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mardi 13 décembre 2011

MAFIAS SYNDICALES EN COLERE : PASSER DE L’ABANDON DE LA CLASSE OUVRIERE A SON ATTAQUE EN REGLE… D’OR


L'intersyndicale CGT-CFDT-UNSA-FSU-Solidaires (officine obscure près le conseil des ministres) a programmé pour ce mardi 13 décembre, une journée de manifestations pour bêler "refuser l'austérité". La classe ouvrière n’a que foutre de cette programmation ministérielle et est à son poste d’exploitation la journée durant, laissant défiler le personnel syndical corrompu avec ses colifichets et grigris habituels.

Le Monde, s’entretenait au même moment avec le bonze François Chérèque, qui préside le trust CFDT. On verra que le bonze ne répond pas, esquive certaines questions et fait pitié par sa gentillesse avec ses « partenaires sociaux », et l’amalgame du prolétariat à Le Pen. Il parle en outre de la dette et de la règle d’or (union nationale bourgeoise) comme un chef d’Etat « responsable » et soucieux de l’effort que doivent consentir les puent-la-sueur.

Question : La Cour des comptes dénonce "les dysfonctionnements" du comité d'entreprise de la RATP et le thème de "l'argent caché des syndicats" resurgit. L'air du temps est-il antisyndical ?

Depuis que je suis syndicaliste, je n'ai jamais vu un vent d'antisyndicalisme aussi fort (non un pet des prolétaires !)

- Une partie de la droite et une fraction du patronat n'ont jamais accepté le fait syndical. (…) Un palier supplémentaire a été franchi avec le dossier du Figaro Magazine [du 3 décembre] sur "l'argent caché des syndicats", qui rapporte de façon malveillante le rapport de la commission parlementaire sur le financement des syndicats. Rapport qui n'a pas été voté et dont la publication est donc interdite. Nous allons porter plainte contre les personnes qui l'ont diffusé. (ah ah, c’est déjà fait et les mafias syndicales règlent leurs comptes en justice bourgeoise, et Le Monde comme le reste des médias, bouche cousue sur ces procès entre bonzes) ; L'antisyndicalisme n'est pas vraiment nouveau… On va jusqu'à attaquer personnellement le secrétaire général de la CGT, sa femme et sa famille. C'est très grave. Il y a une forme de poujadisme vis-à-vis du syndicalisme qui est dramatique. J'entends dans les discours que le chômage, c'est la faute des immigrés trop nombreux, les déficits sociaux, c'est la faute des assistés fainéants et les problèmes des entreprises, c'est la faute des syndicats corrompus. Cela pue le Front national !

Question : Avec la réforme de la représentativité, les syndicats vont asseoir leur légitimité sur leur audience électorale. Mais l'amélioration de leur image ne passe-t-elle pas par un aggiornamento de leurs pratiques ?

- On mélange souvent le nombre d'adhérents avec la représentativité électorale, qui couvre, grosso modo, les deux tiers des salariés. Dans ces élections, la participation oscille entre 60 % et 80 %, largement au-dessus des élections politiques locales. Mais le nombre de syndiqués est insuffisant et on ne peut pas attribuer cette faiblesse à la seule répression syndicale. La réforme de la représentativité doit nous amener à des pratiques plus en proximité avec les salariés et à plus de transparence sur nos modes de fonctionnement, y compris financiers. Il nous faut redonner du sens au syndicalisme, développer son utilité, renforcer l'intérêt des salariés.

Question : Pour sortir de la crise de l'euro, faut-il modifier les traités et renforcer la discipline budgétaire ?

(…) (cf. discussion interne entre la haute hiérarchie des mafias syndicales et les technocrates de Bruxelles). La Confédération européenne des syndicats met plusieurs conditions à l'évolution des traités : qu'on intègre un volet social, qu'on mette en place des eurobonds [euro-obligations] afin de mutualiser les dettes pour faire baisser la spéculation, et qu'on investisse dans l'économie de demain collectivement au niveau européen. C'est dans ce cadre-là que la règle d'or peut être acceptable.

Question : Le 13 décembre, vous manifestez sur le refus de l'austérité. Mais vous avez affirmé que la dette était "excessive" et qu'il était "inévitable" de la réduire. Y a-t-il une rigueur acceptable ?

- La résorption de la dette doit être une priorité des politiques budgétaires. C'est une question d'honnêteté vis-à-vis des futures générations. Ce n'est pas la nécessité de faire des économies qu'on critique, mais les choix du gouvernement. Les syndicats ont fait des propositions communes, comme par exemple d'économiser les 4,2 milliards d'euros de défiscalisation des heures supplémentaires, de remettre en cause la niche Copé pour les grandes entreprises, de créer une tranche d'impôt supplémentaire.

Question : Les syndicats ne vont-ils pas afficher leur impuissance ?

- En période électorale, les Français attendent plus du changement par le politique que par des mouvements sociaux. Si on m'avait écouté le 17 août, quand j'ai demandé un sommet social, si on avait anticipé des difficultés qui à coup sûr allaient survenir, comme la hausse du chômage, nous n'aurions pas eu à organiser une journée d'action dans un contexte électoral qui favorise le repli.

Question : Comment réagissez-vous aux enquêtes sur la montée de la défiance vis-à-vis des politiques et du sentiment d'abandon ?

- Ce n'est pas en ayant des discours politiques qui martèlent que les étrangers sont responsables du chômage et que les malades sont responsables des déficits qu'on renforcera la confiance. Les politiques doivent avoir un discours honnête et les syndicats doivent répondre à ce sentiment d'abandon. Sinon, ceux qui se sentent abandonnés iront vers les extrémismes de droite, qui flattent ces populations sans leur offrir de solutions concrètes et positives. (…) A la présidentielle, la CFDT va afficher sa neutralité et ne soutiendra aucun candidat. Comment allez-vous concilier cette position avec le bilan globalement négatif que vous dressez du mandat de Nicolas Sarkozy ? Notre critique de l'action de Nicolas Sarkozy est aussi un avertissement à la future majorité quelle qu'elle soit. On ne juge pas un gouvernement putatif, on juge un gouvernement au pouvoir. Et notre capacité d'autonomie rend légitimes (Ah Ah Ah !) ces critiques. Si nous adoptions une démarche partisane, nous serions inefficients sur la critique de ce qui se fait aujourd'hui et inefficaces demain quelle que soit la future majorité. Maintenant, c'est aussi aux politiques, comme cela se fait dans tous les pays, de reconnaître que la critique, positive ou négative, fait partie de l'action du syndicat qui est avant tout un contre-pouvoir.(et ta sœur elle est un conte du pouvoir ?)

COLÈRE FEINTE APRES LA PUBLICATION PARTIELLE DU RAPPORT FINANCIER

Les BONZES de la CGT et de la CFDT n’ont pas déjugé de la même manière la "situation insupportable" créée par le scandaleux rapport moitié secret. Seule la CGT a réclamé la publication du document, dont "la plupart des exemplaires ont été passés à la broyeuse", selon Nicolas Perruchot. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en a appelé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. "La non-parution de ce document a multiplié les allégations et les suspicions à l'égard des syndicats", a-t-il déploré sur RTL. "Je vais m'adresser au président de l'Assemblée nationale, M. Accoyer, et je vais lui demander officiellement au nom de la CGT la publication de ce rapport", a-t-il ajouté, précisant que 70 % de l'argent de la CGT provenait des cotisations de ses membres et 12 % de fonds publics. Ceci pleurniché sachant que de toute façon le rapport ne sera jamais publié.

L’autre bonze, tenu à être moins vindicatif et plus près de la fiscalité opaque des mafias syndicales, Chérèque, a rappelé – ce qu’il ne rappelle pas dans l’interview ci-dessus au Monde) qu'il était tenu au silence sur ce rapport. "Je n'ai pas la possibilité de le commenter, parce que j'ai juré devant la commission parlementaire que s'il n'était pas publié je n'avais pas le droit, sous peine d'amende, de pouvoir le commenter", a-t-il déclaré sur iTélé. M. Chérèque indique aussi que 44 % des ressources de l'organisation provenaient des cotisations, 30 % des ventes de produits internes et "seulement 30% de fonds publics". Menteur !

Etat et syndicats veulent faciliter le chômage partiel (att aque anti-ouvrière complice syndicats/gouvernement.

A la veille du grand krach attendu, mais modéré dans les médias, le chômage partiel fait son grand retour en France. Premier secteur touché, l'automobile, avec des arrêts d'activité chez PSA ou Michelin. Avec l'aggravation promise du chômage, gouvernement et complices syndicaux s'accordent sur la nécessité de promouvoir un dispositif, particulièrement prisé dans l'industrie pour éviter les licenciements. Problème : le bilan du chômage partiel lors de la précédente crise 2008-2009 fût nul, et les ouvriers les dindons de la farce des protecteurs des banques et des 1% de riches qui bouffent 40% du produit national.

Dans un autre rapport, que celui concernant les mafias syndicales, publié en février, la Cour des comptes est largement revenue sur les raisons de cet échec. Elle expliqua que les patrons français disposent de mesures de flexibilité plus pratiques comme l'intérim, les CDD ou les RTT. Le chômage partiel reste trop complexe avec trois dispositifs différents, qui se chevauchent. Voyez la différence ! La mafia CGT compte sur une fusion des dispositifs, avec éventuellement la création d'un grand fonds unique abondé par l'Etat, les employeurs et l'Unedic. "L'objectif est de généraliser le maintien de 75 % du salaire brut et de faire une réelle sécurisation de l'emploi pour décourager les licenciements, tout en renforçant le contrôle des entreprises qui y recourent", défend Maurad Rabhi, chargé de l'emploi à la CGT.

Le gouvernement ne veut pas que l’orchestre des partenaires sociaux joue trop fort du basson et du violoncelle avant la réélection présidentielle. Mais le ministère de l'emploi admet qu'une telle réforme nécessite "un nouvel accord national interprofessionnel, ainsi qu'une modification de la loi". Des conditions compliquées à réunir à moins de cinq mois de la présidentielle. Xavier Bertrand, ministre du travail, pourrait donc se contenter de défendre sa promesse d'abaisser le délai de réponse pour l'agrément de l'inspection du travail de vingt à dix jours, voire de supprimer l'accord préalable. Du calme, du calme, on discute au sommet derrière des portes matelassées. Du calme. On verra bien.

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