Forbach. D'un thé dansant à une distribution de tracts, le populisme se porte plutôt bien, adaptant son discours aux régions (la pauvreté au nord de la France, l'immigration au sud), recueillant de plus en plus de suffrages. Ce long film électoral n'a pas le charme espiègle des récits de Serge Moati et ne propose pas de fracassante analyse de fond ; il capte simplement le quotidien d'une campagne, l'appareil politique qui se rode, la démagogie de proximité qui opère, hameçonnant une colère sociale largement exprimée, même si, d'une ville à l'autre, le FN ne rencontre pas le même accueil : si Briois triomphe à ­Hénin-Beaumont, élu au premier tour, Philippot est écrasé à Forbach (son face-à-face avec un fils de déporté tzigane offre une ­séquence particulièrement forte). Les électeurs frontistes, eux, se bornent dans l'ensemble à ressembler à leur caricature : au meeting de Marine Le Pen, ils crient : «On est chez nous, on est chez nous ! » Alors, bienvenue chez eux. — (Erwan Desplanques).
C'est le documenteur suivant de FR3 sur la trajectoire du père Le Pen qui est plus intéressant. Le commis d'Etat retraité Badinder révèle (ce que nous avons toujours expliqué sur ce blog et dans les articles de RI) que Le Pen paternel n'a été que de la gonflette mitterrandienne pour marginaliser la droite bourgeoise ; Mitterrand a accédé volontiers à la demande du vieux cacique d'être intronisé à la télévision. Hollande ne fait que plagier son maître dans la continuité.
« Toutelatele » ajoutait sur le premier documenteur : « Autrefois simple force de contestation, porte-voix protestataire, et éternel punching-ball de l’arène politique, le FN se comporte dorénavant comme les autres partis et est devenu un instrument de conquête du pouvoir. Lors des municipales et Européennes de 2014, le parti de Marine Le Pen a réussi à faire élire 12 maires et est arrivé en tête dans 71 départements.
Le journaliste Frédéric Biamonti est allé à la rencontre des cadres de ce FN « new look » pour écouter leurs motivations, recueillir leurs parcours et cerner les contours de cette nébuleuse en gestation : le rassemblement Bleu Marine. De Hénin-Beaumont à Fréjus, de la Camargue à Forbach, Ravis par Marine (Le Pen) a suivi Steeve Briois, David Rachline, Valérie Laupies, Gilbert Collard et Florian Philippot, ainsi que les militants frontistes qui les entourent ».

UN PARTI OLIGARCHIQUE PUANT

Le FN, comme le démontre plus sérieusement le second documenteur, n'est en fait qu'un parti bourgeois comme les autres. Ce sont des énarques qui en rédigent les textes officiels à chaque étape de son histoire chaotique. C'est l'énarque Gérard Longuet, devenu ministre de la Défense sous Chirac, ex fondateur d'Ordre Nouveau et du Gud qui en rédige les fondamentaux baptismaux dans les années 1970 quand Le Pen grille tous ses fachos concurrents. C'est le haut fonctionnaire Bruno Mégret qui fabrique la première « dédiabolisation ». C'est le petit mignon en cravate haut fonctionnaire Filippot qui organise les jupons légaux et soft de Marine. Lors de la bagarre avec le clan Mégret, c'est le vieux cacique qui liquide avec l'arrogance d'un dictateur au petit pied les rivaux mégretistes. La « dédiabolisation » instaurée par le haut fonctionnaire banni devient pourtant une victoire à la Pyrrhus puisque Marine se coule dans ses basques, laissant le vieux délirer dans son coin. Marine la sainte Jeanne des boutiquiers garde cependant les mêmes prérogatives régaliennes que le vieux dictateur pour les nominations intra-muros. Les laquais sont aux petits soins avec la caïdate.
Or ces prérogatives sont les mêmes que celles des caciques Mitterrand, Sarkozy et Hollande, tout le monde le sait. Ils font et défont leurs larbins. « je te nomme ministre de ceci ou de cela » sussure le Sarkozy Waterloo aux sous-fifres de Fillon. Ainsi va la politique d'achat politicienne bourgeoise. On prend les mêmes corrompus, on les achète et on recommence. 

MARINE ARLETTISée et la SIXIEME COLONNE

Le problème est que la prestation de la fifille Le Pen a un air de déjà vu. Avec la même dentition carnassière que le père et le cheveu oxygéné plaqué, elle mime à tout crin notre pauvre trotskienne rangée des barricades Arlette Laguiller (qui s'en est offusquée, droits d'auteur oblige). Il n'y a plus le tristounet « travailleuses, travailleurs » mais la référence « aux ouvriers, aux chômeurs, aux invisibles » quoique le documenteur pas toujours menteur décèle le classique double voire triple mensonge électoraliste. Au nord on papote avec les victimes françaises du chômage, au sud avec les mamies effrayées par le nombre grandissant d'enfants d'immigrés dans les écoles et les chapardeurs de scooters.
Là est l'intérêt du FN pour la bourgeoisie. Il remplace le gauchisme dans sa fonction de rabattage électoral. Les gauchistes n'ont jamais été très bons sur ce terrain car ce sont surtout des appareils d'intellectuels individualistes, anciens étudiants devenus profs pour la plupart ou cadres administratifs, qui manient l'utopie comme le paysan la serpe. L'échec du Front de gauche mélanchonien, comme pneu de rechange d'un PCF décrépi, est bien le symbole de l'agonie électorale du gauchisme. Bien que nombre d'anciens trotskiens du NPA aient rejoint le parti hétéroclite du PN Mélanchon, il n'est apparu que comme la créature de bobos gauchistes arc-boutés aux croyances enchanteresses d'une population en voie de fusion universelle franco-immigrée de la fin du XXe siècle post-stalinien.
Le danger communiste n'est plus ce qu'il était sous domination stalinienne. Place au danger communautariste et djihadiste. Les immigrés, toutes nationalités maghrébines confondues, ont remplacé bolcheviques opportunistes et juifs apatrides d'avant-guerre. L'instrumentalisation mondiale du danger djihadiste n'est plus un simple rejet des immigrés, mais ceux-ci sont désignés comme hier la cinquième colonne3 . En lien peu ou prou avec leurs frères djihadistes en musulmanie.
A cette aune le FN ne se différencie ni d'Obama ni du gouvernement français ni de Poutine, qui est la référence number one pour Marine et ses fans. Les officiels gouvernementeurs de tous les pays dénient tout racisme et tout ostracisme de leur part vis à vis des populations immigrées, parquées au pied des Préfectures. Et désignées comme surnombre encombrant avec l'exposition quotidienne des « envahisseurs » (population d'individus des couches moyennes fuyant des pays perclus par de sanglantes et croissantes « guerres intestines et soit disant religieuses ») pour lesquels aucune mesure de protection réelle de ces victimes de la barbarie des guerres provoquées par ces mêmes vertueux puissants n'est ni envisagée ni discutée. Au contraire on laisse des partis européens tarés genre FN se charger de stigmatiser les « en trop », mais surtout entendus comme pourvoyeurs de « progénitures terroristes » qui vont s'éduquer aux égorgements djihadistes avant de revenir, vipères réchauffées au pays, telle une... sixième colonne historique pour étrangler l'Occident.

DANS LA MISERE IL NE FAUDRAIT VOIR QUE LE RACISME EHONTE ET PAS LA GUERRE DE TOUS CONTRE TOUS


Le FN électoraliste « dédiabolisé » ne surfe pas que sur des fantasmes. Le tissu social d'antan est détruit par la floraison des supermarchés et l'implantation des bazars orientaux ou pakistanais. Bien sûr que les gouvernements, sous égide européenne, jouent de la division des mœurs maintenues et encouragées qui dénaturent les relations de classe entre prolétaires immigrés et de souche européenne. Au nom de la tolérance du marché on justifie toutes les intolérances. Les tribunaux aux ordres condamnent les critiques du port du voile et autres abattages rituels : la culture musulmane a besoin de l'égorgement des animaux de consommation, tolérons donc la coutume comme l'Espagne a pour tradition de torturer les taureaux avant de les abattre, comme aussi des traditions tribales africaines ont besoin de l'excision des femmes. Respectons la culture de chacun même si elle est la condition du maintien de toutes les barbaries. Pour la première fois une partie des édiles musulmans aux Etats-Unis et en France s'est démarquée des égorgeurs djihadistes4, c'est tout à leur honneur sauf qu'ils ne se sont pas désolidarisés des bombardements de populations civiles par les bombardiers américains, israéliens et français.

LA GUERRE OBSCURE FAIT PARTIE DE LA MISERE MODERNE

Tous les médias affirment que la guerre est finie, guerre classique s'entend. Ce ne sont plus que guerres d'insurgés terroristes, de bandes armées en cagoules. Ajoutant invariablement ce mensonge : les démocraties ne se font jamais la guerre entre elles. Non pas précisément, elles se font quand même la guerre de manière interposée, médiatisée par leurs différents clans terroristes manipulés en sous-main. Ni le FN, ni l'UMP, ni les édiles musulmans ne critiquent les guerres menées par le gouvernement Hollande. Il y a va de l'intérêt national et de la préservation des prébendes étatiques dont bénéficient ces divers groupements de gangsters capitalistes.

Le FN, lui dont la référence est la pleurnicherie sur la décolonisation (les immigrés étaient tenus en joue) dit vouloir le pouvoir, rien n'est moins sûr. Marine est certainement consciente qu'elle est vouée à demeurer une potiche punching-ball comme son père. Le FN reprend non seulement le rôle critique impuissant du gauchisme mais celui du parti stalinien. La jointure est claire même avec les quelques ex militants CGT ou PCF ralliés à ce parti bourgeois faire-valoir.
Le programme lepéniste ne peut même plus prétendre glorifier le libéralisme à tous crins qu'il défendait jadis à la queue de Thatcher. Il copie le programme de l'Etat d'assistance post-Libération et va même jusqu'à défendre les nationalisations à la manière du PCF triomphant sur la division du prolétariat entre privé et public. L'Etat aux mains du FN retrouverait des vertus sociales pour les « invisibles ». Promesses d'alcoolique.

Fonction d'opposition classique modernisée enfin: non plus cet hypocrite œcuménisme stalino-gauchiste d'une mythique union français-immigrés (exclus de l'emploi dans les nationalisations) mais division de la classe ouvrière dans une rivalité perverse d'aides sociales et de traitement salariaux où le travail au noir est sanctuarisé par les patrons et la « préférence nationale » une bouée pour les électeurs ravis par cette clique de hâbleurs. Les familles « nombreuses » d'immigrés sont montrées du doigt, tout en se montrant du doigt elles-mêmes puisqu'elles concentrent misère, ostracisme et voyoucratie. Les élus FN ont beau jeu de se promener dans les quartiers « dégentrifiés » au centre de villes provençales aux murs dégradés où les commerces ferment du fait des agressions multiples par les « jeunes suédois ».

Rendue invisible par les médias et ridiculisée par les clowns syndicaux, la classe ouvrière inter-nations est réduite à nouveau au fantasme des classes dangereuses du XIXe siècle, avec ses rues coupe-gorge, ses apaches à rouflaquettes. Mais la tiers-mondisation effective des quartiers (échoppes bazars et halal, accoutrements religieux, arrogances de petites frappes, etc.) n'est jamais décrite par les documenteurs. Il existe une guerre civile larvée dans des populations en manque de repères classiques (classistes), une hostilité sous-jacente mêlée de peurs et de fantasmes dans les métros et les trains, ignorée ou méprisée par les bobos militants pour les places dans les syndicat ou partis divers gauches, donneurs de leçon d'antiracisme. Cette guerre civile ne peut pas s'exprimer autrement que dans les discussions de bistrot ou par la pseudo expression du vote dit représentatif régi par les élites. Elle n'est en réalité qu'atomisation des misères spirituelles, sociales et politiques.

LA PROPAGANDE VEUT FAIRE CROIRE A UN VIDE SOCIAL ET POLITIQUE


Il se dégage un sentiment d'impuissance, d'aquoibonisme, d'envie de repli sur soi pour tout spectateur passif. Et on veut lui enfoncer dans le crâne le danger d'une accession au pouvoir du FN face à l'irresponsabilité de l'abstentionnisme prolétarien, à la saloperie de l'électeur ordinaire du FN (dixit le pourri Tapie).
Il existe pourtant une thèse – communiquée par un mien ami – des possibilités et conditions d'un accès au pouvoir de Marine Le Pen en 2017. Sarkozy c'est parti pour être Waterloo, Hollande la Bérézina. D'aBord un bon attentat bien sanglant à Paris qui trémousse l'opinion.
Donc posons une victoire « bleue marine » sanguninolente pour marins à courte vue.
Elle emporte donc haut la main la présidentielle de 2017 face à Fillon, Juppé ou Sarkozy. En attendant de dissoudre le Parle-ment que fait-elle ? Elle ne peut rien faire sans l'aval de la finance. Son parti de clochemerle ne contient pratiquement pas de zigotos formés à la gestion de l'Etat capitaliste et son programme est creux comme une baleine de la marine, inapplicable et abscons. Le capital a besoin d'un afflux et d'un renouvellement constant de prolétaires immigrés. La pauvre sainte Marinette fait donc appel à un Borloo ou à un Bayrou à condition qu'ils acceptent un ministre de l'Intérieur qui renvoie un peu plus d'immigrés.

Pas très crédible, il s'en suivrait une crise politique et sociale d'ampleur à faire frémir tous les financiers de la planète. Et c'est eux et les élites politiques bourgeoises qui réduiront les prétentions du parti hétéroclite de la Le Pen.

C'est tout pour aujourd'hui, mais ces colonnes sont ouvertes à d'autres scénarios. A vos plumes chers lecteurs. Qu'on s'amuse un peu.

PS : Le FN n'est pas un parti fasciste ni d'extrême droite (puisqu'il a repris une fonction du parti stalinien ou de l'extrême gauche électorale). Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas une minorité de cinglés néo-fascistes. Ci-joint extrait de la Voix du Nord du 29 septembre.

Depuis hier, plusieurs dizaines de militants néonazis de la région, de Belgique et du nord de Paris ont posé leurs valises à Auchel pour participer au « week-end du Trident », deux journées dédiées aux nostalgiques du IIIe Reich. Au programme : cross, initiation au self défense, barbecue et concert du groupe d'extrême droite Lémovice. Les riverains passés hier après-midi à proximité du stade Balsy ont même eu droit à une partie de foot entre gros bras aux cheveux ras... PAR ARNAUD DÉTHÉE

« Car c'est en toute impunité que ces skinheads - dont certains trimballaient un masque d'Adolf Hitler - ont investi hier après-midi le stade municipal pour entamer une partie de ballon sous le regard ahuri des quelques gamins qui ont pris la poudre d'escampette... La trentaine de gaillards tatoués au crâne rasé pouvait dès lors s'ébattre joyeusement dans le pré sous les yeux des badauds et ceux de la police restée discrète. Ce match surréaliste faisait partie du programme des réjouissances concocté par les membres du mouvement d'extrême droite radical Troisième Voie qui, sur internet, avait gardé secret le lieu de la manifestation jusqu'à la dernière minute... C'est finalement rue Georges-Brassens qu'un petit drapeau tricolore affublé de l'autocollant « Stop à l'islamisation » indiquait hier matin le point de chute aux voitures belges, picardes et parisiennes qui s'y pressaient dès 10 heures. Alors qu'on la croyait moribonde depuis près d'un an - et l'affrontement entre identitaires et cégétistes sur le marché d'Auchel qui avait fait grand bruit - la Maison de l'Artois a donc repris du service. Au grand dam du maire qui avouait son impuissance à juguler le phénomène. « Tant qu'ils ne causent pas de trouble à l'ordre public, on ne peut rien contre ces gens-là, soupire Richard Jarrett. Comme moi, la police est aux aguets depuis 72 heures. Je remarque au passage qu'ils ne sont pas Auchellois. Je ne minimise pas, je n'ai guère de moyens d'intervenir. Je reste néanmoins vigilant. » Plus radicale, l'extrême gauche locale - passablement agacée par les aises prises par leurs adversaires - n'excluait pas l'affrontement dans la soirée. « C'est inacceptable qu'ils puissent se balader au vu et su de tout le monde sans que personne ne bouge, tonnait froidement hier ce militant antifasciste. Ce sont des durs du mouvement skinhead. Le groupe néonazi Lemovice a déjà été interdit en France. Il se réclame d'Hitler dans les paroles de ses chansons ! Après leur match, j'ai vu des gars avec des croix gammées tatouées sur le corps aller boire des verres en centre-ville. Ça chez nous, on ne peut pas cautionner... »





1Réaction des lecteurs : « Je propose un boycott général sur toute émission politique à la télévision ! J'ai commencé depuis longtemps , remarquez :) y'a que comme ça que nos politiques prendront conscience de notre ras le bol d'avoir le choix entre la peste et le choléra à chaque élection . »
« les médias mentent sans arrêt la preuve regarder les infos sur la 2 ou la une
on vous passe une rubrique tourisme jardinage bricole voir cuisine... ».
2 Institutrice transfuge ex-politicarde à Attac. Selon Erwan Lecoeur, ce portrait type ne correspond pas à celui des militants. Jean-Yves Camus illustre ce paradoxe avec un exemple:
«Il y a très peu d'enseignants qui votent FN, mais il y a des enseignants en nombre respectable parmi les cadres du Front national.»
Le sociologue Daniel Bizeul, qui a partagé durant 3 ans (de 1996 à 1999) le quotidien de militants frontistes issus de la région parisienne, reconnaît la difficulté de faire surgir un tel portrait robot:
«L'adhésion à un parti ne signifie pas le partage d'une même personnalité ni le partage d'une même base socio-économique (...) Les militants du FN sont issus de milieux sociaux très disparates, on retrouve des gens d'extraction ouvrière, issus des milieux bourgeois, des personnalités qui vivent en marge de la société. Il n'y a pas de portrait tracé, c'est un groupe très hétérogène.»
D'une province à l'autre, la sociologie des militants peut être très différente puisqu'elle varie selon le «profil socio-économique de la région», souligne le chercheur Sylvain Crépon. «Dans les territoires du Languedoc et Provence-Alpes-Côte d'Azur, vous retrouverez davantage de retraités et de classes supérieures que dans le Nord-Pas-de-Calais où les militants sont davantage issus des couches populaires», confirme Jean-Yves Camus.Le sociologue remarque cependant que la proportion de militants issus des différents courants de l'extrême droite radicale «est plus faible que par le passé pour des raisons essentiellement générationnelles» mais l'on manque de données factuelles pour en définir le nombre restant. Selon Erwan Lecoeur, les «vieux compagnons d'armes de Jean-Marie Le Pen issus de l'Algérie française, pétainistes ou monarchistes sont en tout cas devenus ultra minoritaires». «Depuis 2007, beaucoup de catholiques traditionalistes ont quitté le Front natinal en raison de l'influence prise par Marine Le Pen tandis que les plus racialistes ont fini par rejoindre le Bloc Identitaire. Ceux qui sont restés ont mis beaucoup d'eau dans leur vin», observe-t-il.



3 La cinquième colonne désigne les partisans cachés — au sein d'un État ou d'une organisation — d'un autre État ou d'une autre organisation hostile.L'expression fut initialement utilisée lors d'une allocution radio-diffusée par le général Emilio Mola, membre de l'état-major des forces nationalistes espagnoles en 1936 pendant la guerre d'Espagne parlant des partisans nationalistes cachés au sein du camp républicain. Elle est entrée dans le vocabulaire courant dans diverses langues. Par extension, l'expression désigne en effet tout groupe de partisans infiltrés, généralement civils, prêts à œuvrer de l'intérieur pour favoriser activement la victoire des forces armées traditionnelles du même camp puis, plus généralement, tout groupement agissant dans l'ombre pour saper de l'intérieur une organisation ou un Etat.

4C'est un fait que les miliciens djihadistes tchétchènes comme arabes ou africains ont pour coutume guerrière d'égorger otages et prisonniers, et de les pendre ou abattre en masse à coup de AK 47 (voir sur Humoron ou kaotic...). Les nazis au moins cachaient leurs exactions, ainsi que la soldatesque US à Guantanamo. Qui peut nier que décapitations avec couteaux de cuisine ou coups de couteaux à la gorge ne se développent pas par mimétisme désormais dans les faits divers même en pays dits libres, même chez les WASP ?

jeudi 25 septembre 2014

UNE PROPAGANDE DE GUERRE QUI VOUS PREND A LA GORGE


Vous êtes à genoux, mains attachées derrière le dos, quatre lâches en cagoule paradent avec kalachnikov derrière vous. Un cinquième, encore derrière la caméra tient en main son couteau de boucher assassin. Vous allez mourir non pour la France, que vous soyez guide de haute montagne ou touriste lambda, ni pour une ambition territoriale mais pour d'obscurs objectifs pétroliers et économiques des puissances occidentales. En réalité vous passez ad patres en quelques secondes, la perte de conscience est ultra rapide heureusement, vous mourrez plus vite que le Christ (1).
Une guerre peut en cacher une autre et il y en a tellement en ce moment que les virevoltes et subterfuges de la propagande s'en donnent à cœur joie ; encore le plein black out pour la guerre en Ukraine qui avoisine déjà près de 4000 morts (2).
Faisant suite aux meurtres « en direct » de deux journalistes américains et d'un anglais, le lâche assassinat d'Hervé Gourdel vient frapper au cœur le citoyen lambda, le terroriser au profit des visées impérialistes de son Etat. Aucun des attentats de ces trente dernières années n'avait eu une telle redondance médiatique, et, malgré les corps déchiquetés n'avait provoqué une telle émotion qui remise l'Union sacrée à un conte de fée sans images sanglantes.
Mieux qu'en 14 ou 39 « l'ennemi est dans notre pays » puisqu'on apprend journellement que des apprentis tueurs djihadistes reviennent régulièrement au pays après leur stage d'égorgeurs en Afghanistan ou en Irak (3). Cinquième colonne du rire du cochon sanguinaire le triste saltimbanque pour public musulman Dieudonné, évincé de You Tube, s'est réfugié sur rus tube, pour continuer à défendre l'aspect révolutionnaire des égorgements, dans la tradition, à l'en croire, de la décapitation du dernier Capet en 1793.

Alors que l'armada US suivie par le petit Poucet Hollande fait éclater les corps ennemis à coups de bombardements qui ne salissent pas les mains des aviateurs kakis, la presse est le doigt sur la couture du pantalon pour attribuer la guerre aux seuls mercenaires de l'ombre des pétromonarchies qui jouent double jeu (elles financent le pseudo « Etat islamiste » comme elles s'associent à l'armée internationale unie contre le terrorisme...). On se souvient que la semaine dernière Obama avait reproché à la France « de payer les rançons » pour sauver ses otages ; or là il n'était même plus question de rançon mais les tueurs de l'ombre exigeaient au nom de leurs maîtres masqués l'arrêt des opérations militaires de la bourgeoisie française unie derrière Hollande, comme elle l'avait été derrière le pitre Sarkozy en Libye... L'égorgement de Hervé Gourdel vint donc rendre un fiefé service au général Hollande. Les meurtres lâches de l'ennemi servent toujours à renforcer le sentiment belliciste parmi les populations suivistes ; les bombardements d'Hitler sur l'Angleterre comme ceux de Churchill sur l'Allemagne ranimaient toujours l'esprit de guerre chez les victimes du carnage.

REVUE DE LA PRESSE AUX ORDRES :

http://www.challenges.fr/media/20140925.AFP6792/l-assassinat-d-herve-gourdel-une-declaration-de-guerre-selon-les-editorialistes.html

Paris, 25 sept 2014 (AFP) - Le mot "guerre" est celui qui revient le plus systématiquement dans les éditoriaux de la presse quotidienne française publiés jeudi au lendemain de l'assassinat d'Hervé Gourdel, le Français de 55 ans enlevé en Algérie par des jihadistes liés à l'organisation Etat islamique (EI).
Rares sont ceux à estimer, comme La Voix du Nord sous la plume d'Hervé Favre, que "nous aurions dû, comme en 2003, nous tenir à l'écart du guêpier irakien comme hier du chaos libyen".
"Le mot guerre est aujourd'hui revendiqué, répété presque avec une sorte de gourmandise par ses promoteurs. La guerre est banalisée", dénonce également Jean-Paul Piérot dans L'Humanité.
Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, Jean-Marc Thiébaut souligne que "cette mort nous rappelle qu'une guerre mondiale est bel est bien déclarée". Pour Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute Marne) "c'est une véritable guerre qu'il faut mener. Une guerre totale".
Même analyse dans Le Midi Libre, où Jean-Michel Servant prévient qu'il s'agit d'un "conflit planétaire, ultra-violent, pouvant frapper à tout moment, n'importe où". D'autant que Jean-Louis Hervois (La Charente Libre) le souligne: "hier, cette haine qui n'a plus de frontières s'est encore rapprochée un peu plus de nous. Son écho amplifié nous poursuit partout".
Ce que dit aussi Jean-Claude Soulery dans les colonnes de La Dépêche du Midi: "les heures de guerre nous sortent du confort des jours tranquilles".
Au Courrier picard, David Guévart estime qu'il "est temps de lever le nez pour savoir où l'on va dans cette nouvelle guerre mondiale".
Plus modéré, dans ses mots en tout cas, Laurent Joffrin estime pour Libération que "le défi lancé par ces criminels sanguinaires doit être relevé". Il n'est "pas question de baisser la garde", assure, pour sa part, Stéphane Siret de Paris Normandie.
"Il importe de garder notre sang-froid", souligne le patron de Ouest France François Régis Hutin même s'il "faut entreprendre, avec plus de force et de détermination que jamais, la lutte contre ces djihadistes assassins."
Mais dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau tempère en soulignant que cette "guerre (...) risque de durer longtemps et de faire bien d'autres victimes."
Pourtant, dans Le Figaro, Philippe Gélie met en garde que "ni les Français ni les Américains ne parviendront à extirper le cancer islamiste". "Seul l'Islam peut en venir à bout, s'il s'en donne les moyens", ajoute-t-il en regrettant que "jusqu'ici, beaucoup trop de pays musulmans ont attisé le feu d'une idéologie radicale et intolérante.
"Ne surévaluons pas notre faculté à détruire la nébuleuse islamique et la diffusion de son ignoble idéologie", recommande Jacques Camus dans La Montagne Centre-France qui pose LA question: "sommes-nous sûrs de pouvoir éradiquer le mal sans engagement de troupes au sol ?"

BFM, la chaîne info sarkozyste qui milite avec la fraction financière française pour le retour du PN sauveur et avec ceux qui ont sponsorisé la merde littéraire de la folle Trierweiler, fayote un peu plus pour la « communion nationale » en reprenant à son compte le petit plus d'un toutou sarkozien maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a demandé à François Hollande de décréter un jour de deuil national en hommage à Hervé Gourdel, l'otage français dont la vidéo de l'exécution par des jihadiste a été diffusée mercredi.
Les pétasses Femen, seins nus et kalachnikovs en plastique au poing, ont manifesté brièvement mercredi matin sur les Champs-Élysées à Paris pour demander «aux infidèles» de résister au groupe djihadiste. Devant une banderole rose, arborant des armes automatiques en plastique entourées de fleurs, une des Femen a déclaré: «Aux citoyens français et américains et à tous ceux qui sont menacés par les djihadistes de l'Organisation de l'Etat Islamique, montrez votre hostilité aux idées de l'Organisation de l'Etat Islamique».
«N'ayez pas peur d'être politiquement incorrect ou intolérants», a-t-elle dit. «C'est seulement en les critiquant publiquement que nous pourrons les détruire. Infidèles, levez vous contre l'Organisation de l'Etat Islamique», a-t-elle terminé.
Jean-Luc Mélenchon a déclaré sur son compte Twitter: «Tuer un homme sans défense et désarmé est un acte de lâches et qui le commet n'est pas un guerrier, mais un assassin.». Ce pauvre trotskien reconvertit en socialo neuneu individualiste croit à la différence entre guerrier et assassin !


L'EDITORIALISTE DU COURRIER INTERNATIONAL LUCIDE :

«Vous croyez au déclenchement imminent de la troisième guerre mondiale ? Pas de panique, celle-ci a déjà eu lieu, c’était entre 1952 et 1955, selon le magazine Collier’s (lire cet article). Dans un numéro de science-fiction du 27 octobre 1951, la revue américaine livrait tous les détails de ce nouveau conflit, censé éclater moins d’une décennie après la fin des hostilités de la Seconde Guerre mondiale. A l’époque, la guerre froide battait son plein, un équilibre précaire formidablement résumé par la formule de Raymond Aron : “Une paix impossible, une guerre improbable.” Nous serions donc revenus soixante ans en arrière. Les mêmes doutes et les mêmes interrogations resurgissent. “Yes, it could happen again” (“oui, ça pourrait arriver de nouveau”) écrivait cet été l’éditorialiste Roger Cohen dans The Atlantic, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale. En quelques mois, les perspectives se sont brutalement assombries. Le rêve de Grande Russie de Poutine, les ambitions territoriales chinoises ou les exactions des nouveaux barbares (lire cet article), qu’ils s’appellent Daech ou Boko Haram, font trembler les frontières. Et quelle est la réponse de la communauté internationale, face à ces forces guidées par l’appétit impérialiste, le goût de la revanche ou l’extrémisme religieux ? Elle est faible, et difficilement lisible, prise entre les errements de la diplomatie américaine, la faillite diplomatique européenne et les incapacités d’une machine onusienne à bout de souffle. Oui, les pays occidentaux ont finalement accouché d’une coalition militaire pour vaincre l’Etat islamique. Non, bien sûr, la troisième guerre mondiale n’aura pas lieu. Mais se souvient-on de ce journaliste anglais, Norman Angell, qui publia en 1910 La Grande Illusion ? Un essai brillant, écoulé à plus de deux millions d’exemplaires dans 25 pays, qui démontrait l’inutilité de la guerre. On sait ce qu’il en advint. Un siècle plus tard, le spectre plane à nouveau au-dessus de nos têtes. “Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire”, avertissait Albert Einstein. »(4)

Notes:
(1) "Jésus a été mis en croix et il est impossible de dire combien de temps il a mis à mourir. Quelqu'un qui est pendu par les mains meurt atrocement en une heure, par épuisement et suffocation tout en restant conscient. Mais, à cette époque, les gardes, que l'on voit dans les tableaux représentant cette scène, attendaient la tombée de la nuit et, avec leur grande lance, ils coupaient les jambes des crucifiés, en cisaillant en dessous des deux genoux, au niveau des tendons. De la sorte, le supplicié ne pouvait plus s'appuyer sur ses jambes et trouver un peu de repos pour ses muscles. Sans repos, tous les muscles tendus, il ne pouvait plus respirer très longtemps et mourrait vite". (cf. Patrick Pelloux: On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps, Les derniers jours des grands hommes, ed R.Laffont 2013).
(2). Déclaration d'Obama, mais le black out reste toujours total sur la dramatique guerre en Ukraine qui ne dépare en rien en barbarie avec ce qui se passe en Irak ou au Mali.
(3).L'affaire des trois djihadistes revenus à Marseille les mains dans les poches sans avoir été arrêtés comme prétendu par le sinistère de l'Intérieur n'est pas seulement ridicule mais autant utile à renforcer la propagande sécuritaire.
(4) Edito brillant du Courrier International.

jeudi 18 septembre 2014

DEPUIS QUAND LE CAPITAL ALLEMAND FOUT LA MERDE EN EUROPE ?

 


Il y a une spécificité du Capital allemand qui date de sa constitution www.ihest.fr/IMG/pdf/9-allemagne2012.pdf, qu'on dit spécialisé dans l'exportation de produits manufacturés de haute technologie, mais à l'examen ce constat est bien insuffisant pour comprendre en quoi en est réduit le capitalisme décadent, au militarisme à outrance, un militarisme qui n'est pas assumé directement par le commanditaire mais génère des armées de mercenaires partout dans le monde.

Malgré ses deux défaites en 1918 et en 1945, la bourgeoisie allemande a réussi le tour de force de conserver son capital industriel et diplomatique. Non soumise à des exigences financières de réparations faramineuses comme au lendemain de 14-18, elle n'est pas l'objet d'une mise à genoux économique comme lors de l'Armistice de 1918, de la part des vainqueurs américains. Pour une raison qui coule de source de la part des vainqueurs américains, anglais mais moindre chez le cynique Staline : il n'est plus possible de tenir sous la férule de la terreur militaire les prolétariats des pays développés. L'occupation de l'impérialisme dominant ne peut plus s'exercer par le seul « parapluie » militaire primaire comme ce fût le cas sous le règne européen des nazis. L'occupation requiert une plus grande subtilité, laquelle se base sur le relèvement économique des pays dévastés par la guerre mondiale. Du plan Marshall aux accords de Bretton woods, l'impérialisme américain a besoin de pays vassaux en bonne santé économique à condition qu'ils restent ouverts à la pénétration économique de ses propres produits, des machines à l'industrie du cinéma.
Cette forme de colonisation qui pèse sur toute la reconstruction – et qui est masquée sous la création de l'entité européenne – ne s'est pas modifiée jusqu'à nos jours, l'Europe restant le principal marché capitaliste du monde.

L'effet pervers de la scission de l'Allemagne pendant 50 ans :

Nul doute comme on sait (en lisant ce blog) que le débarquement de 1944 n'avait pas pour but de libérer la France ou la Belgique (L'Allemagne avait déjà perdu la guerre au Moyen Orient), mais d'atteindre au plus vite le cœur de l'Allemagne pour conserver le bastion capitaliste le plus inexpugnable. Staline a pris de vitesse l'armada américaine qui a fait contre mauvaise fortune bon cœur. La bourgeoisie allemande maintenue, débarrassée de l'armada nazie, allait bénéficier d'un cadeau en or pour le redéploiement de son industrie ; comme Rosa Luxemburg et Lénine l'avaient démontré, le poids des dépenses militaires grève toujours terriblement les budgets d'Etats capitalistes. Et, ce qu'ils n'avaient pas pu voir à leur époque, le pétrole est devenu le sang noir du capitalisme pour lequel il ensanglante la planète.

Les deux Allemagne ont ainsi favorablement aidé et consolidé chacun des deux blocs durant la période dite de guerre froide : la RFA comme principal mirador et tremplin militaire face au bloc russe, et ce que l'on sait moins, la RFA comme principale colonne vertébrale industrielle du bloc stalinien. Parallèlement la division en deux de l'Allemagne permit déjà d'affaiblir considérablement l'unité du prolétariat, le divisant cruellement entre deux idéologies anti-communistes, entre deux niveaux de vie : triomphe du consumérisme et de la promotion sociale à l'Ouest (RFA), misère relative et bourrage de crâne anti-occidental à l'Est (RDA).
A l'Est, la RDA n'était pas simplement le satellite stalinien juste capable de fournir de misérables Traban aux prolétaires, ni le principal lieu des puissants services secrets de l'Est (la Stasi) mais la plaque tournante industrielle qui contrôlait les autres « démocraties populaires », Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, etc. Le régime de Staline contrôlait donc son bloc plus à partir de la RDA que du Kremlin.
La réunion des deux Allemagne, présentée comme inévitable besoin des peuples « en révolte contre le totalitarisme » ne fût que l'aboutissement des menées américaines en particulier en Afghanistan, épuisant les ressources du bloc russe et lui faisant rendre gorge sans qu'il puisse entreprendre une guerre mondiale1. La réunification n'était en plus nullement due au prolétariat à nouveau placé au rang de grand absent de la scène historique.

L'éclatement des deux blocs, pour faire court, nous a conduit au chaos que nous connaissons aujourd'hui où les clivages n'apparaissent plus entre Etats-Nations mais fractionnent même de l'intérieur les Etats au profit de bagarres de clans industriels, financiers ou pétroliers. Pour les plus informés le massacre des twins à New York en 2001 n'est que le résultat de confrontations entre fractions de la bourgeoisie américaine. Le capitalisme moderne ne peut plus être expliqué avec les notions simplistes de conflits de blocs ni de nations dominantes. Le capital décadent, comme tout vieillard atteint d'Alzheimer ou de Parkinson, singe même ses allures de jeunesse. La « main invisible » du marché semble s'être ressourcée dans la « main invisible » du militarisme et de la finance, au point que les plus éminents spécialistes en perdent même parfois leur latin, laissant aux journalistes les interprétations les plus fantaisistes voire les plus simplistes.

L'Allemagne actuelle symbolise assez bien le comportement d' « enfant terrible » de chaque capital national.Avec un solide acquis. La réunification des deux Allemagne a longtemps été l'objet de commentaires superficiels sur un soit disant « ratage », une persistance des inégalités entre wessies et ossies, une population à l'Est défavorisée, considérée comme province adipeuse2.
En réalité, comme les meilleurs observateurs, et les plus craintifs face à une résurgence de la grande Allemagne prédatrice, l'avaient présumé, cette réunification a été le garant de son renforcement et non les quelques années de libéralisme effréné du chancelier Schroder. Réunifiant l'expérience des managers de l'Ouest et des flics apparatchiks de l'Est, la bourgeoisie allemande n'a pas cessé de jouer un rôle déterminant dans la diplomatie internationale, combattant en sous-main le protecteur US ou s'alliant avec lui selon les intérêts du moment. Il n'y eu pas besoin d'une armée allemande, même « humanitaire » pour faire éclater la Yougoslavie3. La force traditionnelle de l'économie allemande en Europe centrale fît éclore suffisamment de clans nationalistes régionaux pour que les politiciens de l'ancien régime stalinien constituent eux-mêmes leurs groupes de mercenaires au nom de la liberté occidentale, d'une histoire héréditaire romantique ou de critères religieux (les industries d'armement des principaux pays vendeurs d'armes y firent de juteux bénéfices).
A plan du nivellement, de la négation et de l'atomisation du prolétariat, le capitalisme allemand fût exemplaire pour les grandes puissances, même si la bourgeoisie américaine avait déjà mis en pratique la stratégie d'immigration à flux continue qui maintient l'arriération économique et industrielle des pays secondaires ou ex-colonies, et empêche toute unification du prolétariat4.

Au temps du bloc de l'Est, la RDA forma aux techniques industrielles une masse très importante des travailleurs de l'Est, en Pologne, en Hongrie, etc.Cette manne est donc reversée à l'Allemagne actuelle, qui a intégré deux millions de travailleurs turcs. L'ouverture des frontières européennes profita donc pleinement à l'Allemagne réunifiée. Là est le résultat de son « insolence économique », en plus de l'absence de charges militaires supportées par d'autres, France, Angleterre, Italie, Belgique, Hollande, Espagne. Le triomphe économique de l'Allemagne opaque se résume aux 500 euros par mois avec lesquels elle rétribue ses salariés multi-ethniques !

La bourgeoisie allemande est aussi divisée entre fractions politiques liées à des groupes pétroliers et gaziers, comme l'américaine, mais aussi désormais les sunnites des pays sous-développés.
Pour récupérer l'Arabie Saoudite le combat de l'ombre fait rage. Il n'y a plus la simple opposition contre les chiites (l'Iran) mais entre sunnites : Qatar et Turquie face à l'Arabie Saoudite. Le terrorisme individuel et les bandes armées inorganisées servent d'écran de fumée à la réalité des conflits d'intérêt. L'immense massacre en Syrie résume toutes les contradictions et rivalités. Les menées américaines ne peuvent même plus s'allier au boucher Assad ni compter rallier les dits « insurgés » maqués par telle ou telle fraction sunnite ou chiite. Ce n'est plus même une libanisation ou une balkanisation mais une chaotisation (kaotic est d'ailleurs le nom d'un site qui poste librement les pires meurtres des bandes armées), si je puis me permettre ce néologisme.

Que cherche la bourgeoisie allemande ? Elle cherche à reconstituer L'Empire allemand comme au temps de la Duplice où l’Empire allemand et l'Autriche-Hongrie, les "Empires centraux", constituèrent une alliance dominant l'Europe mais avec une prétention plus étendue de régenter l'Europe du Danemark à la Grèce.

La Chine, affamée aussi du sang noir pétrolier, place également ses pions, en particulier en Afrique mais doit compter avec le fournisseur russe. La Russie tangue entre ses intérêts de proximité avec la bourgeoisie allemande et avec les groupes pétroliers et financiers américains (la convivialité avec le trust Exxon dont j'ai parlé dans l'article précédent). Les oligarques russes sont tous d'anciens apparatchiks staliniens qui ont profité de l'éclatement des blocs pour se remplir les poches. La guerre en Ukraine est directement téléguidée par la bourgeoisie allemande. Effroyable constat face aux mille menteurs de la classe politique bourgeoisie de droite et au MEDEF en France qui la présentent comme un admirable exemple de « réussite économique », alors que l'Allemagne (sans potentiel militaire)fait partie des plus sordides manipulateurs impérialistes à faire rougir Hitler pour sa grossièreté et sa goujaterie meurtrière.

UNE DESORIENTATION PERMANENTE POUR LE PROLETARIAT

Dans ces conditions, terrorisé par tant de guerres, de crimes quotidiens rendus inexplicables par ce maëlstrom de conflits d'intérêts et de clivages de fractions bourgeoises qui ne sont plus délimités par des intérêts nationaux, le prolétariat est convié à prier pour plus de démocratie, plus de protections militaires, en gros pour choisir la politique de l'autruche à travers des espoirs de travail régional, des indépendances picrocholines et la croyance... en dieu. Car le capitalisme féodal décadent ressort toutes les croyances antiques, toutes les superstitions des lois du hasard, typiques du règne sans partage du féodalisme5.

Mais, même apeuré et fractionné, le prolétariat reste la classe dangereuse pour une raison qui éclate au grand jour en cette honteuse année commémorative des millions de victimes du capital : le souvenir de la boucherie de 1914. Ce n'est plus depuis 1945 que la guerre mondiale est impossible, mais depuis 1914. En 1940 les populations prolétaires ont fui en masse les possibles nouvelles tranchées, depuis la Hollande, la Belgique et le nord de la France. Je veux dire une guerre mondiale impliquant la mobilisation du prolétariat au service du nationalisme patriotique. La deuxième boucherie ne fût pas une guerre de positions, comme on pouvait la concevoir au XIXe siècle, mais une guerre où les idéologies mondialistes des camps en présence recoupaient des aires géographiques et non plus des nations, où la technique industrielle du meurtre de masse atteignit une dimension irrationnelle et inimaginable de destruction de l'espèce humaine. On n'assista pas à la constitution d'armées nationales de volontaires pour la défense de la patrie mais à des enrôlements ponctuels de troupes non basées sur la fameuse « levée en masse », mais à des recrutements d'office pour la vague « démocratie », pour la fumeuse idéologie de la « race ».
Ou d'un communisme de caserne très patriotique et inter-ethnique (les films de propagande staliniens exaltaient comme ceux des nazis l'appartenance régionale ou ethniques des combattants. La guerre d'Espagne avait été le prolégomène à cette fumisterie.Or le prolétariat n'est plus mobilisable en tant que tel, on seulement parce qu'il est nié ou considéré comme faribole ringarde mais parce qu'il reste marqué, même chez les plus ignorants, par le souvenir de la fameuse « der des der », parce que « mourir pour la patrie » a été enterré en Amérique du Sud et au Vietnam dans les années 1970. Et aussi parce que la vilenie des requins impérialistes a atteint des sommets de criminalité qui ne peut que favoriser tôt ou tard l'insurrection généralisée, plus vite et plus loin qu'en 1917.

Les opposants officiels à la « mondialisation capitaliste » et au « libéralisme sauvage » ne sont plus que les clowns écologistes, les anarchistes péquenots et les élections universellement phagocytées par une noria d'arrivistes bobos, où sont absents les prolétaires.La classe ouvrière reste encore veuve d'un véritable parti révolutionnaire mondial. Mais elle peut se remarier avec la perspective révolutionnaire communiste.

Partout la classe ouvrière est censée vivre du contentement d'une misère à géométrie variable jusqu'à la misère absolue et à la mort pour les nouveaux boat-people. Et ce qui accable cette classe martyrisée, sodomisée, assassinée, c'est son exclusion de la vie civique, du monde du savoir et de la culture. Démunie de tout ou goinfrée de besoins artificiels qui restreignent tout horizon intellectuel et social, la classe ouvrière se retrouve réduite en esclavage. A la fin du XIXe siècle, le Boston Post écrivait : « le travailleur est supposé demeurer patiemment à sa tâche, en raison de la ferme conviction qu'il ne pourra jamais dépasser son cercle ni changer les lois qui le gouvernent »6.

Les classes bourgeoises, en France comme en Allemagne et ailleurs, détiennent le pouvoir de la parole et du meurtre impuni. Pour combien de temps ?




1Nombre d'autres opérations clandestines de sabotage du système industriel à l'Est furent menées clandestinement par les agents secrets américains, notamment la destruction de la fine fleur de l'industrie en Roumanie avant la pantalonnade de la destitution du couple pervers Ceausescu. L'histoire future après ouverture de certaines archives devrait nous révéler d'éloquentes révélations encore tenues hor de portée de nous les vulgum pecus.
2Ces tendances à prétendre à une division de deux sortes de populations est typique de la « leçon du Mur de Berlin », en prétextant que des provinces ou une région sont un poids pour l'économie de la zone centrale de l'Etat, on maintient une division fictive entre les prolétariats des régions, politique d'ailleurs typiques des « avancées fédéralistes européennes » lesquelles, en niant les nations et en favorisant des pouvoirs autonomes locaux (Catalogne, Ecosse, Italie du Sud, Flamands et Wallons, etc.) sans oublier depuis l'éclatement de la Yougoslavie, l'émergence à l'infini de prétendus droits nationaux régionaux. La France fait exception, non pas que des arguties identitaires ne puissent être utilisés (cf. Bretagne, Jura, pays basque) mais du fait de sa centralisation parisienne cimentée depuis 1789 ; ce qui explique qu'elle ait été classiquement le pays des révolutions universalistes. Le capitalisme moderne s'inspire profondément du retour au féodalisme nécessaire à sa survie.
3La guerre du Kosovo a été parfaitement orchestrée par les services allemands... pour barrer la route à la Méditerranée aux Etats -Unis.
4Par exemple le contrôle de l'immigration est effectué sous la terreur des cartels de la drogue qui ventilent la demande américaine sans que les policiers US soient mis en cause. Idem pour le massacre de milliers d'immigrants fuyant les guerres en Méditerranée, les passeurs et accidents inévitables ne sont nullement contrecarrés par les polices frontalières des pays européens mais exhibés comme un malheur sans fin. Or, comme pour le financement des djihadistes, les puissances policières et militaires des pays dits riches pourraient très rapidement détruire les réseaux mafieux s'il s'agissait de protéger populations démunies et de favoriser le bien être des millions de prolétaires ou crève la faim.
5En se targuant sans fard du mépris typique de la noblesse d'Etat. Un petit con d'énarque récemment promu ministre d'Etat en France a pu qualifier d'illettrés des centaines d'ouvriers en voie d'être licenciés, et son chef de cabinet de chiottes d'Etat se moquer des « sans dents » en privé. Le chaos régnant laisse éclore ce qui était nié jusque là, ainsi Obama a pu dénoncer le fait que la bourgeoisie française paye les rançons des otages, contribuant sans vergogne à renforcer des bandes armées qui ne sont pas forcément ses ennemis dès lors... Mais en même temps la bourgeoisie US via sa girouette démontrant que le sacrifice de ses propres agents ou soldats importe peu pour son arrogance impérialiste, comme elle s'est fichée d'envoyer à la mort 300.000 pioupious américains en Normandie. Post festum impérialiste 60 ans plus tard, il faut considérer que deux puissances se sont enrichies de la guerre mondiale, qui les avait opposée, et de la reconstruction, les Etats-Unis et l'Allemagne !
6Citation extraite du livre de Christopher Lasch : « La révolte des élites et la trahison de la démocratie ».

dimanche 14 septembre 2014

DERRIERE LA MISE EN SCENE DES EGORGEMENTS LA TROUILLE DE L'IMPERIALISME AMERICAIN

« Je suis parti voyager avec des idées simples au Moyen Orient compliqué ».
Charles de Gaulle

Revue de presse internationale sur les enjeux des deux mamelles pétrolières moyen-orientale et russe.

LES VRAIES RAISONS DE LA DENONCIATION DE LA BARBARIE DJIHADISTE :

Fin connaisseur du Moyen Orient et ancien otage, Georges Malbrunot écrit : « Plusieurs changements récents à des postes clés ont créé la surprise donnant à penser que le roi Abdallah, âgé de 89 ans, met en place sa succession. Quitte à bousculer les fragiles équilibres au sein d'une famille royale qui compte des milliers de princes. Le 20 avril 2013, le Prince Khaled Ben Sultan (KBS) a été démis de ses fonctions de vice-ministre de la Défense par un décret royal qui a pris l'intéressé par surprise, alors qu'il se trouvait à New York au terme d'une tournée réussie en Extrême-Orient.
Auparavant, un demi-frère du roi, le prince Mouqrin, ancien patron de la «CIA saoudienne», avait été nommé au poste de second vice-premier ministre et second prince héritier. En parallèle, un autre demi-frère du souverain, le prince Ahmed, avait été lui remercié de son poste de ministre de l'Intérieur, tout comme Mohammed Bin Fahd, qui occupait jusque-là la fonction stratégique de gouverneur de la riche et sensible zone est d'Arabie saoudite, où se produit et s'exporte le pétrole, la poule aux œufs d'or du royaume. Depuis, les chancelleries s'interrogent et tentent de décrypter ce jeu de chaises musicales dans un pays où l'opacité est la règle. Volonté de faire le ménage? Désir de renforcer son clan? Assurer la pérennité des réformes qu'Abdallah met difficilement en place?
La santé du roi, qui s'apprête à recevoir François Hollande, est déclinante. Si son cerveau fonctionne encore bien, il souffre en revanche de lancinants problèmes de dos, qui ne lui permettent plus que de travailler quelques heures par jour. Depuis ces changements, la rumeur va bon train: Abdallah préparerait sa succession en renforçant son clan. Avec un objectif à terme: placer son fils aîné Mithab, le patron de la Garde nationale, à la tête du royaume, premier producteur mondial de pétrole et lié aux États-Unis par un pacte de sécurité, vieux de soixante ans1. (…) Pour mettre sur orbite son fils, le roi compte sur deux personnages clé à la cour: son tout puissant directeur de cabinet, Khaled Touejhri, qui est intime de Mithab, et son demi-frère Mouqrin qui ne peut prétendre au trône puisqu'il est le fils d'une concubine yéménite d'Abdelaziz, épouse donc illégitime selon les us et les coutumes locaux. Mithab, comme son père avant lui, dispose d'un levier de puissance avec la Garde nationale, composée de membres des tribus les plus loyales au clan d'Abdallah. KBS écarté, le ministère de la Défense devrait voir son rôle décliner dans la galaxie des centres du pouvoir en Arabie.Mais auparavant, le clan Abdallah-Mithab devra s'intéresser au sort de Salman, l'actuel prince héritier et titulaire du portefeuille de la Défense, qui à 78 ans souffrirait de la maladie d'Alzheimer. Une opportunité dont certains voudraient s'emparer pour le déclarer «inapte» au trône… Une «mini-révolution de palais» qui ne serait pas pour déplaire à certains en France. Mithab était un visiteur régulier de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, et son successeur François Hollande l'a reçu juste après sa victoire l'an dernier. Ça tombe bien: Paris compte remettre Riyad au centre de sa politique dans un Golfe persique, toujours sous la menace du nucléaire iranien ».

En réalité ce jeu de chaises musicales au sein de la principale pétromonarchie est surtout l'objet d'une lourde préoccupation pour l'impérialisme américain : il craint de perdre le contrôle de l'Arabie Saoudite comme abreuvoir de pétrole et principal client des industries d'armement2. Dans les circonstances actuelles, une bonne question à se poser est de savoir si les armes les plus sophistiquées équiperont principalement la Garde nationale commandée par un Chammar ou l’armée régulière commandée par un Soudairi.La Garde nationale recrute principalement ses hommes parmi les Ikhwans (4), des bédouins militaro-religieux fidèle au roi Abdallah et à son clan et elle est clairement un contre-pouvoir à l’armée régulière. L’armée régulière est commandée par le prince héritier Salmane, aussi vice-premier ministre (c’est le roi qui est premier ministre), qui, comme dit plus haut, est peut-être atteint de la maladie d’Alzheimer. Khaled ben Sultan (aussi Soudari) en était le ministre adjoint jusqu’à son éviction et son remplacement par Fahd ben Abdallah ben Mohammed. Cela éloigne les Soudairi du commandement de l’armée régulière.


"Il faut rappeler qu'en 2003, lorsque les Etats-Unis envahissent l'Irak, il n'y a pas Al Qaida, il n'y a pas d'Etat islamique, il n'y a pas de groupe sunnite fondamentaliste jihadiste. Le problème ce n'est pas que les Etats-Unis aient quitté l'Irak, ce sont les conditions dans lesquelles ils ont quitté le pays et ce qu'ils ont laissé derrière eux, a écrit Alain Grsh, spécialiste louche du Moyen-Orient, à peu près sur la même longueur d'onde que Dominique de Villepin dans un article retentissant du Monde et dans ses déclarations sur BFM à JJ Bourdin, dont je vais résumer par après les finasseries diplomatiques (le zèbre est conseiller occulte des pétromonarchies); Villepin, malgré ses circonvolutions démocaroques résume assez bien le chaos militaire capitaliste qui se répand en raison notamment des interventions pachydermiques de l'impérialisme américain. Et il le rappelle avec brio en soulignant que "sans l'intervention unilatérale américaine en 2003, il n'y aurait pas eu un tel boulevard en Irak pour les forces totalitaires" (évitant au passage d'étriller son ex-ennemi Sarkozy auteur d'une même ignominie en Libye...) . Et chez Bourdin il fustige "l'inconstance de la politique occidentale" et lâche cette vérité paradoxale mais si claire pour tout maximaliste éveillé: "la guerre contre le terrorisme est jeter de l'huile sur le feu".

Traduisons. L'absence de critique du régime saoudien par les politiciens occidentaux ainsi que leurs médias rend opaque cette guerre de l'ombre masquée par l'horreur de l'égorgement de trois journalistes. L'enjeu est la pérennité de la sécurité de l’approvisionnement en pétrole et les investissements colossaux des Saoudiens dans les économies occidentales chancelantes.Le point le plus crucial qui n’est jamais révélé par la médiacratie et qui a été clairement établi avec la crise syrienne est la très proche collaboration, voire même la complicité active, entre les mouvements terroristes et les services secrets saoudiens. L'enjeu, ce ne sont pas tant les groupuscules fanatiques que des milliers d'hommes qu'ils peuvent parvenir à fédérer et à mobiliser, soit par la peur d'un danger plus grand, comme c'est le cas pour certains chefs de tribu et pouvoirs locaux sunnites, soit par la haine. Il s'agit de mener une politique méthodique pour dissocier les composantes hétéroclites qui constituent l'engrenage actuel en territoire sunnite. Qu'est-ce qui a été obtenu depuis un mois du gouvernement irakien Al-Maliki ? Rien. Il demeure un pouvoir sectaire et borné qui attend patiemment que Téhéran et Washington soient contraints d'endosser ses actions faute d'autre solution. C'est encore et toujours sur le gouvernement d'Al-Maliki qu'il faut faire pression pour que les frappes ne soient pas des coups d'épée dans le sable.

Quels sont les financements qui nourrissent l'Etat islamique? Il dispose désormais de ressources propres de plus en plus conséquentes, en rançonnant les populations, en accaparant des réserves d'or ou en s'appropriant des champs pétroliers. Les bailleurs de fonds sans lesquels l'Etat islamique n'est rien ont carte blanche. Dans un Moyen-Orient profondément tourmenté, il y a aujourd'hui des forces archaïques de clans sunnites rivaux, des individus ou des circuits, parfois en marge de l'action de l'Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre un pouvoir local ou en extension. L''Arabie saoudite et les autres monarchies ou pétromonarchies sont entraînées dans ce jeu destructeur, car il n'y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs des cliques régnantes.

Tous les Etats jouent un double jeu dans une politique du pire pour consolider tel ou tel avantage régional. La Turquie doit clarifier ses positions dans la région et soutenir un Irak équilibré avec une composante kurde stable, en luttant avec toutes ses forces contre les réseaux de l'Etat islamique qui utilisent notamment son territoire comme terrain de parcours. Aucun des Etats-nations de la région ne mène aujourd'hui la politique de simplicité, de clarté et d'urgence qui s'impose, ni l'Iran, ni l'Egypte. L’Arabie Saoudite et les monarchies conservatrices du Golfe mènent actuellement un "jeu destructeur" dont elles pourraient pâtir car elles encouragent un "djihadistan" qui est, objectivement, la seule alternative à leur pouvoir. Turquie et Qatar d'un côté face à l'Arabie Saoudite...

Tout est bouleversé, les frontières de Sykes-Picot ainsi que les modèles politiques mis en place après les indépendances et l’islamisme est dans ce contexte ce "que le fascisme fut en Europe à l'idée nationale, un double monstrueux et hors de contrôle, à cheval sur l'archaïsme et sur la modernité". On laissera à Villepin sa comparaison simpliste entre fascisme et jihadisme comme de l'ordre de la propagande belliqueuse et absolument a-historique : le fascisme fût un barrage du capitalisme contre le communisme et une préparation à la guerre mondiale quand le djihadisme est un facteur de décomposition du capitalisme en guerres multiples qui croient exclure la résurgence du prolétariat internationaliste et révolutionnaire. Mais certaines de ses remarques ne sont pas fausses :
« Il faut au moins une génération au Moyen-Orient pour faire sa modernisation, une longue période où peut être guetté par la "tentation nihiliste".
Pour Villepin, l'Islam n'est pas la cause mais le "prétexte et en définitive la victime de cette hystérie collective". La solution à cette crise "existentielle" est politique. S’il y a une action internationale, elle doit se faire dans l’unité et dans le respect de la légalité internationale, poil au poitrail !
De Villepin voit dans le chef du gouvernement irakien al-Maliki une illustration de ces politiques sectaires qui font le lit des djihadistes.

"Il faut dès aujourd'hui un gouvernement inclusif faisant place à toutes les composantes pacifiques de la société irakienne. Il faut un programme d'inclusion communautaire dans l'armée et l'administration pour empêcher le cercle vicieux des frustrations et des haines".
Dominique de Villepin met en exergue le fait que ce sont les "financements qui nourrissent l'Etat islamique".Celui-ci dispose de ce qu'il a accaparé en Irak, comme réserves d'or et des champs pétroliers, mais il continue de disposer de flux venant d'Arabie Saoudite et des pays du Golfe.
Il faut "couper le robinet des bailleurs de fonds sans lesquels l'Etat islamique n'est rien" écrit-il en pointant des "forces conservatrices, des individus ou des circuits, parfois ancrés dans la société, parfois en marge de l'action de l'Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre le pouvoir, mues aussi par la crainte d'idées novatrices et démocratiques" poil au cacique !
"Il faut dire à l'Arabie saoudite et aux monarchies conservatrices qu'elles doivent sortir de ce jeu destructeur, car leurs dynasties seront les premières victimes d'un djihadistan qui s'étendrait à la péninsule Arabique, car il n'y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs traditionnels actuels".
Ces pays, quelle que soient leurs motivations doivent "cesser de souffler sur les braises du Moyen-Orient".




IMPOSSIBLE DE METTRE FIN AU CHAOS MILITAIRE PROGRAMMé...

La coalition internationale que Washington s'attache à bâtir pour lutter contre les jihadistes de l'Etat
 islamique (EI) est désormais en place avec "certains" membres prêts à envoyer des troupes au sol, 
a assuré dimanche le secrétaire d'Etat américain John Kerry. La Belgique est  'prête' à participer à la 
coalition des Etats-Unis. En tournée pour construire une coalition anti-EI la plus large possible, 
John Kerry s'est dit satisfait de la réponse à sa requête, estimant avoir recueilli assez de soutien aussi 
bien pour participer à des frappes aériennes qu'à tous les autres aspects de la guerre que les Etats-Unis
 veulent mener contre les jihadistes. Pour tenter de convaincre l'opinion publique américaine et les élus
 du bien-fondé de la stratégie de l'administration Obama, le secrétaire général de la Maison Blanche 
Denis McDonough est apparu dans quatre des cinq grandes émissions politiques du dimanche matin. 
Il a dessiné les contours du succès de la guerre contre l'EI.
Empêcher les jihadistes occidentaux de revenir semer la terreur
"Le succès ce sera un Etat islamique qui ne menace plus nos amis dans la région, qui ne menace plus
 les Etats-Unis. Un Etat islamique qui ne peut plus attirer de recrues ou menacer les musulmans en 
Syrie, Iran ou Irak, ou de toute autre manière. C'est à ça que ressemble le succès", a-t-il affirmé sur 
NBC. Mais "ce ne sera pas facile", a-t-il reconnu, rappelant qu'il fallait battre l'EI sur son propre 
terrain, mais aussi empêcher que ses milliers de recrues dotées d'un passeport occidental ne puissent
 rentrer au pays pour y commettre des attentats. John Kerry, dans une interview accordée à la chaîne
 CBS, enregistrée samedi au Caire et diffusée dimanche aux Etats-Unis, a affirmé que "chacun des
 aspects de la stratégie du président (Barack Obama), et tout ce qui doit être fait afin d'accomplir notre
 objectif, a été proposé par un ou plusieurs pays, et nous sommes désormais en ordre de marche". Les 
Etats-Unis ont annoncé que plus de 40 pays participaient, d'une manière ou d'une autre, à la coalition 
contre l'EI. Dans un entretien, John Kerry précise - sans les nommer - que "certains membres" de la 
coalition sont prêts à envoyer des troupes au sol. "Mais ce n'est de toute façon pas ce que nous 
envisageons pour le moment", ajoute-t-il.
Barack Obama a clairement indiqué qu'il n'enverrait pas de troupes de combat au sol, ni en Irak ni en
 Syrie. Lors d'un discours solennel mercredi à la Maison Blanche, le président a autorisé des frappes
 aériennes contre l'EI en Syrie, après avoir donné début août le feu vert à des bombardements aériens 
en Irak, en soutien à l'armée irakienne et aux kurdes.
Ces bombardements quotidiens ont permis à l'armée irakienne et aux kurdes de reprendre pied.
"Nous détruirons l'Etat islamique"
Washington est toutefois conscient qu'il faut s'attaquer à l'EI dans son fief syrien si il veut éliminer la 
menace. "Notre objectif est clair: nous affaiblirons et, à terme, détruirons l'Etat islamique par une 
stratégie antiterroriste complète et soutenue", a souligné Barack Obama.
Le Congrès américain pourrait voter la semaine prochaine pour autoriser le nouveau plan du président 
visant à équiper et former les rebelles syriens modérés pour qu'ils arrivent à tenir tête à l'EI. Pour 
autant, "nous n'allons pas coordonner (la campagne aérienne, ndlr) avec la Syrie", a précisé John Kerry 
dimanche.
"Nous allons bien sûr faire en sorte de prévenir les interférences et de nous assurer qu'ils (les Syriens) 
ne vont pas faire quelque chose qu'ils regretteraient encore plus", a-t-il ajouté sur CBS.
John Kerry a utilisé le terme de "deconflict" qui en jargon militaire décrit les mesures de coordination 
pour éviter par exemple les risques de collision aérienne ou de tirs amis.
Les responsables syriens s'étaient dit favorables à des frappes contre les jihadistes extrémistes qui sont 
l'ennemi commun, à condition de les coordonner.
Quant à ceux qui affirment que sans troupes aux sol il n'y a pas de victoire possible, John Kerry a une 
réponse toute prête: "Il y a des troupes au sol, qui ne nous appartiennent pas. On les appelle les Syriens.
 L'opposition syrienne est sur le terrain et c'est regrettable qu'elle ait combattu l'EI toute seule ces 
deux dernières années".

L'UKRAINE UN ABCES SECONDAIRE DANS LES INTERETS CONJOINTS
 RUSSO-AMERICAINS 

Seule une fraction bourgeoise germano-américaine a intérêt à envenimer la situation en Ukraine. 
Au-delà des prétentions territoriales des politiciens pro-russes ou pro-allemands, les sanctions 
occidentales viennent contrarier les intérêts des trusts pétroliers. Comme le dit justement De Villepin, 
Hollande s'est laissé embarquer dans l'affaire de l'Ukraine comme compensation à la faillite de sa 
politique intérieure.
On mesure le manque à gagner pour ces grandes sociétés pétrolières, jusqu’à présent le dispositif des sanctions a laissé les choses en état ou presque, mais là il s’agit de bloquer la capacité de recherche pétrolière pour les cinq ou dix ans à venir. Si en effet grâce aux accords financiers passés avec la Chine, l’investissement du secteur n’est pas bloqué, la nouvelle vague des sanctions prévoit de bloquer la recherche de nouvelles sources pour cinq ou dix ans, les technologies et les experts nécessaires étant seulement disponibles aux Etats-Unis et en Europe. Nous sommes ici au cœur du problème à savoir la contradiction entre le profit capitaliste, celui des majors pétrolières des USA et de l’UE et la sanction politique. On imagine bien que le régime des sanctions ne concerne pas l’Ukraine qui n’est qu’un prétexte à renforcement militariste mais aussi pour tenter d’endiguer le contournement du dollar et des pétrodollars par les BRICS, avec le noyau le plus déterminé, la Chine et la Russie. On voit bien que se jouent les contradictions entre capitalistes dont les intérêts sont étroitement interpénétrés et intérêts nationaux. (note de Danielle Bleitrach)
Il n’existe pas d’entreprise en dehors des États-Unis et d’Europe ayant des techniques spécialisées pour l’extraction de pétrole brut des champs en eau profonde et des formations de schiste.
"Si c’est vrai que de nouvelles sanctions visent à interdire la technologie et les services pour l’Arctique, en haute mer et l’exploration du schiste, ce serait une très grosse affaire," a déclaré aujourd’hui dans un e-mail Jason Bordoff, ancien conseiller à l’énergie du président Barack Obama et directeur fondateur du Centre sur Global Energy Politique à l’Université de Columbia, New York. "Ce serait restreindre considérablement la capacité future de la production de pétrole de la Russie, mais il est important de noter que cela nécessiterait une collaboration étroite entre l’Europe et les Etats-Unis pour être efficace. "
Alors que les Etats-Unis n’ont pas l’intention d’autoriser des dérogations pour les contrats existants qui seraient touchées, les responsables américains ont dit qu’ils n’étaient pas certains que l’UE ne se réserverait pas une marge de manœuvre.
Les enjeux sont élevés pour le président russe Vladimir Poutine en raison de la dépendance à l’égard de son gouvernement sur le secteur de l’énergie pour stimuler la croissance économique, avec un recours croissant à la technologie des États-Unis et de la technologie européenne et des services pour exploiter les champs dans lesquels sont pompés l’un des huit barils de brut produits dans le monde chaque jour .
Depuis l’annexion par la Russie de la péninsule de Crimée en Ukraine il y a six mois, les Etats-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions régulièrement de plus en plus douloureuses sur l’entourage de Poutine, sur des politiciens et des milliardaires, ainsi que sur les banques, l’énergie et les entreprises de défense proches du Kremlin dans un effort pour forcer Poutine à abandonner ses efforts pour diviser et déstabiliser l’Ukraine.
Les États-Unis et l’UE ont en main un marteau économique massif : Combinés, les alliés représentent 39 pour cent de la production économique de la planète, contre 3 pour cent pour la Russie. Alors que les sanctions économiques prises avant cette semaine ont été importantes – notamment en limitant les banques russes et les entreprises d’énergie de la capacité d’obtenir du financement de la dette – cette nouvelle étape importante va vers l’étouffement de la croissance économique future de la Russie avec une interdiction touchant les principaux types d’exploration pétrolière.
Les nouveaux décrets interdiraient aux explorateurs des États-Unis et de l’UE opérant en Russie d’apporter des experts et des équipes de forage cruciaux pour débloquer des milliards de barils de brut enfermés dans les champs de l’Arctique ou au large des côtes de la Sibérie, selon les représentants du gouvernement.
Dans l’Arctique, les forets qui peuvent coûter des milliers de dollars chacun doivent être remplacés en permanence et certains des meilleurs ingénieurs formés, géophysiciens et géologues du monde doivent être pilotés en cas de besoin pour résoudre les problèmes à mesure qu’ils surviennent.
Exxon-Rosneft
L’interdiction de la coopération tenterait de combler les lacunes constatées dans les cycles précédents de sanctions de la fin de Juillet, qui ont laissé place à une unité dont le siège est aux Bermudes Seadrill Ltd (SDRL), Exxon basée au Texas, à la plate-forme flottante Ouest Alpha dans les eaux russes au nom de Irving, Mobil et de Moscou contrôlée par l’Etat OAO Rosneft. (Rosn)
L’arrivée de la plate-forme, ainsi que la signature de six nouveaux contrats Seadrill avec Rosneft, le 29 Juillet, malgré la dernière série de sanctions, les responsables américains et européens ont dit qu’il s’agissait avec les nouvelles sanctions de geler exploration de l’Arctique par la Russie.
Certaines des plus coûteuses explorations de forage complexes jamais entreprises en Russie pourraient être bloquées, y compris un coût de $ 700 000 000 celui qu’ Exxon et Rosneft ont commencé à percer le mois dernier dans la mer de Kara.
Pose du Tillerson
Pour Exxon, la Russie représente sa plus grande perspective d’exploration en dehors de son pays d’origine. Exxon détient les droits de forage à travers 11,4 millions d’acres de terre russe et fonds marins, une superficie deux fois la taille du Massachusetts. $ 411,3 milliards de valorisation boursière d’Exxon en font la plus grande société d’énergie de la planète; ses ventes annuelles dépassent la production économique de la plupart des pays, sauf 28 pays.
Exxon, qui a conclu un partenariat avec Rosneft sur les champs pétrolifères russes depuis plus d’une décennie, a élargi sa relation avec la société basée à Moscou en 2011 par la signature d’un pacte d’exploration de 3,2 milliards. Le  Président-directeur général Rex Tillerson a exprimé des doutes en mai sur le fait que les sanctions imposées à la Russie  s’avéreraient efficaces.  En Juin, il est apparu sur scène aux côtés du PDG de Rosneft Igor Setchine, un ancien espion soviétique qui est l’objet de sanctions personnelles lui interdisant de voyager aux États-Unis, lors du Congrès mondial du pétrole à Moscou.
"Partenaire fiable"
Poutine a appelé Exxon "un vieux partenaire fiable et performant" lors d’une cérémonie le mois dernier, célébrant le début du forage à une perspective marine de l’Arctique appelé Universitetskaya qui détiennent 9 milliards de barils de pétrole brut.  Aux prix actuels du marché, ce serait une aubaine de $ 894 000 000 000.
"Nous évaluons la situation", a déclaré hier Alan Jeffers, un porte-parole d’Exxon, dans un entretien téléphonique lorsqu’on les a interrogés sur la perspective de nouvelles sanctions. "Nous suivons toujours la loi."
D’autres opérateurs internationaux vulnérables comprennent Royal Dutch Shell Plc (CSRD), la deuxième plus grande société d’énergie au monde par capitalisation boursière. Investissements multiples par la société basée à La Haye en Russie comprennent des entreprises à utiliser des techniques avancées de gestion réservoir de relancer et augmenter la production de brut des champs de l’ère soviétique et d’explorer quelques-unes des vastes formations de schiste inexploitées de la nation.
 "Nous continuons à examiner les dernières sanctions pour évaluer les impacts potentiels sur notre entreprise, et l’engagement avec les autorités compétentes pour obtenir plus de clarté," a déclaré Kayla Macke, un porte-parole de Shell, dans un e-mail.  "Nous prenons des mesures pour nous assurer que nous respectons toutes les sanctions applicables ou mesures liées.  Nous suivons la situation de près ".
 Total, Statoil
19,75 % de propriété détenus par BP dans Rosneft ce qui en fait le plus gros investissement étranger direct en Russie.
 "Nous allons examiner les nouvelles sanctions et nous allons bien sûr nous conformer à toutes les sanctions applicables," a déclaré au téléphone Toby Odone, un porte-parole de BP.
 En plus de Shell et BP, les offres de la Russie avec compagnies pétrolières européennes de renom comprennent une basée à Paris, Total SA (FP) et une autre basée en Norvège, Stavanger, Statoil ASA.  (STL). Totale repose sur des puits russes pour près de 10 % de sa production mondiale.  Le porte-parole de Total a refusé de commenter.
 "C’est quelque chose que nous suivons de près», a déclaré le chef de la direction financière de Statoil Torgrim Reitan dans une interview aujourd’hui à Oslo.  "Nos positions en Russie ont un horizon de temps très long."
 Le mois dernier, le PDG de Statoil, Helge Lund, lors d’une conférence à Stavanger, en Norvège, le régime actuel de sanctions retarderait certains des projets de l’entreprise prévus en joint-venture  avec Rosneft.  Statoil, qui est à 67 % détenue par le gouvernement norvégien, se préparait pour de longs processus d’approbation pour l’exportation de matériel et de services à la Russie.
Les deux géants pétroliers vont investir 3,2 milliards de dollars pour forer les zones arctiques. Le groupe russe aura accès aux travaux de recherches d'ExxonMobil en Amérique du Nord.

Rosneft a finalement trouvé un partenaire pour partir à la conquête du plateau Arctique russe. Trois mois après l'échec d'un accord avec le groupe britannique BP, le géant du pétrole a signé une alliance «stratégique» avec l'Américain ExxonMobil.
L'accord d'abord dévoilé par le premier ministre Vladimir Poutine prévoit que «environ 3,2 milliards de dollars vont être dépensés dans l'exploration de blocs dans la mer de Kara dans l'Arctique et d'un bloc dans la mer Noire», indique les deux groupes dans un communiqué conjoint. Ces deux régions «sont parmi les zones offshore les plus prometteuses et les moins explorées dans le monde», précisent les deux associés. La zone de l'Arctique visée n'est libérée des glaces que près d'une centaine de jours par an et Moscou avait impérativement besoin de l'apport des technologies occidentales pour mener à bien ses travaux.
Parallèlement, le groupe russe décroche la possibilité de participer aux travaux d'exploration menée par Exxon en Amérique du Nord, en particulier aux États-Unis, dans les champs offshore du Golfe du Mexique et au Texas. Cette alliance pourrait représenter des investissements directs pouvant atteindre 200 à 300 milliards de dollars.
Si le PDG de Rosneft Edouard Khoudaïnatov souligne que l'accord signé «est le résultat de plusieurs années de coopération avec ExxonMobil», elle intervient seulement quelques mois après que le géant russe a tourné la page d'une alliance stratégique avec BP, qui prévoyait un échange de participations pesant 16 milliards de dollars.
En plus d’apporter des recettes considérables au Trésor de Russie, l’extraction en mer donnera une forte impulsion à l’essor technique de l’industrie pétrolière et gazière nationale, est persuadé le directeur de l’Institut du pétrole et du gaz naturel auprès de l’Académie russe des sciences Anatoli Dmitrievski :
« La Russie en général a pris un retard en matière d’exploitation des ressources du plateau continental. Les technologies requises ici sont de hautes technologies assurant le progrès des branches connexes de l’industrie gazière et pétrolière. Possédant des ressources aussi énormes, la Russie aura tout à gagner de l’étape tellement importante qu’est l’exploitation du plateau continental arctique. Quant à Exxonmobil c’est une stratégie de l’avenir ».
Mais il y a plus que la mise en valeur du plateau continental russe. Conformément aux termes de l’accord, Rosneft obtient une part de 30 % dans plusieurs projets de prospection géologique et d’exploitation de la compagnie Exxonmobil au Canada, ainsi que dans le golfe du Mexique et les champs du Texas aux Etats-Unis. A l’avenir les compagnies planifient de réaliser l’exploitation commune des réserves de pétrole d’accès difficile en Sibérie Occidentale. /
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2012_09_06/Rosneft-ExxonMobil-Coopeeration-Petrole/

Exxon Mobil a commencé des forages pétroliers dans l'Arctique, selon son associé russe Rosneft. Une entreprise débutée malgré les sanctions liées à la crise ukrainienne imposées par Washington à la compagnie.Les sanctions américaines ne concernent cependant pas l'arrêt des projets communs entre les sociétés russes et américaines, mais elles visent à priver Rosneft de financements en dollars et d'accès aux dernières techniques.
"Aujourd'hui, le moteur du succès commercial, c'est une coopération internationale efficace", a déclaré le président russe Vladimir Poutine au patron de Rosneft, Igor Setchine, et au président d'ExxonMobil-Russie, Glenn Waller, lors d'une vidéoconférence réalisée de sa résidence sur la mer Noire.
"Le pragmatisme et le sens commun prévalent", selon Poutine. "Les entreprises, et notamment les sociétés russes et étrangères, réalisent tout à fait que, malgré certaines difficultés politiques actuelles, le pragmatisme et le sens commun prévalent et que nous sommes satisfaits d'entendre cela", a-t-il ajouté.
Exxon a acheminé une plate-forme de Norvège pour creuser le premier puits russe en mer de Kara. Le président de Rosneft, Igor Setchine, un proche de Poutine, figure sur la liste des personnalités russes sanctionnées par Washington.









1Au retour de la conférence de Yalta, le président Franklin Roosevelt rencontra
 le roi Ibn Saoud à bord du croiseur USS Quincy. Il en découlera le Pacte du 
Quincy qui peut se résumer par la garantie de la sécurité du royaume contre la 
fourniture du pétrole saoudien aux États-Unis. Un addenda rarement évoqué 
concerne la création d’un État juif en Palestine. Le président Franklin Roosevelt 
s’était engagé à se concerter avec le souverain saoudien avant tout engagement 
des États-Unis. Son successeur, le président Harry S Truman, s’empressa de ne 
pas tenir cette promesse avant l’historique vote à l’ONU du 29 novembre 1947. 
Ce reniement rendra les rapports entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite très 
tumultueux avec le point paroxysmique durant le règne du Roi Fayçal. 
2Les budgets alloués à l’achat d’armes, principalement anglo-étasuniennes, sont faramineux et disproportionnés par rapport aux besoins d’un pays de 29.000.000 d’habitants. Le budget consacré à l’armée représente 8,2 % du PNB.Le dernier contrat de 60 milliards de dollars (avions, hélicoptères) avec les États-Unis est révélateur de cette gabegie.