PAGES PROLETARIENNES

dimanche 15 mars 2020

Le capitalisme se relèvera-t-il de la crise du coronavirus ?



C'est le capitalisme qui est malade

« Il faut savoir écouter ceux qui savent »
Macron (discours du jeudi 12)
« « Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties ». Le même

« Je suis inquiet que la santé ne devienne un objet de communication belliqueuse et de conflit comme un autre, alors qu'elle devrait être une cause ultime de lutte dans le rassemblement (…) Ce sera alors toutes les autres maladies que nous ne pourrons prendre en charge un infarctus du myocarde, ou une appendicite ce sont toujours des urgences, un virus rarement  (…) la couverture médiatique est anxiogène. Je suis inquiet que ce minuscule virus ne fasse que dévoiler les immenses fractures et fragilités de nos sociétés».
Professeur Gilbert Deray

Sus au « virus étranger » !

En octobre 1938, le futur acteur et réalisateur Orson Welles avait affolé toute l'Amérique. Animateur de radio il avait fait croire à une invasion de la Terre par les martiens. La panique fût telle que des commissariats furent envahis et que les standards téléphoniques des administrations furent débordés. De nombreux romans de science-fiction ont traité de possibles catastrophes planétaires, menaces s'abattant subitement sur le monde entier sans que les gouvernements puissent y remédier, sans croire que leur imagination pourrait être dépassée par la réalité. Aucun roman, aucun film n'a jamais imaginé un scénario pareil, cette sorte d'Armageddon sanitaire. En mars 2020 les peuples du monde entier ont raison d'avoir peur. Ce n'est ni une blague ni une maladie qui se guérirait à 98%.
Le fameux classique – La nuit des morts vivants – inégalé dans le genre n'était en fait qu'une parodie de la guerre froide où les morts vivants n'étaient en fait que des « communistes » envahissant pour la détruire une Amérique blanche et encore raciste. La notion de risque de catastrophe planétaire ou de catastrophe globale (pourtant pas nouvelle et prédite ou agitée par deux cent ans de mouvement ouvrier) est théorisée en 2008 par le philosophe Nick Bostrom pour désigner un événement futur hypothétique qui aurait le potentiel de dégrader le bien-être de la majeure partie de l'humanité, par exemple en détruisant la civilisation moderne ; il avait proposé également dès 2002 d'appeler risque existentiel un événement qui pourrait causer l'extinction de l'humanité1

Parmi les catastrophes planétaires potentielles figurent les changements climatiques, les pandémies et les guerres nucléaires, mais également des risques liés aux nanotechnologies ou à une prise de contrôle par une intelligence artificielle hostile, ainsi que des événements d'origine spatiale tels que des impacts de météorites. La crise du coronavirus peut être corrélée à un type de catastrophe planétaire correspondant le plus souvent à des causes endogènes (dues aux actions humaines) :
Evidemment, nous les derniers communistes maximalistes avons fredonné un milliard de fois que le capitalisme aboutirait un jour à « socialisme ou barbarie », « destruction de l'humanité ou émancipation communiste » et en pensant exclusivement à l'accident nucléaire, confiant dans les "progrès scientifiques" de la médecine moderne. Ce qui se produit mondialement en ce moment avec la crise du coronavirus est aussi inattendu qu'imprévisible, stupéfiant et extraordinaire, si déstabilisant que les autorités régnantes comme les meilleurs économistes y perdent leur latin, s'affolent mais en même temps jouent les sages prévenant et confiant... dans les caprices éventuellement non prolongés du virus. Les politiques disent démagogiquement qu'il faut écouter ceux qui « savent », c'est à dire médecins et chercheurs, mais ceux-là même qui pourtant assurent rester modestes et dépassés par l'ampleur du phénomène. Le drame qui se joue sur toute la planète est notoirement sous-estimé, journalistes superficiels et doctes économistes font comme si tout, bientôt, allait repartir comme avant.
Ce n’est pas à une simple incapacité des gouvernants mais à une immense crise que l’humanité est confrontée, et le capitalisme n'y peut pas grand chose, mais le poison politicien bourgeois ne cesse pas pour autant de tenter de contaminer les esprits, avec cet espoir fou comme le chamane conjure les démons, c'est à dire se branle devant l'éternité insondable. Dans un bateau qui coule le capitaine tient à sa fierté même lorsque l'eau est montée sous ses aisselles. Les Trump, Zemmour, Macron, Orban, et toutes les cliques réactionnaires en appellent à fermer les frontières « nationales » pour stopper l'extension du coronavirus. C'est moins drôle que le nuage de Tchernobyl. C'est pitoyable comme sont pathétiques tous les marginaux critiques en chambre du méchant capitalisme et de sa médecine « chimique » moderne. Le porte-voix de l'Amérique arrogante accuse l'Europe d'avoir échoué face au virus, alors qu'il n'a rien vu venir, tout en reprochant à la Chine d'avoir « étouffé le problème ». La bourgeoisie chinoise désincarnée moque « la légèreté des mesures prises dans les démocraties occidentales », et, avec la modestie impayable qui caractérise le dernier dinosaure stalino-capitalo vous donne l'envie de ficher tous les partis « nationalo-marxistes » (PCF, Insoumis et NPA inclus2) à la poubelle : « La bataille chinoise contre l'épidémie a montré que le PCC est de loin le parti politique avec la plus forte capacité de gouvernement dans l'histoire de l'humanité »3. Un diplomate chinois en a rajouté une couche (qui courait déjà sur les réseaux), affirmant que le virus a été créé par les américains « pour faire une guerre économique à la Chine », une arme biologique inventée par la CIA4. Un sous-secrétaire d'Etat US a lui, à son tour, accusé la Russie de « semer la discorde et d'affaiblir de l'intérieur les institutions » (nationales) sans aller jusqu'à la suspecter d'avoir introduit ledit virus. La théorie du bouc-émissaire fait pourtant bien partie des fakes news gouvernementales. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement Macron a provoqué un tollé en Italie en déclarant : « les mesures prises par Rome n'ont pas permis d'enrayer l'épidémie ».

En réalité la bourgeoisie mondiale est affolée, dépassée par l'ampleur du phénomène tout en jouant « perso national » sur le chaud et froid, sur le paternalisme et la dramatisation, sur la nation versus l'horrible globalisation, sur la faute aux autres. Comment pourrait-il y a avoir une guérison nationale à une pandémie universelle, comme s'il existait un vent national, un océan national, comme si la mise en quarantaine victorieuse d'une aire géographique empêchait une nouvelle contamination provenant d'une zone non protégée… L'argument sécuritaire et prophylactique "national" ne cache même pas la faillite structurelle du mode de gouvernance capitaliste dans sa prophylaxie délirante, mais aussi évidente de bloquer toute sa vie économique en prétendant sauver la vie "des plus fragiles d'entre nous" parce que bourgeois et prolétaires, en tant qu'êtres vivants, ministres ou chômeurs, peuvent être détruits par la maladie. Sauf que les principales victimes seront celles des classes inférieures, de la classe ouvrière et de tous ceux qui n'ont pas les moyens de se soigner, ni mutuelles avantageuses...
Dans les guerres aussi la bourgeoisie prétendait sauver "les plus fragiles d'entre nous"... la différence ici est qu'elle ne contrôle même plus comme en temps de guerre et qu'elle est menacée en son être même! Et par cet ennemi invisible qui n'a même pas de conscience ni de projet humain qui est celui, historique, des meilleurs défenseurs du prolétariat.

La communauté internationale est bien une communauté innommable, une fiction lamentable dans la tourmente où certains ont l'arrogance de prétendre qu'on hystérise un phénomène secondaire.. L'ennemi est invisible et on se comporte comme si nous étions en guerre mondiale, la troisième avec une incroyable et imprévue militarisation de la vie civile comparable au 1984 d'Orwell... La mobilisation des esprits n'est pourtant ni populaire, ni résolue, ni enthousiaste ni haineuse (quoique l'on ne cible pas encore sur les migrants, proies faciles à la peur de « l'étranger », mais cela ne saurait tarder)5.
Le réac de service au Figaro et chez Praud, Rioufol, y va de son couplet : « N'en déplaise aux hallucinés du mondialisme, l'addition des crises, sanitaire, économique- doit beaucoup à la globalisation et à son éloignement des spécificités locales »6. Le spectre de l'horrifique mondialisation viendrait se dissoudre contre la blanche nation.
Le petit télégraphiste de la finance sans fard et sans dignité, actuel locataire de l'Elysée, s'est mis à parler de plus, contre la « folie » coronarvirienne, comme un vulgaire bonze CGT, ou un brexiter britannique, se faisant le chantre, surprenant, du vieil Etat-providence, de la gratuité des soins, et de la nécessité de ne plus « déléguer à d’autres notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie » ; et sans doute aussi à cesser de déléguer les délocalisations d'usines...7


LA CATASTROPHE QUI VIENT ET SANS REEL MOYEN POUR LA CONJURER

Le journal du dimanche semble s'extraire de cet incroyable optimisme sous-jacent à la propagande gouvernementale (on va s'en sortir... un peu de patience...) tout en croyant à une sortie honorable comme lors des précédentes crises économiques, simplement économique dirais-je :
« La crise du coronavirus est historique, non pas par l'ampleur de la menace, mais par les conséquences qu'elle engendre. Jamais une crise sanitaire n'a eu un impact financier et économique aussi important. Deux précédents existent (la peste noire de 1347-1352 et la grippe espagnole de 1918), mais, dans les deux cas, le système financier n'était pas mondialisé. Aujourd'hui, le monde économique est dans un équilibre précaire. Et c'est une double crise qui débute : d'une part, la panique boursière va avoir des conséquences directes sur l'économie réelle ; d'autre part, les mesures sanitaires prises par les gouvernements (à commencer par le confinement des populations) va mettre à l'arrêt de très nombreuses activités économiques.(...) Le gouvernement est donc prêt à s'endetter pour éviter le pire. Mais, une fois la crise passée, il devra revenir dans les clous budgétaires fixés par l'Union européenne, et ce pour éviter la récession. Cela peut se traduire par d'importants plans d'économies comme ceux qu'ont mené les gouvernements sous Nicolas Sarkozy et François Hollande après la crise financière de 2008-2010) ».
Si ce n'est plus une simple crise économique mais historique, comment de simples opérations de colmatage financier bancaire à la Hollande/Sarkozy pourraient-elles venir à bout d'un phénomène porteur de mort généralisée, avec un moulinet à parole ministérielle à l'évidence impuissant à éviter « le pire » ; car le problème n'est pas fondamentalement financier, mais sanitaire et social. En deuxième lieu, ce drame humain qui détruit toute interaction entre les hommes, aboutit en temps réel à la quasi paralysie...de ce qui fonde le capitalisme, l'économie marchande. Les économies du monde entier plongent dans « confinement social » où les milliards d'humains, interdits de rejoindre les lieux de production, devraient « se sauver » en se claustrant dans leurs nouvelles cavernes en attendant le printemps, l'été ou que le virus veuille bien se fatiguer d'exister et de se répandre.
Ni chez le président ni chez son premier ministre il n'y a une perception réelle des risques encourus et de la durée et extension de l'épidémie. Ils sont en état de panique, comme le notent nombre de médecins, premiers exposés. Ils sont comme des pompiers au milieu d'un incendie géant qui pensent que de simples lances à incendie suffiront à limiter les ravages. Le professeur Gilbert Deray a en partie raison de souligner le rôle anxiogène des médias et qu'on laisse de côté les autres maladies ou virus, mais ce virus a justement la particularité de révéler toutes les fractures sociales et de classe, même si tous les individus peuvent en être victimes. L'affolement vient du sommet des Etats, ce que ne voit pas le ponte Deray. Le Figaro a eu raison de titrer « la technocratie est nue ». La bureaucratie étatique désincarnée n'a pris en compte que la dimension financière. Et l'épidémiologie qu'elle invoque est truffée de préjugés idéologiques
La vérité est que le virus est incontrôlable, comme est insondable l'ignominie du capitalisme. Il vole où il veut. On ne lui oppose que des simagrées de secourisme élémentaire et hasardeux : se laver les mains (souvent), porter un masque (sélectivement et arbitrairement pour certains), se tenir à distance de ses congénères. On pourrait dire que c'est du secourisme militaire et aussi ridicule que les casques de 14-18 pour arrêter les balles.
La pandémie s’étend désormais dans 124 pays et territoires, avec plus de 140 000 personnes contaminées et au moins 5 300 décès. C'est pas le sida qui ne touchait qu'une catégorie de la population et on en savait le mode de contamination. L’Europe est désormais l’« épicentre » de la pandémie du nouveau coronavirus, a averti, vendredi 13 mars, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, expliquant que, en excluant la Chine, le continent européen avait fait état de plus de cas et de morts que partout ailleurs dans le monde.
Le Danemark a annoncé la fermeture de ses frontières aux étrangers à partir de samedi midi. La Pologne a pris une mesure similaire, ainsi que Chypre, la Slovaquie et la République Tchèque, qui va fermer à partir de lundi ses frontières tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant le quitter. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé vendredi que « les interdictions de voyage générales ne sont pas considérées comme très efficaces par l’Organisation mondiale de la santé », laquelle s'est montrée jusqu'à présent impuissante et incapable de donner des directives. Les vols vers et depuis l’Europe ont été suspendus dans de nombreux pays d’Amérique latine. La Colombie va fermer sa frontière avec le Venezuela et restreindre les entrées d’étrangers ayant voyagé en Europe ou en Asie au cours des quatorze derniers jours, dans l’espoir de freiner la propagation du coronavirus, a annoncé vendredi le président Ivan Duque. Au Venezuela, les deux premiers cas ont été détectés vendredi.En Nouvelle-Zélande, la première ministre a annoncé qu’à partir de lundi tous les nouveaux arrivants à la frontière, même les citoyens néo-zélandais, devront se mettre en quarantaine durant 14 jours. Le constat pays par pays est accablant. Chacun se débrouille comme il peut. Plutôt que d’interdire l’accès au pays, la Corée du Sud a mis au point des “procédures spéciales d’immigration” pour les personnes en provenance de Chine, précise le South China Morning Post. Les autorités prennent la température des voyageurs, s’informent sur les personnes qu’ils envisagent de rencontrer et leur demandent de remplir un questionnaire de santé.
Les touristes provenant d’un pays à risque doivent également installer une application mobile permettant de s’autodiagnostiquer. Reste tout de même à voir si ces mesures seront réellement suffisantes. L’épidémie n’est pas entièrement maîtrisée et une résurgence est possible, en Corée du Sud comme en Chine.


LACRISE ACTUELLE AURA DES CONSEQUENCES DIFFICILEMENT REPARABLES


Avec le développement des technologies, la destruction, sinon du genre humain, du moins de la civilisation moderne par les actions d'une nation, d'une corporation, d'une communauté religieuse ou autre, ou même d'un individu, est plus probable qu'auparavant d'un point de vue statistique. La crise actuelle annonce un krach mondial supérieur à ceux qu'on a connu. Bien que les crises financières, telles que la Grande Dépression, aient souvent par le passé présenté un caractère global, on ne pouvait jusque-là pas parler de risque de catastrophe planétaire au sens strict. Mais l’accélération des communications et l’utilisation massive d’Internet rendent désormais envisageable un effondrement du système : d’une part une déstabilisation des mécanismes financiers, provoquée par une paralysie généralisée de l'économie mondiale. L'économie mondiale et les échanges commerciaux ne pourront plus fonctionner comme avant. Politiquement, socialement et philosophiquement tout sera à revoir; "confinement individuel", "distanciation sociale", ne plus se réunir en groupe ni tenir des fêtes familiales qui peuvent contaminer jusqu'à des issues mortelles… voilà qui fait déjà éclater un vieux poncif tel "travail, famille, patrie" dans un monde où on ne peut plus avoir confiance en personne, même pas à sa propre épouse ni à sa propre famille, ni à l'Etat national.

Le danger relatif que posent d’autres menaces est beaucoup plus difficile à estimer. En 2008, à la conférence sur les risques de catastrophe planétaire organisée à l’Université d’Oxford, un groupe d’experts réputés regroupant leurs compétences sur différents types de risques a suggéré une probabilité de 19 % de l’extinction de l’espèce humaine durant le prochain siècle (cependant, le compte-rendu de la conférence avertit que la méthode utilisée pour synthétiser les réponses données ne prend pas correctement en compte l’absence de réponse à certaines questions. Le rapport annuel pour 2016 de la Global Challenges Foundation faisait remarquer que même les estimations les plus optimistes impliquent que l’Américain moyen risque cinq fois plus de mourir dans une catastrophe planétaire que dans un accident de voiture.

Plus généralement, la mondialisation et l’interconnexion des divers systèmes fait désormais

qu’une crise locale ou ne concernant qu’une seule ressource peut, par effet domino, amener


 une catastrophe planétaire (il s’agit d’« écroulements » (crunches) au sens de Nick Bostrom). 


La plus connue des crises de ce genre est l’arrivée du pic pétrolier (et en particulier ses 

conséquences sur l’agriculture), mais elle était soit disant anticipée depuis plusieurs décennies, et 

les effets indirects inattendus pourraient la transformer en effondrement global. 




S'IL Y A UN APRES LA CRISE DU COVID-19...







Le petit Macron a au moins raison sur un point, rien ne sera plus comme avant. Le système "capitaliste"a révélé plus que jamais ses carences, injustices et fragilités toujours pour les plus pauvres (des machines respiratoires très coûteuses sont produite pour des cliniques privées…). Comment s'extraire indemne d'une gestion de la société « globale »(capitaliste) de type économie de guerre, rationnement,  interdictions, fermetures insensées mais aussi compréhensibles de la plupart des commerces, donc multiples, fermetures des boutiques comme à l'époque des pires bombardements des deux guerres mondiales, hôpitaux débordant de malades en souffrance... que l'on laisse à l'agonie sur le trottoir, terreurs dans les Ehpad, interdiction de millions d'élèves de se rendre à l'école, terreurs des premiers de cordées médecins et infirmières, conducteurs de train et caissières de supermarchés, vol des masques et produits de protection, carences des systèmes de santé des pays « développés », impuissance des partis politiques et de leurs hérauts de carnaval  démocratique; le maintien des municipales sous la pression de l'aile droite de la bourgeoisie, confine au ridicule, d'autant que ce sont les vieux bourgeois qui, bien que minorité, vont y participer dans des bureaux de vote vides.
Le système capitalo-financier s'il sort de sa paralysie et de son incurie administrative actuelle va vouloir systématiser le télé travail, c'est à dire les pleins pouvoirs aux grands trusts financiers "globaux" en présentant cela comme un bilan positif de la crise du coronavirus… enfin hypothèse...

Comment reconstituer une unité sociale, une base sociale commune ? Restaurer l'Etat providence ? Cette bonne blague de solution « nationale » étroite. Arrêter de considérer le système hospitalier comme une entreprise comme les autres ? Du pipeau pour la mafia internationale désincarnée.
Attendre que des « gens qui savent » trouvent la solution miracle pour éradiquer tous les virus, mutant ou pas ? Et s'il n'était pas impossible de réorganiser toute la société - hors du capitalisme - sur de nouvelles bases qui excluent le profit, les guerres de rapine impérialiste (qui ne cessent pas pendant le coronavirus), qui rejettent la consommation à outrance et le gaspillage effréné de toutes les ressources humaines et terrestres. Et si le combat politique révolutionnaire venait ridiculiser tous ceux qui veulent continuer en espérant un capitalisme sanitaire, contre un monde qui a pour projet de favoriser à nouveau les interrelations humaines sans a priori, sans calcul. Et en sachant qu'il faudra déposséder une classe d'irresponsables par la violence car, même les pieds dans la boue et les microbes, ils y tiennent à leur place dominante et ils préféreraient qu'on crève tous d'un virus quelconque quitte à ne demeurer qu'une infime minorité de survivants.



CONSEILS DE SURVIE (en attendant votre tour)

Cette information, traduite de l'italien, vient de médecins actuellement sur le front de lutte contre le virus qui peuvent aider un grand nombre de personnes.

« On n'arrête pas le virus avec la panique mais avec l’intelligence.
Voici de nouvelles informations qui proviennent d’un chercheur de Shenzhen transféré à Wuhan pour collaborer avec la task force contre l’épidémie de Coronavirus.
L’infection du Coronavirus ne se présente pas comme le rhume habituel, avec le nez qui coule ou une toux avec cathares et crachats, mais au contraire avec une toux sèche. C’est le premier signal à bien identifier.
Important à savoir : le virus ne résiste pas à la chaleur et il meurt si il est exposé à des températures de 26-27°. Il est donc très important de consommer durant la journée toutes les boissons chaudes possibles comme le thé, tisane, bouillon, soupes, ou simplement de l’eau chaude. Le liquide chaud neutralise le virus et il n’est pas difficile de les absorber.
Important : Surtout éviter de boire de l’eau glacée ou de sucer des glaces ou glaçons ou la neige pour ceux qui sont à la montagne, en particulier les enfants.
Pour ceux qui le peuvent, il est important de s’exposer le plus possible au soleil en accord avec vos conditions climatiques actuelles.
Numéro 1. Le Coronavirus est assez grand, il a un diamètre d’environ 400 à 500 nm. Cela signifie que tout type de masque peut l’arrêter. Dans la vie normale, il n’est donc pas nécessaire d’avoir des masques spéciaux.
La situation est différente si vous êtes médecin ou personnel sanitaire et que vous devez être exposés à de fortes décharges du virus et dans ce cas il est indispensable d’utiliser des masques spéciaux .
Si une personne qui a été déjà affectée éternue devant vous, et qu’elle se trouve à 3 m de distance, cela fera tomber le virus par terre et donc l’empêchera d’arriver jusqu’à vous. C’est la raison pour laquelle une distance de sécurité est importante entre les personnes.
Numéro 2. Quand le virus se trouve sur des superficies métalliques, il survit pendant environ 12 heures ! Il est donc extrêmement important quand vous touchez des surfaces métalliques comme des portes ou des poignées de porte, des appareils électroménagers, des poignées de soutien dans les transports en communs, des rampes d'escaliers, des dossiers de chaise, etc, de bien vous laver les mains et de vous désinfecter avec soin.
Numéro 3 : le virus peut vivre caché dans les vêtements et sur les tissus pendant environ 6 à 12h. Les produits de lavage normaux peuvent le détruire. Pour les vêtements qui ne peuvent pas être lavés chaque jour, si vous le pouvez exposez-les au soleil ou à une source de grande chaleur ce qui tuera le virus.

Comment se manifeste le virus :

1. Le virus s’installe tout d’abord dans la gorge, provoquant une inflammation et une sensation de gorge sèche : ce symptôme peut durer 3 à 4 jours.
2. Le virus voyage en utilisant l’humidité qui est présente dans les voies aériennes respiratoires, il descend dans la trachée et il s’installe dans les poumons en causant une pneumonie. Ce passage a besoin d’environ 5 à 6 jours.
3. La pneumonie se manifeste avec de la fièvre élevée et des difficultés de respiration et elle ne ressemble absolument pas à un rhume ordinaire. Vous pourriez même avoir la sensation de vous noyer à cause de la difficulté respiratoire. Dans ce cas là il est indispensable d’appeler immédiatement un service de soins d’urgence.

Comment éviter le virus :

1. La transmission du virus arrive dans la majorité des cas par contact direct, en touchant des tissus ou des matériaux sur lesquels le virus est présent : se laver les mains fréquemment est absolument fondamental.
Le virus survit sur vos mains pendant environ 10 minutes, mais pendant ces 10 minutes beaucoup de choses peuvent se passer : se mette les ongles ou les doigts dans la bouche, se frotter les yeux ou se gratter le nez par exemple, et permettre ainsi au virus d’entrer dans votre gorge !
Donc, pour votre bien-être et pour celui des autres, arrêtez ces gestes et lavez-vous le plus souvent possible les mains et désinfectez-les !
2. Vous pouvez faire des gargarismes avec une solution désinfectante qui élimine ou réduit le quota du virus qui pourrait peut-être être entré dans votre gorge. En faisant cela vous éliminerez le virus avant qu’il ne pénètre dans la trachée et ensuite dans vos poumons.
  1. Désinfectez votre clavier de d’ordinateur (et piano) et votre souris, sans oublier votre téléphone portable, votre téléphone fixe. Attention aux claviers des cartes de crédits et boutons d'ascenseur (mettez des gants lavables ou un mouchoir en papier à vite jeter).







NOTES

1Ainsi, un risque existentiel détruit l'humanité (voire toutes les formes de vie supérieure) ou au minimum ne laisse aucune

 chance à la réapparition d’une civilisation, alors qu’une catastrophe planétaire, même si elle tuait la majorité des

 humains, laisserait une chance de survie et de reconstruction aux autres ; Bostrom considère ainsi les risques existentiels

 comme beaucoup plus significatifs ; il fait également remarquer que l'humanité n'avait pas pu envisager de risque

 existentiel avant 1950, et que toutes les stratégies conçues pour diminuer les risques de catastrophe planétaire sont

 inopérantes face à des menaces d’extinction complète.

2L'édito du NPA est minable, à côté de la plaque et ridicule, confirmant que les islamo-gauchistes sont intrinsèquement irresponsables comme ces pauvres black blocs défilant en jaune avec masque FPP1 aux cris de « siamo tutti antifascisti », comme s'il valait mieux masquer leur bêtise en langue étrangère ! Le gouvernement de Macron fait ce qu'il peut, il est débile de l'accuser de mettre en danger les personnes, comme il est lamentable de ressortir le blabla stalinien d'embauche massive d'infirmières alors qu'il y a carence de formation et qu'on n'en trouve pas vu le désintérêt pour ce genre de métier ; après s'être ridiculisés dans le plus total suivisme des mafias syndicales, ces mouches du coche de la gauche disparue croient bon de réclamer le rasage gratis des masses dans la tempête sanitaire dramatique qui va déstabiliser le monde entier. Les gauchistes sont des puces et des bons à rien. Et ils n'ont aucun droit pour parler au nom du prolétariat, qui ne leur demande rien d'ailleurs. Sur le plan syndical, leurs acolytes de Sud-Rail collaborent pleinement à l'Union sacrée en demandant « une nouvelle organisation du travail », laquelle est en cours sans avoir besoin des conseils syndicaux, ce qui s'appelle enfoncer une porte ouverte.
3Editorial du Quotidien du peuple.
4Je me suis déjà fait l'écho de cette hypothèse qui, d'une part confirme la théorie de plusieurs analystes géopolitiques peu farfelus qui tablent sur une guerre contre l'Iran menée par les Etats-Unis pour couper la route entre la Russie et la Chine, et affaiblir successivement Russie et Chine sans avoir à confronter les deux puissances ; d'autre part la guerre biologique n'est pas une fake new : les gaz utilisés en 1914 sur le front... Les ballons chargés de microbes par l'armée japonaise pour survoler l'espace aérien US, les armes chimiques de Saddam, et autres produits fournis par les marchands d'armes d'Est ou d'Ouest. Ce qui met à mal cette hypothèse est que l'arme biologique peut se retourner contre son utilisateur, et dans la situation actuelle personne n'est épargné ; à moins que les inventeurs d'armes létales au service des grands impérialismes soient tous de véritables crétins inconscients et incontrôlables...
5Les médias ont consigne d'éviter le sujet, en particulier un contingent de migrants venus directos d'Italie à Calais.
6Le Figaro du vendredi 13 mars. L'édito titrait après le discours clémenciste de Macron : « Mobilisation générale », curieuse et bâtarde mobilisation !
7« Une folie », a jugé Emmanuel Macron, qui entend au contraire « reprendre le contrôle » au nom d’« une France, une Europe souveraine ». L’expression, calquée sur le slogan « Take back control » des partisans du Brexit au Royaume-Uni, ne relève pas du hasard.


La pitoyable doxa sanitaire et sécuritaire du capitalisme "malade"


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