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vendredi 21 octobre 2016

L'hystérie anti-flic et ses avatars gauchistes


l'image qui a fait jouir toute la racaille des bobos parisiens et leurs confrères de la banlieue islamisée.
Lorsque la gauche bourgeoise est au pouvoir le cervelet du militant gauchiste se rétrécit à la grosseur d'une tête d'épingle. Les valeurs et voleurs de gauche au pouvoir se disputent à n'en plus finir dans la confusion mentale. Le pouvoir reste celui de l'argent et des patrons. Le flic devient le principal défenseur de l'ordre social avant sa hiérarchie gauche caviar et les syndicats professionnels de la traîtrise et du mensonge.La droite en opposition n'est plus qu'à la traîne d'une extrême droite fâchiste, raciste et anti-démocratique. Trotskiste un jour, trotskiste toujours! Etudiant ou ministre, le gauchiste parvenu demeure un bipolaire orwellien, accroc à l'interprétation binaire d'un monde anti-fâchiste. Face aux syndicats bourgeois qui freinent, isolent ou détruisent les grèves et leur extension, nos têtes d'épingle ruent bien dans les brancards, mais sans outrepasser la remontrance verbale contre les ex-camarades devenus ministres, quoique restés intrinsèquement et pathologiquement anti-fâchistes; un Cambadélis, porte parole du parti d'Etat, même pas ministre, posant intrinsèquement la pensée trotskienne rayonnante depuis l'estrade étatique, en décrétant que les flics sont tous des fachos avérés ou potentiels. Le fascisme supposé des protestataires (quoique débarrassés de leur uniforme et obligés de manifester de nuit... comme Nuit debout) voici LE MAL, pas le gouvernement capitaliste qui laisse le chaos financier et la voyoucratie islamingante (presque flamingante comme aurait dit Brel) prospérer! L'injure la plus radicale que les gauchistes de base adressent à leurs ex-chefaillons transfuges parvenus reste : « la gauche fait comme la droite ».

Le gouvernement Hollande-Valls aura eu le mérite de faire passer une des plus violentes attaques contre la classe ouvrière depuis la guerre (la grande) avec sa loi travail ; il aura su venir à bout d'une colère réelle, profonde et qui n'est pourtant pas éteinte chez la plupart des exploités conscients. Un aspect étonnant de cette attaque étatique, au long cours et au grand détriment de la classe ouvrière, aura été que les appareils syndicaux n'auront jamais été vraiment mis en cause, alors qu'il en eût été (peut-être) autrement sous une législature de droite bourgeoise. Ce paradoxe des alternances bourgeoises ne doit pas étonner, car le « peuple de gauche » est sans mémoire (le sabotage des luttes ouvrières est facilement oublié comme l'égorgement dans leur domicile privé d'un couple d'employés de la police), et se nourrit des billevesées et des chants syndicaux chaque fois que les lourds appareils bureaucratiques organisent des promenades où les flics robocops font gicler le sang des manifestants.
Le manifestant tête d'épingle n'en veut pas à la tête qui commande aux cognes mais à la main gantée du cogneur fonctionnaire et demande l'interdiction de ces flash-balls qui éborgnent. La plupart de la dizaine de manifestations enterrements n'ont été animées que par la haine du flic, pas du gouvernement. Même les merdeux lycéens, appâtés par la saveur des grenades lacrymogènes et la désignation du CRS comme ennemi suprême, accoururent avec les habituels barricadiers du spectacle d'insurrection d'opérette - d'ailleurs plus souvent vieux cons has been avec catogan chauve et barbichette chenue ou semi-clochard que jeunes déterminés - pour « se faire un flic ».

Comme l'essentiel de la confrontation programmée en feuilletons est resté dans l'ombre des cabinets ministériels et les fumées des pétards syndicaux, le sentiment d'échec est resté fixé sur les flics et les bagarres avec eux, où l'image de l'immolation d'un CRS place de la république - heureusement ratée car il était protégé par son uniforme ignifugé de robocop – servit d'exutoire à la « haine de classe »
des bobos parisiens. Est-ce cette parodie d'immolation au cocktail Molotov qui a inspiré nos paumés des banlieues qui, depuis quelques semaines, multiplient les jets de ces cocktails contre les voitures de police ? Possible, la révolte sans imagination et no future des laissés pour compte peut aussi s'emparer des formes les plus débiles de la guerre syndicale de rue, et avec le même fantasme (pour parodier les sociologues) : « brûler un flic pour devenir adulte ».

Or le gauchisme décomposé, à la suite du gauchisme incandescent des sixties qui applaudissait à tout ce qui bougeait, se félicite désormais des tentatives de meurtre de policiers qu'impliquent ces jets de cocktails Molotov, qui peuvent tuer ou handicaper à vie. Et il s'en félicite d'autant plus qu'il met en parallèle les brutalités policières, indéniables, lors des manifestations contre la loi travail. Si tout le chaos social était si simple, pourquoi pas en effet se gêner de renvoyer les policiers à leur sinistre job d'exécutants des sales besognes pour les riches et les bourgeois ! Crève salope de l'Etat exploiteur !Mais quel infantilisme et quelle disproportion hystérique! Les flics ont-il égorgé des couples de manifestants? Les ont-il arrosé au lance-flamme d'un cocktail Molotov?

Outre que chez les plus tarés on a affaire à une apologie du meurtre, cette tentative de comparaison est hors sujet face à une chaotisation sociale où n'importe qui peut être victime de cette violence débile et au sens propre islamo-fasciste. L a voyoucratie et les bandes de dealers ne sont pas des manifestants ni des colistiers de la classe ouvrière, mais un lumpen qui méprise au moins autant la classe ouvrière que les bourgeois eux-mêmes. La théorie gauchiste déglinguée englobe quiconque lance un cocktail Molotov comme un ennemi de l'Etat, et donc soutient en fait, plus souvent en catimini, les actions terroristes (cf. leur héros Rouillan) pourvu que des hommes en uniforme en soient la cible car l'habit ferait le moine. C'est la vieille théorie de la guérilla stalinienne toujours pas digérée par les variétés de trotskysmes et d'ultra-gauche ; dans leurs rêves, et nos cauchemars, une fois au pouvoir ces « révolutionnaires » viscéralement anti-flics exerceront la « terreur rouge » et extermineront tous les anciens uniformes. Vive la révolution qui fera table rase de tous ces salauds de flics. Quand d'autres en prendront la place. Pire certainement.

Le plus extraordinaire face à la « grogne » de flics qui manifestent en civil, à la nuit tombée, avec véhicules de fonction, le brassard professionnel et hors syndicat, c'est que, comme un seul homme, gouvernement, médias et gauchistes leur tombèrent dessus : ILS SONT manipulés par le FN !
Voilà ce que l'on entend depuis trois jours sur TF1, BFM, Arté, l'OBS, France infaux, les blogs et sites de déblatération des gauchistes. Le gouvernement veut botter en touche une situation "compliquée", comme disent souvent les commentateurs sportifs. Pour un peu ils vont finir par essayer de nous faire avaler qu'on est à la veille d'un nouveau février 1934 !

TROTSKIEN UN JOUR, TROTSKIEN TOUJOURS ! BON A RIEN SANS FIN

Deux anciens militants trotskystes, devenus apparatchiks d'Etat, Cambadélis et Dray (ex-inculpés tous deux pour malversations financières, et un Juju Mitterrandolâtre revanchard de ne jamais avoir obtenu le poste de premier flic de France malgré tant d'apéritifs avec les hauts flics) ont donné le la. Cambadélis a expliqué que le mouvement était manipulé par le FN, faisant éclater de rire à juste titre le finaud bras droit de Marine. Dray a assuré, comme tout gauchiste de base que les flics votent de toute façon FN, donc c'est des méchants à fusiller quoiqu'il arrive. Il est plus troublant que ces petits personnages secondaires de la mafia PS conchient les flics, qui assurent leur protection dans leurs régaliennes fonctions, que le rejet primaire du trotskien ou anar lambda ; ils dévoilent le mépris des élites gouvernementales pour leurs simples exécutants ! Un sondage nous est servi aux 20 heures, assurant, selon le chef du service politique de BFM, que 57 % des flics vont voter FN ; on a compris les flics ne sont qu'un repaire de fachos racistes et ils doivent la fermer et rentrer dans le rang. Et continuer à prendre dans la gueule les cocktails Molotov de la racaille introuvable et toujours en fuite, mais victime justement impunie de la société injuste.

La technique du pouvoir dominant, et de ses brebis gauchistes sur le web, est simple et le mensonge royal : l'amalgame. Comme au beau temps du stalinisme, tout mouvement de protestation sociale est forcément louche, œuvre de « houligans », d'hitléro-trotskystes voire de complices des Poutine-Trump. En l'occurrence simple complot facho !

Or, la protestation des flics est très légitime fa ce à ce gouvernement d'incapables discoureurs de la fatalité. Les flics ont historiquement mauvaise réputation dans le mouvement ouvrier, ils arrivent toujours en retard quand un forfait est commis par la pègre aguerrie, ils sont chargés de violenter les grévistes et de jeter au trou les pauvres rétifs. Mais les voici ravalés soudain d'une certaine manière au rang de prolétaires infantilisés et méprisés, comme ces couches moyennes ravagées par la crise capitaliste! Après avoir été portés aux nues comme héros dans la parade anti-terroriste, alors qu'ils sont ciblés par les bébés daesch de banlieue, prêts à les écraser, les cramer, les zigouiller au nom de la loi du quartier ou de la bienheureuse expansion islamique et folklorique des frères et sœurs à la mode (traduisez : laissez-nous dealer tranquille et terroriser les mécréants non consommateurs) : il faut que les pandores écrasent et sachent que s'ils sont contraints d'utiliser leur flingue c'est eux qu'on foutra derrière les barreaux. Qu'ils ne comptent pas plus sur les politiques que sur les juges ou syndicalistes pour les défendre. Sarkozy a supprimé une dizaine de milliers d'emplois dans leur fonction et Taubira a institué la relaxe généralisée pour les petits délinquants, que le flic frappé retrouve aussitôt en train de le narguer dans la rue... Bien fait, vite libéré.

Pour une fois que les flics vont plus loin que les ouvriers qui se sont laissés parquer par leurs bergers syndicaux, agissant indépendamment de leur bureaucratie corporative et pas pour des objectifs étroits ; nos lâches marioles gauchistes auraient pu user de la comparaison. Il est évident que, contrairement au bla-bla du sinistre de tutelle ou leurs syndicats minables, ou le zozo Sarko ou cette pauvre Le Pen, ils ne réclament pas spécialement toujours plus d'effectifs, des filtres à glace incassables, ni plus de répression : ils réclament que la société prenne sa responsabilité, que la haute hiérarchie de la magistrature bourgeoise cesse de se ficher du monde, enfermée dans son autisme et son confort hors des lieux de cassage de gueule.

Cette requête des flics de base, les plus exposés, et pas spécialement ceux chargés de réprimer les grèves ni des arrestations arbitraires - mais exécutants exposés aux pires lâches terroristes ou émeutiers et aux ordres de hiérarques hautains loin du front socialo-islamique, petits bureaucrates réduits au nombre de mille commissaires en bunker protégé -  qui devrait leur valoir bien sûr le soutien de la classe ouvrière, reste hélas utopique. Le système est foutu. La violence des paumés n'est qu'une des conséquences, avec les guerres impérialistes opaques, de la crise du cynique capital financier, des conditions drastiques et inhumaines que posent la plupart des patrons désormais à l'embauche, et de la malhonnêteté des organismes sociaux de l'Etat qui fait lanterner et humilie tant de jeunes pas encore prolétarisés dans des stages à la con, qui n'offre rien aux sans-diplômes même s'il sont intelligents, qui pousse une grande partie à se consoler dans un communautarisme stérile, et à fuir vers les paradis artificiels, pépère Allah et le shit.

L'élite gouvernementale intime aux policiers de ne pas répliquer par peur des émeutes, soit, mais lorsque les provocations se généralisent, que des pompiers, des toubibs, des infirmiers, des conducteurs de bus, des enseignants sont agressés, violentés, se voient exiger de se soumettre à un ordre infra-social, à Allah, comme au Mexique les cartels de la drogue imposent leur loi, il faudrait courber l'échine et se contenter d'aquoibonisme. Ce n'est pas un simple problème pour les policiers donc ! Nous sommes tous concernés par ce délitement social qui ne peut trouver sa solution dans les discours vaseux et victimaires des divers psys ou spécialistes de mes couilles. La pudeur et l'aveuglement de la gauche bourgeoise et de ses gauchistes pour soi-disant préserver les immigrés en général et la religion d'asservissement des pauvres, face aux exactions des progénitures des derniers arrivés dans l'identité française, sont certainement une stratégie électoraliste à courte vue, un bon moyen pour diviser et ridiculiser la classe ouvrière, mais elles jettent de l'huile sur le feu, un feu qui n'est pas l'éternelle menace de captation par l'extrême droite mais : autodestruction, suicides, désespoir de policiers, de postiers, d'acteurs de la vie sociale, etc.
En d'autres temps, où les principaux chefs gauchistes n'étaient pas au pouvoir, ils promettaient une « autodéfense ouvrière » contre la police gaulliste, mais aujourd'hui que la police de base est aussi agressée et humiliée que tant d'autres métiers, le gauchisme résiduel est du côté des racailles et des terroristes !

Face au chaos capitaliste, ce n'est pas plus de répression, plus de prison, des magistrats justes, des policiers avec le droit de tirer dans le tas, une droite revenant au pouvoir avec le même autisme et la même morgue que les élites de la gauche au pouvoir, qu'il faudrait, mais c'est l'Etat capitaliste qu'il faudrait renverser et qu'une majorité de policiers honnêtes marchent avec le prolétariat pour en finir avec l'exploitation et la violence contre les personnes. Cela aussi est utopique. Pour le moment. Mais cela ne doit pas empêcher le prolétaire fonctionnaire policier d'y réfléchir, ni de savoir qu'il lui faudra un jour choisir un camp. Sous le capitalisme décadent et brutal aucun fonctionnaire policier n'est protégé ni par un uniforme de robot, aussi fragile que la cotte de mailles des mercenaires du Moyen Age, ni par des lois iniques et au service de la minorité élitaire, l'arrogance bourgeoise dominante.

Post scriptum: deux notifications:

La radicalité ridicule des émeutiers vengeurs des bavures policières:


"Une manifestation interdite d'un collectif pour "le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits" s'est soldée par de nombreuses dégradations ce samedi après-midi à Saint Etienne. Des abribus ont été brisés et des distributeurs de banque ainsi que des horodateurs ont été mis hors-service. Une vitrine d'une agence bancaire a été cassée et le local de la fédération départementale du PS saccagé, a indiqué le parquet. Devant la Bourse du travail, plusieurs prises de parole ont d'abord eu lieu pour "dénoncer les répressions policières sous toutes leurs formes et la guerre coloniale menée par la France au Moyen-Orient". Encadrés à distance par plusieurs centaines de policiers et de gendarmes mobiles, environ 200 manifestants -en majorité de la mouvance d'extrême gauche- ont ensuite battu bruyamment le pavé du centre-ville pendant plusieurs heures derrière une banderole visant le fabricant local de flash-balls et d'armes de chasse sur laquelle était écrit: "Verney-Carron dernière sommation !".
Après avoir contourné l'hyper-centre de la ville, où les forces de l'ordre étaient stationnées en nombre, des participants ont alors symboliquement mis le feu devant l'ancienne manufacture d'armes -aujourd'hui la Cité du design- à une reproduction géante en carton d'un flash-ball sur lequel était écrit: "Une balle pour rétablir la paix sociale".  D'autres manifestants, cagoulés cette fois, ont profité de l'absence des forces de l'ordre aux abords du défilé pour tagger murs et vitrines faisant référence notamment au militant écologiste Rémi Fraisse, décédé il y a deux ans sur le site du barrage de Sivens. Pour les participants à ce collectif venus des différentes régions, parmi lesquels figurent la soeur jumelle d'Adama Traoré, un jeune homme mort le 19 juillet dans le Val d'Oise après une interpellation musclée, la journée de dimanche doit notamment être consacrée à des ateliers d'auto-défense et à des conférences animées par des universitaires. Aucune information sur d'éventuelles interpellations n'a été communiquée". 
La publicité donnée par les médias à ces "vengeurs anarchistes" au slogan réformiste de "désarmer la police" (!?) et garder la paix sociale!, sert aussi à ridiculiser la protestation (certes aussi réformiste et impuissante) des flics qui en ont marre d'être pris pour cibles vivantes quand les magistrats sont au chaud dans leur bureau (Hollande et Juppé n'aiment pas non plus les magistrats, sic!).

Pendant la guerre d'Espagne les flics majoritairement aux côtés des républicains:

"Les troupes des Corps de sécurité et d'assaut restèrent dans leur ensemble fidèles au gouvernement de la république - environ 70 % d'entre eux. C'est dans les villes de Saragosse, Oviedo et Valladolid qu'on compta le plus de défection à la république. De tous les corps policiers, les gardes d'assaut jouissaient cependant d'une relative meilleure image auprès des populations civiles. Aussi un grand nombre des militaires restés fidèles au camp républicain en rejoignirent les rangs, afin d'éviter la suspicion qui entourait les militaires, au point que Francisco Largo Caballero, chef du gouvernement, dut se résoudre à les en empêcher.
Les Corps furent peu à peu transformés, afin de coller aux nouvelles missions qui leur étaient assignées. La Garde civile avait déjà été transformée en « Garde nationale républicaine » (Guardia Nacional Republicana ). Le 27 décembre 1936, par décret, les Corps de sécurité et d'assaut y furent intégrés dans le nouveau « Corps de sécurité intérieure » (Cuerpo de Seguridad Interior).
Finalement, après la guerre, les gardes d'assaut furent supprimés et, par la loi du 15 mars 1940, intégrés aux « gris » (los grises), c'est-à-dire le « Corps de police armée et de circulation » (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico)".




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