PAGES PROLETARIENNES

dimanche 11 novembre 2012

LE FAUX HEMPEL : REVELATIONS SUR CAMOIN ET SA GROUPIE

ET  AUSSI SUR SON CACA NERVEUX 

"La vengeance est une justice sauvage"
Francis Bacon (Essais de politique et de morale, 1597)

Ainsi donc le vrai Camoin, le « savant de Cachan », s’est permis de faire circuler une brochure diffamatoire et insultante à mon sujet  sur ma trajectoire politique et littéraire.  L’ouvrage a été mitonné dans la cheminée de la haine il y a fort longtemps, car le premier projet s’intitulait en 1999 : « Le suicide politique de JLR ». Texte ranci donc, péniblement et soigneusement compilé au cours des années, plein de bruit et de fureur, névrotique et malsain. J’aurais pu le ranger aux archives de la maladie mentale en politique ou me féliciter bruyamment de la publicité qu’il m’octroie. Le « savant » dérangé dans sa pose nombrilique s’est senti dans l’obligeance de m’en faire parvenir la première copie en primeur éditoriale. N’étant rien d’autre qu’un prolétaire sans qualité, sans distinction et sans médaille, je n’ai aucune réputation à défendre dans un milieu ultra-gauche disparu, ou face à des cercles picrocholins de militants maximalistes retraités, et encore moins chez ses quatre ou cinq lecteurs psychopathes plus proches des théories staliniennes d’Action directe que du legs théorique de l’historique « gauche italienne », bien trop « pacifiste » à ses yeux et « centriste ».Je ne me servirai pas de ce texte pour lui répondre dans sa tour d’ivoire mentale mais simplement pour déniaiser ce triste règlement de compte auprès de ceux qui n’auraient pas la force ni l’esprit critique suffisant pour en deviner les chausse-trappes. Je ne ferai pas non plus preuve d’indulgence pour l’irresponsabilité et l’appel au meurtre (politique) de deux malheureux déclassés qui souffrent de leur propre solitude dans un monde, certes inhumain, mais où ils ont bien de la chance de pouvoir éructer leurs conneries sans risquer la garde à vue pour propos terroristes en public. Ils gémissent plus qu’ils ne raisonnent. Ils font pitié plus qu’ils n’entrainent l’adhésion. Enfin surtout,  je réponds à l’encan d’internet parce que je ne tolèrerai jamais l’ignorance goujate et la déformation perverse des faits historiques au motif d’une théorie, communiste branquignole. Pourquoi tant de haine m’objecterez-vous ? Pourquoi ce galimatias qui peut laisser pantois tant il repose sur des thèses absurdes, un traficotage de l’histoire même pas digne de l’école primaire, éloigné de toute référence scientifique et de tout bon sens ?

Indépendamment du passé commun, de l’histoire des uns et des autres, pour une simple critique du dernier ouvrage du savant de Cachan, lamentable compilation irrationnelle qui prétend expliquer la révolution française sous ses seuls aspects sanguinaires et militaires (cf. La guerre sainte du général Camoin). Je me serais donc livré à un crime de lèse-majesté pour la groupie du savant qui n’a pas de termes assez suaves et flatteurs en introduction pour féliciter l’historien improvisé, et piètre savant. Je suis en outre  supposé être un persécuteur innommable du maître d’école léninienne de Saint Pardoux (le Graal de la maturité comparé à la plaine de Maisons-Alfort), qui, faux malin autant qu’il est faux savant, tente de se faire passer pour victime. Il est le cadet de mes soucis, comme tous les PN de son acabit, et dieu sait s’il y en a dans les instances militantes et artistiques, il ne m’importe que de dénoncer ses trucages politiques et historiques.
Donc pour cette simple critique détaillée et argumentée jugée offensante du dernier pensum du savant (dans tous les domaines de l’ordre de l’empiriocriticisme), nos deux comparses s’engagent périlleusement et maladroitement main dans la main en un style d’attaque personnelle à la mitrailleuse lourde de la même poudre que les chasseurs +de sorcières capitalistes du Papy des peuples. En 1948, le représentant de Jdanov en Pologne s’écrie : « Si les chacals pouvaient taper à la machine, si les hyènes savaient manier le stylo, ce qu’ils composeraient ressemblerait sans doute aux livres des Miller, des Elliot, des Malraux et autres Sartre »[1]. C’est à peu près le genre d’autodafé animalier que souhaite la talibane Michèle pour les « écrivassiers modernes » qu’il faudra brûler au jour du grand Soir comme l’ahuri Debord eût raison de saloper les toiles des couloirs de la Sorbonne (ce monde est à détruire intégralement, n’est-ce pas ?). L’archétype du stalinien et du procureur ultra-gauche était Jean Kanapa leur père putatif qui, dans « Le traître et le prolétaire », qualifiait les intellectuels qui avaient quitté le parti souillon de la classe ouvrière de : « … traîtres au prolétariat, ennemis de la paix et hommes déchus, dépravés, tarés. Et cela seul compte ». (ibid). Ou encore, mais en plus ironique : « Etre communiste, le devenir, c’est être en guerre. C’est même entrer en guerre avec soi-même, avec une partie de soi-même » (Claude Roy). Les termes de crachats et de vomissements à l’égard des stigmatisés fleurissent régulièrement sous la plume de Kanapa : « le prolétariat vomit », « le prolétariat condamne, excècre », etc. Je dois l’avouer le meilleur bréviaire contre la connerie du communisme de secte et l’appartenance aux chapelles gauchistes et anarchistes, version stalinienne ou bordiguiste dégénérée, reste « Autocritique de Morin » ; et peu importe les zigzags avinés et sociologiques ultérieurs de cet auteur. Prenons cette page où il décrit par exemple la croissance et le développement mental de n’importe quel anarchiste à la Camoin de la puberté à l’âge pileux, de la plaine de Maisons-Alfort à la colline inspirée de Saint-Pardoux: « La montée du stalinisme, son accomplissement et son triomphe ont entraîné la destruction progressive du rationnel au profit du mystique d’abord, de la religiosité ensuite, parce que la contradiction qui s’opéra entre les contenus du socialisme et la réalité sociologique de l’Etat soviétique appelait le camouflage de nos rapports sociaux en une nouvelle Sainte Famille amputée de la mère et du fils, réduite au Génial Père ».

Nuance cependant entre stalinisme et camoinisme, le parti des Thorez et Kanapa existait et expulsait des gens en nombre sans pouvoir les envoyer aux goulags. Le parti du couple de nos malheureux déclassés n’existe pas et  n’a donc personne à expulser, ni ne régente un quelconque groupe « formel », ni ne peut arguer sérieusement d’une théorie « communiste » laquelle, délayée ou radotée par un recopiage sans talent de Bordiga, ressemble, au niveau des prémisses insurrectionnels, comme deux gouttes d’eau au stalinisme à l’envers, bêtise crasse en sus. Quant à l’accusation de désertion, ils sont très mal placés vu leur trajectoire personnelle. Ils ont tant de fois renié ou déserté des sectes que leur « verdict »  en deviendrait élogieux. Camoin a même déserté ses propres groupes fictifs auxquels n’adhérait aucun adhérent : « VPC : Vers le Parti de Classe », « Jalons », « Cercle Karl Marx » à Marseille. Laissons de côté tout principe principiel ou bordiguien, il a effacé de ses tablettes son long passage dans un cercle bruxellois « démocratique » de trois profs et deux institutrices, PI (Perspectives Intellectuelles) pour une histoire de fesses, me confia-t-il un jour. Evoquer cette anecdote me valut l’accusation d’indignité politique par le groupe échangiste de Pantin passé corps et bites à la communisation ; il n’y a pas qu’à Rome que les questions sexuelles sont sacrément fondatrices de relations politiques intéressées. Sous la soutane ou la pose œcuménique de bedeau militant.

A sa décharge personne ne pourra jamais prétendre que notre savant de boudoir n’a pas essayé de bâtir sa propre confrérie, sans doute après une révélation divine comme le sauveur Zidane et son torpillage du foot BBB… mais que c’est encore la faute à ce fichu « prolétariat moderne consumériste » si le « Génial Père » est resté psalmodier dans le désert (Allah soit avec lui), quoiqu’il reste assuré avoir semé les « ferments pour l’avenir ». Nul doute que le prolétariat en uniforme du futur lui élèvera des statues, quoique le biographe vengeur se fasse attendre. 
On peut le déplorer ou s’en réjouir, aucun des deux malheureux n’a milité plus de quelques mois à deux ans dans ces pullulant embryons d’organisation ultra-rouge de l’après mai 68 où ils finissaient rapidement par ne plus se supporter les uns les autres et par s’exclure mutuellement. Par conséquent principes et notion de discipline de parti, ils en parlent mais n’en possèdent pas le moindre poil d’expérience. Sauf celle de leur parti imaginaire et mystique où ils se rêvent en général secrétaire et en secrétaire générale.

Une groupie venimeuse dans la flagornerie

L’intro intitulée bizarrement « On peut… » de Michèle BS est servile et froide comme un texte de la magistrature : « on peut… souiller, dénaturer, calomnier quand on couche avec Camoin » ? Je ne reconnus plus dans la furie camoinesque grotesque de Michèle cette femme opiniâtre, courageuse et perspicace avec qui j’avais correspondu épisodiquement pendant des années. Elle qui me louangeait comme « le plus humain » dans ce monde de brutes de l’Eggrégore CCI… Que je croyais capable de tenir tête au vieux caméléon anarcho-bordiguien, à la route si sinueuse, incapable de tirer le bilan de ses errements, comme elle le déplorait dans les courriers qu’elle m’expédiait.  Mais voilà que j’avais osé critiquer le grand chambellan qui allie la grâce verbeuse à la bannière rouge, qui magnifie le « programme communiste » dont « l’agencement (comprenez la compil irrationnelle et ésotérique) rentre en parfaite communion (sic !) avec la méthode du matérialisme (du stalinisme non ?) dialectique et dont le déploiement de « détails » (beurk…) ne nuit en rien mais rend vivante toute une période historique… ».

La transsubstantiation en  pauvresse groupie  de Michèle nous la montre telle la gamine  Regan du film « L’exorciste » en lévitation, et sa tête tourne, effrayante, sur elle-même à se rompre le cou. Il est question d’abjection, en effet et c’est de sa prestation qu’elle parle, et moi ne suis qu’un pauvre « gougnafier » (= bon à rien).  

En seconde lecture la contribution « Les guerres anti-dynastiques », du Père ou Amant génial et savant vespéral, relève de la possession fantastique et de la révélation fantasmatique : « … je me trouvais pour la première fois en profond accord avec un texte qui, par la méthode utilisée et les aboutissements qu’il en donnait, parvenait à quelque résultat cohérent ». On est en pleine pamoison d’automne ou en plein délires sensuels de Sainte Thérèse ! L’idolâtrie de Sainte Michèle mêle dévotion et adulation : « Après avoir confronté cette conclusion aux enseignements légués par les prédécesseurs communistes, j’ai considéré qu’elle était emplie de cohérence et de profondeur, de la profondeur que seul celui qui a vraiment travaillé le sujet peut fournir (…) Sans bravade, sans raillerie, sans romantisme, et les processus sont déroulés dans le corps du texte avec dépouillement, sobriété, gravité et responsabilité (…) le camarade annonce , précise, dégage un espace de travail vaste quant à ce sujet, un esprit de clarté et de détermination élevé vers la mise en œuvre pratique des principes et du programme communiste qui ne saurait ignorer les questions militaires (…) cette première partie d’exposition est source de nouvelles connaissances et mérite d’être posée sur l’établi de l’apprenti de l’histoire ».  Elle était plongée dans une eau bénite avinée la nonne pour débiter de pareilles excentricités de femme de foi ? La vénération enfle  en lévitation dans les vapeurs de cette vulgaire piquette de messe, sanctifiant la description supposée d’un tableau exemplaire de la lutte des factions que la possédée magnifie « toute en finesse », quand les dits tableaux successifs ne riment à rien et ne figurent que comme étalage successif de recopiages livresques éclectiques. Seigneur ! mais bon dieu de merde, c’est encore un coup d’une fidèle anarchiste qui applique le même schéma à toute révolution indépendamment de l’époque considérée !

Après cette apologie rampante de son ex-amant devenu Père génial et savant impérial sur le tard (comme Sartre et Arlette Elkaïm), la possédée s’en prend à « la bêtise des écrits du diabolique JLR » : « Son habitude …est de s’en prendre systématiquement aux personnes, aux gens, à leurs prétendus défauts dont il fait des tares, agressant de préférence les moins prestigieux à ses yeux ce qui revient à aduler les plus forts du moment ». Premièrement par expérience pamphlétaire, en tant que Lucifer, j’ai souvent observé que dans le comportement affinitaire et sentimental de tout saint anarchiste radical, il faut personnaliser à outrance la polémique de l’adversaire, pour éviter le fond du sujet politique et faire passer le vis-à-vis pour un imbécile en le traitant d’imbécile. Méthode typiquement anarchiste et stalinienne d’une ancienne « gourou » de secte khmer rouge (le groupe communiste mondial composé d’un milliard de communistes en vareuse et de quatre terroristes de bac à sable).  
Avec des phrases longuettes et fermées sur elles-mêmes qui veulent tout dire sans supporter l’objection  éventuelle de l’accusé Belzébuth, la possédée de seigneur Camoin se permet de traiter de lâche Satan JLR quand son prince des sciences empiriocriticistes a toujours été courageux derrière un clavier mais jamais n’a couru bénir une manifestation ouvrière ni psalmodier son immense savoir dans de véritables assemblées grévistes. Je n’ai jamais rampé comme elle rampe devant son savant de pacotille. Je n’ai jamais été bouffi de vanité et elle le sait, mais dans sa perverse posture servile elle s’abaisse à oser prétendre que je ne m’en prends qu’aux faibles et que je faisais partie des suivistes dans le CCI. Or, je me flatte d’avoir été probablement  le seul à toujours dire les choses en face au « vieux » Chirik, quitte à me mettre à dos ses suiveurs respectueux ou craintifs ; quand Camoin, sous des textes « principiels » pompés de Bordiga, accommodés à une sauce moraliste parfaitement hypocrite, se livrait lâchement en coulisses aux plus sales ragots pour débiner « Saturne » (que je ne détaillerai pas ici).
En une phrase de construction intellectuelle douteuse, en transe haineuse de six lignes ne me laissant aucune virgule pour respirer, la bigote du cuistre m’aligne dans une trajectoire politique (supposée) de ma part de « véritable parasite » qui aurait pompé ses anciens camarades de « secte » pour ensuite dilapider « l’apport précieux qu’ils lui auraient légué » ; elle parle de son gourou Camoin, spécialiste du pompage conseilliste puis bordiguiste, pas de moi ! Mes anciens camarades dont elle semble prendre la défense ne les qualifia-t-elle pas dans ses courriers privés de petits bourgeois démocrates… tout juste dignes à être fusillés ? En réalité dans ce passage étrange de complaisance vis-à-vis des « petits profs » du CCI qu’elle a toujours considéré comme des petits bourgeois pacifistes, ce n’est encore une fois pas JLR qui est visé mais le CCI. Sainte Michèle comme le génial père Camoin oublie de rappeler qu’ils vouent une haine impérissable, et régulièrement réchauffée, contre le CCI des années 1980. Michèle et son compagnon n’ont jamais été acceptés comme militants à part entière parce que pendant leur période de candidature, et pour cause : on identifia très vite une propension, typique des libertaires indécrottables à fonctionner hors de la centralisation et à comploter. Ils fricotaient avec la société secrète de Camoin. Sans en informer l’organisation ils s’étaient agrégés à la tendance  famélique  et ringarde « terreur rouge » comprenant deux ou trois étudiants excités et notre ancien conseilliste vaniteux à géométrie politique variable, le bien-aimé faux savant[2]. Ce « savant » ou le « sachant de Cachan », sourcilleux et déçu de ne point être nominé à l’organe central international,  en plein schisme mystico-bordiguien face au « pape du CCI » (M.Chirik), avait exigé une représentation proportionnelle de sa tendance ( … aux réunions parallèles et secrètes) au B.I. (bureau international), pour se venger de sa non promotion dans la hiérarchie organisationnelle. Puis il avait rompu les amarres, pardon « déserté » une première fois, et puis, quoique repêché une seconde fois et réadmis dans l’organisation en pleurs, re-déserté du bataillon décidément trop pacifiste et ingrat pour ses galons bafoués de fondateur. Au cours des années 1980, le CCI n’avait pas encore régressé comme machinerie destructrice d’énergies militantes et faisait rissoler dans l’âtre des réunions générales les petits bourgeois parasites en son sein qui souhaitaient l’académiser. Paulette sur son blog Vosstanie utilise une formule pour qualifier cet organisme qui n’aurait pas voulu de lui ni hier ni aujourd’hui « les profs de la petite bourgeoisie autoritaire » ; qualification gratuite d’anar juvénile. Contrairement au milieu ultra-gauche, le CCI  était une réelle organisation prolétarienne, autrement plus importante pour la théorie révolutionnaire que SouB et les situs, il n’était pas composé de profs ; dans sa principale section parisienne nous étions une vingtaine d’employés,  d’infirmiers efféminés, d’ouvriers et de postiers pour trois cadres totalement dévoués et honnêtes (Peter, RV et Olivier) et deux étudiants. Seul ouvrier technicien, certes ouvrier-intellectuel, j’avais deux défauts typiques de cette condition : dispersion et contestation. Camoin aussi, vieux garçon de bureau, était marqué par ces mêmes défauts mais plus expérimenté et déguisant sa propre confusion par le recopiage forcené des thèses d’Amadeo, comme  deux autres potaches belges rigolos nommés Sam et MM, encore écoliers d’une terreur rouge de bac à sable. Les bases politiques je ne les ai point apprises ni du CCI ni de Camoin (mais de la foulée de mai 68 et de cette mouvance politisée de lycéens conscientisés par les héritiers de  SouB et de la Gauche italienne au lycée Buffon). Le CCI m’a énormément appris au niveau de la rigueur organisationnelle que j’ai travaillé à mon tour à rendre plus cohérente en termes de solidarité et d’implication dans la lutte de classe. J’ai ainsi obtenu un très haut diplôme : bac + 20 de militantisme. Je n’ai pas ménagé mes efforts non plus pour restreindre l’influence de la petite bourgeoisie anarchiste au sein de l’organisation que je croyais robuste et impérissable, ce qui me vaut encore de solides inimitiés chez ces sectateurs sentimentaux de l’ex « famille » originelle de RI qui ont versé dans la communisation moderniste.  

Le CCI était un creuset de débats sur l’intervention dans la lutte des classes, sur la perspective du communisme, favorisant une rare capacité à débattre comparé aux groupes étriqués de l’époque, toutes choses que les sympathisants Philippe et Michèle et le savant de Cachan méprisaient au plus haut point comme du « démocratisme ». Avec le paragraphe sur la « niche à toutous banlieusards », la groupie zappe l’étape suivante en faisant passer JLR pour un traître - (« les mauvais coups qu’il va faire à ses ancien camarades ») -  alors que ces dits camarades elle les a toujours considérés comme des merdes petites bourgeoises à fusiller. Avec son fusil à deux coups, elle zappe aussi qu’elle avait applaudi ainsi que son directeur de ragots à ma capacité à ne pas me laisser détruire par l’organisation eggrégore, devenue machine à détruire les énergies militantes avec une police malgache. Espérant sans doute, par cette compréhension apitoyée, que je rejoignisse leur conciergerie.

Pas bien malins nos petits comploteurs, du même niveau que l’inconscient Souvarine, l’anar qui fait sauter la mine dans Germinal. Leur psychologie de comptoir révèle un élitisme de basse fosse, une « conscience communiste » de clochard marginal. Comme bien des fondateurs de sa génération, Camoin n’a jamais fait grand cas de la classe ouvrière (quoiqu’en s’arrogeant de parler en son nom), la considérant assez rapidement avec le plus grand mépris comme une masse de manœuvre tout juste bonne à être encasernée sous les fourches du parti invariant, rétif à prendre en compte toute spontanéité rédemptrice de cette race de consommateurs bovins ; à l’instar de son brouet sur 89 où il passe son temps à décerner des médailles aux princes dynastiques et à ignorer les « bras nus ». Sa revue égotiste, Présence Marxiste, est émaillée de crachats  sur les ouvriers, avec lesquels il a rompu bien avant et plus opaquement que son pote C.Bitot, confirmant ce que je lui avais balancé il y a dix ans, une pose de Duce. C’est le mépris de la classe ouvrière qui est la plus courte passerelle vers le fascisme, comme cela est arrivé pour nombre de gens que notre savant a encensé (j’y reviens plus loin).

Dans ces années 80 la classe n’était-elle pas prête à aller moutonner dans une nouvelle guerre mondiale fratricide, et depuis ne s’est-elle pas avachie dans une contre-révolution finalement interrompue, malgré quelques hésitations, depuis 1923 ? Notre médiocre savant pense que cette classe est si bête qu’elle a besoin de ses conseils de lecture. Il a même écrit un livre sur Buffon comme si les lycéens et étudiants ignoraient l’existence de ce scientifique à l’égal de cet heureux possédant du certif suspendu dans le salon à côté de l’Almanach Vermot et du thermomètre.

Me voici cerné comme  snipper d’un tondu et d’une pelée marxistes-léninistes. La pauvre Michèle  et le discernement cela fait deux. La pauvre sectaire tient le même discours, mot pour mot, que la maoïste Anne Wiazemski dans le film de Godart « La chinoise », presque mot pour mot que le procureur Vichinsky. Fou-rire à lire le raccourci de l’apport autodidacte en capilotade historique de son héros retraité planqué de l’EDF, il est question que nos deux comparses  en combustion mystique « préparent la mentalité pour la lutte de demain »… avec tous les bruits de chiottes qu’ils ont fait circuler pendant des années dans leurs courriers privés ? Le salaud n’est peut-être pas celui ou celle qu’on croit.

Sainte Michèle avait été conditionnée et auditionnée pour concocter « l’intro » contre « le salaud » déserteur de la bien-pensance ultra-gauche anarchiste : « Tu alternes jugements de valeurs et insultes, et je te publie en tête de mon prochain ouvrage de qualité en supplément à mon génial ‘Présence Marxiste’, qui enseigne à doses gramsciennes Buffon, Racine et Louis Guilloux aux jeunes générations. Pense aussi, ma très chère Michèle, à glisser une allusion sur son goût pour les chansons du stalinien Ferrat qu’il aimait bien comme Sabatier le fourbe théâtreux. C’est ma fille qu’on dit aussi folle que moi qui a déniché ce goût pour « Ma France » en fouillant son blogue ». Mis en jambe par la maîtresse, le maître va pouvoir approfondir,  annoncer, préciser, dégager  « un espace de travail vaste quant à ce sujet, un esprit de clarté et de détermination ».

LES SAVANTES ANERIES DE MAITRE CAMOIN

Le texte vengeur de Camoin se ridiculise lui-même totalement en véhiculant autant de haine et ce cortège d’insultes à tout va. Autant, lorsque dans sa revue, il répond à un quelconque nigaud qui croit avoir son oreille avec ce ton professoral condescendant de vieux gribou, il ne peut cacher sa jouissance d’estrade, autant lorsqu’il voit que le petit commerce de son moi en enflure est l’objet de sarcasmes, il explose, pète les plombs, brame, hurle, s’agite en tous sens, est gagné par l’incontinence verbale et ordurière. Ah s’il pouvait frapper l’impétrant, le fripon, le scélérat, le sacrilège ! Le coller au mur et ordonner « feu » à sa garde prétorienne révolutionnaire imaginaire ! Ou l’expédier tailler des pierres le restant de ses jours dans une carrière près d’Issoire ! Le ridicule ne tue plus depuis la naissance de Robert Camoin : il annonce le jubilé de sa vie militante le 10 février 2013. Je suppose que sainte Michèle tiendra la toge par la queue et que François Bochet  posera la couronne. Je suppose aussi que le même jour la salle des sports de Saint Pardoux sera rebaptisée Salle Robert Camoin. Le grand général RC ne voit pas l’utilité de répondre du haut de sa morgue modestie, mais il va y être contraint et ce sera particulièrement affligeant malgré le savonnage misérable de sa groupie, je n’aurais même pas besoin de faire mes quelques commentaires qui vont suivre, face à tout lecteur intelligent ce texte pathologique et larmoyant fait tomber cul par terre son auteur malheureux.  
La tâche de l’apôtre Camoin relève de l’eschatologie face à Satan Roche, ainsi que la sainte mère Michèle nous l’a annoncé. Le ton devient abyssal, monastique, Belzébuth est-il le géniteur de « l’espèce de Roche » ? : « Il semblerait avoir été créé pour notre malheur, le malheur du milieu prolétarien où il a semé ses graines confusionnistes et entend bien ne pas s’arrêter à nous empoisonner ». L’argumentaire, écrit en italique gothique pour distinguer la gouaille supérieure du noble savant - en quête du pouvoir total sur ses semblables - de la copie time new roman de la dactylo pieuse, est dans la suite de l’insulte introductive de la groupie esclave d’underwood. C’est marrant comme ces communistes en peau de lapin qui carburent au gazole néo-stalinien pensent vous refiler leurs principes en commençant par vous abreuver d’injures, « une ligne directrice invariante et cohérente » comme disait la préposée à la magnificence introductive du savant en plein delirium tremens. Le grand général a revêtu sa toge de grand inquisiteur, la voix vibre de colère, la main décharnée tient la crosse comme la canne du vieillard qui va frapper soudain l’infirmière qui lui a retiré son déambulatoire. Les insultes pleuvent dru stigmatisant Satan personnifié par l’odieux JLR. Attachez vos ceintures et bon voyage :

« … Faux Hempel, déserteur du communisme, repoussoir, Maître Corvinus (=maître corbeau), toujours plus anarchique, ne comprend rien à ce qu’il lit, ses textes sont inintelligibles, anarcho-individualiste camouflé en « maximaliste », invectives racistes (il est traité de bougnat, sic !), insulteur, ignominieux, Tallien (chef de la réaction thermidorienne), lovelace (star du X des années 70), Erostrate brûlant, Trissotin (personnage ridicule de Molière), bon centriste, éclectique, touche à tout, Césaire de Heisterbach (moine cistercien célèbre pour une déclaration apocryphe), Kausky, Levi, social-pacifiste, cyclope dénué de tout esprit de clarté, intelligence épaisse, butor, béjaune endurci (= conard en argot), innocent pacifiste (bis), fripon fieffé, Roche 1er roi de Maboulie, vanité faite homme, Roche hébreu (antisémite le Robert ?), girouette, révionniste, bavard logogryphe (= langage enigmatique et inintelligible), sycophante (= délateur professionnel), fan des chansons aragonaises de Ferrat, pit-bull bavant, néo-libertaire, dit un maximum de conneries, dans la glace lorsqu’il se voit c’est un stalinien qu’il voit (du PN à l’état pur), l’espèce de Roche, ego boursoufflé, parfaitement idéaliste, tares, tics et réflexes anti-marxistes, ludion libre, militant d’aucune cause avouée, égal à Satan (ah voici son vrai nom), esprit médiocre, grossier, pollueur, style coprophile, de la merde[3], Babbit par son âme plate aux esprits champignons (démence sénile de RC ?), Barnum ( ?), pernicieux, vulgaire parcheminier, activiste, banal pacifiste supplétif de l’impérialisme (ouf !), vieux beau (jaloux ?), bavard (bis), grimaud sans talent, piqué de la tarentule (= dérangé, RC possède ne permanence sur sa table de nuit un dictionnaire des synonymes et des expressions inusitées pour faire cultivé), gueule de hyène lubrique en chaleur (on reconnait le langage de son maître Kanapa), le Prolétariat Universeul, paroles cuistres, faux Hempel (trio), traître à la mémoire de J.Appel (bis repetita), pleutre (de la part d’un couard ?), propos démobilisateurs, discours jauréssiste, proche de P.Levi (bis), éloigné d’un Lénine, Grand dépendeur d’andouilles ( ?), culte de la grandeur pour son soi-même, voilà notre Staline, indélébile estampille libertaire, il a une araignée au plafond (dictionnaire des termes inusités), gigolo, Alphonse des barrières (dictionnaire des maquereaux), ses vraiment petites cellules grises, psychopathe dangereux publiquement, désaxé politique, mégalomane, fabulateur, défaut de goût (oh chérie !), Roche machine abrutissante, Roche est de la cuvée 1968 : c’est tout dire, insulteur de Trotsky, adepte de Kautsky (bis), déserteur déclaré du communisme, trop kautskyste (tertio), ennemi de classe, bruyante bigoterie pacifiste, apôtre de la démocratie ».

Il n’y manque que : pornographe, indicateur de police, violeur, bouilleur de cru, pédophile, cannibale, maquereau, voleur de grand chemin, argousin du capital, palefrenier des Rothschild, etc. Et pour clore près de 100 insultes : « Roche m’est indiciblement odieux ». Pauvre Camoin qui écrit sa brochure « sur un ton volontairement violent car Roche m’abreuve d’humiliations », me poursuit « d’une haine furieuse ». Vous me comprenez ? Autrement dit : ayez pitié de moi. Vous comprenez pourquoi je n’ai aucun ménagement pour la bête hein ?…  C’est la manipulation classiquement victimaire que l’on retrouve chez tous les pervers narcissiques que j’ai croisé sur ma route : détruire toute référence et dignité au supposé agresseur en se faisant passer immédiatement pour sa victime. Dans mon livre sur le sujet, à la suite MT Hirigoyen, j’ai analysé trois cas, dont son éditeur Lastelle qui fît un temps la paire avec Camoin (mais il ne peut y avoir deux PN dans le même marigot) et qui est identifié comme tel dans le milieu éditorial. Ils fonctionnent à peu près tous comme le chat joue avec la souris derrière le palier. Le PN surgit sans crier gare pour porter un coup de griffe pour faire saigner, puis torture la victime, et tournant la tête sous l’escalier, montre un regard implorant vers les spectateurs : voyez comme cette salope de souris me maltraite ! Qu’on ne s’y trompe pas l’avalanche des insultes est soigneusement dosée jusqu’à la perversion finale. Les images inusitées alternent pour faire rire le lecteur qui doit prendre Camoin pour une victime qui se bat pour sa dignité. Le mot rare élève le médiocre savant au rang de celui qui sait qualifier l’ignominie de l’agresseur. Car le contradicteur ne peut être qu’un vulgaire agresseur et un « ennemi de classe », même si Camoin ne parle au nom d’aucune classe et n’est délégué par aucune.

Quelques exemples de cette méthode d’effacement du PN qui veut se faire passer pour tête de turc :

-          « Il ne réparera jamais les maux qu’il a fait au communisme (lequel ?). Il a défiguré plusieurs passages de mon livre et par volonté de me nuire… », ainsi mon argumentation sur des faits historiques qui contredit ce savant de pacotille, est ramenée à une simple « volonté de me nuire » ;
-          « Il me dégomme avec des injures racistes ». (Où et quand ? Aucune indication sauf si « plouc auvergnat » est raciste au sens de JF Copé !)
-          « Lui et moi (NB, il enferme la polémique « entre nous ») nous nous sommes connus vers 1977 dans le cadre de la section parisienne de RN (faux c’était en 1974). Depuis lors, il a rarement eu de cesse de me salir de la façon la plus abjecte… » (re-faux il invente une persécution peut-être au fait que j’ai, jeune militant, mis en cause déjà ses pratiques complotistes et son apologie de la terreur rouge).
-          « Au début des années 2000, il est allé jusqu’à produire une fausse lettre de S.Voute, écrite avec un acolyte, me portraiturant en pétomane. Si son complice s’en excusa sincèrement, lui non ».
-           
 Camoin perd la mémoire et est vexé d’avoir été manipulé. Il s’agissait d’une double manipulation dont j’étais victime également lorsque j’ai publié ce trop long texte pastiche de l’étrange François Savel[4] que le même Robert m’avait présenté comme un jeune s’intéressant aux travaux de la « gauche communiste ». Il m’avait mis dans les mains d’un curieux individu, mais lui est toujours dans ses mains ; lui Camoin et dans de sales mains sur lesquelles il lui faudra bien justifier combien son histrionisme et son amour de la flagornerie l’entraîne vers un peu étrange camp bourgeois, comme je le révèlerai plus loin. Le texte, en lui-même est pas mal, il ne décrit pas Camoin comme un pétomane (il veut faire rire de sa déconvenue en effaçant le contenu réel de la diatribe) mais comme un caractériel manipulateur et égocentrique, s’appuyant sur des textes de M.Chirik qui avait tôt identifié la nature du bonhomme. Camoin a réellement cru que c’était la fondatrice du parti bordiguiste en France, S.Voute, encore vivante qui l’avait rédigé… il s’est cru découvert comme par M.Chirik. Aussitôt il a mené campagne auprès de ses abonnés en Italie, en province et à Paris pour me couvrir d’opprobe et d’anathèmes, non pour contester le contenu (d’ailleurs vérifié par sa réaction délirante à ma critique de son dernier livre) mais pour m’accuser de collusion avec le fameux François Savel, espion lambertiste et probable employé de la CIA ! Je n’ai nullement participé à la rédaction, j’ai été amené à rompre avec F.Savel pour deux raisons dont je parle par après, mais Camoin a accepté les « excuses » du personnage louche, rétablit des relations avec ledit « sincère » personnage qui durent encore ; et on va voir qu’il se grille drôlement pour le mouvement révolutionnaire maximaliste dont il s’est déjà exclu lui-même depuis belle lurette depuis qu’il soutient le massacre de Kronstadt aux côtés des staliniens, et qu’il dessert le vieux projet communiste en soutenant à peu près tous les massacres de la lie petite bourgeoise dans toutes les révolutions. Savel réglait ses comptes avec le vieil acariâtre dont il espérait soutirer des vieux textes du mouvement maximaliste pour enrichir sa trouble réputation naissante de découvreur…[5]
Passons à la méthode d’effacement sur la question historique :
-          « Roche fait comme si la Révolution française était sa chasse gardée et que, partant, lui seul en parlait pertinemment »[6].

 Si cette phrase avait été placée en début de chapitre, elle aurait pu avoir sa justification et avoir donné lieu à une démonstration de mon arrogance supposée. Que non elle arrive après cinq pages d’insultes et de dénigrement de mon propre ouvrage, après que lors de son introduction à ses « guerres dynastiques » le grand historien Camoin ait craché dessus et ait passé son temps à le débiner sans citer. Ce qui révèle que le pervers narcissique en histoire, c'est-à-dire Camoin dans ses œuvres imbitables, n’autorise aucune discussion ni confrontation. Toute la chienlit de cette longue bordée d’insultes ne visent qu’à me détruire totalement. Je n’écris que de la merde, hier et demain. Je suis une merde. Je suis une crotte bourgeoise, etc. Du grand classique de PN offensé. En résumé : dix ans d’âge mental et aucune connaissance historique sérieuse, aucune capacité à développer une argumentation séparée d’une incessante expression de haine pathologique du contradicteur qui a un énorme handicap : celui d’exister.

Idem pour la notion de « guerre révolutionnaire », aucun raisonnement cohérent ni rationnel, le PN tire dans tous les sens : « seul Roche est en droit de parler de la guerre révolutionnaire, pas Camoin ! pas Sabatier ! ». Premier clin d’œil à Sabatier qu’il escompte bien associer à son martyre. Où interdis-je à Sabatier de parler ? C’est parce que je me permets de critiquer la thèse de l’étudiant Sabatier repiquée des socialistes-révolutionnaires et anti-léniniste, largement diffusée par les éditions Spartacus depuis trois décennies et même traduite en espagnol ? Il fait appel une deuxième fois à l’ego d’auteur de Sabatier à peine trois pages plus loin avec cette stratégie sordide du pervers classique qui sait si bien jouer au tour de passe-passe. Je résume pour ceux qui trouverait la manip compliquée ou mon jugement exagéré. Sabatier est tout ce qu’il y a de plus anti-léniniste, c’est son droit, et, normalement il ne devrait pas être présenté comme un ami victime du diable Roche par le fervent « léniniste » Camoin. De plus, sur Kronstadt et Brest-Litovsk, tout oppose ces deux auteurs. Sabatier a répondu naguère dans les colonnes de PU que Camoin était un salaud de soutenir le massacre de Kronstadt, et concernant le traité de Brest-Litovsk, Camoin est avec le centriste Lénine qui se résout au compromis quand Sabatier est avec les communistes de gauche, les anarchistes et les socialistes révolutionnaires. Voyons maintenant la version filandreuse et manipulatrice de Camoin pour monter Sabatier contre moi, en évitant de le fâcher et en chutant de lui-même sans s’en rendre compte dans le même errement :
« Héros de la lutte non armée parce qu’il voit dans l’armée le mal absolu, Roche s’en prend aussi au camarade G.Sabatier en lequel il voit un vindicatif stratège du Café de commerce, chef de file d’une tendance belliciste anti-parti. C’est d’une grande platitude et cela nous montre qu’il n’a pas compris grand-chose à la façon géniale dont Lénine géra la terrible crise de Brest-Litovsk. Le parti bolchevique signera la paix incroyablement lourde et humiliante ; il la signa non par pacifisme, mais au nom de la révolution prolétarienne mondiale. La thèse des communistes de gauche devait révéler sa fausseté… (…) On ne comprend pas pourquoi Sabatier continue à défendre cette vision. Néanmoins Sabatier est, contrairement à Roche, un militant de la classe ouvrière ».

J’espère que l’histoire à venir du mouvement révolutionnaire retiendra ce monument de complaisance, ce sommet de rouerie, cet art de bifurquer l’argumentation en esquivant celui qu’on veut manipuler en accablant celui dont il faut détruire la logique et la clarté. Deux mensonges servent la première estafilade : je n’ai jamais dit que la révolution ne devait pas être armée et l’armée n’est pas un bien absolu. Toujours avec cette thèse psychologique néo-stalinienne, initiée on s’en souvent par la groupie, « je ne m’en prends pas à Sabatier », que je respecte comme homme, mais à sa position politique. Si Camoin était honnête à cet endroit, et un véritable bordiguiste, il dirait ceci : « le conseilliste Sabatier est un ennemi du parti invariant à fusiller ». Camoin efface ce que je dis en réalité pour ma part : chef de file ou pas, Sabatier et ses semblables auraient été au mieux avec les communistes de gauche au pire avec les terroristes anarchistes ; c’est ce que Camoin, par amitié vérolée avec Sabatier (ils se sont souvent envoyés des noms d’oiseaux par tel) qualifie de grande platitude de ma part. Suit un mensonge bête : je n’ai rien compris à la géniale gestion de la crise par Lénine. Minable ! il sait très bien que j’argumente avec Bordiga et Pannekoek en faveur de ce compromis provisoire. Il aurait dû dire s’il n’était pas vicelard : « Sabatier n’a rien compris » ou « Sabatier est un cochon de conseilliste pacifiste antibolchevique », au lieu de quoi il fait patte de velours en fin de paragraphe avec ce brave Sabatier « qui ne comprend pas » ; il se moque en même temps finalement de Sabatier, quoique ce dernier ait fort bien compris de son point de vue avec Rosa que Lénine est Hindenburg et Camoin un faux léniniste sentimental et, malgré tout, un partisan complice de la guerre sainte anarchiste. Camoin est un vrai traître à Lénine comme le révèle son amour subit pour Sabatier, le méchant conseilliste. Un cas d’école cette manipulation syntaxique de PN que j’avais déjà révélée après lecture du pensum sur les « guerres dynastiques »[7]. Je crois que même les staliniens à leur époque triomphante n’étaient pas aussi vicelards, pourtant le PN universitaire Kanapa était autrement futé et cultivé que ce pauvre Camoin.

Lâche traîneur de sabre avec la mentalité du goupillon, l’apôtre du triste Couthon (qu’il démolit une autre fois), le contempteur de Robespierre, Marat et Babeuf, comme je l’ai démontré dans le texte précédent, ne va pas le rappeler au lecteur. Aussi il parle d’autres personnages historiques en passant, de Danton, Tallien ( ?) Camille Desmoulins dont il n’a pas un mot pour dénoncer l’exécution dans un fouillis inextricable dont il a le secret. Le seul liant dans ce capharnaüm est la détestation à mon encontre. On conviendra que cela pèse peu en faveur du sujet oublié la guerre révolutionnaire que le maître ne défend même plus puisqu’il en vient à défendre « la guerre sanguinaire » mélangeant massacres de la populace, guerre girondine royaliste extérieure et terroristes anarchistes russes de 1906. Tout révèle que comme la plupart des activistes en chambre post soixantehuitards il n’a en effet jamais étudié à fond la révolution française, ses sources lamentables on font foi. Il est vrai que la plupart d’entre nous tentions de combler nos lacunes sur l’histoire des révolutions en Russie. Mais là encore, des lacunes considérables sont grosses comme mon pif chez Camoin. Jamais il n’a étudié sérieusement ce qui s’est passé en 1920 en Géorgie sinon il en aurait fait état dans ses textes. Il est prêt à trahir père et mère dans sa diatribe haineuse effrénée. Il trahit Lénine avec Sabatier et il le trahit aussi avec Staline en Géorgie dont il justifie les exactions « contre les nationalistes géorgiens » et les manipulations pour abaisser Trotsky qui a bien du mal à convaincre Lénine de faire cesser les massacres de Staline.
Je suis censé « abhorrer la violence des opprimés » selon le vicelard PN. Peut-il nous démontrer quand j’ai dit çà ? Il ne le pourra point et puis le lecteur n’ira pas vérifier.
Où Marx et Engels ont-ils écrit que le prolétariat devait se doter d’une armée ? Nulle part, ils parlent d’armement général du peuple ! Camoin continue de faire le sourd quand je lui ai demandé de se situer par rapport à Babeuf, pas à Courtois, quant à sa dénonciation du massacre des vendéens. Et les Robespierre et Marat qui ne se solidarisent pas avec les massacreurs de septembre 1792, et Marx et Engels qui rejettent ces massacres de « la lie ». Et tous les militants de valeur comme E.Reclus qui dénoncent le massacre de la rue Haxo. Et la Gauche italienne qui avec Bilan dénonce Kronstadt ? Tous ces dénonciateurs des massacreurs lumpen étaient-ils des pacifistes jauréssistes et kautskystes ? [8]
Camoin ne revient pas sur les contradictions que j’ai relevées sur son annexion frauduleuse de Dangeville, parce qu’il n’a jamais tort et parce qu’il sait que le lecteur n’ira pas vérifier. S’il va vérifier le sabreur de salon est cuit !
Les moments de massacres ne sont jamais le pic des révolutions comme l’affirme notre simplet, c’est le 4 août pas septembre qui signe la fin de la monarchie. C’est l’insurrection d’Octobre avec peu de morts qui symbolise le mieux le renversement de l’autocratie, pas Kronstat ! Jan Appel ne nous intéresse pas parce qu’il est supposé avoir eu un pistolet en main dans la bataille de la Ruhr mais parce qu’il fût président des conseils ouvriers de l’Allemagne comme le révèle sa biographie que j’ai traduite pour la première fois en langue française. Le fait d’être armé ne signifie aucunement qu’on soit sur une position de classe. Appel a pris aussi les armes dans la résistance antifasciste alors que Camoin aurait sans doute été du côté des collabos avec cette mentalité de faussaire et de traîneur de sabre.

Enfin je ne vais pas perdre mon temps à répliquer ou décrypter toutes les salades d’un demi-fou. Il faut tout de même que je le fèsse l’outrance imbécile de Camoin concernant l’effort particulier que je porte à resituer l’apport des grecs à la science, non pour les glorifier puisque je souligne leurs limites et que je reproduit en annexe le texte de Marx sur ces « grands enfants ». Le roi du plagiat qui m'accuse de plagiat, c'est l'hospice qui se fout de la charité! Je cite en général toutes mes sources. Ce que ce malade mental qualifie d’immense plagiat d’auteurs férus de Grèce et « immense capharnaüm d’idées entassées confusément » relève de la même ignominie que ses bricolages sémantiques précédents de PN. Il n’y connait que pouic puisqu’il n’a eu que le temps d’étudier à l’école primaire Vercingétorix et la poule au pot d’Henri IV. Il ne s'est jamais intéressé jusqu'ici à l’histoire des sciences ni aux réels apports de Cordoue. Il éructe cette banalité suffisante de vieux gauchiste des 70« il défend les valeurs de l’Occident au travers de sa magnification du monde hellénique ». C’est de la daube camoinesque méprisable aux bordures antisémites et islamo-gauchistes. Ce travail sur le développement des sciences je l’ai particulièrement préparé avec autre chose qu’un commis de bureau qui se prend pour Michelet, mais avec un grand universitaire. Plusieurs personnes qui ont acquis autre chose qu’une culture éclectique rudimentaire et dispersée m’ont félicité pour cet importante approche peu courante face aux fabulations dominantes par exemple de Arte, une des sources craigneuses du potache Camoin qui se croit inspiré d'enseigner les classiques aux étudiants qui ont été, eux, beaucoup plus longtemps à l'école .

Une piètre connaissance ergoteuse plus le mépris de la classe ouvrière conduisent lentement au fascisme le septuagénaire PN qui m’imagine déjà en voie d’épouser les thèses nazillonnes comme Pierre Guillaume. Te fais pas de bile pour moi mon pote ! Sais-tu au moins sur quelle planche pourrie tu est assis avec toutes tes troubles relations parallèles ?

Il faudra pour l’heure qu’il nous explique les raisons de ses fréquentations louches, son amitié et admiration pour l’œuvre de François Bochet qui, dans les derniers numéros de sa revue Discontinuité publie des traductions de textes nazis présentés de façon élogieuse (cf. mon article dans PU du 7 septembre 2010, tapez dans le module de recherche : Bochet réhabilite les boches). L’apport de Bochet au mouvement révolutionnaire s’est-il arrêté ou a-t-il dévié ? Camoin maintient-il ses encouragements ? L’intellectuel Bochet est victime du syndrome de la séduction entre extrêmes, comme Bourseiller qui dans son Antiblog tresse toute son admiration pour le livre de Maxime Brunerie, un aliment pour le produit de sa prochaine épicerie ? A l’époque de son attentat contre Chirac son groupe m’avait envoyé une lettre de menace que je détiens toujours et où je suis accusé d’être complice… des musulmans. Ce qui aurait plutôt tendance à m’honorer concernant ma fraternité de classe avec les travailleurs arabes.
Et avec le « camarade Savel », les relations sont-elles toujours cordiales Camoin ?
Pour ce qui me concerne, j’ai rompu depuis longtemps tout lien avec cet individu pour le comportement louche et méprisable qu’il eût avec les vieux militants de la « gauche communiste » et parce qu’il a publié et dénaturé Bordiga sur le site facho Arrrgh. Je lui suis redevable au moins de m’avoir critiqué depuis ces eaux boueuses. Par tradition familiale je ne serai jamais de ce bord là, ni n’adopterai les méthodes ignorantines et perverses des apprentis fascistes.

En résumé, Camoin n’a pu répondre ni historiquement ni politiquement à l’argumentation de ma critique de son livre sur la révolution française. Il s’est livré à une avalanche d’insultes compilées dans une brochure spéciale tirée à ses frais dont il ne précise ni le nombre ni le lieu par peur des poursuites judiciaires.
En triste philistin il n’ose pas faire l’apologie du meurtre des bourgeois car il ne veut pas voir son trouduc fouillé comme celui de Rouillan ou Coupat.

Il faut se désintéresser de cette polémique lassante entre deux individus, dont l’un, l’histrion veut faire le beau et être reconnu comme un grand écrivain. La question de l’obsolescence de la mythique guerre révolutionnaire et de la violence saignante comme étape principale de la révolution, la fin de la sanctification de la Commune de Paris et la dénonciation de Kronstadt comme inadmissible (comme position délimitative d’appartenance au camp maximaliste) font partie des questions à reprendre et débattre  dans un cadre politique dépassionné pour tout nouveau groupe révolutionnaire conséquent, et contre les amis indirects des anti-communistes comme Courtois tel ce pauvre Camoin, épouvantail à moineaux de Saint Germain des Prés.




















[1][1] Heil De Gaulle, Histoire brève et oubliée du stalinisme français, de Goulemot et Lidsky, 2011.
[2] Mais aussi nul en maths et physique qu’il est un âne en histoire. Au point qu’on se demande s’il n’a pas obtenu son certif d’étude primaire sans tricher. Il nous avait fait beaucoup rire avec Marc Chirik et Isaac Newton sur une certaine imagerie du « parallélogramme des forces » qui aurait expliqué scientifiquement la venue inéluctable de la 3ème Guerre mondiale vers 1980. Quand on ne maîtrise pas un minimum les connaissances de base dans les sciences humaines en général, on s’abstient d’étaler une vague confiture culturelle tape à l’œil, qui révéla déjà un ego boursouflé de crétin, qui, comme tous les derniers de la classe, essaie de se rattraper en réclamant le respect des majuscules (il fit rire le 2e congrès du CCI à Versailles en 1979 en criant qu’il fallait écrire gauche italienne avec des majuscules SVP !)
[3] Juste une précision au milieu de ce torrent d’insultes de psychopathe contrarié. L’histrion Camoin laisse entendre que ma prose aurait pour vocation d’user constamment de termes grossiers. Stupide tentative de manip de ses quatre ou cinq correspondants  en gériatrie et pour voiler sa perte du sens des réalités et son éloignement du sort des prisonniers et des victimes policières. Planqué toute sa vie dans une administration qui lui assure une confortable retraite de « révolutionnaire professionnel » anarcho-terroriste, il n’a jamais subi de garde à vue. Les termes extraits de leur contexte visent dans un seul article de PU à se moquer de la fouille au corps par les flics, et en particulier l’humiliante palpation du trouduc, chose que le petit  Camoin n’a jamais risqué derrière son petit clavier avec son petit cul de bougnat frileux et dans les pépères réunions de la petite bourgeoisie intellectuelle parisienne. Dans l’insulte il se révèle aussi lâche et hâbleur que dans la réalité.
[4] D’ailleurs F.Savel a récidivé ce mois-ci à mon encontre avec une autre fausse lettre d’une vieille militante de la « gauche communiste », une certaine Simone Bernard, imaginaire et avec fausse adresse, s’en prenant au blog anarchiste Vosstanie concernant sa position gauchiste sur l’immigration. Merci à Paulette de Vosstanie d’avoir immédiatement identifié le falsificateur talentueux Savel. Je me suis fait avoir comme Camoin il y a dix ans et en plus traiter de xénophobe. Autant pour moi !
[5] Trois vieux militants de la « gauche communiste » suspectaient F.Savel d’être un agent de la police (ce qui n’a jamais été prouvé encore), S.Voute, Dumartheray et Goupil. Apprenant ces soupçons par une interception de courrier entre Goupil et Dumartheray, voici comment l’étrange Savel s’adresse à Goupil, déjà âgé, brave homme et ne méritant pas une telle litanie de voyou maître chanteur (Goupil qui s’est fait avoir par F.Savel plus encore que Camoin par Bourseiller le fouineur): « Bonjour Goupil, Une fois de plus ton sphincter buccal vient de s’oublier. Tu te répands auprès de Daniel Dumartheray en lui disant de se méfier de moi. Tu es une belle ordure Goupil. Tu excuseras ma vulgarité, mais je n’ai pas envie de rechercher un synonyme plus poli dans un dictionnaire. Tu ne sais déjà pas lire « Bilan » par toi-même, pour cela tu as besoin que ton directeur de conscience de la petite secte bolchévisée te récite sa logorrhée. Mais maintenant il faut que tu baves sur moi auprès de Daniel. Tu me fais de la peine. Qui est le suivant, si tu deviens incontinent il va falloir que je fasse attention aux éclaboussures. Après l’âge de la décadence, il y a l’âge de la sénilité et l’âge de l’imbécillité. Désolé pour toi Goupil mais tu as dépassé le premier……(…) Je comprends mieux maintenant pourquoi Daniel t’as mis en contact avec le CCI plutôt que de te proposer les « cahiers internationalistes » ; tu es trop médiocre et limité intellectuellement. Tu as par contre tout à fait ta place auprès des bidouilleurs de « Bilan ».

[6] Depuis sept ans Camoin raillait ma critique du mythe de la guerre révolutionnaire, puis il fait comme si le livre n’existait pas, le conchie vertueusement, dit ne pas daigner répondre, répond, insulte puis joue l’innocent » : « Je publie sur la Grande Révolution et voilà que j’ai aux trousses un pitt bull qui aboie en bavant… ».
[7] Il fait un clin d’œil accommodant aux bordiguistes avec la même complaisance alors qu’ils les traitent à longueur de sa Présence Marxiste comme de la petite bière. Toujours la politique commerciale du PN qui veut gagner les faveurs de tous pour justifier le clouage au pilori de la sorcière Roche.
[8] Je conseille plutôt la lecture du livre de Eric Hazan « Une histoire de la révolution française » pour la clarté de son exposition et sa rigueur contrairement au patchwork camoinesque apologiste de la violence sanguinaire comme suc de la révolution. Hazan, qui n’est lui-même pas très clair pour son soutien et son éditions des tartuffes de la bande à Coupat, estime que les massacreurs ne sont pas la « lie du peuple » mais des artisans, des commerçants et des gendarmes p.177 ; en tout cas pas de vulgaires opprimés selon la croyance de l’onaniste sanguinaire de Saint Pardoux !

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