PAGES PROLETARIENNES

jeudi 12 février 2026

LA DECADENCE SEXUELLE DU CAPITALISME

 

Rosa Luxemburg enfant

Un virus avait affecté mon texte, le voici restauré



"Il voulait être César, il ne fut que Pompée"1. Clemenceau

« Moins tu manges, moins tu achètes de livres, moins tu vas au théâtre, au bal, au cabaret, moins tu penses, tu aimes, moins tu fais de théorie, moins tu chantes, tu peins, fais des poèmes… plus tu épargnes, plus tu augmentes ton trésor que ne mangeront ni les mites ni la poussière, ton capital. Moins tu es, moins tu manifestes ta vie, plus tu as, plus ta vie aliénée prend le dessus, grandit, plus tu accumules de ton être aliéné. Tout ce que l’économiste te dérobe de vie et d’humanité, il te le remplace en argent, en richesse et tout ce que tu ne peux pas, ton argent le peut : il peut manger, boire, aller au bal, au théâtre ; il connaît l’art, l’érudition, les curiosités historiques, la puissance politique ; il peut voyager ; il peut t’attribuer tout cela ; il peut acheter tout cela ; c’est lui la vraie puissance ».

Karl Marx, Manuscrits de 1844

Moi aussi je dors mal en ce moment. Je n'ai pas l'esprit traquille. Va-t-on retrouver dans ma vie antérieure mon nom dans les archives Epstein, des échanges de SMS avec Jack Lang ou mon témoignage sur le viol de Johnny Hallyday ?

Trêve de plaisanterie, le scandale est mondial. Qui eût cru que les turpides de la bourgeoisie décadente soient à ce point devenues internationales et avec ramifications dans autant de gouvernements ? A ce titre par exemple, l'affaire du minisre John Profumo en Angleterre en 1963, fait figure de bluette circonscrite. Le scandale ne cesse de s'étendre, tous concernés, ministres de gauche et de droite, du nabab Jack Lang, cire pompe de Mitterrand au roi d'Angleterre. Et les médias de s'étendre eux aussi comme pour mettre au second plan Ukraine et Iran. Le sordide côtoie l'ignoble, comme Mahomet on se refile des vierges de 12 ans, le chantage à la sextape est devenu un moyen de chantage imparable... Au service de ce génial manipulateur et financier véreux ? Pour Poutine (as de ce genre de pratiques) ? Pour le mossad, en moins maussade ? La « piste israélienne » selon les abrutis pro-Hamas de LFI ?

Et si c'était, après la remise en cause de la religion en Iran, la deuxième étape vers la révolution mondiale cette année ?

L'affaire n'est pourtant pas si scandaleuse, ni nouvelle, pour le « capitalisme moral » quand les secrets d'Etat restent plus condamnables que la pédophilie. Avec le « tous pourris », l'Etat ne craint rien. Le « tous pourris » est un coussin de sécurité, personnalisant et désignant « les riches » et les puissants sans remettre en cause le fonctionnement du capitalisme. Le monde des riches fascine et éveille nos pires turpitudes tout en nous poussant à les haïr. Emilien Hertement écrit brillamment :

« Les riches et les puissants vivent dans un monde sans contraintes et sans garde-fous. Ils sont des enfants qui ont réalisé leur rêve de pouvoir. L'argent leur est nécessaire, non pas tant pour le dépenser que pour l'exhiber comme symbole de leur réussite et affermir ainsi leur autorité. Ils vont de cercles en cercles, d'un jet privé à une loge d'opéra, d'un défilé de mode à une soirée mondaine. Dans cette opulence ainsi manifestée, ils en oublient que le monde n'est pas à vendre, que le sexe quand il s'achète a toujours le clinquant de la débauche et de la décadence, que la corruption des âmes est une lente désolation dont on finit toujours, tôt ou tard, par goûter le fruit amer ».

Personne ne doute plus de la perversion qui a envahi tous les rapports sociaux, touchant toutes les classes. On trouve certainement plus de pédophiles dans les classes d'en bas, même si la minorité ds riches pervers est dénudée, si j'ose dire, au grand jour ce coup-ci. La pédophilie est une violence contre des enfants quand des enfants peuvent eux aussi se muer en tueurs à gages.Quand le porno a envahi tous les réseaux sociaux où chacun peut se mettre en scène en pleine masturbation. Le beau sert à cacher le laid. La plupart des présentatrices des chaînes de TV sont minces et belles (dehors les grosses et les vieilles!). Les porte-paroles des Etats américain, russe et français sont de belles mannequins2. La morale féministe considère que châtrer l'homme est révolutionnaire.Comme lors de la chute de l'empire romain, l'homosexualité devient l'ultime ressource pour les hommes pourtant minoritaires. Ayant été membre de la secte meetic pendant des années, j'ai fini par comprendre que les sites de rencontre ne sont peuplés que de faux profils et que nombre de femmes passé les 65 ne peuvent plus rien au lit...pourtant j'ai toujours aimé les vieilles.

L'AMOUR ET LA DECADENCE CAPITALISTE

Un étonnant syndicat lycéen (?) - mais ce sont des journalistes adultes qui pondent les articles – explique mieux que Bourdieu ou Guy Debord, « L'amour et la décadence capitaliste » 3:

« La crise du système capitaliste crée des sentiments de terreur qui ne font que rendre encore plus difficile la socialisation et les relations entre les gens. Voir le système économique et politique mondial se déchirer provoque naturellement une désillusion. Cela a pénétré tous les aspects de la vie. Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation  de la maladie mentale, de la violence familiale et maintenant de la solitude.

Sous le capitalisme, absolument tout est transformé en marchandise. La terre, l’eau, l’industrie, le travail humain et même l’amour lui-même sont mis en vente aux côtés des hamburgers Whopper et des téléphones portables. Tant qu’il y aura du profit à réaliser, il y aura un capitaliste pour l’exploiter. Rien qu’aux États-Unis, la Saint-Valentin est une fête Une industrie de 25 milliards de dollars.La classe ouvrière et les pauvres sont poussés à nouer des relations fondées sur la viabilité financière. Au milieu d’une crise capitaliste, il y a une pression pour emménager avec des partenaires romantiques le plus tôt possible afin de partager les coûts. Dans les villes où les loyers augmentent, certaines personnes retardent les ruptures ou restent dans de mauvaises relations parce qu’elles ne parviennent pas à trouver leur propre logement. Certains sont même obligés de vivre dans des relations abusives parce qu’ils n’ont pas les moyens de vivre seuls.

Nous pouvons même le constater dans la manière dont les relations sont communément évoquées. Un partenaire idéal est appelé un « vol », une « capture » ou même un « produit phare ». Les gens recherchent un partenaire « de grande valeur ». Les conjoints potentiels sont évalués en fonction des compétences qu’ils peuvent apporter et du montant d’argent qu’ils gagnent. Nous déplorons souvent d’avoir « perdu du temps » dans des relations qui ne se sont pas très bien terminées. Dans la société capitaliste, les relations sont considérées comme une transaction. Les rencontres sont comprises comme un simple échange de temps contre des avantages.

Les applications de rencontres sont un autre exemple clair de cette commercialisation. Ces applications forment désormais une industrie mondiale qui génère des milliards de dollars de revenus chaque année. Tinder seul a 75 millions d’utilisateurs actifs, dont près de 11 millions d’abonnés payants. L’industrie des applications de rencontres a connu un énorme succès, malgré le liens clairs ils doivent faire face à des problèmes de santé mentale comme la dépression et l’anxiété. Le train-train quotidien du capitalisme épuise la capacité des individus à interagir socialement. Les travailleurs se traînent pour aller au travail, passent toute leur journée à un travail qu’ils détestent et sont tellement épuisés à la fin qu’ils n’ont plus qu’à se reposer pour demain. Cela est particulièrement vrai pour les jeunes travailleurs qui, en moyenne, peuvent  mettre dedans huit heures et demie d’heures supplémentaires non rémunérées par semaine.

Mettre fin à la solitude en mettant fin au capitalisme

Ces faits montrent à quel point le capitalisme ruine et déforme les relations humaines. Les miettes que la classe dirigeante jette ne suffisent presque jamais à couvrir les nécessités de base, et encore moins à assurer un épanouissement plus élevé. À mesure que la crise s’aggrave, nous sommes obligés de nous sacrifier davantage pour survivre. Cela inclut la romance et l’amitié.

Tant que le capitalisme subsistera, les besoins humains seront toujours piétinés par la chasse aveugle au profit. La seule façon de résoudre ce problème est de renverser le système dans son ensemble et de lutter pour une société communiste, où la société ne vise pas à enrichir une petite poignée de personnes, mais plutôt à répondre aux besoins du peuple dans son ensemble. Le communisme nous donnerait la capacité de réparer les relations humaines et de créer un monde géré sur la base d’une véritable solidarité. C’est le monde pour lequel nous nous battons et nous vous 

LE CAPITAL SEXUEL

Les sociologues Dana Kaplan et Eva Illouz ont écrit« Le Capital sexuel » (Seuil), une approche critique sur la manière dont notre sexualité contribue à la reproduction du capitalisme néolibéral et comment ce système s’est immiscé dans notre sphère intime. Elles expliquent que le corps est sexualisé car il est l’objet et la marchandise de multiples industries, la mode, les régimes, le sport, la cosmétique, qui régimentent le corps au travers de sa sexualisation. Et l’expansion de ces industries passe par la sexualisation du corps. Le corps sexualisé est donc une source de revenu considérable pour beaucoup d’industries. Il s’agit de rendre le corps non pas exactement beau, mais attirant sexuellement, ce qui n’est pas forcément la même chose. L’un des effets des réseaux sociaux, en particulier TikTok et Instagram, est précisément de faire de l’attractivité physique une source d’argent. Ces réseaux contribuent typiquement aussi à court-circuiter les formes traditionnelles du capital et à installer de nouvelles formes de capitaux, de nouvelles formes de capital qui se mettent en place par le biais de la technologie…chosifiant l'individu.

« Ensuite, c’est la nature même du lieu de travail qui change. Il y a de plus en plus de positions et d’emplois qui demandent un corps sexualisé. Le mannequinat en est l’exemple le plus clair. Les mannequins sont des corps qui servent à promouvoir des marchandises. Mais c’est bien sûr le corps lui-même et son attractivité qui sont des marchandises. Les mannequins et les actrices sont au sommet de cette pyramide. Mais il y a de plus en plus de professions situées plus bas dans la hiérarchie qui entretiennent le corps sexualisé comme faisant partie intégrante de la profession, comme présentatrice de télévision ou hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne de luxe. Le capital sexuel dont on dispose et que l'on accumule nous donne un avantage sur le lieu de travail et sur les marchés matrimoniales, le mariage étant lui-même une façon d’accumuler des ressources ».

La pédophilie, elle, peut rapporter gros pour les macs et rester longtemps une espèce de privilège jouissif pour adultes infantiles de l'élite cultivée. Lesquels considèrent, pas seulement sexuellement, le peuple ou la classe d'en bas, comme un enfant qu'on peut violer sans remord et sans temps mort.

DANS LE BAZAR DE 68 LES APOLOGISTES D'UNE REACTION PEDOPHILE

« Le peuple est un enfant, le moindre jouet lui fait oublier son chagin et son devoir ». Maxime du Camp

On ne peut gommer un aspect petit bourgeois décadent dans la foulée de mai 68, je le qualifie même d'idéologie de la réacion intellectuelle bourgeoise. Les bourgeois aiment jouer aux immoralistes, cette sorte de surrenchère qui veut se faire passer pour plus radicale que la révolution prolétarienne qu'ils qualifient d'ailleurs à d'autres moments d'immorale. « Travail, famille, patrie » étaient tous ensemble à dégueuler, non pas qu'il faille s'abstenir de les remettre en cause ; le travail est exploitation, la famille un cadre limité ou étouffant, la patrie une vieillerie sanglante. Le fond de la contestation visait en réalité à abandonner toute réflexion politique en se centrant sur la révolution homosexuelle conçue comme priortaire face à un ordre moral certes pudibond et arriéré. Mais ériger la question sexuelle en premier souci social était bien le fait des bobos d'époque, petits jouisseurs...sans entraves. Dans le mouvement maximaliste, depuis plus d'un demi sècle on a toujours négligé de considérer que l'aile intellectuelle cde la gauche petite bourgeoise a toujours inventé des modes et des musiques déjeantées.

Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d'autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin ; tous font partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste  à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977D'abord dans Le Monde et dans Libération4.

Mai 68 ne fut pas une révolution mais une révolte à vocation grandiloquente suivie d'une forme de contre-révolte libidineuve, passant à la trappe la lutte des classes au profit d'une lutte des sexes dont le ridicule féminisme est devenu aujourd'hui l'aile pensante d'une bourgeoisie corrompue jusqu'au cul. La contre-révolution, pour la première fois dans l'histoire, est venue de la gauche embourgeoisée. La gauche petite nourgeoise de 68, de gauche ministérielle est devenue libidineuse : plaisir sans temps morts et enrichissement personnel. Dans toutes les contre-révolutions on retrouve cette avidité sexuelle triomphante, cette culture du viol. La perverse domination bourgeoise ne se repaît jamais de ne pas contrôler totalement le corps des subalternes, d'humilier toujours plus. Les rois baisaient princesses, roturières, femmes de chambre, putes, sans être rassasiés, avec une préférence pour les petites filles. Le milieu du spectacle en France a su les comportements de répugnants personnages adulés par des foules moutonnières, les Bruel, Hallyday, Depardieu, Gérard Miller, etc. Le droit de cuissage n'est pas prêt de disparaître. La « libération sexuelle » n'a jamais été la même pour tout le monde. Elle n'a en tout cas pas effacé l'urgence de la libération du capitalisme.

L'affaire Epstein met en lumière la soumission à l'argent, l'effondrement du politique et la plongée dans une pornographie sans limites. Théories du chaos, retour de Satan, irrationalisme, cynisme total...

Ce scandale ne part pas de n'importe où mais du vieux capitalisme eutopéen et américain. Les proies sont encore la chair fraiche des zones qu'on nommait tiers monde avec l'insouciance de l'impunité. Ce tiers monde n'est pas plus en développement que les vieux pays riches . Une révolution de 1789 y serait même nécessaire avant d'envisager une vraie révolution universelle libérant ces peuples de l'oppression capitaliste et de l'aliénation religieuse.

Pourtant dans les deux aires on retrouve les mêmes causes révoltantes que celles qui ont mené à la révolution française ou à la révolution russe :

  • discrédit du politique,

  • grave crise économique (pénurie alimentaire généralisée, dépenses excessives de l'Etat, surtout militaires)

  • destruction du pouvoir religieux de la noblesse

  • changer le monde.

« Tout ce qui t’appartient, tu dois le rendre vénal, utile. Si tu demandes à l’économiste : est-ce que j’obéis aux lois économiques quand je tire de l’argent de la vente de mon corps à la concupiscence d’autrui ? – en France, les ouvriers appellent prostitution de leurs femmes et de leurs filles l’heure de travail supplémentaire, ce qui est littéralement exact – [ … 1, l’économiste me répond : tu n’agis pas à l’encontre de mes lois. Mais prends garde à ce que disent mes cousines Madame la morale et Madame la religion car ma morale et ma religion à moi, économiste, n ont rien à t’objecter mais. Mais qui dois-je écouter, l’économie politique ou la morale ? La morale de l’économie politique est le gain, le travail et l’épargne, la sobriété. Mais en même temps, l’économie politique me promet de satisfaire mes besoins. L’économie politique de la morale, c’est la richesse en bonne conscience, en vertu. Mais comment puis-je être vertueux si je n’existe pas, comment puis-je avoir une bonne conscience si je ne sais rien ? Tout ceci prend naissance dans l’essence de l’aliénation ; chacune des deux sphères me suggère une norme différente, opposée, et si le critère de la morale est autre que celui de l’économie, c’est parce que chacune représente une sphère particulière de l’aliénation, chacune étant étrangère à l’autre [ … ] ».

Lire la citation intégrale ici : Karl Marx (1844) "Moins tu manges..." | D'un divan l'autre


NOTES

1La mort tragi-comique de Félix Faure, le 17 février 1899, reste dans toutes les mémoires. C’est au palais de l’Élysée que le chef de l’État, victime d’une hémorragie cérébrale, rend l’âme en pleine action sexuelle avec son amante, Meg Steinheil.

2 En 2011 l’économiste Daniel Hamermesh publiait le livre Beauty Pays qui montrait qu’au travers de tous les emplois, à tous les niveaux de l’échelle sociale, les gens beaux étaient mieux payés que les gens moins beaux.

3 Par Louise 23 février 2024, L'amour et la décadence du capitalisme - Syndicat UNL

lundi 9 février 2026

LA CHUTE DE L'ISLAM CONDITION POUR UNE VRAIE REVOLUTION MONDIALE


"L’islam et le national-socialisme partagent une même vision de l’honneur et du sacrifice",

"L’islam promet le paradis à ceux qui tombent au combat ; c’est une religion faite pour les soldats". "

Mohammed a fait d’un peuple de nomades une puissance mondiale"  .

Hitler





« ..un processus qui ne rassure pas : combler le déficit social par la réanimation du religieux est voué à l’échec. Car c’est du côté du social que va naître, en 2008 et en 2010, la mise en question du pouvoir »

Abdelwaheb Cherni1


En général les révoltes partielles, parfois seulement corporatives, estudiantines, ou même petites bourgeoises, peuvent déboucher sur une révolution. De la fin du XIX ème siècle jusqu'à ce début du XXI ème, la classe ouvrière mondiale n'a fait que subir des échecs ou a déçu. En 1917, ce n'est pas elle qui a pris le pouvoir contrairement aux mensonges léninistes. Pourtant combien elle reste la classe fondamentale et la plus forte et dangereuse dans la société bourgeoise. Deux événemrents illustrent, à mon humble avis, ce qui est en train de se passer au niveau mondial : une remise en cause de la religion (en particulier islamique) et donc du désordre existant, après tant d'années de réaction religieuse à partir des années 1980 : 1905 en Russie et 1968 en France. Ces moment préliminaires à une mise au premier plan de la classe ouvrière sont précédés par une mise en cause religieuse ou d'un autoritarisme paternaliste. En 1905, une foule, probablement constituée par une majorité de paysans, défile derrière un pope maqué par la police. La manifestation est cruellement réprimée par des fusillades dont des calculs récents permettent de comparer avec le génocide des mollahs : de 6000 à 18.000 tués. On connait la suite : l'irruption des conseils ouvriers. La France du grand Charles semble à la traîne de la mode contestataire hippie qui s'étend déjà au monde entier. Les bobos de l'époque ont des cheveux longs et portent des chemises à fleurs. Ce sont de braves paifistes fainéants et réfomistes. Lorsque la répression surgit face à une occupation pas bien méchante de la Sorbonne, la série de grèves qui démarrent et vont se généraliser n'est pas basée sur un désir d'augmentation desa salaires mais sur une solidarité qui n'a rien d'ouvriériste, prouvant que le prolétariat n'est pas une corporation mais une classe à vocation universelle. Du coup, je fais la découverte suivante : la politisation des grèves ne vient jamais de l'intérieur de l'entreprise mais de ce qui se passe dans l'ensemble de la société, sans oublier (et je suis pas féministe) que, dans la plupart des révolutions ce sont les femmes qui sont devant. De ce fait le véritable risque d'extension au Moyen Orient, incarné par cette magnifique révolte iranienne, est social, politique et potentiellement révolutionnaire dans la mesure où le mouvement piétinera la religion aliénante des pauvres.

La lutte sociale et gréviste, en revanche,peut aussi conditionner ou influencer la révolte civile. Le mouvement interclassiste « Femme, Vie, Liberté » n’aurait pas pu se produire sans les mouvements politiques et sociaux qui l’ont précédé. Lors des mouvements de masse de l’hiver 2017-2018 et de l’automne 2019, la question sociale occupait une place centrale, avec le mot d’ordre « Pain, Travail, Liberté ». Le remplacement de ces trois termes par le slogan féministe révèlait pourtant une offensive de la gauche bourgeoise de l'opposition clandestine pour casser la lutte de classe du prolétariat iranien, et l'on peut considérer que ce type de manipulation politique, contribuant à une remise au second plan de la classe ouvrière, a aussi favorisé la répression ignoble de janvier. Dans l'incertitude d'un prologement de la répession avec ou sans bombardement américain, un vrai parti communiste du prolétariat devrait appeler à une solidarité internationale des travailleurs pour mettre fin à l'isolement des prolétaires iraniens qui, pour retrouver leurs forces, dépendent ...de l'extérieur, donc de leur casse internationale pas du roi des ons iraniens ni du criminel de guerre Netanyahou, quand, en France on enverra aux chiottes les voyous menteurs de LFI.

UNE COMPARAISON AVEC LA « REVOLTE » DE MAI 68, CE GRAND BAZAR2

Adoublé par les curés, De Gaulle ce grand penseur aujourd'hui de toutes les factions politiques en France, voulait faire tirer dans le tas et c'est la grève généralisée qui l'en a empêché, grâce aux subtils Grimaud et Pompidou. Donc, même si je n'aime pas le terme, il y a toujours une « révolution culturelle » qui précède les grands affrontements de classe et conditionne grèves et manifestations de rue. Et, désolé pour le camarade iranien qui a prétendu lors de la réunion publique du CCI, que le prolétariat iranien a le même pouvoir que celui en France en 1968. Le prolétariat iranien a été dans l'impossibilité hélas (trois fois hélas) d'empêcher ou d'interdire le massacre ignoble des nazislamistes. Oui le prolétariat en Europe a de la mémoire et gare à l'Etat qui s'amusera à lui tirer dessus comme ces nazis enturbannés. Le vrai « fachisme » moderne il est là-bas, pas chez nous chez le minable parti de droite du rigolo Bardella. Pour sa part le CCI, lui, est quasiment incapable de voir ce qui se passe dans la société iraniene depuis des années et passe son temps à plaindre les ouvriers iraniens et à analyser comme le Monde Diplo les querelles régionales impérialistes.

Le sondage que vous allez lire, montre non seulement qu'une majorité de la population iranienne, donc pas seulement d'une classe ouvrière faible et divisées en ethnies et nationalismes régionaux, mais animée par une remise en cause fondamentale de l'islam. Les mosquées sont désertées depuis des années, et lors des émeutes 25 au moins ont été cramées. Un tel incendie s'est produit dans pays voisin dont je n'ai pas retenu le nom récemment. Sur le sujet c'est l'omerta comme le démontre très bien la vidéo que je vous coneille de visionner dans les notes.

Plus que les mutiples grèves corporatives ici ou là que célèbre le CCI gréviculteur - (mais solidaire en paroles du prolétariat iranien en 2018 avec la conscience trade-unioniste du mêe CCI)3 - cette révolte contre la religion est plus politique et annonciatrice, à mon avis, de l'ouverture au retour de la question sociale « et politique » qui doit contrebalancer ce retour étouffant et aliénant de l'islam qu'on subissait depuis les années 1980. L'islam a été depuis le principal porte drapeau de la réaction bourgeoise mondiale avec l'échec en Pologne et la chute de l'URSS, paradoxalement mettant fin à l'espérance d'un bonheur terrestre.

COMMENTAIRE INSUFFISANT DES TROTSKIENS :

« La désaffection envers la religion n’est pas seulement un changement idéologique abstrait, c’est la fin du mythe fondateur du régime. Dès l’instant où les gens ont cessé de considérer le gouvernement comme une autorité sacrée, celui-ci est devenu un oppresseur parmi d’autres. Dès l’instant où ils ont vu les religieux non plus comme des représentants de Dieu, mais comme des hommes corrompus cramponnés au pouvoir, le charme a été rompu. Les propres enquêtes du gouvernement (sic)le confirment : les mosquées se vident, les lois religieuses sont ignorées et l’idée même d’un État islamique est rejetée par ceux-là mêmes qu’elle était censée sauver ».

Cette réflexion partiellement lucide de la vieille relique « Quatrième internationale » dans sa revue imprecor, est typique de l'ambiguïté traditionnelle du trotskysme, même relooké wokisme populiste, qui repose en fait sur une idéologie nationale opportuniste et électoraliste : là-bas c'est bien de contester le voile, ici c'est une liberté de choix !4 Pourtant le rapport dont ils se font l'écho est stupéfiant, Cette enquête gouvernementale confidentielle, menée fin 2023 mais dont la publication complète avait été empêchée...(les régimes nazis ont toujours procédé euxaussi à des sondages de la population, Hitler également). Le pitre dictateur, j'allais dire piètre, Donald Trump peut trembler avec sa saloperie de faux soutien à la jeunesse iranienne massacrée. Il est sur la pente d'une remise en cause totale de son populisme cybique qui est un outrage à ce que prétendait son discours électoral, la prétendue prise en compte par l'ordre bourgeois par sa clique MAGA des « basses classes », comme son autre mensonge « zéro mort américain dans les guerres », qui va en réalité en multiplier les chiffres dans les bombardements programmés. Ce connard pourrait chuter plus tôt que prévu. Il s'est déjà décridibilisé au niveau international et en Amérique pour les « classes dangereuses » !

EXTRAITS DU SONDAGE IRANIEN

«  Les résultats sont stupéfiants. Non seulement le soutien à la séparation de la religion et de la politique a grimpé en flèche, passant de 30,7% en 2015 à 72,9% en 2023, mais les attitudes à l’égard des pratiques et des symboles religieux, en particulier le hijab, ont subi une transformation qui aurait été impensable il y a seulement dix ans.

Effondrement de la mise en application du port obligatoire du hijab

La révélation la plus explosive sur le plan politique dans ce rapport concerne le port obligatoire du hijab. Pendant des années, le régime a présenté le hijab comme une ligne rouge, un pilier non négociable de son identité islamique. Les femmes qui refusaient de s’y conformer s’exposaient à des mises en garde, des amendes, des arrestations et des sanctions brutales. Le gouvernement cherchait à justifier l’application de cette loi par le soutien qu’elle recevait de l’opinion publique. Mais son propre sondage contredit cette affirmation.

En 2023, 38% des personnes interrogées ont déclaré ne voir aucun inconvénient à ce que les femmes se dévoilent entièrement. Il s’agit d’un changement radical par rapport à 2015, où seulement 10,6% partageaient cet avis. En d’autres termes, en moins d’une décennie, la proportion de la population iranienne qui rejette explicitement le port obligatoire du hijab a presque quadruplé.

Même parmi les personnes qui s’opposaient personnellement au fait de se dévoiler, 46% ont déclaré que, bien qu’elles désapprouvaient cette pratique, elles n’interféreraient pas dans le choix des femmes. Seuls 12,5% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles sommeraient une femme de respecter le port du hijab, ce qui représente une forte baisse par rapport à 2015, où 17,6% avaient déclaré qu’elles s’opposeraient ouvertement à des femmes qui ne respecteraient pas leurs obligations en la matière.

Au-delà de ces chiffres se cache un changement culturel encore plus significatif : l’application du port du hijab n’est plus une question qui interpelle la société, mais uniquement l’État. Le gouvernement mène une bataille perdue d’avance contre une population de plus en plus indifférente. Le hijab n’est plus considéré comme un symbole de moralité, mais comme un instrument d’oppression.

Ce rejet n’est pas passif. L’acte de défiance le plus visible en Iran aujourd’hui est celui d’une femme qui se promène dans les rues sans voile. Ces femmes, qui auraient été immédiatement arrêtées il y a quelques années, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à évoluer dans les lieux publics. Certaines font l’objet de brimades de la part des autorités, d’autres sont arrêtées, mais elles reviennent. La réaction de la population est éclairante : elles ne sont pas prises à partie, ni humiliées, ni arrêtées par les citoyens ordinaires. Même parmi ceux qui sont personnellement favorables au hijab, la plupart ont abandonné l’idée qu’il devrait être imposé.

Le fossé générationnel est également patent. L’éducation joue un rôle décisif dans le façonnement des attitudes à l’égard du fait de ne pas porter le voile. L’enquête a établi que près de la moitié (47%) des personnes interrogées qui ont fait des études universitaires trouvent acceptable de ne pas porter le voile, alors que seulement 14,7% des personnes analphabètes et 16,2% de celles qui n’ont fait que des études primaires partagent cet avis. Ce contraste revêt une importance capitale : la population plus jeune et plus instruite rejette massivement les obligations religieuses imposées par l’État, tandis que la résistance au changement se concentre parmi les personnes plus âgées et moins instruites.

La tentative du gouvernement de dissimuler ces statistiques révèle son désespoir. Les chiffres révèlent la vérité : le hijab ne fait plus l’objet d’un consensus moral. Il s’agit d’une imposition politique qui est rejetée non seulement par les jeunes militants, mais aussi par une partie importante et croissante de la société ».5

Par suite à ce sondage l'Etat nazislamique s'était attaché en 2024 à « réformer », annonçant la suspension de la nouvelle loi sur le hijab obligatoire6, initialement conçue pour renforcer le contrôle social ; le sondage révélait le dégoût de la population, forçant le Conseil suprême de sécurité nationale à intervenir pour la « réformer » même en l'espérant provisoire7. Cette loi répressive au cœur des tensions sociales était une alumette.

EN MEMOIRE DE JINA MAHSA AMINI

Le 13 septembre 2022, Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans, est tombée dans le coma après avoir été violemment battue par la « patrouille d’orientation ». Sa mort, trois jours plus tard, a déclenché un soulèvement massif qui a secoué l’Iran pendant six mois, causant la mort de centaines de manifestants et entraînant l’arrestation de 30 000 personnes. Depuis, de nombreuses femmes iraniennes défient ouvertement les lois sur le hijab, qualifiant ces règles de « tachées de sang ». Il vaut de lire et d'apprécier, même si c'est une bourgeoise féministe membre des « factions bourgeoises » ? Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, répondant aux déclarations de papy Khamenei en affirmant : « Les femmes sont la force motrice du changement en Iran. De la rue aux prisons en passant par les unités de résistance, elles mènent le combat pour la liberté et l’égalité. Elles ne se reposeront pas tant que cet objectif sacré n’est pas atteint. » En vérité le système islamiste avait dû lâcher prise sur ses obligations terroristes, bien avant le massacre de janvier.

Un régime nazislamique en crise face à une société en éveil  et qui ne pourra pas se sauver dans la guerre 

La suspension de cette loi intervenait dans un contexte de crises multiples pour le régime, affaibli, en particulier à l'extérieur, par les revers géopolitiques en Syrie et au Liban, sans compter les conséquences des sanctions économiques par le bloc occidental.

Bien que provisoire, cette suspension du hijab marquait un recul significatif des nazislamistes tentant désespérément de contenir une société de plus en plus révoltée. Cependant, cette tentative d’apaisement était non seulement vouée à l'échec, parce que levoile signifie désormais répression meurtrière, et que retourner en arrière est impossible, indépendamment des éventuelles protestations d'un Trump décrédibilisé et de l'Etat colonialiste d'Israël. L'incertitude du chaos est de trois ordres: guerres civiles entre factions bourgeoises, maintien sanglant du régime nazislamique ou, mais encore peu probable, nouveau printemps chiite et sunnite... Dans leur abatteent et leur deuil, les iraniens (et moi aussi) se fichent du chaos agité comme plus grave que lezs crimes nazislamistes. Ce qui adviendra ne pourra pas être pire que le présent.

LE SORT DES GARDIENS DE LA REACTION

On ne peut qu'être d'accord avec les considérations suivantes :

L’Iran se trouve aujourd’hui dans une impasse structurelle (et culturelle) profonde. Le régime apparaît incapable de stabiliser durablement le pays tandis que l’opposition ne parvient pas encore à transformer la crise en basculement politique.

Dans l’hypothèse d’un effondrement ou d’un affaiblissement décisif du pouvoir central, l’appareil sécuritaire — et en particulier le Corps des Gardiens de la Révolution islamique — se trouverait à un tournant stratégique ; son positionnement sera déterminant pour la nature de la transition. Si une telle issue était empruntée, celle-ci offrirait encore le choix entre plusieurs scénarios : fragmentation interne, tentative de reconversion institutionnelle ou préservation partielle de ses intérêts économiques et sécuritaires dans un nouvel ordre politique.

Aujourd’hui, l’incertitude ne porte plus sur la possibilité d’un changement politique, mais sur la forme que celui-ci prendra, qu’il s’agisse d’une transition négociée sous pression interne et internationale, d’une rupture violente accélérée par une confrontation militaire — ou d’une instabilité prolongée dans un contexte de sanctions, de vulnérabilités sécuritaires accrues et de menaces extérieures persistantes.

Dans tous les cas, la crise actuelle marque la fin d’un cycle : celui d’un régime qui ne parvient ni à gouverner, ni à se réformer, ni à se protéger durablement.

Le feuilleton de la danse macabre irano-américaine est de plus en plus sinistre et en même temps insane quand on oscille entre le rire et la pitié. Autant Trump a l'air con (il a peur des conséquences d'un bombardement lui faisant perdre toute crédibilité) autant les tentatives d'échappatoires des nazislamistes, qui promettent ce jour « de diluer » leur uranium enrichi, sont pitoyables et doivent faire rire leurs milliers d'emprisonnés. Ne rêvant que d'une chose : zigouiller les tueurs de dieu. Ce jour viendra.


NOTES

2L'expression est de Cohn-Bendit et je la trouve finalement plus pertinente que tous ceux qui ont parlé de révolution. La révolte c'est aussi un grand bazar. Tous les médias (et le CCI) nous ont bourré le crâne avec ce bazar iranien diabolisé, mais le bazar c'est aussi un marché où viennent les milliers d'ouvriers consommateurs qui...ne pouvaient plus acheter pour leur faim, et discuter avec les commerçants n'a jamais été un péché, eux-mêmes finissant par se révolter, pas avec la perspective d'une dictature du prolétariat bien sûr ! Mais tous les remplassements de pouvoir ou les périodescde transition de régime sont des moments de confrontation de programmes opposés, de discussions, Preuve aussi qu'il faut savoir cesser de stigmatiser en permanence la petite bourgeoisie, elle-même susceptible d'évoluer. voire de manifestations communes.

3 « Entouré de pays en guerre, sans possibilité pour les ouvriers de pouvoir espérer la solidarité des prolétaires des pays qui l’entourent, où le nationalisme pèse aussi de manière importante, ces luttes en Iran étaient fortement soumises à des entraves. C’est en cela que les faiblesses du prolétariat en Iran sont avant tout celles du prolétariat mondial.

Ainsi, le principal handicap de ces dernières luttes reste avant tout l’incapacité du prolétariat international, y compris là où il est le plus concentré et expérimenté, c’est-à-dire en Europe occidentale, à se concevoir comme une classe capable d’offrir une perspective à tous les combats. Celui qui s’est mené en Iran doit être un encouragement, une leçon permettant de voir le potentiel que peuvent receler les revendications ouvrières sur le terrain économique. Lutter contre l’austérité, se battre pour la défense de nos conditions de vie est une nécessité. Telle est la première leçon essentielle ! ». Et toujours cette incapacité à prendre en compte ce qui se passe dans la société, la révolte des femmes qui n'est pas un féminisme, la lutte contre la religion qui dit merde à l'oecuménisme religieux de la gauche « radicale » en France...éléments sociologiques (n'oubliez pas que Marx était aussi un sociologue), et oui, de politisation des grèves ! Qui ainsi ne peuvent rester de l'ordre économique et corporatif.

4La prise de position du NPA wokiste s'est questionnée sur l'absence de la classe ouvrière dans les révoltes successives, mais pas d'un point de vue de classe comme LO, mais dans la mesure où la classe aurait dû se mettre à la queue de l'idéologie féministe petite bourgeoise : « Mais il y avait une grande absence dans ce mouvement : la grève politique des travailleurs/ses en tant que classe, et non comme citoyenNEs participant aux protestations de rue. L’Iran est un pays dominé par les rapports de production capitalistes. Le salariat urbain, dans sa diversité, constitue la majorité de la population. Rien de radical ou de profond ne se fera en Iran sans la participation de la classe ouvrière ».

6Adoptée en septembre 2024 après deux ans de débats, la loi sur le hijab obligatoire prévoyait des sanctions sévères : des amendes pouvant atteindre 330 millions de tomans (environ 4 285 dollars), des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement, et même la peine de mort dans les cas jugés comme de la « corruption sur terre ». Cette loi s’appliquait également aux filles dès l’âge de 9 ans. Elle encourageait par ailleurs les gens, y compris les réfugiés étrangers comme les Afghans, à dénoncer les femmes ne respectant pas les règles. Les propriétaires d’entreprises et les chauffeurs de taxi risquaient également de lourdes amendes s’ils n’imposaient pas ces règles à leurs clientes.  

7Le 14 décembre 2024, le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale avait officiellement demandé au Parlement de suspendre la promulgation de la loi. Alireza Salimi, membre du présidium du Parlement, a confirmé cette décision en déclarant : « Le secrétariat a envoyé une lettre au Parlement, demandant au gouvernement de présenter un nouveau projet de loi pour lever les ambiguïtés de la loi sur le hijab et la chasteté. » (Agence IRNA, 14 décembre 2024)

8Des incendies de mosquées ont eu lieu en France depuis des années et sont dénoncées comme islamophobes, racistes et fachos. Les incendies ou dégradations d'Eglise sont probablement plus nombreux. L’année 2015, marquée par les attentats terroristes iraniens et un bond des attentats anti-djihadistes, est celle qui a connu le plus d’incendies ou de tentatives d’incendies avec 11 lieux de culte visés. Après 2015, entre une et 6 mosquées sont la cible d’incendies volontaires tous les ans, en plus de toutes les autres intimidations que peuvent connaître les musulman·es. L’année 2024 est celle qui a connu le plus d’incendies ou de tentatives d’incendie depuis 2015, avec six attaques. On notera que le plus de cas ont été répertoriés, année où l'Etat nazisalimste a patronné le plus d'assassinats terroristes en France. Donc acte. L'Etat françazis est obligé régulièremet de fermer des mosquées carrément nazislamistes.L’État face au défi des mosquées radicales


SITES ET REFERENCES

Guerre de Classe 15/2023 : La voix de la colère se fait entendre en Iran » TŘÍDNÍ VÁLKA # CLASS WAR # GUERRE DE CLASSE

Le site Matiere et revolution contient les textes les plus intéressants sur l'Iran

selami_npa.pdf

Rapport de novembre 2024 : la nouvelle loi sur le hijab

En Iran, des dizaines de manifestants allument des feux autour de la mosquée Rasool à Téhéran

IRAN - 25 MOSQUÉES BRULÉES ET DES CENTAINES DE MANIFESTANT DCD


(indispensable de voir cette video sur you tube)

Mosques burned down in Iran: "They serve as headquarters for militias" 8

Le soulèvement en Iran rassemble la classe travailleuse dans sa diversité - Contretemps

Hijab : Symbole, identité ou instrument de conflit ? - MENA Research Center

La face cachée du voile

De la laïcité de séparation à la laïcité de coopération Philippe Portier | vie-publique.fr