PAGES PROLETARIENNES

mercredi 29 juillet 2015

D’où qu’il en est le mouvement révolutionnaire pour le renversement de la société bourgeoise?

Dessin de Christian Lagant, estimé et estimable animateur de NOIR ET ROUGE et qui, désespéré de la non venue de la révolution s'est suicidé à la fin des années 1970.

(copie du courrier envoyé à Table rase: http://tablerase.org/fil-rouge-n1-les-luttes-sociales/

Bonjour,

«Que nous importe un «parti», c’est à dire une bande d’ânes qui ne jurent que par nous parce qu’ils nous considèrent comme leurs égaux? (...) Ce n’est qu’en restant indépendant, en étant objectivement plus révolutionnaire que les autres, qu’on peut, au moins pour un temps, préserver son indépendance vis à vis de ce tourbillon (...) n’assumer aucune responsabilité pour des ânes, critiquer impitoyablement tout le monde, conserver par-dessus le marché cette sérénité que toutes les conspirations de ces imbéciles ne nous feront pas perdre».
Lettre d’Engels à Marx (1851)


UNE INVITATION A LA RENCONTRE ET AU DEBAT ENTRE REVOLUTIONNAIRES PAR votre «association marxiste d’échanges et de débats» nommée «Table rase», mais aussi «Fil rouge», mais aussi «union pour le communisme» voire «l’étincelle».

UNE SAINE VOLONTE DE DEPASSER LE CHACUN POUR SOI?

On s’y perdrait tant pointe le désir de «mettre le feu à la plaine» capitaliste. Je découvre seulement presqu’une année après votre site (preuve que l'information ne passe plus dans l'ex-milieu révolu maximaliste) boite aux lettres de plusieurs contributions sur ce «fil rouge»; connaissant la plupart des protagonistes, sauf «table rase» je trouve l’intention louable et à encourager. Quoique je tique sur les termes «union pour le communisme», la tradition du marxisme version maximaliste étant plutôt «scission-fraction-dénonciation», «sélection des cadres», etc. Le mot «union» n’étant réservé qu’à destination de l’armée des prolétaires du rang... de la future «armée rouge» et du «parti de masse compact et puissant de demain»?
Quoique je tique aussi sur l’armée de PN (pervers narcissiques) à l’affût dans tous les groupes politiques, les assocs charitables ou gauchistes, ou ultra-gauchistes, cette ribambelle de mécréants toujours volontaires pour prendre le pouvoir sur les autres, les encadrer et les diriger...
Examinant d’abord la proposition d’encadrement «démocratique» et «désintéressée» de Table rase, je suis assez consterné par l’atterrissage sans façon et sans passé de ces nouveaux camarades oecuméniques, voire estomaqué de leur ignorance de l’histoire révolutionnaire, mais je veux bien les aider à combler leurs lacunes:

- «l’absence de parti révolutionnaire empêche l’intervention autonome de la classe ouvrière»: l’absence d’électricité empêche mon café de se réchauffer mais n’ai-je pas encore le goût du café à la bouche? Jamais un vrai parti révolutionnaire n’a existé avant les révolutions historiques qui ont compté: pas de parti jacobin avant 1789, pas de parti Bolchevique avant 1917, pas de parti influent avant 1936, 1968, etc. Les véritables partis révolutionnaires aux différentes époques de la lutte des classes (pas des nationalismes sous-développés) apparaissent comme produits des vagues révolutionnaires; avant 1917 le parti SD russe votait les crédits de guerre... ce qu’il en reste après l’insurrection (dûe à la petite fraction Lénine-Trotsky et pas au comité central lourdingue avec Staline) a mué et ne prend le nom de parti bolchevique qu’en 1918! En réalité l’autonomie ouvrière, notion très spécieuse et passoire à idéologie anar, n’est pas l’indépendance de classe, celle-ci est une recherche permanente pour échapper aux dirigeants PN de tout acabit (organisateurs professionnels bobos) et à leurs divers syndicats et assocs.
- «le manque d’implantation des militants dispersés dans le prolétariat en général et d’abord dans les entreprises»: on a là en résumé toute la fable du recrutement syndicaliste gauchiste mao-trotsko-anar, dialectique d’étudiants post-soixantuitards mal dégrossis d’une bolchévisation (stalinisation des partis par le concept des «cellules d’usine» dans les thirties!); cette obsession dogmatique est une maladie incurable du gauchisme sénile, elle consiste à imaginer que le pouvoir du prolétariat devrait être encore demain cette fiction des «conseils ouvriers», qui n’ont jamais été foutus de prendre le pouvoir ni en Russie ni en Allemagne pas parce qu’ils se seraient fait avoir par le parti, mais parce que telle n’est pas leur fonction: le communisme ou du moins la transition vers le renversement complet du capitalisme, ce n’est pas les ouvriers (certifiés en bleu, sans diplômes, + quota de grèves effectives) qui supplanteraient les bourgeois + leurs flics et + leurs syndicats... Laissons aux anars cette vision ouvriériste renversée en faveur de leur rêverie de l’autocongestion villageoise et leurs pâles coopératives. Cette histoire de «présence physique» des professionnels du militantisme pour être mieux sponsorisé ensuite par la base ouvrière, est démagogique (nous l’avons combattue dans les années 1970 avec le CCI). De véritables révolutionnaires n’ont pas besoin de la reconnaissance de futurs «cadres du parti au pouvoir» ni de bobos syndicalistes qui veulent décider à leur place. Mais cette question ridicule de «l’implantation» renvoie à deux autres questions que je ne peux développer ici - mais qui peut vous être matière à débat plutôt que cette autre ficelle éculée «très léniniste foireuse» d’ «interventions communes», comme si ces «militants dispersés» avaient au moins une science infuse de la préparation révolutionnaire adéquate (et donc un parfait mépris du niveau de la conscience de classe); ces deux questions sont: comment se fait et par qui la réorganisation de la société après la mise à bas de l’Etat? Et, alors que la plupart des grandes usines ont disparu et que les patrons sont à l’étranger, et qu’une pièce est produire dans un pays et une autre dans un autre, qui va croire que la remise en marche peut se faire au niveau : national? international? et que l’union des ouvriers d’une corporation serait peut-être plus justifiée avec les ouvriers de la branche concernée dans les autres pays plutôt qu’avec les entreprises différentes du coin? Mais nullement révolutionnaire ni apte à réguler les besoins de l’ensemble de la population (cf. mon livre «Dans quel «Etat» est la révolution?».
- le cercle assoc «table rase» ou «fil rouge», serait plus table rase... du passé, sa seule filiation historique revendiquée est étrange et limitée: le mouvement de 1991 au Kurdistan! Qui en a entendu parler? Pourquoi rien sur des événements autrement importants: Octobre 1917, 1919 et 1923 Allemagne, Chine 1927, Espagne 1937, mai 68, Pologne 1980, etc. Cette histoire du Kurdistan est un vieux serpent de mer; un groupe intitulé je crois «Mouvement communiste» (devenu farouchement anti-léniniste après avoir ét léniniste dogmatique) avait raconté qu’il y avait eu des conseils ouvriers... jamais vérifié. Cela sent la préférence... tiersmondiste pour hausser le rôle de la classe ouvrière à celle des populations flouées et impuissantes de la périphérie...
- «à travers un important travail de formations, d’organisations (...) de cours de langues des camarades étrangers (...) d’un camp d’été... partager nos expériences... des interviews... se trouve l’embryon d’un mouvement communiste puissant»!? On peut se demander comment un tel travail d’assoc caritative, bourré d’intentions léninistes éculées pourrait ouvrir la voie à un réel débat entre fractions et individus dispersés toujours favorables mordicus au chambardement de la société bourgeoise.

Cela commence plutôt mal. Il nous est fourni des contributions de faux groupes, à la queue leu leu, mais pas de confrontation ni discussion. Les différents intervenants ne sont pas ou plus des groupes, mais une poignée d’individus voire se simples couples de réchappés des implosions militantes diverses et successives. S’il vous plaît, n’abusez pas le prolétariat!
A ma connaissance un cercle a joué ce rôle de creuset de rencontres positives entre révolutionnaires de diverses tendances, ICO d’Henri Simon dans la période après 68; mais ce dernier avait hérité d’une méthode critique autrement plus ouverte et créatrice que la bouillie de chat néoléniniste dont vous semblez hériter, mais combien j’aimerais que vous puissiez favoriser pourtant des débats dont notre époque a un intense besoin (car vous avez tout de même posé une série de bonnes questions), quitte à vous remettre en cause... et à mûrir ensemble, mais pas mourir. Il faut de réelles confrontations sans concessions, sans miévreries démocratoques, sinon vous aboutirez au même genre d’assoc de bonne volonté que «Matière et Révolution» - site intéressant de celui qui se fait appeler Robert Paris - des rencontres qui ronronnent, qui tournent en rond et dont rien ne sort.

Deux cercles (disons) dominent par leur sérieux et lucidité les autres contributions: Robin Goodfelow and ce qu’il reste du PCint, ils ne sont ni dogmatiques ni invariants, contrairement à ce qu’un certain milieu disparu a pu leur reprocher.
Robin Good présente une cohérence programmatique héritée de la Gauche révolutionnaire italienne, mais contient des singularités comme sa vision de 90 ans de contre-révolution «ininterrompue»! C’est une ânerie d’enfants du bordiguisme. La notion de contre révolution est assez obsolète si on considère - du point de vue maximaliste étroit - qu’il ne s’est rien passé depuis 1917 et que Staline est toujours vivant! Nous ne sommes pas en période de contre-révolution pour la bonne raison qu’aucune révolution ou explosion de lutte de la classe ouvrière n’a pas eu lieu depuis belle lurette! Notion surannée! Au début de 1917, Lénine ne déclare jamais «nous sortons de la contre-révolution», mais «nous allons renverser l’Etat bourgeois». A chaque fois que j’entends cette notion caduque et étriquée j’ai envie de crier «mais la révolution n’a pas encore eu lieu!».
Mais RG a de très belles qualités d’analyse, proches du PCint, notamment sur le poids sidérant de la petite bourgeoisie à l’époque moderne, qui explique bien des affaiblissements du prolétariat; même par rapport à la filiation Gauche italienne, ils font montre d’un étonnant esprit d’autocritique en évoquant les années 1970 et «de nombreuses limites dues notamment à un léninisme non critique». On trouve un effort pour comprendre les signes encourageant de la lutte de (la) classe, marqué toutefois par un aveuglement sur le rôle des syndicats «émergents». Ils sont enfin ambigus concernant votre proposition de matériel commun: «Ceci pourrait passer par la réalisation de matériel en commun, tracts par exemple, dont le risque est qu’ils soient trop généraux...».

Le PCint fournit une analyse plus historique, de la Russie 1917 aux trente glorieuses et à l’effondrement du bloc impérialiste russe, en relevant ce qui a pu acheter» le prolétariat et dissoudre temporairement son désir de révolution. Il passe sur ses longues erreurs théoriques sur les libérations nationales et sa préférence immigrée, mais l’analyse des impérialisme actuels est impeccable. Il ne s’embarrasse pas avec la fable de la contre révolution ininterrompue mais s’attache à démontrer la dynamique actuelle du prolétariat et nous assure que çà pètera avant 30 ans. Comme RG ils analysent justement le poids des révoltes petites bourgeoises comme frein à la lutte du prolétariat, ou même handicap. Contrairement au CCI qui a toujours ignoré la petite bourgeoisie puisqu’il est assis dessus (la plupart de ses caïds étaient profs d’université, aimaient s’écouter parler en public congressiste et se sont réfugiés en Belgique chez Controverses, retrouvailles entre bobos indifférentistes...).
Concernant le rôle des révolutionnaires, leur insistance répétée pour la constitution du parti révolutionnaire sur la base des principes de classe peut apparaître rébarbative mais - ôtez tout fantasme de parti invariant et d’acier léniniste garanti - cette insistance n’est pas formelle, elle est une insistance politique parce que les résidus du gauchisme et de l’ultra-gauchisme, et même du maximalisme restent marqués par un ouvriérisme et un léninisme mités, qui consiste à voir le lieu de travail comme le stade suprême du début de la prise du pouvoir par les ouvriers... eux-mêmes. La formule a pris un coup de vieux. Il n’est pas vrai que les ouvriers de l’usine Dutruc sont aptes à définir les besoins de la société ni à remplacer le conseil des ministres bourgeois. Il n’est pas vrai que la révolution se produit au sommet de la grève générale. Aucune révolution n’est sortie d’une grève générale. Les révolutions sont plutôt sorties de cataclysmes militaires, de la conjonction de la misère et de l’impuissance des gouvernants. En 36 et 68, pour ne prendre que le cas français, les ouvriers n’ont pas été foutu que de jouer aux cartes... Le processus révolutionnaire est toujours passé en dehors et au-dessus de usines, c’est pourquoi s’implanter au travail est bon pour les bobos intellectuels. La dynamique passera, comme hier, par les quartiers, les territoires contrôlés par les prolétaires de partout, pas par des comités d’usine quand il n’y a plus d’usines ni parce que les prolétaires fabricants de boite de conserve seraient plus conscients ou «équipés» que ceux des services! Une réflexion est à mener sur cette carence d’analyse des pâles héritiers révolutionnaires modernes dont la réflexion reste souvent au ras des pâquerettes syndicalistes (qui n’est pas antagoniste avec la théorie débile de l’émeutier, Pouget es-tu toujours là?).

Comme illustration de la chute dans le localisme et l’infinitésimal, voici malheureusement un des derniers mohicans du CCI de sa période glorieuse, Michel Olivier. Vous posiez des questions sur l’analyse de la période mondiale et une prise de position historique, mais le pauvre homme s’enferre dans un listage des récentes grèves syndicales en France dont on n’a que foutre et qui ne permettent pas de comprendre la situation mondiale du prolétariat, ni «ni les questions majeures au niveau impérialiste et politique.
Franchement en référer pour juin 2014 aux grèves des péquins suivants - intermittents du spectacle, inspecteurs du permis de conduire, agents de sécurité de la Tour Eiffel, agents de Pôle emploi, et divers «services publics» - ce n’est pas saluer la fine fleur du prolétariat. La plupart de ces professions sont honnies ou méprisées par les autres prolétaires dans leur majorité; les intermittents du spectacle sont des OVNI du salariat, héritiers des petits privilèges de la culture franchouillarde contrôlée par le PCF depuis la guerre, ce milieu interlope d’artistes a toujours été piloté par la CGT et en redemande comme «garantie» (Olivier ne se rend pas compte de ce qu’il dit mais il le dit plus loin, l’AG des intermittents du spectacle pour soit disant l’unification des luttes n’était qu’un cirque hyper contrôlé par l’appareil CGT!)..
Plus affligeant pour un ancien haut commissaire du CCI - qui dénonce l’attaque de l’Etat français contre les acquis de la classe ouvrière (quels acquis? il suppose les services publics et la sécurité sociale, il rigole?) - pire donc la situation française devient l’étalon de mesure du contexte mondial: «Le contexte politique général décrit ci-dessus est celui du contexte général dans l’ensemble du monde». Ha Ha Ha, et dans le CCI on l’appelait déjà «snob tête en l’air».

Gardant les simplismes du CCI du genre «tous les travailleurs sont attaqués de la même façon», M.Olivier en déduit que le gouvernement n’apporte «aucune solution immédiate aux travailleurs», ce n’est pas vrai pour tout le monde; le gouvernement est plus intelligent que cela, et donne à Paul ce qu’il ne donne pas à Pierre ou Jacques. Ne l’aurait-on pas déjà renversé sinon? Est évoqué comme radicale contestation syndicale les sifflets contre Séguy en 68, mais on s’en fout, tout est dispersé et décousu dans cette contribution, rien n’est placé à l’échelle de l’histoire et des enjeux de sociétés, et on se fout des grèves syndicales intermittentes ou cycliques. On se fout de la privatisation de la SNCF comme de la trahison éternelle des syndicats. C’est creux comme le slogan élimé additions des corpos modèle 1995: «Cheminots, postiers, intermittents, précaires, du public comme du privé, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers...», avec ou sans parti!

L’écrivain Tom Thomas se contente lui de brèves remarques. Je ne suis pas fan, mais celles-ci sont fort pertinentes. Il faut en effet partir d’une analyse de l’état du capitalisme comme préalable à «tout «Bulletin de liaison» sur les luttes (qui, sinon, ne serait que l’accumulation «d’informations» invertébrée, sans réelle signification». Il aurait pu ajouter comme Echanges de Simon ou feu le GLAT (groupe de liaisons et d’action des travailleurs des 70). Il demande aussi d’en finir avec le fétichisme de l’Etat, concernant le réformisme radical (gauchos et Mélencho), mais ceux-là se ridiculisent d’eux-mêmes, il aurait mieux fait de poser la question autrement plus importante historiquement de quelle centralisation aura besoin la révolution pour aller vers le communisme.

Accessoirement une secte sans intérêt avait été conviée à s’ouvrir aux autres, un CCI (T) fusionné avec les délirants du «Groupe Bolchevik», devenu GMR d’un COREP international. Ha Ha Ha. Elle affirme la nécessité du parti bolchevique et envoie chier «Table rase» qui , et ce sera sa seule réponse à un groupe, répond qu’elle est pour un parti bolchevique modèle démocratique, veille prise du pouvoir en Russie, mais consent à admettre dans le consensus envisagé cette bande d’idiots cryptos trotskiens.

Encore une appellation nunuche pour le groupe suivant «Tant qu’il y aura de l’argent» qui fait quelques justes remarques pillées aux analyses de classes sur le comportement des oligarchies et des cire-pompes de la gauche caviar, mais pour le reste révèle un cercle de marginaux autogérés qui, telles des assistantes sociales, veulent gérer leur misère dans leur coin. En plus de vouloir organiser les sans-emplois autour de leurs «liens» et dans la «vie quotidienne», ces bobos se vantent d’être généralement syndiqués. Ha Ha Ha! Encore des intermittents du spectacle des révolutionnaires déconfits.

Il faut de tout pour faire un monde. Je ne prône pas l’éradication des chasseurs d’images, des assocs de locataires, du NPA et des assocs caritatives gauchistes. Ils ont le droit d’exister et de faire leur tambouille, mais il ne faut pas oublier que les organisations révolutionnaires, même à l’état de secte, ont toujours plus ou moins attiré des tarés ou demi-tarés, et qu’il faut faire une sélection. Mais avec un état d’esprit qui ne soit pas du type «patriotisme de parti». J’appuie cette idée sur un écrit de Marc Chiric, fondateur du CCI et qui a échoué dans sa postérité même s’il n’est pas tout à fit responsable de celle-ci:

«La conviction juste que nos positions sont authentiquement révolutionnaire, poussée à outrance, donne cette aberration qui veut que tout ce qui est en dehors de nous ne peut être que contre-révolutionnaire. On perd ainsi de vue que le mouvement révolutionnaire de la classe est un mouvement incessant de maturation de la conscience se manifestant nécessairement dans l’apparition et l’existence simultanée de plusieurs organisations plus ou moins formées, plus ou moins avancées, et dont nous-mêmes, ne sommes qu’une expression, même si nous sommes la plus avancée et la plus cohérente» («Groupes confus et notre propre confusion 1977, texte interne du CCI publié dans mon livre «Marc Laverne et le CCI»; le PCint est le seul groupe à m’avoir fait l’honneur de référencer ce travail et avec une critique positive et fructueuse pour moi, vous pouvez le lire encore sur la toile).

En conclusion, je considère l’initiative de «table rase» comme positive, bien que rien n’ai encore débuté. Chaque individu ou couple ou cercle n’a fait que présenter son analyse, sera-t-il possible de passer maintenant à la discussion (le mot confrontation était trop fort)?
Sera-t-il possible de prendre en compte ces aspects de la réalité actuelle que vous semblez tous ignorer:
- la bourgeoisie mondiale a encore des ressources économiques et idéologiques immenses;
- la diabolisation de l’islam a supplanté le stalinisme;
- l’occupation du pouvoir par Syriza en Grèce démontre la réalité du gauchisme enfin au pouvoir, ce «réformisme radical» se dégonfle comme baudruche;
- volontarisme et activisme sont inutiles à la formation du parti communiste mondial de demain.

Cordiales salutations,

Jean-Louis Roche (alias Pierre Hempel)

lundi 27 juillet 2015

MEETIC C’EST DE LA DAUBE



«George est un homme qui n'a pas grandi. Physiquement, il a l'air vieux, mais il a le cerveau d'un gamin de 10 ans" Matt Damon à propos de George Clooney

«Le temps passe et Mick Jagger prend chaque 26 juillet une année de plus. Mais contrairement à ce que pourraient penser les mauvaises langues, le rockeur est loin d'avoir dit son dernier mot. Le chanteur a beau souffler sa 72ème bougie, il a lui aussi Instagram comme tout le monde" (magazine pipole)


ETONNANT NON? "Les sites de rencontres sont dans le collimateur du gendarme d'Internet. Huit entreprises propriétaires de 13 sites, dont «Meetic» ou «Attractive World» ont été mises en demeure mardi par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) de modifier leur pratique concernant notamment le recueil d'informations sensibles sur leurs clients. Un sujet particulièrement sensible depuis que le site de rencontres adultères nord-américain Ashley Madison a subi un piratage qui a conduit à la révélation de l'identité et des fantasmes de ses 37 millions d'abonnés
Parmi les autres sites épinglés par la Commission figurent «Adopte un mec», «Easyflirt», «Rencontre obèse», «Destidyll», «Forcegay», «Mektoube» «Jdream», «Feujworld», «Marmite love», «Gauche rencontre» et «Celibest»". Mais quelle cuistrerie, on est tous à poil avec leurs systèmes sophistiqués d'espionnage régalien et paranoïaque de notre trouduc! Pourquoi la CNIL ne s'indigne-t-elle pas de l'extrême détresse et solitude que révèle l'utilisation de ces sites, et surtout leur racket financier?



Pardonnez-moi d’aborder le sujet des rencontres dans ce blog, qui passera pour peu politique, mais je peux me permettre car la période vacancière est propice à la mort politique pour ne pas dire à l’asthénie ou même à la neurasthénie. J’ai choisi de vous poster cet article plein de bon sens, malgré des naïvetés de jeunesse, qui n’est pas si misogyne que le lui reprochent nombre de ses commentateurs, au contraire il corrige utilement une goujaterie masculine assez répandue dans la tentative de conquête des femmes, voire une grivoiserie débile et désuète (j’ai ôté cet aspect et supprimé les pubs pour les sites de rencontre, qui sont tous inutiles et frustrants, l'apologie de meetic par Kamikaze se ridiculise d'elle-même). Il fournit cependant des précautions utiles, à ceux qui n’y ont pas encore réfléchi à se garder de toute illusion romantique ou naïveté superflue à l’égard des femmes modernes; elles sont devenues aussi arrogantes, perverses et menteuses que les hommes - avec la victimologie féministe en sus -, et même pires en vieillissant, alors qu’elles n’ont plus les moyens de leur séduction-ambition (l’avatar le plus misérable étant la cougar, avec ses fesses creuses et ses seins tombant) et que la plupart sont devenues des pots à tabac (dans les boites échangistes les hommes se précipitent tous sur la femme mince), en n’ayant pas fait l’effort de faire du sport à la trentaine, ou par mauvaise alimentation dans les milieux déshérités. Passées les fatidiques 50 balais, du balai! Sur meetic la plupart sont affreuses, mal apprêtées, vulgaires, à tête hommasse comme l'a dit François Hardy, le cheveu coupé court comme les mecs parce que long ça fait sorcière à ces âges-là (certaines à 70 ans sont mieux foutes que les quinquas qui se la pètent avec des tutus d'adolescentes ; du côté des mecs c'est aussi affligeant, un autre défilé des horreurs, sans compter un langage primaire en mauvais français avec des fautes d'orthographes à chier...
L’article reste limité et superficiel, avec cette propension à des recettes hors classes sociales - qui impliquerait d’analyser le triomphe de la vénalité pour les classes riches et l'échec définitif d'une partie du genre humain défavorisée (par la nature et l'exclusion, sociale) - s’adresse aux jeunes en général, laissant soupçonner l’ostracisme très moderne contre les vieux (de 30 à 70 ans...). Même si Marx n’en parle pas (contrairement à Fourier et Daniel Guérin, même s'il reste un génial premier défenseur de la condition féminine) les rapports sociaux sont aussi marqués par la recherche de la séduction. Devenir vieux c’est devenir transparent. Les vieux militants par exemple sont ridicules après 60 ans - c’est la preuve qu’ils n’ont pas pris le pouvoir ou jamais possédé réellement l’emprise du pouvoir - c’est pourquoi notre M.Chiric refusait de prendre la parole en public (hormis dans le cercle privé de la doxa militante où il se flattait de "faire l'histoire", un vieux est toujours persuadé d'être investi d'une mission).
Quand en plus il ou elle est seul(e)... il faudrait parler de la solitude des SDF (pauvreté et exclusion sociale), de l'universel et inégalé chômedu (privé de travail, d'amis et de femmes alors qu'au moins Henri IV se souciait d'une poule au pot pour chaque français), des réfugiés politiques pas très clairs, des handicapés, des vieux et des jeunes, des gros, des laids, des croyants, de la surprenante solitude des marxistes, des coureurs de fond, des champions, des enseignants, du gardien de nuit (un noir sans papiers)... on est forcément coupable de sa solitude, on n’est plus qu’un déchet dans la société capitaliste qui voue un culte démagogique imbécile à la «réussite», à la jeunesse et à une beauté artificielle, arbitraire autant qu’éphémère. La classe ouvrière est surreprésentée chez les veufs et les veuves, où il n’y a plus que peu de rencontres familiales et sociales, un rétrécissement de l’univers social après fin d’activité professionnelle qui se traduit par un appauvrissement des échanges; comme je l’ai déjà plusieurs fois noté, cette classe sociale n’a plus que peu de relations sociales et pas de loisirs (sauf si vous considérez la télévision comme un loisir); et par conséquent une plus grande exposition aux maladies incurables et donc aussi une surmortalité  .Appartenir à une association dépend du niveau social, c’est d’ailleurs pourquoi la plupart des partis bourgeois sont des partis gériatriques; le vieux bourgeois se la joue jeunesse éternelle comme son concurrent le bobo qui se croit toujours vert.

Oscar Wilde comme Trotsky expriment à leur façon la terrible contradiction qui n’est pas que capitaliste. Wilde: «Le plus terrible quand on est vieux, c’est qu’on reste jeune». Trotsky: «Dans la société communiste, on vivra plus longtemps et pas si abîmé par les années» (Questions du mode de vie).
Sans femme (ou sans homme) tu n’existes pas. T’as rien à échanger ni amabilité de voisinage ni apéritif de convivialité. T’es louche ou un(e) insupportable mauvais(e) coucheur(se) dont aucun homme, aucune femme ne veut.
Comme tous les vieux retraité(e)s tu es certainement retombé dans l’individualisme vindicatif et crasseux. Tes amis t’oublient. Les anciens, du lointain passé, ne veulent plus te voir non plus.
T’as l’air vieux. T’as l’air vieille. T’es inutile socialement.
Désormais la majorité des populations urbaines est composée de gens seuls (c’est un non sens d’user du pluriel avec ce mot); le nombre de crottes de chiens sur les trottoirs à Paris en témoigne. Les rencontres deviennent de plus en plus difficiles voire impossibles. Il n’y a pas de solutions autres que ; soit l’autarcie familiale (garantie de stabilité sociale), soit la déréliction (pouvant aboutir au suicide), soit la propension aux désirs primaires graveleux (cf. les annonces de Vivastreet). Il est stupide d’en attribuer la faute aux sites de rencontre, ce ne sont que des machines commerciales sans affect.; c'est le progrès dans la misère sexuelle capitaliste, Landru draguait déjà par petites annonces au début du siècle dernier.  Le problème est d’abord dans le «matériel humain" qui s’est détraqué et pompé financièrement par le truchement de la CB et de la complicité des banques. La rencontre entre les hommes et les femmes est désormais complètement aliénée, bourrée de pièges, désespérante, toute confiance réciproque a disparu et il y en a tant qui imaginent qu’elle pourrait renaître dans ce monde du fric et de la laideur.

Vous pouvez relire mon article sur ce blog «La solitude marché capitaliste juteux», mais aussi voir sur You Tube le sketch de Muriel Robin, ou bien lire l’article suivant en croyant qu’il pourra vous être utile malgré votre âge, votre condition, votre chance ou malchance dans les divers moments de votre vie. La solution, je vous le dis et le redis c'est qu'on se retrouve toutes et tous le dimanche matin dans les parcs publics pour enfin se rencontrer et niquer les sites capitalistes de rencontre!

Meetic : une technique de kamikaze, article du 9 décembre 2006 par Thibaut
Le titre original de cet article était « Je nique sur Meetic« , allusion parodique à un blog très en vogue il y a quelques années (qui l’avait très mal pris d’ailleurs) et à un livre du même nom. Mais aujourd’hui plus personne ne comprendrait la référence alors voici un titre moins polémique, mais tout de même plus parlant que d’écrire bêtement comment draguer sur meetic. (...)

Ca y est, c’est fait… Pourtant, je m’y refusais, à la drague sur Meetic (beurk, rien que prononcer le nom me faisait frissonner d’horreur). Pourquoi ? Simple : pratique anti-sportive, trop facile (à voir), tuant le métier et poussant à la paresse, pour peu que le seul dessein soit le sexe.

Et malgré tout, une fois l’été terminé, quelques-uns de mes amis se sont laissé tenter par ce supermarché charnel. Et curieux, poussé par l’envie de performer dans cette arène pour débutants, frustrés et autres Cotorep, j’ai souhaité -tel Muhammed Ali montant sur un ring pour anéantir une armée de manchots- tester mes super-pouvoirs dans cet espace inexploré. Planquez vos poules, le Coq est lâché dans la basse-cour: Kamikaze déboule sur Meetic et compte bien y faire des rencontres.

Après seulement 2 semaines de pratique, je vous livre mes premières impressions, ainsi que de précieux conseils qui -accessoirement- vous permettront de mettre au lit votre première conquête très rapidement (3 jours pour ma part, essayez de faire mieux!)
Meetic, une réponse à la pénurie de filles?

Mais d’abord, si toi qui lis cet article vis dans une grande ville, et que de surcroit si cette grande ville c’est Paris tu serais soit un sacré feignant, soit un véritable sex-addict pour t’inscrire sur Meetic. En effet, non content de disposer d’un vivier colossal, tu voudrais ajouter cette corde à ton arc? non, ce n’est pas sérieux… Cet article s’adresse principalement aux provinciaux ou habitants de stations balnéaires, où sévit l’hiver la pénurie de poule et la pharyngite (même avec une cagoule).
Vos premiers pas sur Meetic

Tout d’abord, si ce n’était pas déjà fait, commencez par vous inscrire au bon endroit, c’est à dire en cliquant ici. Le plein accès est payant pour les hommes (et désormais aussi pour les femmes), mais vous pouvez tout de même tester gratuitement quelques fonctions. Et vous désinscrire par la suite au besoin.

Alors vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe aujourd’hui bien des concurrents à Meetic. Notre conseil pour choisir :

    Meetic a la plus grosse base de membres (réels), alors plus votre ville est de taille moyenne-petite, plus vous avez intérêt à vous orienter vers un gros site de cette taille. J’insiste sur cette notion de membres réels, c’est vraiment un élément clé : vous ne voulez pas tomber sur les mêmes profils, encore et encore, à longueur de semaine, c’est très déprimant croyez-moi de se rendre compte que le choix est « fini » et qu’on l’a entièrement exploré. Prenez la plus grosse base de membres réels, c’est à dire ceux qui répondent vraiment. Exemple : si un site revendique 500.000 membres payants mais que sa notoriété est nulle (personne ne le connait), alors c’est une arnaque monumentale)
    Meetic, à défaut d’avoir l’image de la nouveauté, est du moins celui qui continue de faire le plus « sérieux », c’est donc vers lui que se tournent les femmes « normales ». Pour parler clair, c’est là que vous avez le moins de risque de croiser de l’escort girl déguisée, et autres profiteuses.

C’est fait ? Que le fun commence!
Quelques pièges à éviter pour débutant Meeticien

    Flasher: ils auraient pu remplacer par « lui avouer que je suis un timide frustré » au moins il n’y aurait pas eu d’équivoque! Au cas où cela ne serait pas clair à la lecture de la phrase précédente : ne flashez pas plus sur Meetic que vous ne « pokeriez » sur Facebook, ces boutons ne servent qu’à identifier les loosers fiers de l’être. Laissez-les se ridiculiser tout seuls et en aucun cas ne les imitez, foi de Kamikaze !
    Les profils sans photo : ça pue. Même si je reste persuadé qu’une partie des vraies bombes qui fréquentent ce site – car il y en a plus qu’on ne croi t- ne publient pas leur photo, évitez. C’est une perte de temps inutile, et si par bonheur vous obtenez la photo après de longues tractations, attention les yeux, il y aura presque systématiquement un énorme problème! Vous ne me croyez pas? On parie combien?
    « Elles veulent être votre amie » : pourrait être perçu comme une insulte par tous ceux qui ne se revendiquent pas « ami des dames ». Vous pouvez vous-même utiliser cette option pour punir une jolie fille qui vous aurait pris de haut
    Les filles qui entrent trop vite dans l’intimité : après quelques heures à peine elles concluent leurs messages par du « sweet kisses my love » (en anglais bien sûr, parce qu’en Français on démasquerait plus vite le ridicule) et après quelques jours elles vous parlent déjà de partir en week-end, loin du monde, rien que tous les deux. Vous imaginez le niveau de désespoir et de ras-le-bol global de la vie qu’il faut, pour envisager 48h entières avec un parfait inconnu ? Moi oui, et j’ai de la peine pour tous les deux : celle qui ose proposer, et l’idiot qui ose se prendre au jeu… Mais bref.
    Les filles dont vous avez l’impression qu’elles parlent à 6 ou 7 mecs en même temps : c’est probablement vrai, et il est aussi possible qu’elles soient simplement des animatrices payées par le site, pratique dénoncée par les journaux mais pourtant toujours en vigueur sur nombre sites de rencontre où vous croyez discuter avec des pauvres petites esseulées quand vous parlez en réalité à… des professionnelles du tchat sans lendemain.


Les clefs de votre succès sur Meetic
Lisez les annonces des autres!

Si vous ne deviez retenir qu’un seul de nos conseils (ce serait bête, mais bon), alors retenez celui-ci : lisez les annonces des autres afin de comprendre la psychologie des hommes sur Meetic, car ils sont vos rivaux

Vous n’aurez pas la certitude d’agir bien et de dire les mots justes tant que vous ignorerez la niaiserie des approches des « concurrents ». Il y a encore des hommes qui pensent sincèrement avoir une réelle chance en commençant par « Salut, tu vas bien? » ou encore « Tu veux discuter, faire connaissance » ? Dites-vous que si ça ne marche pas dans la rue, ça ne marche pas sur Meetic non plus !
« Slt, cava » => non, non et non!

Remarque au passage : ce n’est pas une raison pour la faire dans la rue non plus d’ailleurs, c’est toujours aussi lourd d’aborder quelqu’un en laissant justement à cette personne l’effort de faire toute la conversation. C’est une preuve de lâcheté, de faiblesse et d’inintelligence sociale que d’espérer voir découler quoi que ce soit d’un bête « ça va », sauf à avoir reçu auparavant d’énormes, énormes signes d’intérêt.

Bref, vous n’avez aucune excuse, vous devez impérativement vous frotter à la médiocrité des concurrents sur Meetic pour vous en différencier, c’est la première étape vers votre succès, et elle n’est même pas difficile : elle ne requiert que la création d’un faux profil féminin, parmi une base qui en compte de toutes façons déjà des millions (des faux profils féminins). Par souci de « propreté », effacez votre faux profil féminin quand vous n’en aurez plus besoin.
Lisez ma propre annonce Meetic

    La photo est un élément primordial. Là, pas moyen de tricher. Si vous êtes beau gosse, c’est pas gentil pour les autres mais votre belle gueule engendrera beaucoup plus de visites. Dans tous les cas, choisissez vos meilleures photos, triez, prenez en des centaines et gardez les 2 meilleures. Inutile d’en mettre plus. Mieux vaut 2 très bonnes photos toutes seules que tout un tas de photos moyennes risquant de décevoir et ainsi, briser le niveau d’intérêt qui commençait à peine à grimper. La photo doit vous montrer en situation favorable, cool et sociable, mais certainement pas dans la peau d’un idiot posant devant une Ferrari ou une Audi qui ne lui appartient même pas, ok ? Et pourtant, qu’est-ce qu’on en voit, des photos de blaireaux de ce genre, c’est juste hallucinant… Idem pour les motos : si vous en avez une, tant mieux pour vous, mais vous ne gagnez rien à laisser entendre qu’elle est la chose la plus importante de votre vie, surtout en pré-phase de séduction
    L’annonce est votre deuxième atout majeur. Un petit texte bien écrit, rigolo, sympa. Inutile de donner dans la sensiblerie sauf si vous traquez la dinde romantique qui aime faire l’amour dans le noir. De l’humour, un côté sexué, rien de tel pour une bonne entrée en matière. A titre d’exemple, regardez celle que j’ai utilisé et qui a remporté un franc succès en vous inscrivant à Meetic et en cherchant mon profil (même pseudo). Vous pourrez vous désinscrire par la suite. Vous l’avez trouvée ? Cherchez à comprendre pourquoi elle fonctionne : elle est impertinente, audacieuse, amusante, au minimum ça les fait sourire et donne envie de visiter votre profil.
    Votre description & Style de vie. Bah c’est un genre de QCM en fait… les seules libertés que vous avez sont les cases « Ce qu’il a de plus attirant » et les choses qui vous intéressent le plus. Là aussi, tachez d’être fun. Dîtes que vous regardez des films d’auteur et des westerns, que vous pratiquez la boxe et le ping pong… Bref, un peu d’imagination, merde!

Sur Meetic aussi, soyez sélectif !

Fixez vous une tranche d’age qui corresponde à vos attentes. Si vous voulez de l’éphémère, tapez entre 30 et 40 ans, tout en sachant que de 20 à 30 on a parfois quelques belles surprises, mais plus rares. Entre 20 et 30 ans, elles ont l’impression (pas toujours fausse) d’avoir le monde entier à leur portée, tous les hommes de tous les continents soumis et réunis pour les désirer, leur faire des cadeaux, les amuser, les sortir, les distraire et les emmener en vacances. Alors si vous rajoutez en plus de cela le coefficient répétitif de se faire « aborder » tous les jours sur Internet, je vous laisse imaginer le volume de leur ego à la fin : on n’est même plus dans l’ordre de grandeur du melon là, c’est carrément de la citrouille transgénique gonflée aux OGM !
– 5 kgs, +3 cms!

Soyez exigeants sur le physique, n’oubliez pas qu’elles se sont enlevé 5 kilos et rajouté 3 cm sur la description. Sachez reconnaître la nana jolie mais pas photogénique et inversement. Aprenez à être physionomiste ! Dans le déroulement normal des choses, vous devriez avoir droit à une séance de webcam ou davantage de photos qui vous permettront d’y voir plus clair ! Sur l’annonce, ne croyez pas aux conneries qu’elles peuvent raconter, elles n’y croient pas vraiment elles-mêmes.
Décodez les attentes cachées

Décodez ce qu’elles n’oseront jamais écrire. Souvent, l’expression « et plus si affinités » signifie qu’elles aimeraient un bon pote de baise dans un premier temps, et éventuellement une relation longue si vous avez comblé leurs attentes.
Aborder une fille sur Meetic
Traquez les Meetic-girls online

C’est un gain de temps considérable. Mon premier baise grâce à Meetic s’est fait le soir même, deux heures après le premier contact chat. N’hésitez pas à ouvrir dix ou quinze fenêtres de chat, jusqu’à ce que vous ayez deux ou trois cibles réceptives – cad qui répondent à vos messages assez rapidement – et jaugez leur niveau d’intérêt. Si elles visitent et revisitent votre page, que leur débit de paroles s’accroit, que la conversation devient plus personnelle, c’est bon signe. Si elles tapent plus de lignes que vous, c’est très bon. Évitez d’être trop expansif, laissez le dialogue s’équilibrer et relancez la juste un peu quand vous sentez que la discussion retombe. Surtout! Évitez à tout prix la banalité, en ayant quelques accroches sympa du genre « tu préfères la pêche au lancer ou les chocolats belges? ». Si elle vous répond « le lancer de belge et la pêche au chocolat » c’est plutôt un bon début!De même, n’hésitez pas à user et abuser du push-pul.
Aucune concurrence décente des membres garçons sur Meetic

Tu vas me dire –fidèle lecteur de SpikeSeduction– et comment je fais pour attraper sexybabe75 qui se connecte dix minutes une fois par semaine?… Il ne reste que le MAIL. Pour utiliser ce moyen de communication à bon escient, sache ceci. sexybabe75 reçoit entre 50 et 100 mails de tocard chaque jour. Si tu veux avoir une seule chance qu’elle te réponde, tu dois être terriblement accrocheur. Pour t’introduire, sers toi de quelque chose sur sa fiche, un élément de la photo, du profil ou de son annonce sur lequel tu peux enchainer quelque chose de fun ou d’impertinent – mais pas trop – pour te présenter et l’inciter à reprendre contact avec toi. Sachant que 99% des mecs vont lui lécher les pieds en lui disant qu’elle est belle, une petite pique la remettant en question ne pourra que la faire s’interroger. Là ce n’est plus la photo qui va primer, mais la qualité créative dans le texte. A ce propos – évitez les abréviations et le langage SMS, elles détestent ça. Plusieurs m’ont avoué ne plus répondre aux messages commençant par «slt bébé» ou «kikou sa va», qui sont monnaie courante parmi les sulfureux «Meeticboys»… qui pour 95% d’entre eux, n’opposent aucune concurrence décente au modeste meeticien que je suis. Alors imagine pour toi, mon champion…

Sur le tchat, on ne s’éternise pas. Apâter, ferrer, lever. Si tu es très bon, à 99% des cas c’est ELLE qui va te proposer MSN, qui est la 2e marche du Grand Escalier de la séduction virtuelle. Ensuite, libre à toi de prendre son numéro ou rendez-vous avec elle, cash, si le courant passe. N’oublie pas de la garder toujours en position de demandeuse. Tu es le Prix, taches de t’en rappeler, lecteur.
Nouveau : les assistants drague

Certains petits malins d’école de commerce se sont penchés sur le problème de ceux qui se triturent l’esprit à la recherche de la meilleure façon d’aborder une fille sur Meetic et tentent d’en récupérer des ronds en proposants des assistants de drague, c’est à dire des étudiants fauchés qui utilisent leur temps libre et leur connection internet pour récupérer des numéros et organiser des rendez-vous à votre place.

Outre l’aspect industriel et déshumanisé que cela suppose, vérifiez-bien que les rendez-vous à la clé sont bien réels (simple précaution, mais un homme averti en vaut deux : sur Meetic comme ailleurs, les hommes proposent et les femmes disposent, attendez-vous donc à de nombreuses déprogrammations voire annulations de rendez-vous, c’est la loi des grands nombres)

Enfin, gros désavantage : si votre manière de parler est en total décalage avec celui qui a a fait le travail à votre place, vous risquez d’avoir l’air malin lors du premier rendez-vous…
Conclusion

Meetic est au séducteur ce que le sport d’hiver est à Brice de Nice: un palliatif au froid et aux rues désertes de nos modestes villes… La Cyber-drague ressemble vraiment à de la chope pour handicapés: le travail est pré-mâché. Cela dit ça octroie un peu de détente les soirs de semaine, et ça permet de coucher avec un paquet de filles. Alors que même en sortant avec la dernière montre Emporio, vos pompes Gucci et votre Cuir tout neuf, vous n’auriez attrapé qu’un bon rhume.

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Une fraction d’entre vous (je le sais, inutile de s’en cacher), trouvent un peu longuet le « jeu de dupes » que constitue Meetic. Personnellement, et même si Stéphane ne serait pas content que j’écrive ça ici, je ne peux pas les blâmer ! Un bon nombre de sites vous proposent du sexe rapide, méfiez-vous. Des inconnues toutes chaudes qui n’attendent que vous, c’est bon pour les films (pornos !) et vous n’allez gagner que quelques faux contacts, qui s’avèreront peut-être même être des hommes…

(...)

Kamikaze