"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

samedi 3 décembre 2011

L'Argent craché des syndicats


Ou la source des revenus des "principaux ennemis" de l'Etat et du patronat...

La presse de la gauche caviar, stalinienne mélenchonesque et les gauchistes, se tait sur le sujet. Comme si le prolétariat ne savait rien de la pourriture des syndicats, ne voyait rien et ne comprenait rien. Article au même titre à lire sur le journal gouvernemental Le Figaro, qui doit la vérité aux riches qui le lisent et doit servir à fermer les yeux des prolétaires soupçonneux de tant de méchanceté pour de si bons "partenaires sociaux", plus souvent invités à la table de Sarko que les cire-pompes du Figaro. Journal de salauds menteurs, rétribués pour saloper l'honnête "vrai instrument", et supposé seul moyen de défense des prolétaires, alors que chacun sait que tous les syndicalistes du plus stalinien au plus anarchiste, sont des colombes blanches, désintéressées et sincèrement dévouées à leur carrière, à leur nombril et à leur clan.

A LIRE ABSOLUMENT SUR LE FIGARO DE CE JOUR

jeudi 1 décembre 2011

NAPOLEON SARKOZY EN RADE A TOULON


Le président Sarkozy s’est souvenu que l’illustre criminel de guerre Bonaparte avait lancé sa conquête de l’Egypte depuis Toulon. L’histoire se répète comme une vulgaire farce électorale. Notre caporal épinglé, affublé parfois du sobriquet de Naboléon, ou de Pétain le bref, a tenu un discours peu glorieux de catastrophe dans le deuxième port historique français. C’est la seule vérité qu’on peut lui concéder. En surface il parodia assez bien le maréchal Pétain qui, dans sa célèbre affiche pointait du doigt les vranzais d’époque, avec pour légende : « Français ! vous n’êtes ni vendus ni trahis ni abandonnés, VENEZ AVEC MOI AVEC CONFIANCE ». Les milliers de groupies qui, amenées en cars, avaient emplis la salle, applaudirent rituellement comme savaient le faire les milliers de collabos artisans, industriels et commerçants de l’ère de « l’amitié franco-allemande » en période de guerre mondiale, où « ami français » était joyeusement méprisé et piétiné. La comparaison s’arrêtera là, car la légende d’une Allemagne bismarkienne, selon le bourgeois Montebourg (et qui sous-entend « hitlérienne » prédatrice) est ridicule. Je reviendrai au cours de cet article sur cette Allemagne accusée d’ exiger « la discipline » pour une austérité tout azimuts. Des dessinateurs gauchistes se sont efforcés eux aussi de caricaturer Sarko en Pétain concernant les discours de limitation des immigrés par ses sous-fifres, ce qui n’est pas entièrement faux – manifestant la continuité idéologique des successifs gouvernements de la république bourgeoise des années 30 à aujourd’hui – mais inadéquat pour comprendre l’impasse bourgeoise actuelle, à la manière superficielle des gauchistes et autres anarchistes.

Piètre discours électoraliste au fond pour un commis d’Etat et des grandes banques quand il n’y a plus rien à promettre que « l’effort », la « discipline », et autres vertus réservées aux seuls prolétaires exploités. La salle avait été soigneusement nettoyée de toute pancarte à l’américaine ou des habituels tee-shirts à l’effigie de la vedette plébiscitaire ; assez semblable à une tournée du Jacques Doriot, avec un peu moins de musclés au premier plan. Sarkozy a lu péniblement le discours de ses tâcherons nègres, dont le nerveux Guaino au premier rang des groupies. Leni Riefenstahl peut dormir tranquille, son « triomphe de la volonté » n’aura pas été égalé par les cameramen de TF1 au service du petit caporal de l’Elysée. Les vieux bourgeois agglomérés dans la salle avaient la même mine patibulaire que les spectateurs du Maréchal ou les soutiers du Général d’après guerre. Leur mine contrite reflétait bien l’impasse de la bourgeoisie française peu soudée derrière les gesticulations de son principal bonimenteur. Plombées par les deux affaires interminables du pervers DSK et de l’affaire Karachi (le financement gangstériste de la fraction Balladur-Sarkozy), les deux principales factions de la bourgeoisie française sont dans la m…

Les électeurs voteront comme toujours dans six mois comme on les fait voter, à coup de manipulations sondagières et de financements occultes, et peu importe leur choix, aucun de leurs champions n’apportera de solution à la crise systémique, qui, cette vache, se moquera probablement bien d’eux aussi avant les échéances de la mystification démocratique. La comparaison avec le pétainisme impuissant est prégnante dans tout le discours du caporal « épinglé ». C’est quasiment la même antienne que la bourgeoisie française humiliée de 1940 : pas d’a priori idéologique, non au marchandage des partis, la faute au front mitterrandien (Retraite à 60 piges, 35 heures) ; et celle-ci, typiquement pétainiste « contre ceux qui ont conduit le pays à la tourmente ». Et aussi cette fleur de rhétorique capitaliste éculée : « l’avenir de la France est dans la compétitivité et la productivité ».

Charmant pour les millions qui bossent et qui engraissent les riches, ministres, avocats et chanteurs de variétés. ! Se sont succédées des tautologies qui ravissaient les patrons sous occupation allemande : « c’est le travail qui crée le travail », « c’est l’investissement qui crée l’investissement ». Cette foi de charbonnier quitte ostensiblement le pétainisme, lequel ne se posait pas le même type de problème, la guerre tuant suffisamment de chômeurs et développant les emplois en nombre pour le matériel militaire et les blockhaus. Notre caporal épinglé n’a même plus les moyens de la « révolution nationale » : « Nous avons le devoir de chercher toutes les solutions pour créer des emplois ». Une dernière allusion au pétainisme évite Verdun mais n’évite pas le néant : « Nous ne gagnerons pas la bataille de l’emploi sans les chefs d’entreprises et sans les partenaires sociaux ». Et pourtant ce sont bien des patrons flexibilisant et tueurs dont la classe ouvrière a un besoin urgent de se débarrasser, tout comme des syndicats collabos qui auront bien du mal pourtant à baiser le prolétariat, dans cette « bataille », comme ils s’y sont ingéniés avec la suppression homologuée de la retraite.

Le discours lu péniblement, lorsqu’il prend une tournure protectionniste (« Lever les tabous sur les freins de la compétitivité française » = merde à la Chine et à l’Allemagne) entraîne les applaudissements nourris des groupies blafardes. Ce n’est qu’un pied de nez au potache d’estrade Montebourg et à la grosse Le Pen. Le caporal épinglé glisse ensuite sur la croissance de l’immatériel, ce qui fait plus chic. Est évoquée une quelconque « immense révolution », qui ne peut pas rejeter « le progrès » et la nécessité hugolienne de « reprendre la maîtrise de notre destin » vers le chemin aride et peu glorieux de la… croissance. Croissance et compétitivité des PME sont les mêmes mamelles du PS et de l’UMP. Le principal ennemi est tout désigné, c’est le prolétariat international, pour toutes les fractions bourgeoises de droite à gauche : « pas d’immigration non contrôlable qui menace notre protection sociale » (comprenez : les allocs et le filtrage des candidats à l’exploitation forcenée en Europe). La salle des groupies applaudit à rompre le sonotone des électeurs à Mélenchon. L’Europe est la seule voie de salut (comme sous Pétain…) et heureusement qu’elle possède à l’heure actuelle de bons politiciens technocrates capables de décider à la place des peuples moutonniers. Grâce à la crise, le petit caporal épinglé, qui n’a jamais inventé que le fil à couper les salaires, assure ses chers compatriotes avoir réussi à « tout réinventer » ; le mensonge en politique est en effet une invention permanente. Les chefs lumineux de l’Europe vont continuer à « traiter », un traité par jour s’il le faut, toujours pour plus de « discipline », de « responsabilité », etc. La salle des groupies est vent debout pour le final avec zoom sur le premier rang des commis d’office ministériels ? L’air pourtant… consternés. Le petit père de la nation, sans moustache et sans galon de général, se livre ensuite à la baignade de foule apprêtée et larvaire. Le marchand de montres socialistes, J.Dray est ensuite convié sur le plateau de la chaîne idéologique la plus consultée, BFM, pour apporter le petit brin de critique de bon aloi qui différencie la république gaullienne de la dictature sanglante d’Assad la girafe de Russie : « le seul problème est la banque centrale va-t-elle rembourser ? », ses montres ou les dettes nationale ? Mère Aubry et la fille Le Pen se succèdent pour dénoncer l’inféodation à l’Allemagne. Aubry avec ces trois magnifiques solutions à la crise capitaliste en France : plus de solidarité, plus de démocratie et plus de PME (écologique si possible) : « notre candidat Hollande sera celui du redressement pour sauver les PME qui sont en train de crever parce que les banques ne prêtent pas ».

Lui succède donc Marine Le Pen qui, gaullienne pas chienne et anti-pétainiste à retardement, conspue la fin de la « France libre ». On se passera de nommer et citer les nullités politiques et économistes qui se succèdent au parloir des journalistes plus rigolards qu’effarés de tant d’incongruités de leur principal patron et des ses souris concurrentes.

AUCUN DEBAT NI AUCUNE SOLUTION POUR TOUTES LES FACTIONS BOURGEOISES

Ils disent tous à peu près la même chose. Dans la crise la déliquescence politique s’accélère et révèle un même fond d’idéologie vieillotte nationale. Le clivage de leur confrontation ne recoupe pas même les divers partis en lice, divisés eux-mêmes. Le clan au pouvoir est lui-même un mélange hésitant de libéralisme coupable et de protectionnisme contrit. Il se dégage de ce magma une aile souverainiste (nationaliste primaire) qui va du parti sarkozien à Montebourg, Mélanchon et son petit PCF, et une aile européenne qui part aussi du parti sarkozien aux verts, Cohn Bendit et tutti quanti du lobby pro-fédéraliste allemand. Il n’existe pas plus de solution nationale qu’européenne pourtant à la crise.

Sarkozy rêve à une France réindustrialisée mais il ne sait pas comment cela serait possible, même immatériellement. Le PS crie sur tous les toits que la solution réside dans la multiplication des PME. Les verts veulent bien donner leur accolade à ce parti morpion de l’Etat bourgeois, mais à condition que les PME sauvent le monde en s’appuyant sur le lobby écologique.

La méchante Allemagne fait figure de séductrice et de bouc émissaire. La « peur » évoquée dans son discours de Toulon II par le caporal épinglé, y fait une allusion indirecte tout en encourageant le recours au baiser du tueur. Montebourg, Aubry, Mélanchon, Le Pen fille, surfe sur la même allusion, et vu la connaissance réduite des causes de la seconde boucherie mondiale, le thème est porteur électoralement pour les français sous politisés et niais. De toutes parts, le « c’est la faute aux autres » est le langage commun, inter-national, de tous les dirigeants capitalistes. En France, Sarkozy est accusé de se coucher devant Merkel. La ficelle n’est pas bien grosse, l’exigence de « l’effort », de la « discipline », de « l’austérité » qui ne dit plus son nom, n’est pas le fait de la seule bourgeoisie allemande, mais la chanson de tous les Etats démocratiques bourgeois !

Sait-on le nombre faramineux de pauvres en Allemagne ? Sait-on que l’Allemagne est le troisième pays le plus endetté au monde. Sous le règne de Merkel ce pays s’est autant de fois endetté que du temps des quatre précédents chanceliers.

La dette actuelle de l’Allemagne : 2079 milliards d’euros = 83,2% de son PIB ! Mieux encore, la bourgeoisie d’Outre Rhin triche pire que la Grèce en ne comptant pas les dépenses pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes, auquel cas sa dette sera accrue de plus de 5000 milliards supplémentaires !

Dette de la France : 1591 milliards = 81,7 % de son PIB.

L’Italie est championne du dépassement des 100% : 1843 milliards = 119% de son PIB.

Heureusement le président plus pour longtemps, en rade idéologique à Toulon, a parlé d’une « immense révolution » ! Y aura de quoi faire. Contre lui et ses compatriotes concurrents.

jeudi 24 novembre 2011

POURQUOI LA GAUCHE EST CUITE ?

(article immédiatement censuré, dès ce soir, par la mafia du post Le Monde/20 MN (vendu aux Américains, ces suce-boules péteux du pouvoir totalitaire démocratique n'auront plus une ligne de moi)

La crise systémique continue ses ravages, mais est-ce vraiment des ravages que cet effondrement successif des principales mystifications démocratiques (compte-tenu que le mot démocratie est aussi sacré chez les riches que Allah chez les pauvres) ? Quel terme utiliser ? Révélations sur la pourriture du système ? Non puisque à peu très toutes les classes sont convaincues depuis belle lurette de cette « pourriture », celles qui en profitent et celles qui la subissent. Décrédibilisation convient mieux que indignation. L’indignation est toujours le résultat d’une provocation qui laisse toujours l’avantage au provocateur, et s’éteint vite comme une vulgaire colère.

La grave crise mondiale du capitalisme que ses thuriféraires et marchands d’illusion prétendent contenir est un rouleau compresseur d’idéologie pendant que des ingénieurs des urnes démocratiques,affolés, se demandent comment, non stopper le bulldozer infernal, mais au moins le ralentir. Le bulldozer continue insensiblement à écraser les principaux mensonges et les bateleurs de foire sans envergure. Ils crient, geignent, appellent au secours sous les yeux mi-effarés mi-contents de leurs homologues « au pouvoir » et en partie au volant de la machine. Rien n’y fait.

LE CAPITALISME EN RETROPEDALAGE

Au niveau international, les changements de régime dans les pays arabes n’apportent qu’une continuité de l’oppression étatique avec les bigots en tête, défendus par les gauchistes et anarchistes européens car ce fut un « choix démocratique ». Les guerres de libération des dictateurs avec l’exécutant des USA, par exemple les soldats professionnels de Sarko en Libye, ont mis au pouvoir des tribus arriérées qui vont appliquer la charia et permettre aux USA de contrôler toujours plus la principale zone pétrolière du monde, d’autant que cette matière première indispensable aux engins militaires est en voie de raréfaction pour les décennies à venir. Se moquer des élections des républiques bananières et musulmaniaques est honteux pour les vieux gauchistes élus verts, car c’est une atteinte à l’idée démocratique et au droit des peuples à être exploités par eux-mêmes.

Pour nous restreindre au cas français, la crise a au moins le mérite de provoquer l’effondrement de l’idéologie écologiste. On l’a oublié, mais autant le gauchisme avait été une scorie impuissante et caracoleuse du cadavre du stalinisme, autant l’écologie a été à l’origine une émanation du gauchisme dégonflé dès le milieu des années 1970, c'est-à-dire au même moment que le premier grand soubresaut de la crise mondiale. L’écologisme libéral-libertaire n’avait gardé du gauchisme, dans les valises de ces arrivistes que la farce gauchiste-léniniste de la tribune parlementaire comme témoignage accessible aux « masses abruties » avec pour promesse d’avenir révolutionnaire : la réforme de l’humanité par… les PME du lobby anti-nucléaire, et un max de place dans le lobby parlementaire pour les gagnant-gagnants tous avocats, journalistes ou dentistes.

La crise ne rigole pas. La crise ne rigole jamais avec les affabulateurs politiques. Ils passent à la trappe pour leurs vaines promesses de réforme d’un système malade à crever. A la trappe le parti stalinien bien avant la faillite de la caserne russe ! A la trappe les résidus du gauchisme français avec leur soutien à une candidature voilée d’intention arabo-démocratique ! On a tiré la chasse avec leur slogan résiduel de droit de vote aux immigrés – alors que la majorité des ouvriers se fichent des élections – quand la consultation tunisienne a montré le niveau d’aliénation du voteur atomisé par les secouristes islamistes. Donner le droit de vote aux immigrés pour qu’ils envoient des imams au parlement en France, ce serait encore une victoire démocratique « égalitaire »?

A la trappe le syndicalisme de collaboration d’Etat qui a su si bien faire abolir la retraite à une date décente ! A la trappe le PS dont peu nous chaut le programme (nul au demeurant) puisque ce qui importe est le marchandage des places pour les alliés du lobby anti-nucléocrate. L’affaire du pervers DSK n’aura été au final qu’une pauvre péripétie d’une pornographie politique qui s’est dévoilée sur tous les plans.

L’IDEOLOGIE ECOLOGIQUE POUR UN CAPITALISME RENOUVELABLE :

PEU IMPORTE LE PROGRAMME, C’est la « bonne place » qu’ils désirent tous !

Les verts c’est fini. La misère industrielle et sociale se fiche des économies d’énergie comme ma grand-mère de sa place au ciel. Avant d’exploser en vol, la candidature Eva Joly avait déjà donné tout ce qu’elle pouvait donner : une promesse infantile et invraisemblable axée à 99,8% sur la seule sortie du nucléaire et un futur groupe parlementaire EELV. Le parti khmer vert, pour le retour à la culture à quatre pattes dans les rizières du boboland, rêvait encore des16% aux européennes de 2009 autour du bonimenteur décati Cohn Bendit. Ils s’étaient frottés les mains de joie face à la cata de Fukushima, qui n’eût que peu à voir avec le nucléaire, mais du bâti sur une zone à risque sismique (j’allais dire systémique !). Là-dessus, rebond de la crise économique avec affolement des bourses mondiales, culpabilisation ahurissante de la Grèce quand USA, Japon ou France ont des dettes bien plus faramineuses et toutes aussi louches. Expulsions massives, millions de chômeurs, pannes d’électricité pour cause de manque de production nucléaire, et nos écolobobos voudraient que les ouvriers les plus pauvres subissent en plus des queues au restos du cœur, les queues pour voler du bois ? Leur exemple à ces cuistres ? L’Allemagne, également en crise n’est pas totalement irréaliste sur le nucléaire, en raison de sa volonté de se rendre indépendante de la nucléocratie française, sa bourgeoisie est prête à rouvrir ses mines de charbon, à la manière des chinois, et d’y « créer des emplois » pour les turcs et les allemands de l’Est... Ah la belle hypocrite que voilà qui masque ses propres déficits, qui se débarrasse un peu partout de ses déchets nucléaires chez les autres ou espère, lors des pics de froid, être secourue par les centrales françaises ; qui conserve quelques centrales pour longtemps (cf. le cas suédois. La Suède qui avait voté la sortie du nucléaire, a finalement gardé ses centrales sauf deux réacteurs comme socle de la reconversion énergétique de toutes ses autres énergies. Electrique mais aussi fossiles. La rente nucléaire lui permet en effet de financer un plan gigantesque pour décarboner tout ce qui n’est pas nucléaire). Exemple de solidité et de développement industriel l’Allemagne ? – qui fait produire à vil salaire en Asie et dans les pays de l’Est – et dont les magasins boche discount, genre LIDL, jettent le client méprisé à la caisse étroite où il doit s’abaisser pour finir de remplir son sac, plus vite qu’il n’est entré ? Et qui se prépare à développer l’emploi immigré ou pauvre allemand dans ses mines de charbon ?

Les écolobobos font exploser aussi ce qui restait d’illusion de chances pour ce pauvre Hollande, monté péniblement à la gonflette du loft primaire. Historiquement la petite bourgeoisie politique peut entrainer d’énormes dégâts par ses fluctuations, hésitations et retournement de veste politicards (cf. victoire de Napoléon III, de Hitler, de Mitterrand, etc.) dans l’ordonnancement de la domination étatique. La gauche bourgeoise était sensée gagner presqu’inévitablement avec une droite confrontée à la crise mondiale, et pas plus responsable de la crise que la gauche gouvernementale sous Mitterrand, ou même Giscard en 1981. La nouvelle donne – malgré la comique victoire de droite en Grèce et en Espagne – une crise imparable et sans fin, fiche en l’air la croyance de l’électeur imbécile en « l’alternance » ! Donc autant garder ce qui limite les dégâts tout en continuant non pas d’attaquer la classe ouvrière (proclamation simplistes des staliniens et des maximalistes) mais de diviser la classe ouvrière en l’attaquant ; sur ce plan, Sarko est maître et donneur de leçons.

Inutile d’épiloguer sur le programme de cette grenouille verte qui se voyait déjà plus grosse que le bœuf rose-violet. A côté du stop au nucléaire immédiat et irresponsable, leurs histoires de transition industrielle verte, de recours aux inventions du professeur Tournesol avec des matières premières bio-sourcées, leurs lamentations électorales sur les nouveaux risques environnementaux, leur propagande pour les PME vertes, et les PME de l’isolation pour garantir « notre indépendance énergétique » à la Saint Glinglin – ne sont en résumé que la fable électorale du sauvetage du capitalisme français par les produits verts !

Aux Européennes 2009, les écolos crurent toucher au firmanent comme colonne de typhon d'un nouvel enthousiasme populacier pour une gauche caviar refermée dans sa boite. Pas de bol, ils ont été fait cocus par la crise de la dette. Les voilà redevenus des additifs, des pets de souris, comme le petit parti stalinien mélenchonisé. Des mouches à merde. La pauvre Eva Joly, rigide comme un épicéa de Noël, avait juste été chargée de tenir le chiffon vert pour maximiser le nombre de sièges. Elle n’a pas été prévenue par ses colistiers apparatchiks qu’il fallait vite laisser tomber sa fonction première et plus de mode de Torquemada, et qu’elle devait passer en mode contemplatif. Elle vient de comprendre. Résultat : une image de l'écologie archaïque qui se prenait pour la sauveuse des océans et des terres polluées, sans se soucier des milliards de prolétaires assis sur la merde capitaliste.

L’idéologie écolobobo séduisait encore les dites couches moyennes tant qu’elles n’étaient pas encore massivement touchées par le chômage. Les ouvriers, eux, en avaient marre depuis longtemps des sacrifices exigés par ces gauchistes parvenus pour la beauté du monde, et ils sont rejoints par ces nombreux cadres licenciés et humiliés, qui reviennent sur terre, la bonne terre prolétarienne ou le sauvetage de la vie humaine est plus important que le ramassage des ordures. Les débats ou la polémique sur le nucléaire ou les énergies alternatives ne concernent pas directement les millions de prolétaires. On décide tout pour eux au plan politique, on leur dit pour qui ils doivent voter, on leur dit de ne pas protester si les élus des élections conditionnées et truquées les mettent en colère, et on leur dit surtout de la fermer, c’est l’Etat « démocratique » oligarchique qui décide. On les ridiculise comme on veut, malgré une majorité de non, le traité de Lisbonne a été appliqué, se fichant royalement donc des électeurs qui ne purent même pas s’essuyer avec leur bulletin de vote puisqu’il était déjà tombé dans le trou. Les décisions économiques, militaires, sociales et écologiques dépendent strictement des plans d’Etat. Il y a toujours un ou deux petits rigolos écologiques nommé sous-ministre depuis des années, et ils demeurent que simples sous-fifres pour la galerie (les Lepage et autres K.Morizet) obligés de se plier au lobby nucléaire. Il ne vient même pas à l’esprit de ces pauvres caves arrivistes que seul le prolétariat par-dessus tous les pays peut seul renverser l’Etat oligarchique pou mettre fin d’abord aux injustices sociales, ensuite, et bien après d’autres priorités, s’occuper des reconversions énergétique nécessaires. Après la révolution, il faudra immédiatement mettre en place des milices de prolétaires armés pour protéger les centrales des attentats de ces crétins d’anarchistes écolobobos eux aussi, endoctrinés par cette idéologie d’Etat depuis leurs ratages scolaires.

WHAT IS THE BIG QUESTION ? RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE OU RECESSION ET GUERRES ?

Il faudrait pourtant déjà que les bourgeois envisagent de réduire au minimum l'usage des combustibles fossiles (centrales classiques au charbon, plus polluantes que le nucléaire et qu’Obama avait promis de remplacer par un retour au nucléaire avant Fukushima) avant de s'attaquer au nucléaire. Cela signifie qu'ils ne peuvent pas décider sur les prévisions douteuses du lobby antinucléaire de fermer 10, 12 ou 24 réacteurs en 2025, 2030 ou 2032... Tout cela est du domaine de l’irresponsabilité étatique et de margouins soumis à la loi du fric et nous ne pouvons pour l’heure que rester spectateurs impuissants, et surtout pas nous bercer d’illusions sur la possibilité de débattre ou qu’il soit tenu compte de notre avis.

Les médias ont consigne de diffuser quasi exclusivement l'information du lobby antinucléaire issu d'organismes qui s'autoproclament "indépendants" (pro-US et pro-allemand en fait). Beaucoup d’impostures des écolos bobos sur le réchauffement climatique pour assaisonner leur exigence d’une plus rapide accession aux « bonnes places ». Plus les écolos viennent délirer à l’écran, plus la conservation de la caste de droite au pouvoir est renforcée ; l’attaque du train chargé de déchets nucléaires allemands renvoyés dans leur pays (après retraitement par Areva) est bien typique des gauchistes et anarchistes manipulés, et un bon plan médiatique et électoral pour le gouvernement qui exige que l’on voit bien ces ânes tabassés par les CRS.

Les principales victimes de la crise, le prolétariat et les couches moyennes qui tombent dedans, savent mieux que les élites écolomaniaques que le monde nous enfonce d’abord dans la misère et ensuite dans la pénurie, en particulier pour les deux ou trois décennies à venir, voire moins, concernant le pétrole - (il faudrait trouver l'équivalent de 4 Arabie Saoudite, pour continuer , dixit le PDG de Shell) –des difficultés croissantes avec le nucléaire (de sécurité, d'approvisionnement en uranium, de coût...), difficultés d'approvisionnement en matières premières... et que ce n’est pas DANS CE SYSTEME SORDIDE DE GUERRES, DE FINANCIERS POURRIS ET DE POLITICIENS CORROMPUS que ces problèmes pourront être réglés. Les verts viennent de démontrer une fois de plus qu’ils ne sont pas nos vigies un peu en avance sur la classe prolétarienne ni sur la classe bourgeois qui est incapable de préparer le futur, car au contraire, comme cette dernière caste de profiteurs, ils se fichent de se projeter au delà des prochaines élections, car c’est leur place immédiate dans l’oligarchie qui est en jeu, avec tous les honneurs, toutes les planques et putes pour « élus » qui leur sont dues.

LA FABLE DES PME MIRACULEUSES

L’air de rien, la principale « trahison » du PS en campagne et des Verts, leur soumission à l’idéologie libérale folle de Friedman et sa secte US, est la quasi disparition d’une économie fondée sur le fonctionnement de grandes entreprises et les maudis mammouths nationalisés. Le mot d’ordre commun de droite à gauche, au centre et dans les bars avinés des écolos est universellement : Longue vie aux PME !

Or depuis moult décennies, en France entre autres, lorsque l’on sonde les « jeunes » sur leur plan de carrière, ils ont toujours répondu souhaiter être embauchés en priorité dans de grosses boites, devenir fonctionnaires ou assimilés. Pourquoi ? Parce que tout être humain souhaite un travail stable, pas dépendre d’un petit boss hystérique ou cyclotimique, se sentir défendu par le nombre de compagnons solitaires face à l’arbitraire patronal. Les grands trusts nationalisés ne sont plus de mode, et ils contenaient en effet un certain nombre de privilèges anti-capitalisme libéral autant qu’anticommuniste révolutionnaires (aristocratie syndicale planquée, salariés profiteurs des facilités hiérarchiques et divers passe-droit népotistes ou sexuels, etc.) ; nos libéraux vertueux oublient que les « nationalisations » ont été très bien vue le temps qu’elles ont permis au pays de se reconstruire après guerre…

Cette exaltation, très sarkozienne, de la petite entreprise rappelle l’injonction d’un certain Raymond Barre en 1976, de sauver le monde par le petit commerce et la maison individuelle ! Minable. Henri IV voulait une poule au pot pour chaque français, ce qui était fort prétentieux à une époque où dans de nombreuses régions il fallait se contenter d’accommoder des châtaignes. Il est plus présomptueux encore que politiciens de la gauche caviar et arrivistes verts prétendent juguler la crise du chômage endémique par le recours aux PME, qui sont encore moins contrôlables que les ex trusts nationalisés lorsque le vent de la crise se met à souffler. La gestion des PME est en général répugnante. Les petits et moyens patrons truandent sans arrêt en complicité avec les huiles étatiques, bénéficient d’aides iniques de l’Etat (je pourrais faire un livre sur toutes les faveurs de ces exploiteurs). Une majorité de petits patrons des PME gagnent au moins 6000 à 7000 euros par mois tandis que leurs trois ou quatre employés demeurent toujours autour des 1000 euros… Aucun sondage, aucun organe de presse ne se penche sur l’étrange « modernité » du dit « premier employeur de France ».

Ce sont ces PME, dans l’éolien, la betterave transformée en gazole, etc , qui seraient l’avenir de la France étroite, ou du pays Duchenoque, selon ces piètres politiciens rose violet et vert pisseux. Rétropédalage vers un capitalisme émietté, qui ne peut plus s’industrialiser dans ses pays de naissance.

Au contraire, la société de l’avenir, communiste et pas féodale, capitaliste boutiquière ou soviétique de caserne, aura besoin immédiatement de mettre fin à cette myriade de toutes petites entreprises, (dixit Bordiga) incontrôlables, livrées au bon vouloir de petits caïds, non pour restaurer les bureaucratiques et stupides nationalisations, ni les trusts fordistes, mais pour que la production pour les besoins de l’humanité soit gérée à grande échelle par la population travailleuse, sans concurrence inutile entre même produits à l’échelle du monde ; les olives pourront continuer à être produites dans les pays arabes, les tomates en Grèce, le bon vin en France, etc. Et la production comme la distribution seront assujettis aux besoins de chaque partie du monde débarrassé des diktats de petits dictateurs de la production et de leur grand protecteur l’Etat bourgeois.

CONCLUSION : 2012 aïe !!!

LA DROITE BOURGEOISE NE PEUT PAS SE REJOUIR DE L’AFFAISSEMENT DE LA GAUCHE BOURGEOISE ET DE SES COMPLICES VERTS

CAR LEUR pauvre projet d’alternance POLITIQUE EST SI NUL QU’ILS NE POURRONT MEME PAS ENCADRER les prolétaires NI SAUVER L’Etat face aux REVOLTES LES PLUS VIOLENTES CONTRE LA MISERE

Retour sur la terre capitaliste polluée par le marché financier. Les plans de restructurations se multiplient.

Du journal Paru Vendu (1650 salariés) à BNP Paribas (373 emplois), en passant par PSA et ses sous-traitants (5.000 postes), Pfeizer (225 salariés), ou Madrange (137 CDI), l’actualité des dernières semaines est rythmée par la succession des plans de restructuration. Cette litanie est loin d’être terminée. Des incertitudes planent sur Areva, et Air France doit présenter un plan de redressement au premier trimestre 2012.

L’emploi baisse de façon « préventive », écrivent deux journaliste du Figaro. Pour éviter les suppressions d’emplois, les entreprises jouaient jusque-là sur les variables d’ajustement: l’intérim (moins 20.000 postes au troisième trimestre) et le non-renouvellement des CDD. Maintenant, elles s’attaquent au dur: les CDI. Mais elles évitent d’annoncer des plans sociaux (rebaptisés plans de sauvegarde de l’emploi), toujours désastreux en termes d’image. «A la place, elles privilégient les plans de départs volontaires et les ruptures conventionnelles. Mais ce n’est pas la peine de se raconter des histoires. Quand on supprime des emplois, on supprime des emplois.» Automobile, aérien, nucléaire, pharmacie, banques, médias… Les menaces sur l’emploi touchent des secteurs très variés. Des ouvriers aux cols blancs, 160.000 postes en France seraient menacés, selon une étude du cabinet Altarès. Pour la première fois depuis très longtemps, la phase attentiste habituelle avant une grande élection politique ne va pas être respectée «PSA, la BNP ou la SocGen sont des entreprises en général assez sensibles aux pressions des pouvoirs publics. Si elles se restructurent maintenant, c’est qu’elles estiment que la situation va se dégrader très sensiblement. L’année 2012 s’annonce extrêmement compliquée.»

Ni les Verts ni la gauche n’ont plus le temps de faire croire que le lobby des PME anti-nucléaires pourrait endiguer le chômage. La catastrophe est bien là, et aucune faction de droite grise ni de gauche colorée n’a les moyens de l’endiguer.

mardi 22 novembre 2011

LA BRANLETTE ESPAGNOLE

(article à nouveau censuré par le trust Le Post à 9h ce matin)

Après la Grèce fraudeuse et la Tunisie ré-islamisée « démocratiquement », après l’Italie déberlusconisée, voici l’Espagne masochiste avec une droite triomphaliste au gouvernement de Mariano Rajoy (rabat joie ?). J’en ai rien à foutre des érections espagnoles virtuelles mais je vais en déshabiller les mensonges, mieux que l’image pornographique qui symbolise cette notion égrillarde. La bourgeoise, dans son affolement devant ses béances économiques, ment et ment résolument. Partout règne la censure et le bourrage de crâne. L’affolement des capitalistes ne diminue pas leurs capacités à frauder et à raconter des sornettes. Vous ne connaitrez jamais les véritables chiffres de la « victoire électorale » de la droite espagnole, même en lisant la presse d’outre Pyrénées. En fait, le PP gagne parce qu’il y a beaucoup d’abstentionnistes (ce doit être le premier parti… ), du fait de l’effondrement attendu du PSOE, jusque là si prisé par le roi et la classe privilégiée européenne, et grâce à une loi électorale qui avantage le gagnant par les astuces institutionnelles « démocratiques ». Avec ça, les problèmes sont à venir et il risque d’y avoir du monde dans les rues à l’annonce des mesures d’austérité… en continuité avec celles de la gauche caviar et royaliste.

De plus, ne croyez pas que vous êtes libres de vous exprimer sur le web car tout est confusion et les bons mots des dominants et les sondages truqués règnent en maîtres sur l’avis picrocholin de chaque internaute devant son minable clavier. La liberté de s’exprimer et de décider nous les prolétaires on le la retrouvera que dans la rue et la paralysie de la production de ce qui fait vivre et jouir les dominants.

J’accuse la bourgeoisie d’un mensonge permanent et sans vergogne. J’accuse la démocratie occidentale de maquiller la réalité des faits. Systématiquement. Je suis meurtri de ces milliers de jeunes hommes arabes, massacrés dans la fleur de l’âge en Libye, en Syrie, en Tunisie, en Egypte, au Yémen. J’ai honte de ce prolétariat international impuissant et incapable de se lever contre le génocide de ses frères de classe. Je méprise ces indignés bobos pacifistes avec ces allures de marginaux qui réclament un capitalisme honnête et qui croient que c’est la faute aux banques seulement. Je méprise ces assistés de merde qui votent Le Pen ou Sarkozy, comme ils votaient hier encore pour le parti national stalinien. Les masses qui votent sont des masses de crétins pour choisir entre profiteurs en lice. Tous les « élus » sont des putes institutionnelles qui méritent moins de respect que les putes professionnelles, parole d’ancien député.

L’Espagne est la nouvelle pute parlementaire malade de l’Europe. Elle a un passé. Confondant. C’est le pays où le fascisme a le plus longtemps perduré à l’ombre de la démocratie américaine et européenne en reconstruction. C’est le pays de la dope institutionnalisée où l’huile frelatée en 1981 a entrainé plus de 600 morts et plus de 2000 victimes. Yannick Noah est un mec bien pour avoir dénoncé la « potion magique » des sportifs espagnols. Lui il n’a jamais triché, il a reconnu avoir gagné ses compétitions au début de sa carrière en étant toujours « bourré ». La réussite sportive, pour « parvenir » et s’enrichir a toujours été une dope internationale, de Moscou la gâteuse à Madrid la gonflette pour faire croire que des surhommes pouvaient s’échapper de la misère d’en bas des prolétaires et exhiber haut l’oriflamme chauvin. Des jeux et du cirque, depuis l’antiquité on a toujours fourvoyé les espérances de l’espèce humaine dans la gloire et l’admiration des « musclés » et des saltimbanques des rois, princes et présidents de l’ignominieuse domination des oligarchies dominantes qui se croient éternelles.

L’Espagne est présentée à son tour comme un cas particulier. Elle n’est que le cas ordinaire de toute démocratie capitaliste en décadence accélérée, comme de toute dictature du tiers-monde immergée ou de la Chine de papier copier-coller capitaliste. Les gouvernements espagnols se suivent et se ressembleront. La droite avait perdu le pouvoir bêtement il y a sept ans parce qu’elle avait été incapable d’empêcher l’atroce attentat de Madrid. La gauche perd le pouvoir aujourd’hui en Espagne parce qu’elle est apparue incapable de juguler la crise mortelle du capitalisme, malgré les sous de l’entité européenne. En France en 1981, la fraction bourgeoise de droite avait perdu le manche de l’Etat au profit d’une gauche surprise d’être gagnante, alors que la cause réelle du désarroi des vagues et confus « électeurs » - ces bêtes à sondages - était déjà la crise capitaliste.

On va jaser un moment sur le « cas » électoral de l’Espagne comme on a « jasé » sur la victoire d’Ennahda en Tunisie. L’islamisme est comme l’huile toxique espagnole de 1981, une excuse à l’impéritie du capitalisme. Les victimes resteront victimes tant qu’elles ne se soulèveront pas violemment et avec le but indécent de renverser la loi capitaliste.

Etrange année 1981, victoire inattendue des bonimenteurs de la gauche caviar en France et empoisonnement industriel en Espagne. Début juin 1981, le Dr Juan Tabuenca Oliver, directeur de l'hôpital pour enfants Niño Jesus, annonce qu'il a identifié la cause de l'épidémie : les 210 enfants traités dans son service ont tous consommé de l’huile de colza. Dans la soirée du 10 juin, la télévision espagnole informe le public que l'épidémie est due à une « huile frelatée », plutôt à usage industriel qu'alimentaire. Cette huile peu coûteuse aurait été importée de France par la SA RAP (Refinería de Aceite de Pescado) de San Sebastián, pour le compte du groupe milanais RAELCA, et raffinée par ITH à Séville. Elle était vendue sur les marchés hebdomadaires comme « huile d'olive », et c'est ainsi qu'elle se retrouvait consommée en salade ou dans les cuisines. Selon l'hypothèse généralement reçue depuis, l'empoisonnement était dû aux composés toxiques introduits dans le processus d'affinage pour extraire l'aniline et dénaturer les huiles en vue de leur utilisation par l'industrie. Vingt ans après le début de l'épidémie, 60 % des victimes du syndrome de l'huile toxique n'ont toujours pas été indemnisées", constatait le quotidien espagnol El País. En 1997, la Cour suprême avait condamné l'Etat espagnol à payer 500 milliards de pesetas (3 milliards d'euros) aux personnes atteintes. A ce jour, seules 7 000 des 18 236 victimes ayant droit à être indemnisées ont touché de l'argent. Que pourrait-on dire des conséquences catastrophiques de « l’épidémie démocratique » aujourd’hui avec les mises à la rue de milliers de chômeurs et d’expulsés de leur logement en Espagne ?

Le capitalisme se moque de vous avec sa comédie électorale truquée comme il vous fait crever par sa loi du profit industriel dans ce qu’il jette dans votre assiette.

D’ouest en Orient, la pollution capitaliste avait déjà COMMIS des ravages :

Avant les espagnols de toute condition (et oui même les classes aisées peuvent être victimes de leur système !), les marocains avaient été aussi victimes de l’huile frelatée, comme en témoignait Mohamed El Hamraoui en 2008 dans la Gazette du Maroc : « L'affaire des huiles empoisonnées remonte à 1959. Dans une petite fabrique artisanale de Meknès, un groupe de commerçants crapuleux pour ne pas dire criminels, avaient mélangé de l'huile de table à de l'huile pour moteur d'avion, récupérée dans les bases américaines qui venaient d'être libérées : Sidi Kacem, Nouacer et Sidi Yahya, en accord avec le gouvernement Marocain. Ces barils avaient été acheminés et stockés dans un local qui se trouvait à Bab Serrak en face du mausolée de Moulay Smail à Meknès ». On pense au sida inoculé par des infirmières hongroises selon le sinistre cocaïnoman Kadhafi « L'imaginaire populaire avait donné un nom à cette drôle de maladie qui n'épargnait personne???: «Bourekabe». C'était le nom que les Marocains avaient donné à cette maladie qui paralysait tout le corps, qui commençait par les pieds et les articulations. Selon le témoignage des victimes, les personnes empoisonnées étaient considérées comme victimes de la poliomyélite ». «Même si les Américains ne sont pas responsables du mélange de l'huile empoisonnée, ils sont responsables de la vente de grandes quantités d'huiles de moteurs d'avions au négociant de Meknès qui a perpétré le crime ». Le crime du profit concerne encore toute la société des pays dits développés. En résumé : Ceux qui ne mangent pas bio (et encore) et qui vivent en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, à Malte, en Grèce et en Espagne, ont probablement consommé, et consomment peut-être encore, de l'huile de moteur ukrainienne ! Ce, en toute connaissance de cause des industriels... des autorités de ces pays... et de l'Union Européenne.
Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d'huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n'ont pas du tous disparu des rayons français. Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l'huile, etc… préparées avec de l'huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n'a pas été informé…Officiellement, le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l'huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d'huile achetée en Ukraine est farcie à l'"huile de moteur", huile minérale dérivée d'hydrocarbure. Et pas qu'un peu : d'après nos informations, sur 2800 tonnes d'huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d'aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d'un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c'est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d'huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d'après les confidences d'un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d'huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d'Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars.

Le scandale alimentaire n’a pas servi de leçon aux électeurs espagnols pour comprendre qu’il est urgent de renverser le capitalisme. On ne peut leur jeter la pierre parce qu’ils sont engoncés comme les électeurs tunisiens dans le « cadre national », de prétendues solutions nationales à la crise mondiale. Et puis les électeurs, C’EST RIEN qu’une somme d’individus paumés et manipulés. Seule une classe sociale, même désindustrialisée, éparpillée, et paupérisée peut se lever contre l’ignominie capitaliste. La classe ouvrière, même cloisonnée, même sectorisée en nations « endettées », même confondue en « couches moyennes » et « couches assistées » peut se lever en tant que telle et affirmer sa volonté de renverser le capitalisme de la minorité des exploiteurs terroristes et armés. Les meurtres des assassins Assad et de l’armée égyptienne, couverts par la « démocratie américaine » sont du même ordre que ceux, psychologiques et opaques des fauteurs de chômage en Europe, aux Etats Unis ou en Chine ; et partout ailleurs.

La faim en Afrique a les mêmes causes que la pollution alimentaire en Europe. Les guerres de « libération démocratique » en Afghanistan, en Irak, en Libye et, demain, en Iran, n’ont pour but que d’affirmer l’hégémonie impérialiste des grandes puissances terroristes et de maintenir les populations dans l’arriération d’esclaves.

La crise systémique pose les conditions pour que le prolétariat relève la tête comme en 1917, par delà les comiques gesticulations parlementaires, et l’impuissance de tous les politiciens pervers. Il ne s’agit pas pour les prolétaires de s’indigner, ni de se disperser dans des émeutes contre productives mais de s’organiser dans les quartiers et les régions sur la base du vieux et bon programme de classe flambant neuf : tout le pouvoir aux assemblées de travailleurs et de chômeurs, contre les syndicats d’Etat et pour paralyser les forces mercenaires de l’Etat bourgeois. Pour sauver enfin l’humanité de l’empoisonnement capitaliste et honorer nos morts d’un combat jusqu’ici inégal et cynique.

Guerre à la misère généralisée et levée en masse internationaliste ! Voilà ce que je peux dire de mieux pour la révolution internationale qui vient.

Sources :

Et pour les esthètes il faut rappeler ceci, si éclairant sur le « moteur » du capitalisme (je ne dirai rien sur les boites de conserve de viande chinoise… raviolis et « plats cuisinés »):

Communiqué de Presse de 2008, année marquante de la crise catastrophique du capital financier et ses pratiques commerciales sordides qui aboutissent à l’empoisonnement généralisé de la population mondiale:

ROME, 04 juil 2008 (AFP) - Onze mille tonnes de fromage avarié ou périmé dont se débarrassaient des sociétés laitières italiennes mais aussi européennes, ont été "recyclées" pour ensuite être intégrées à des nouveaux produits fromagers, selon une enquête publiée par La Repubblica vendredi. Au lieu de détruire leurs produits périmés ou avariés, une quarantaine de grandes entreprises - italiennes mais aussi britanniques, allemandes et autrichiennes - s'en débarrassaient auprès de quatre sociétés, trois basées en Italie et une en Allemagne, gérées par un homme d'affaires sicilien. Les fromages pourris - certains contenant des vers, des crottes de souris ou même des résidus du plastique les ayant emballés et l'encre des étiquettes - étaient "recyclés" en étant mélangés à des produits fromagers "frais", une base ensuite utilisée dans la fabrication de mozzarellas, gorgonzola et d'autres fromages fondus vendus dans toute l'Europe. Certaines des entreprises qui cédaient leurs produits non consommables rachetaient également la pâte recyclée, La Repubblica indiquant que le rapport des enquêteurs cite notamment la marque Galbani, principal exportateur italien de fromage dans le monde: "ils étaient les principaux fournisseurs. Et aussi des clients". Un total de 11.000 tonnes de fromages ont ainsi été "retravaillées" au cours de ces deux dernières années et les quatre entreprises de recyclage auraient réalisé un chiffre d'affaires de quelque 10 millions d'euros.La vente des nouveaux produits confectionnés à partir des anciens auraient au total rapporté des centaines de millions d'euros, selon La Repubblica. L'enquête des policiers spécialisés a duré deux années et trois personnes ont été arrêtées, tandis qu'une dizaine de personnes sont au total visées par les enquêtes."L'altération et la contrefaçon de substances alimentaires laitières et fromagères les ont rendues dangereuses pour la santé publique", écrit Francesco Messina, le juge en charge de l'affaire.

Vive la société de consumation ! Et qui croira que cela a changé fin 2011 ?

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